May 2008

°°°Soundtrack : Tim Buckley // Tom Cochrane // Moonove // Michael Bublé //Buddy Guy°°°
Ca en devient presque une habitude, cette photo assise sur le rebord de la fenêtre, face aux lumières.
Avec Papa et Maman, on voyage. Les derniers jours, c'était des kilomètres de voiture, et des nuits dans des hôtels différents chaque soir, mais c'est surtout des souvenirs immenses et des rires qui n'ont pas de prix. Je suis fatiguée, vraiment beaucoup, mais j'ai des paillettes plein les mirettes de ce que j'ai vu.
March 2008
°°°Soundtrack : Tim Buckley - Big City Blues°°°
Des souvenirs, je m'en fais encore de nouveau. Chaque jour, n'en vivre que chaque instant, pour ne rien oublier, pour graver dans le marbre, écrire au feutre indélébile dans mon cœur, dans ma tête.
Du concert de Tim Buckley, au Palomino, avec mes roommates, deux brit's et un irlandais. De son disque, de sa musique apaisante, en me disant que ce soir-là, sur scène, je pouvais le regarder à volonté, sans avoir à rougir.
Des beaux garçons de Campus Security qui m'ont raccompagné chez moi à l'arrière du 4x4 blanc de l'université.
Du match de Lacrosse, au Saddledome, où les joueurs se tapent dessus, avec des mini-télés dans chaque toilette.
(La canadien paie une fortune pour aller à un match de Hockey/Lacrosse, alors il s'attends à des télés là-dedans).
De la soirée avec Jason et Sarah, qui m'explique patiemment les règles de ce sport national canadien, et de celle qu'on passera samedi prochain avec Wanda et Quan, à discuter de l'Europe, qu'on aime tous, et de nourriture.
Dans mon carnet, j'fais la liste des choses que je veux faire. Carlene m'écrit pour me dire qu'elle arrive bientôt.
Soon, j'organiserais ma soirée d'anniversaire au Fuel, histoire de célébrer dignement cette année de bonheur.
DownTown, je me promène, les pavés de Stephen Avenue qui résonnent sous mes talons, les jolies vues que m'offre le +15 skyway system. A Sunterra Market, je déguste des crèpes de sarrasin, à la mode bretonne, je me délecte de cette saveur unique, de The Beauty & The Beast qui était fantastique au théatre avec Kimi.
Des soirées Monday Cinémania où Leslie et moi courons dans les couloirs rattraper Tim B. et Ed qui sont mort de rire. D'Accross The Universe, où l'on chantait chacune des chansons, assises dans le noir de l'amphithéâtre.
Des jours où l'on se croise sur le campus, si grand, et qui rendent chaque jour plus merveilleux que le précédent.
[Et je crois bien que je suis amoureuse en plus]
Puis quand un bel italien m'ouvre la porte de son appartement torse-nu, on se dit qu'ici, c'est vraiment bien.
March 2008
Alors. Papa m'a dit qu'il devait y avoir un sacré trou dans le plafond, il avait bien raison, et je me suis empressée de le dire à Guillaume qui devait sans doute s'en douter, au vue de l'énormité de la nouvelle.
March 2008
In the oil-sands country. Et dans 2 mois. Tout cela sera fini. Comme un songe. Tout cela s'envolera. Comme un ballon dans le ciel. Tout cela s'arrêtera. Comme la fin d'un film. Tout cela cessera. Un rêve éphémère.
Les trajets en C-Train, la ville sous le soleil, se reflétant dans les vitres. Les cappuccinos Starbucks et les Chicken Caesars au Devonian Gardens. Les regards séducteurs, échangés avec ces Rastignac dans Bankers Hall, un gobelet de carton fumant à la main. Mes bottes à talons, mon foulard noir à poids blanc et mon collier de perle. Croiser les jambes, boire un Rouge au Fuel, décroiser les jambes, galbées dans des bottes de cuir noir. Tapas chez Ten et JaroBlue. La masse des travailleurs dans DownTown, le tram bondé à 4.30pm, et les portes pliantes massacrantes. McNally and Robinson, the shop around the corner, avec son heure du conte le vendredi matin, et ses rayonnages de livres à n'en plus finir, de la poésie, des livres qui se déplient et s'animent, en vie.
Les brunchs chez Nellie's, les cupcakes de chez Crave, les cinnamon rolls de Cinnzeo. Les divins restaurants.
L'université, les amphis gigantesque, les salles Sauna, les couloirs où l'on se perds, les tunnels, les passerelles. Dédale. Le Star Trek Lounge, et le jardin intérieur, pour travailler en paix le dimanche, les papers fini à pas d'heures. Les discussions avec Jean-François, mon Guillaume canadien, les rires avec Sarah, Mireille, David, Carlene, Savia, Sarah, Arthur, Mathieu. Les alarmes incendies en résidence à 6h du matin. Les déjeuners au Den, l'épidémie des oreillons. Tim Buckley et Bobby Brown pour voisins de palier. Current Swell et Hey Ocean! qui résonne dans l'appartement. Leslie, Lauren et Cassie sur le canapé, à regarder Grey's Anatomy.
Tout ce que j'ai aimé, rêvé, vécu. Tout ce à quoi il faudra dire adieu. 2 mois. 2 mois et je ne serais déjà plus là.
[pour ceux qui ne savaient pas : ce blog est à l'heure de Calgary [-8h] depuis septembre 2007]
February 2008
J'ai beau avoir 21 ans, être censée être une grande fille, je suis très attachée à ma famille et à mes parents.
Je n'y peux rien, on s'adore, et j'aime avoir ma Maman qui s'occupe de moi, et mon Papa qui m'embête.
Alors partir dans la campagne albertaine, à Westlock, une heure au Nord d'Edmonton, pour un family week-end, même si je les connaît point, je ne peux pas résister. Surtout quand Sarah me glisse à l'oreille les mots Waterpark et Motoneige. Au final, c'était loin d'être ça. Enfin pas que ça. C'était juste mille fois mieux que ça.
En fait, j'ai dormi dans un lit très petit avec Sarah, avec 3 couettes pas assez chaudes pas assez larges, qui s'est transformé en Stalingrad de la couette les deux premières nuits, et qui s'est fini par un super plan pour nous tenir chaud les 3 nuits suivantes ("Méli, you're smart"), quitte à ne plus pouvoir remuer sous les 7 couettes.
Et puis il y'a eu les parties de Sticks, avec Sarah qui gagne tout le temps, et Ariana et moi qui faisons alliance pour lutter contre Sarah. Il y'a les rires avec Megan qui aime les voitures autant que je les aime. Les traductions avec le bavardage incessant de Garry qui n'a personne à qui parler (il est redoutable) en fond sonore. Les après-midis à manger du brie et boire du vin perchée sur les tabourets de la cuisine, le dos au soleil. L'orignal dans le land recouvert de poudreuse, les petits déjeuner avec gauffres au fruits rouges et pain perdu aux fraises. Les shoots au fusil, les chiens qui me sautent dessus (alors que bordel, combien de fois je leur ai dit Couché, et Sit et Down, parce que j'aime pas les clébards et encore moins ceux qui me sautent dessus) dès que je met le nez dehors, les glissades sur l'allée pavée complètement gelée, le moto-neige que Jason m'a laissé conduire (j'ai conduit, toute seule, sans casque, comme les quads à Pignans en été, wééééé), les discussions avec le fantastique cousin Edward, et le cousin X qui me salue comme le premier ministre du Canada, une après-midi à faire tout les toboggans au WaterPark de WestEd (et vive les boobs qui se retrouve outside avec le souffle tout en bas des slides, les repas du soir à la lumière des bougies où l'on dit le bénédicité avant d'entamer un repas cuisiné par la maman, le repas dans une famille d'origine ukrainienne, et se moquer des formulaires de l'immigration canadienne avec le mari vietnamien parce que lui comme moi s'est planté comme un bleu pour la case date de naissance, le film sur la Provence loué le soir et le ride dans un truck (un pick-up même) la nuit. Chanter 1234 tout le temps tout le temps, et se planter en distribuant les cartes à cause de la chanson de Feist. La visite du lycée de Westlock, des beaux lycéens que je ne peux avoir parce que leur mère me trouverait trop vieille. La visite de l'école primaire, avec l'immersion française et où tout le monde vient me parler, avec le jeune et beau nouveau professeur.
J'ai vu des petits de 5 ans, dans des classes d'immersion françaises, et je les ai entendu chanter Alouette gentille alouette, et j'ai chanté avec eux, je ne pouvais pas m'en empêcher, c'est tellement fantastique l'immersion.
[Le mal, c'est que maintenant, j'ai Lolita d'Alizée en tête. Merci à Ridley Scott pour ce charmant cadeau]
Par moi, l'immersion était anglaise. Les sœurs St*rling ont beau toutes parler français, je n'ai fait que parler anglais, avec toute la famille et leur famille, et tout les gens rencontrés, et c'était juste fantastique. Et avoir une famille, juste pour un week-end, moi qui suit si loin de la mienne c'est magique. Une maman qui cuisine.
La chaleur d'un foyer.
February 2008
Je l'ai dit que vendredi, je prenais la route pour Edmonton pour aller faire du moto-neige ?
Je l'ai pas dit ! Alors je le dis : je vais à Edmonton pour 5 jours faire du moto-neige.
C'est du "Go West, young men!" "Go North, young women!" avec ma copine Sarah S.
On va se rapprocher du Pôle Nord, là où il fait encore plus froid qu'à Calgary. Sisi, ça existe.
[En attendant, je travaille très dur sur mon devoir de géo, mes midterms, et mon exposé de litté...]
December 2007
°°°Soundtrack : Chromeo - Vive la Fête - Bran Van 3000°°°
Etre à Montréal. Etre avec Elle. Parler italien avec une Nonna tanta dolce. L'embrasser le matin en partant à l'université. Manger des pasti et des mela cuites au four. Marcher et glisser dans la neige. Dormir dans sa cave, petit nid douillet, dans des couettes chaudes et des matelas moelleux. Y penser au moment où l'on y sera quand on est dehors dans le froid. Chercher pendant 3h un Starbucks rue Saint Laurent, sachant que "quand y'a un Second Cup, y'a toujours un Starbucks à coté, c'est la règle", marcher et finalement le trouver, tel un mirage dans le désert. Aller au cinéma voir La Boussole d'Or. S'apaiser avec les toiles de Kandinsky au mur. Manger chez Frites Alors, friterie belge de la rue Saint-Denis. L'odeur du café italien, du cappuccino, et des muffins. L'odeur des bagels et de la brioche. S'endormir en bavardant. Adorer la Comtesse de Ségur. Etudier à la bibliothèque Nationale du Québec. Lire à n'en plus finir. Echanger de la musique. Etudier chacune avec son ordi, sa musique, dans un coin. Manger du poulet, du canard, du jambon, du canard, des kaki, et des rabioles roses, des cornichons énormes, du Beaufort. Rêver à quand je vivrais à Montréal avec Denis. Et l'entendre me dire que je suis terrible quand je lui demande si une Limo ça coûte cher. Visiter l'Uqam, l'UdeM, et McGill, et Concordia virtuellement.
December 2007
°°°Soundtrack : Bing Crosby - White Christmas°°°
C'est l'heure du départ. Mon avion décolle demain à midi. Direction Montréal pour une semaine de.
Racontages, bulles de savon, exposition Kandinsky, promenade dans le froid, et travail sur le réalisme.
Je vais jouer la DownTownista, dans mon (notre ?) futur chez moi. Visiter des universités . Respirer.
J'ai les valises pleines pleines pleines, c'est la catastrophe pour tout fermer, et ne pas dépasser les 23 kg.
Alors on fait des valises improbables pour la cabine, et on remplit à craquer le grand sac à main noir.
Mais en même temps, je ramène plein de bonnes choses comme des Candy Canes, du Maple Syrup, etc...
On s'retrouve le 18 à Paris t'façons. Là où il fait tellement chaud pour moi qu'on se croirait en été (hihi).
[Et puis l'exa de Linguistique, c'était très bien très bien. La morphologie et la syntaxe, miam miam je dis.]
August 2007
Des ongles vernis en noir Chanel, en camel, en couleur naturel. Bien trop de Muscat et de Rivesaltes, des spartiates, des ballerines, des tongs. De bien jolis jardins à la cathédrale Girona. L'aéroport, le vent et la Nacional 11. Des tapas en-veux-tu-en-voilà. Le Tour de France et les six cols qui fatiguent Papy. Et "Menje e caille" qu'on me dit à Menja aqui. Mon catalan qui s'enrichit encore. Le jus de mangue introuvable.
En vrai, y'a Grand frère chéri qui peine à me reconnaître au Castillet tellement j'ai changé en une année.
En vrai, tout le monde (famille, amis) est épaté de mon courage de partir vivre au froid Canada.
Il y'a le souriant vendeur, au regard ravageur, à Paradis Fouilli, qui nous a fait fondre tout les deux.
Il y'a les plaques de Polynésie et de San Tomé, et les amandes au Gianduja de Parfum Chocolat.
Il y'a Grand Frère Stefano, qui connaît tout le monde à Perpignan (dire bonjour à 30 personnes en 2h).
[The Guardian.co.uk - Perpi Cheap Cheap]
Il y'a Pau, le lendemain de l'arrivée du Tour, là où les Cofidis, et les Saunier-Duval prenait leur quartier.
Et à table, à coté de nous, il y'a les british, plus distingués qu'au Mans, de la Geoff Thomas Foundation.
Il y'a Maman qui s'évanouit dans le hall de l'hôtel pour le check-in, et il y'a ce fondant au chocolat et framboise, absolument délicieux, et dont j'aurais volontiers voulu lécher l'assiette au restaurant de l'hôtel.
Il y'a Pamplona, tan bella, si vide, si calme et si paisible, si lumineuse au soleil, un peu comme Girona, mais en plus jolie. Ici, on y retrouve l'aridité qui me manquait dans le Pays Basque, bien trop vert pour moi.
Il y'a Bilbao, à Barakaldo, la piscine où j'ai pris un bain de minuit, interdit, nager seule, le léger clapotis, et les rochers de l'hôtel, la terrasse en teck, et le BEC, tout moderne, tout illuminé, au loin, pas si loin.
Il y'a Bilbao, le centre ville, Plaza Nueva, vieux quartier défraichi mais tellement joli si on gratte dessous.
Il y'a le musée Guggenheim, qui est surprenant, bouleversant, épatant, et épuisant tellement on est entourée de tant de beauté, de pureté, acier et verre. Il y'a l'architecture, la sculpture de Louise Bourgeois (les seules araignées que j'ai jamais aimé), les sculptures de Jeff Koons, et les œuvres d'Anselm Kiefer, le crush artistique de l'été, et la gigantesque salle d'acier de Richard Serra qui fascine et oppresse tout à la fois, où l'on veut être embrassée, dans la promiscuité, dans l'intimité des plaques courbées, acier teinté terre de sienne brûlée.
Il y'a la passerelle Zubizuri, du Santiago classique, mais beau et simple. L'hôtel Hesperia très extravagant.
Il y'a les entrées et les couloirs du métro de Bilbao, du Norman Foster, comme à Londres.
Il y'a El Uno, dimanche soir, où maman a mangé des Chipirones et une Charlotte aux fraises délicieuse. En espagnol, je félicite et remercie la chef, et elle de me remercier à son tour. L'adresse où revenir.
Il y'a Portugalete, les petits vieux, ceux qui ont sorti leur belle tenue du dimanche, et attendent sagement alignés sur les bancs que les musiciens du kiosque se mettent à jouer. Le temps de se lever, d'un pas paisible, et aller danser, à deux, à l'ombre des tilleuls. Madame et Monsieur sont amoureux, comme 50 ans auparavant.
J'ai aimé Pau, toute jolie, qui ressemble à Luxembourg, et à Monaco, d'ailleurs, il y'a un Grand Prix et une ligne pour départ arrêté. Du Grand Parc Beaumont, du Casino, des jolies rues, et du restaurant Majestic.
Allez à Pau, et dîner au Majestic, Place Royale, à l'ombre des tilleuls. C'était juste terriblement excellent.
J'ai détesté Biarritz, ce St Tropez du sur-feuh sur-fait de l'Atlantique, très "m'as-tu-vu" et trop prétentieuse.
On lui a préféré le charme discret de Monaco et de Genève, là où les gens sont cools, et gentils.
(J'ai dit que Papa (et moi aussi), on aimait beaucoup Monaco Monte-Caaaaaaarle).
July 2007

[Photo : Novotel Bilbao Barakaldo - Habitacion 310]
A minuit passé, l'hôtel est assoupie, les femmes de ménage nettoie le lounge et le lobby.
Un vigile, l'air alerte, fait les cent pas, attendant que la nuit passe.
L'ascenceur s'arrête, le temps d'ouvrir les rideaux, d'enlever quelques vêtements.
Regarder, les voitures, les lumières, les phares qui laissent des trainées luminescentes.
Bercée par le ronronnement de la climatisation, on s'endort, lovée dans la couette moelleuse.
[Je viens de rentrer. Ptet j'vous raconterais. Là, juste un °anxyotruc° et "kimishu" [au dodo, en grec]].
[J'prépare le guide de Bilbao, et mon départ à Calgary...]
July 2007
Dans mes rêves, je ferais bien un dîner catalan et italiens à ceux qui comptent avant mon départ.
Les tapas, la cuisine typique de ce soin du Sud, et de l'Italie que j'aime tant.
Je vous cuisinerais des pa amb tomaquèt, jamon, y monchego, une escalivada, et une sarsuela, même si j'aime pas ça, et du mel i mato, et de la crema catalana, et un coca de Sant Joan, du arroz negra aux sèches. Puis des bruschetta, du pesto fait maison, des pasti, un risotto alla parmiggiana. Je vous servirais du Cava de Freixenet, et du Limoncello, de la grappa, du Rioja, du bon rosé de Navarra qui pique même pas, et du vin de Toscane.
Oh, combien ce repas de Balthazar serai délicieux.
[Mais dans mes rêves ouais, tout le monde est déjà loin, barré ou occupé.]
July 2007
Avec Elie, le fiancé, au téléphone, comme un cinquième convive, on rêve déjà au voilier sur l'eau.
Ce voilier, il va quitter le port de Gravelines pour la côte espagnole pendant que moi, je serais au Canada.
Il en a rêvé le fiancé, il l'a pensé, conçu, étudié, dans ses moindres détails, et là, ça s'achève presque.
Et donc, à mon retour, ça va être mouillage dans les recoins de Corse, Sardaigne, Sicile, Italie, moi en bikini sur le pont, la peau lustrée comme avec une brosse à reluire, sous un soleil caniculaire. Voui, ça va être top 2008.
July 2007
°°°Summer soundtrack : Lula - Merveilleux // Michael Bublé - Everything // Gino Paoli - Ricordati°°°
Je m'en vais pour une dizaine de jours. Là-bas, là où il fait on vivre, là où mon cœur à chaud.
Des moments de bonheur avec ceux que j'aime, des apéros jusqu'à pas d'heures, des ballades et des câlins avec Grand Frère, des étapes du Tour avec Papy, des couchers de soleil magique, du bruit des vagues.
Je pars à Perpignan, et en Catalogne, quelques jours, et après, on roule vers le Pays-Basque. Bilbao, etc…
Ca va me faire du bien. De ne pas me laisser mourir. D'être loin. De respirer. Infine.
[J'embarque Attila et mes anxyotrucs - on verra bien ce qui me servira de ces deux choses-là]
Ecoutez donc Nino Ferrer - Le Sud, vous penserez à moi :)
April 2007

[Entrée du Port de La Rochelle - 07 Avril 2007]
°°°Soundtrack : Les Demoiselles de Rochefort - La Chanson des Jumelles°°°
De l'autoroute, Gino Paoli, des sandwich suédois au soleil, un casino, un vieux port, des ruelles, une odeur de citronnelle de mon enfance, une bien jolie boutique de douceurs, des fruits de mer, des crustacés, du poisson, et du canard, un coucher de soleil, du vent, une nuit agitée, du sable sur la plage, un fort, des îles aux larges, un déjeuner au soleil de midi, un bien joli musée d'antan, des roudoudous, une affiche Rinquinquin, le chantier de l'Hermione, des livres qui sentent bon la mer, le voyage, la découverte et les vagues, et rentrer.
[Dans tout les cas, j'ai bien trop bu ce week-end : champagne, muscadet, muscadet léger perlant, champagne]
April 2007
On s'taille, on s'fait la malle. On va à la mer, avec la mère.
C'est l'anniversaire de Maman dimanche, alors vite, vite, un hôtel au bord de la mer, du champagne qui coule à flots et un gâteau trop bon sur la plage. Départ samedi matin, tôt. On déjeunera sur le port, au soleil.
[Et moi, j'embarque mes bouquins de littérature pour réviser les exas de mardi]
Je me suis marrée, today. C'est (aussi) l'anniversaire de leur mariage. 32 ans quand même.
Et Papa a remis son alliance. Genre, il la porte une à deux fois par an, et tout le monde le remarque.
April 2007
Allez vous perdre chez [way to blue].
Allez vous perdre à Madagascar. Allez vous perdre dans la forêt.
Ecoutez les koalas dans les arbres. Laissez vous envoûter par la jungle.
February 2007
°°°Soundtrack : Joshua Radin - Everything'll Be Alright (Will's Lullaby)°°°
Y'a eu cette journée qui avait mal commencée. J'avais mal à la tête, un gros rhume, la tête pas là où il faudrait, et l'envie de rester au lit, quand j'ai entendu le flash info qui annonçait déjà 1h de bouchons sur l'A6, à 6.45am. Alors je me suis tournée, j'ai mis ma tête à pendre dans le vide sur le coté du lit, histoire de rester allongée au chaud, et de me forcer à rester éveillée et à me lever. J'ai fini par y parvenir, finalement. Je suis partie au CM de Littérature Britannique, sous la pluie, j'ai retrouvé le copain Kevin, qui m'avait gardé une place tout en haut. Retour à l'appartement, un thé à la mangue, deux Doliprane sous la langue, et a little nap in my bed. Puis le natel a sonné, et ça m'a fait sursauter. Le numéro, quelque part à Tours, j'ai pensé au SRI, et c'était ça. Et j'ai décroché, et c'était Anne B. qui s'occupe des échanges, pour me dire qu'il restait quelques places non pourvues et que la jury a pensé à moi, et souhaiterait m'entendre le 21 février, à 8h30. Bon, j'ai un CM de Littérature Britannique, mais je m'en fous. Bon, c'est que Northern Colorado (en dernier sur ma liste), et Calgary (pas du tout sur ma liste), mais je m'en fous. Je vais à ce rendez-vous, et je réussirais. This is a race, and I'm in!
Training demain midi.
[Ah oui, pour la petite histoire, c'est 1. je n'ai pas été convoquée au jury du 13-Feb, mais je suis sur liste d'attente. 2. apparement, les convoqués du jury du 13-Feb n'ont pas étés si brillants que ça, et donc, j'ai toute mes chances. Ouh putain, et trop bien quoi]
Quand à l'état d'esprit dans lequel je me trouve, c'est simple, j'ai tremblé d'émotion toute la matinée et j'ai failli mettre de la crème à pieds sur ma brosse à dents. Et j'ai un sourire stupide scotché sur les lèvres.
February 2007
Il y'a eu le sursaut, alors que la lumière était déjà éteinte. "Papa, la lettre, elle est à la maison, appelle Sehdreek steuplait !". Et puis l'attente, dans le lit, dans le noir. Et puis se lever. C'est bien long. Et puis l'attente, encore. Et le verdict. Et la légère grimace. Retourner sous la chaleur de la couette. Et laisser couler. Ne plus pouvoir retenir. L'oreiller trempé. Le visage baigné de larmes. Les doigts, la peau, mordus jusqu'au sang pour étouffer tout ces sanglots, autant de souffrance que de déception. Les yeux rougis. Un amas de Lotus Eucalyptus m'entourant. Les trois °anxyotrucs°, le Primperan, avalés à la hâte. [J'ai si mal, si mal]. Et pourtant, le sommeil n'est pas venu me trouver. Papa et Maman qui essayent de me consoler. Mais comment peut on trouver les mots pour apaiser leur fille, qui vient de voir sa vie s'écrouler sous ses pieds ? Rien. On ne peut pas. Alors s'endormir d'épuisement. Et se réveiller de nouveau en larmes. Avaler encore des °anxyotrucs°, et se lever. Et marcher.
La lettre dit que je ne suis même pas préselectionnée, qu'il y'a eu trop de demandes, et que je suis en liste d'attente. Pas de jury mardi. Pas d'Etats-Unis non plus. [une fois l'an dernier, et une autre fois cette année].
Il est 10h30, je suis en salle info à l'uni, en train de pleurer sur le clavier.
[J'ai juste perdu ma raison de me lever le matin]
January 2007

[Regent Street, London - January 4th, 2007]
January 2007

°°°Soundtrack : Norah Jones - Sunrise°°°
Ici, c'est le Touquet, un mardi 2 janvier, une fin d'après-midi, beaucoup de vent, où mes presque 40 kilos s'envolaient tout seul. On serait dans Mary Poppins, je serais l'une des nurses qui s'envole au tout début.
Dédicace aux filles sourires, Mo' et Mijie, qui ont autant envie d'océan mer que moi, d'embruns, de sable, et de loin. En attendant d'y être, tout bientôt. En attendant que le temps s'arrête, tout bientôt. Le rêve camel, now.
January 2007
°°°Soundtrack : Roisin Murphy - Leaving The City°°°
London, c'était bien. Trop court. Mais trop bien. Ca a été la course, je n'ai pas pu faire tout ce que je voulais, j'étais tellement épuisée que je me suis presque évanouie au 5° de Tate Modern, et que je me suis endormie comme une masse à l'instant où ma tête s'est posé sur l'oreiller trop dur de l'hôtel. *stanca, e molto, molto*
Mais c'était bien, veramente.
Ce que j'aime, c'est les ballades en ville, en voiture, la nuit. Y'a toutes ces lumières, qui dansent un peu, qui s'agitent, s'animent, et ces ombres aussi. C'est doux la nuit, et rassurant, et calme. Mi piace molto.
January 2007

°°1st sunset of the year - Paris°°
January 2007
La petite est de retour !
586 emails (536 spams) sur liz@fleur.net à loader, ça prends un petit moment quand même.
Juste le temps de lire vos racontages, et les blabla de mijie (cette princesse-là est trop forte).
[Et puis de livrer mon édito-photo et d'apprendre une bonne note en Littérature Britannique]
Pour continuer dans les chiffres : on s'est fait près de 1000 kilomètres en 4 jours (on adore ça nous).
J'ai dépensé beaucoup d'euros/livres dont le montant demeurera d'ailleurs scandaleusement inavouable.
Mijie avait bien pensé. And she's the best blog-sitter ever!
J'ai photographier des "trucs zarb" et des "trucs avec de la lumière", depuis les ponts de Londres, depuis les rues. Le Tower Bridge et l'intérieur de Big Ben, trop peu pour moi. Mais ma chambre avait vu dessus hein.
J'ai aussi pris les bus "machines à vomir" toute seule pour aller à Tate Modern. J'ai pris le métro, la ligne bizarre jaune/verte, et je ne me suis pas trompée de sens non plus (et ça, ce n'était pas évident du tout).
Quand aux trucs anglais dégueu, euh non, cinnamon-raisins bagels, muffins raspberry-orange, muffins blueberry, muffin chocolate, et petits plats turcs, italiens, et Café du Jardin. Non, moi, ça va très bien.
Je me suis sentie comme un poisson dans l'eau, une vraie DownTownista quoi !
Je suis revenue de Londres avec plus de choses qu'à l'aller dans mes valises. Et des Memory Sticks remplis.
Vous m'avez même un peu manqué...
January 2007
En tout cas, je sais qu'elle va envoyer des cartes postales grâce à moi, mais aussi écumer les bureaux de presse pour trouver des bonbons par ma faute.
Quand elle n'est pas là, y a tout de suite moins de commentaires sur mon blog. Mélis., c'est mon lectorat à moi.
Et là je l'envie vraiment, de ces quelques jours de l'autre côté du channel parce que chez moi, pour partir à 50 km du domicile familial, il faut des années de réflexion, de discussions, et ça traîne ça traîne, et bilan, on ne part jamais.
Et que cette année, justement, on veut partir, en avril, mais que personne ne veut prendre ça en main, et que personne ne veut partir au même endroit.
Alors j'ai trouvé la solution: je me suis énervée, je me suis mise à pleurer, bilan on a déplié la carte et on va peut être trouver une solution?
En tout cas, ça ne sera pas Londres, mais à défaut, peut être le Nord de l'Italie, ou mieux encore, Marrakech (du SOLEIL!).
Alors ma petite Mélis., même si t'as eu de la pluie à Londres, là, je suis grave jalouse.

January 2007

Il paraît qu'elle attend de moi un peu de vie ici =)
Jvais pouvoir mettre le bazar, ouéééééééééé!
January 2007
Je m'envole à Londres dans quelques heures, pour quelques jours. Days/Off. Respirer l'odeur de la ville.
Papa et moi, on va se ruiner chez Paul Smith, j'vais rire aux éclats avec mes cheveux qui s'envolent dans des tubes métalliques, dans une ancienne usine, j'vais voir un cornichon dans la City, et faire Ping! dans le Tube de London. Et puis remplir mes valises de livres, cd'z, et dévaliser Topshop, of course. Retour le 6-Janvier.
Soyez sages les loulous :-) [mijie veille au grain hein !]
December 2006
Darren a visité Berlin récemment, et a trouvé les mots pour exliquer Berlin.
Pourquoi on s'y sent bien, et pourquoi on a envie d'y être tout le temps.
*drrnwbb.com/blog - berlin*[cliq-cliq]
Berlin, je l'ai aimé cette ville, tellement. Berlin qui vous ensorcèle, qui vous attire, vous fascine, vous séduit, vous enivre, par ses milles et une lumières, son explosion architectural, et sa simplicité. Berlin, même avec la barrière de la langue, je me sentirais prête à y vivre, au moins autant que de l'autre coté de la flaque.
November 2006

[Dimanche 29-Oct. La Philharmonie. Luxembourg, quartier Kirchberg]
November 2006
°°°Soundtrack : Betty Schön & Band - Anything Anymore°°°
[27/28/29-Oct]. 1700 kilomètres en environ 2 jours et demi. Des heures d'autoroutes. Et être de retour.
August 2006
°°°Soundtrack : Emiliana Torrini - Today has been OK°°°
[mardi 22-Aout]
Une dernière belle journée d'été. Le train climatisé. La vue depuis Meudon. Le parvis de la gare du Nord. La rue de Belzunce. Anne si gentille et terriblement sympathique. Les escaliers rue Fénelon. Place de l'Opéra. Rue de la Paix. Charmant vendeur chez Cristofle. Marcher au soleil avenue de l'Opéra. Un cappuccino à Starbucks. Un muffin. Le bon fauteuil gris si moelleux. La voix d'Ella Fitzgerald. Et. Matilda. Les pages qui se tournent si vite, des éclats de rires, des sourires, tellement Matilda est incroyable. Puis rentrer. Déjà.
August 2006
C'est après 2h d'autoroute. C'est l'arrivée en voyant les tribunes du circuit de Catalunya se profiler pas trop loin. Se faufiler sur la Meridiana. La Plaça de les Glories, et surtout, le geyser de verre et d'acier, qui se dresse hors du sol. Les Glories, centro commercial, où j'ai erré des heures, 3 ans auparavant, le NyN hotel, et le Poblenou, mon quartier. Les anciens immeubles, les entrepôts, les Pisos en venda, le 22@ et continuer. Les larges avenues, les taxis jaunes et noirs. La musique des nuits si chaudes, qui gravitent jusqu'aux oreilles, pour bien nous signifier notre arrivée dans la ville de Gaudi, en sortant de l'ascenseur. La Plaça de Catalunya, El Triangle, le bunker d'El Corte Inglès, la Rambla, Escribà, et marcher dans le Barri jusqu'au MacBa, la Carrer del Doctor Dou, chercher le Carmelitas. Salade aux pommes et aux noix, œufs brouillés et pommes de terre frites, et melon vert d'eau. Un décor retro et une vieille balance, du Vichy bleu, dans un ancien couvent. Le MacBa et los vinilos, le bâtiment de Richard Meier. La nouvelle université, juste à coté. Les petites carrer, les parkings rigolos et rouler, jusqu'à la colline de Montjuic. La vue sur la ville, la Torre Agbar et la Sagrada, qu'on voit émergées de la brume de la ville. Le port maritime, faire face à l'infini de la Mediterranée. Le bord de mer, les baigneurs. Le PRBB. Poblenou, encore. Les gens qui disent !Qué Calor!
Et déjà repartir en France.
Alors on se faufile dans les petites rues que Papa connaît si bien, on arrive tant bien que mal sur la Meridiana, et on file à 160 km/h sur l'autoroute, en laissant tous notre cœur dans la ville derrière nous.
BCN, c'est une ville incroyable qui laisse *wordless* à chaque passage.
August 2006
°°°Soundtrack : Air - Alone in Kyoto°°°
Le Jardin Japonais Compans-Cafarelli à Toulouse. [clic-clic-carnet d'images]
J'aime beaucoup Toulouse. Cette chaleur qui s'en dégage, ces couleurs rassurantes. On s'y sent bien.
Escale entre Paris et la Catalunya. L'hôtel qui regarde l'immense parc, et l'envie de découvrir ce bout de paix.
Quand on y rentre, quand on s'y aventure, on peut y sentir le temps s'arrêter, se figer, tout autour de nous.
On est empli de sérénité, on est entourée d'apaisante verdure. Le clapotis de l'eau, le vent doux. Luxe, calme.
La nuit s'en est allée, le soleil vient de se lever. Il y'a comme une sorte d'osmose reposante qui nous envahie.
Il y'a les arbustes, le jardin Zen, la cascade sèche, le plan d'eau, la maison de thé, les bambous, les cerisiers japonais, le Buddha caché dans un recoin, le pont tout rouge, les pierres sur lesquelles on marche.
Ca sent le Japon lorsqu'on s'y promène, sisi. Ca fait l'effet Alone in Kyoto, comme dans Lost in Translation, sisi.
Une éternité à me perdre dans le jardin japonais me suffirait à tout jamais.
A Toulouse, j'ai laissé un bout de mon cœur… C'est pour ça que c'est si spéciale pour moi, la ville rose.
[Prochaine fois à Toulouse : un match du Stade Toulousain de Baseball. Parce que quand même hein]
July 2006
°°°Soundtrack : Beth Orton - Dice°°°
[Paris - Catalunya - Toulouse - Paris]
Du soleil. Couché ou levé. Des odeurs, des senteurs. Des saveurs, mille et une. Des routes, des autoroutes.
Une famille de lézard et de micro-gécko. Des galets, du sable. De l'eau. Des rires des sourires. Des bouteilles pleines, puis des bouteilles vides. Des myrtilles, des pêches, des prunes, des abricots. Du jus de mangue. Du vin blanc dans son verre. Des ballades à pieds. Des têtes en l'air. De l'eau à la fraise. Des nuits la fenêtre ouverte. Des porcelaines et des céramiques. Du Lacasitos. Des toiles et des photographies. Des déjeuners sur l'herbe. Des l'architecture. Des clics. De la brique rose. A. . Du vin cuits. Des poivrons et des tomates multicolores.
Des averses chaudes, un orage. De la clim' de la voiture. Des shlops-shlops parme. Des allers-retours.
[L'arrivée du tour]
*envies*
Que ma boite de Cailler Ambassador (grazie) soit i-né-pui-sa-ble. De verrières de gares. De lys blanc, de coquelicots, et d'orchidées. De l'odeur des tubéreuses. De satin bleu comme le ciel. De lavande. De trottoir roulants. De salade de mangue et d'ananas. De bambous et de bonsaï. De hamacs. De labo-photo.
July 2006

Je reviens mercredi soir (je crois). A tout bientôt :-)
July 2006
°°°Soundtrack : Ray Charles - Hit the road Jack (pour faire plaisir à Borgo)°°°
Je pars dans le Sud, pour quelques jours. Barcelone, la Catalogne, tout ça…
J'vais mettre mes chaussures noires, et ma robe noire. J'vais me mettre une fleur dans mes cheveux, et je claquerais des mains. J'vais danser la sevillana, être une flamenca, sur les pavés de la Plaça Reial.
[Je répondrais au comments d'avant, quand j'aurais un vrai moment. [Pas entre deux valises quoi]] [Répondu]
May 2006
Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...
Je m'étais promis que, le jour où je reviendrais à G'nève, j'irais là.
April 2006

[Passeig de Gracia - Juin 2003]
December 2005
La *LVMH Tower*. Absoulument.
Et puis. Santiago Calatrava aussi. La gare du PATH au WTC.
Parce que l'architecture. J'aime tellement ça.
Mon obssession. Mon addiction. Ma passion.
Parce que tout ça, c'est incroyablement magique.
Et que c'est là-bas, à New York City, que mon coeur battra.
November 2005
On the way back home from Belgium.

November 2005
C'est en cherchant de quoi faire un update de Wanted que je suis tombée sur ça.
*En février 2005*. Un bout de film. Histoire de conserver l'image en mouvement, en quelque sorte.
Quelques heures, quelques jours avant de me jeter dans ses bras, j'étais en train de découvrir à quel point la mer peut être si incroyablement belle en hiver. De l'immensité de sable, jusqu'aux reflets du soleil sur l'eau. Tout, tout est magnifique. Tel un rêve. Ca rend heureuse, et ça fait sourire tout mon corps même.
*Play* (et avec le son, surtout).
November 2005
November 2005
Sur la route. 7h30 au lieu de 5h (depuis Tours) pour arriver. Du monde. Trop.
-(io) Papa, y'a quoi d'autre à Chantilly à part l'hippodrome ?
-(lui) De la crème.
November 2005
Si je dis que j'aurais pu me retrouver dans le même ascenseur que Paolo, à 4am, avec moi en pyjama et béquilles, dans mon, notre hôtel à Brussels, je suis crédible ?
Ben si pourtant.
Ca aurait pu arriver en plus.
L'hôtel accueille les crew Alitalia en escale à Brussels.
Et moi, à 4h du mat', je faisais les 100 pas de béquilles/pyjama dans le lobby pour cause d'insomnie.
Oh, j'fais fort quand même. *smile*
November 2005
Et hop. Valises + Autoroute. Et pouf. *Days/Off*.
[En clair. J'étais à Brussels.be quelques jours et je suis reviendu lundi soir dans la nuit.]

°°Galleries Saint Hubert - Brussels.be - Sun 10/30-05°°
October 2005
September 2005
September 2005
A Mandelieu. Sur le parking d'un centre commercial. Le soir.
Oui, parfois, on s'occupe comme on peut en attendant.
Y'avait cette ambiance particulière. Tellement pesante.
Et du silence. Le ciel, les lumières. Et les premières goutes de pluie.
Pas de doutes. On était bien sur la Côte d'Azur.
C'est dommage. Si j'avais été pas trop mauvaise en photo, j'aurais peut être réussi à rendre l'atmosphère et le lieu, tout ce qu'on ressentait là-bas, mais sur la pellicule.
July 2005

Des couleurs roulantes publicitaires pour Vodafone. (Qui servent aussi de chariots).
*Mercredi 20 juillet 2005 - Aéroport Paris Charles de Gaulle - Terminal 2*
°°°Soundtrack : In transit°°°
J'explique même pas quel bien fou ça me fait quand je suis dans un aéroport.
J'ai même la musique d'aéroport pour aller avec. *In transit.mp3*. Sempre.
Alora. Sei la più felicità di tutte all'aeroporto. Veramente.
Tout les gens, leurs visages, les langues étrangères, et leurs intonations, les panneaux lumineux, les escalators plats, les valises à roulettes de toutes les couleurs, les talons qui claquent, les gens ailleurs et nulle part, les chariots rigolos, les annonces d'embarquements, les odeurs de parking, de désinfectant, les avions qu'ont annoncent, qui sont là, ou pas, l'attente, l'excitation, le bonheur de partir, de tout quitter, et au contraire, les petites larmes des adieux, les sourires de voir un visage familier qui nous attends derrière la vitre, au baggage claim, les bips des portiques, le bruit de l'imprimante des cartes d'embarquements…
Quand on est là-bas. Juste fermer les yeux, et rester immobile. Juste écouter, et imaginer.
Et regarder, en musique. C'est tout simplement magique pour moi.
*Hors du temps. Ailleurs et nulle part. Pause*
Le T2. Au F, les vols Alitalia et Air France Amériques. Au E, les vols de la KLM, Delta, et de la NWA.
Au A, l'ancien hall pour le Concorde, vol AF 001. Au B, C, D c'est l'espace Schengen, et les share-codes AirFrance et le reste de la Skyteam. Tout plein de souvenirs, de sourires, d'imaginations.
Et l'architecte. Paul Andreu. *yeux qui brillent*
Desc. La Alitalia au T2F avec un MD10 et un A320, Départs du T2F, Parking E, Ecran des départs de CDG2, Zone d'attente au T2E, panneaux de salles d'embarquement au T2F, la voute du T2F, le baggage claim du T2E, le travelator qui va du T2F au T2C, les chariots Vodafone au T2E.
More on *Nicéphore*
March 2005
…Et ça, l'Amérique, comme je dis toujours, je le dois à la petite fille qui rêvait de danser à Broadway, à la petite fille qui rêvait du rôle d'Anita, à la petite fille qui rêvait d'arriver à NYC sur le Queen Elizabeth 2 et de voir la Statue de la liberté depuis le pont, à la petite fille qui croit qu'à New York, where dreams comes true…
Et parce que toutes ces petites filles là, elles font une fille comme moi…
March 2005

**Tunnel de Saint Cloud - Paris.fr**
Je sais que j'en avais déjà mis de la route la nuit *On the road...*, mais là, je ne résiste pas.
J'ai retrouvé ça hier soir en cherchant des photos de nourritures dans la workstation.
Finalement, c'est le tunnel de Saint Cloud un vendredi soir.
J'aime bien moi, la nuit en voiture.
Ces lumières tout ça.
C'est pour ça que j'aime bien le travail à Los Angeles de Carole Benzaken.
La série *By night - 2002*. C'est juste joli, et lumineux.
March 2005
Parce que des fois, je me dit que je suis complètement folle.
Et que cette folie est exacerbée, nan, peut être pas, accentuée, augmentée plutôt, par l'art.
Parce que vouloir partir à Berlin rien que pour voir le MoMa de NY, c'était déjà osé.
Attendre 20 minutes pour les billets, j'aurais du me douter. Et encore, là, ça va.
Mais. 9h. 9h d'attente, pour pouvoir rentrer dans le musée (architecture de Mies Van der Rohe)
Et voir une des plus belles collections, fallait vraiment le vouloir, et avoir la volonté.
A Paris, je l'aurais pas fait. Mais là, j'étais un peu venu exprès chez les berlinois pour ça, et j'avais déjà achetés nos 3 billets, et le prix c'était de l'ordre de 12 EUR/personne, enfin que 6 pour moi vu que j'étudie.
Là, j'ai pas eu le choix, je me suis retrouvée prise dedans. Alors je l'ai fait.
J'ai attendu, j'ai écrit, j'ai écouté du °bonheur en mp3° (j'ai d'ailleurs appris à l'apprécier plus que jamais dans cette interminable file d'attente…), j'ai *crisé*…
Puis enfin, j'ai vu. J'ai vu tout ce que j'aimais. En un instant, c'était comme si tout ce que j'avais fait avant, tout ce dont je doutais encore, tout ce en quoi je croyais, toutes ces choses là, elles prenaient enfin un sens.
L'art. That's all.
February 2005
°°°Soundtrack : The Springfields - Sunflower°°°
Ben, j'en ai pas parlé ? Curieux.
Donc. Cette été, je pense que je vais aller là-bas.
Voir ma famille. 4 australiens.
Et nan, ce n'est pas un échange, ni des français expat', c'est vraiment des australiens.
Mon oncle, la mari de ma tante, quand on lui achète de la Foster's, il est content, très content.
Ça fait plaisir quand t'arrives en France, de trouver quelque chose de familier.
Pour l'explanation, ma tante, française, elle a épousé un irlandais, ou un écossais.
Ils sont partis vivre là-bas, sont devenus australiens, et ont eu deux filles.
La grande, elle a mon age, et la petite, elle a treize ans je crois.
A Noël, ma tante, et la petite sont venus en France, donc j'ai passé un peu de temps ave eux, chez moi, et à Paris. C'est amusant de la voir changer la petite.
Quand j'étais en 4°, les 3 étaient venus à Tours, et la grande et moi, on sortait tout le temps ensemble.
Elle voulait toujours aller faire les magasins… Pfff, la petite, à l'époque, elle voulait voir des châteaux.
Elle avait descendu en rappel le long de la façade du château d'Amboise. Ça, c'est du souvenir qui tue.
Et maintenant, c'est la petite qui veut faire les boutiques. La grande, elle est resté en Australie…
Quand je lui parlait, un peu, sur MSN, et ben, elle me racontait toujours les parties, les sorties qu'elle faisait avec ses amies… Oui, c'est différent la vie là-bas… Mais je sais pas si ça me plairait.
De toute façon, pour t'installer là-bas, c'est pire que aux USA… Faut s'accrocher quoi.
Mon oncle, un français, a voulu venir, et même avec ma tante là-bas, ils ne voulaient pas…
Nan, si un jour, je dois changer de pays, j'irais en Amérique. Mon (grand) oncle Paul, qui avait ouvert sa crêperie bretonne là-bas, à NYC, et puis Jenn, et West Side Story, puis le club de Buddy Guy à Chicago, et les musées d'art, et l'architecture… Ça c'est mes rêves à moi.
J'sais bien que tout n'est pas rose là-bas. Mais j'ai mon image de l'Amérique.
L'autre jour, je regardais un documentaire, un road-movie sur le Massachusetts, la cote Est américaine.
Et au fin fond de la campagne, dans un bled paumé, y'a un fabuleux musée d'art qui a une collection impressionnante de Renoir… Fabuleux. Je crois que c'est le Clark Art Institute, à Williamstown, MA.
http://www.clarkart.edu
J'aime ces grandes villes là, j'aime la cote Est, plus intellectuel, et peut être moins strass que la cote Ouest.
J'aime Boston, NYC, Baltimore, Philadelphia, et Washington DC. Puis Chicago aussi.
Chicago, c'est magique. C'est là qu'est né la House, et c'est le terrain de jeux des architectes. Suffit de voir le nouveau Sofitel Water Tower, ou encore le quartier où Frank Llyod Wright a construit pas mal de choses.
Buddy Guy est de Chicago, et c'est de Chicago que part la Road 66…
February 2005
Des fois, à Tours, j'aime bien me bouger jusqu'à l'aéroport, pour voir les avions, enfin l'unique avion décoller de l'aéroport international de Tours Val de Loire.
On s'met en bout de pistes, et on voit l'avion qui est juste au dessus de nous.
Un peu comme dans les pures photos qu'on voyait du Concorde, sauf que nous, on est nulle en photo.
Avant, il décollait le soir, vers 8.30pm… c'était super. La nuit, les lumières, la piste…
Maintenant, il décolle vers 1pm… c'est tout…
Ça m'manque d'aller regarder les avions décollés, de voir les aéroports et ce monde de l'air, du ciel, et des nuages…
Du coup, quand j'arrive à Perpignan, je supplie mon (gentil) papa de m'emmener à l'aéroport de Perpignan-Rivesaltes. En plus, à cette heure là, en général, on a toutes les chances de voir un vol AF (Air France en code) se poser sur la tarmac. Et comme c'est pas CDG, on peut voir mieux…
L'autre jour, j'me disais que si j'avais été pilote, j'aurais pas aimé avoir le vent pour me poser.
Forcément, ça gène grave l'avion dans ses manœuvres, et les passagers doivent être un peu secoués à l'intérieur aussi.
Le avions, et les aéroports, et le ciel, ça me plait bien à moi.
February 2005
-(moi) Ah bah voui, ça, c'est Sega en Lettonie, une ville très russophone…
-(lui) Ben, comment tu sais ça toi ?
-(moi) Parce que j'aime bien la Lettonie et l'Estonie, et que j'ai fait un exposé dessus l'année dernière (en fait, là, c'est parce que j'avais lu le programme avant…)
-(lui) Et tu peux pas me dire qu'elle est la rue principale non ?
-(moi) C'est Aleksis Kiven Kaatu (bon, en fait, ça c'est à Helsinki, mais faut pas lui dire…)
-(lui) Ben j'sais plus quoi dire là moi…
January 2005

°°°Soundtrack : Damien Rice - Woman like a man (Radio Bulladeux)°°°
Cette ville, c'est que des bons souvenirs pour moi.
Mon père dejà, qui me faisait des grimaces dans le métro.
Ce soir où l'on a tant marché, et où l'on a lamentablement échoué au pieds de l'hotel Arts, bien loin de notre appartement.
Moi qui était parti au Carrefour de Los Glories, leur chercher un petit déjeuner correct. Toute seule. J'avais même pas eu peur. Normale, j'avais été en Grèce, alors je me sentais invincible. J'étais bien seule, dans ces rues désertes, ce quartier en plein mouvement (Poblenou).
Cette nuit, celle du vingt-quatre juin, la nuit de la St Jean, où toute la nuit des pétards éclataient sur la place en bas de chez nous.
Ces femmes espagnols qui s'engueulaient bruyamment parce qu'un pétard leur avait explosé entre les mains. Cette Coca qu'on a mangé, nous trois. Ensemble.
Cette découverte du Park Guell, oeuvre de Gaudi, très relaxant, et le sentiment de dominer la ville. En y allant, on se serait cru dans une photo de San Fransisco on a pensé.
Ces moments de shopping avec ma mère. Zara, H&M, Mango.
Ces gamineries sur cette balancoire. J'aime trop.
J'aime à me balancer très vite, et très haut.
Cette arrivée à BCN, où j'ai vu le circuit du Grand Prix, "Papa, Papa, look, on your right, le circuit de Formule Un, regarde, regarde !", depuis l'autoroute.
Ce Starbucks, où j'ai bu mon premier Frappuccino de l'année, au caramel, comme la tua *Cara Mélia*, pas très loin de la Passeig de Gracia.
Je crois qu'il n'y a que Lui pour comprendre ce que je ressens dans cette ville.
Barcelone, c'est sa ville à Lui...
Un jour, j'irais à New York Barcelone avec toi...
Juste envie de. Se souvenir des belles choses...
December 2004
Si les Eskimos, les Inuits, les 'gens qui vivent dans le froid et la glace...' ne mangeaient pas de poisson, je voudrais bien en être une.
Histoire de faire des °bizZzoux eskimo°.
Histoire de vivre dans une °bulle-igloo° toute blanche.
December 2004
Je fais sans doute pas des liens très évidents... *la css, c'est dur*.
J'ai mis tout plein de photos sur Nicéphore.
Alors, ça a commencée par les Vitrines de Noël 2004 du Bon Marché, rue de Sèvres.
Haaaan, d'ailleurs, rue du Bac, y'a une boutique où ils vendent que des carnets pour écrire, de toutes les couleurs, comme un arc en ciel. Trop trop bien.
Puis, ensuite, il y'a eu les Sapins de Noël semés un peu partout dans les rues de Paris. Place Dauphine où ils se faisaient discret, et devant la Bibliothèque de l'Arsenal où là, c'était une jolie profusion géométrique (normal, l'Arsenal, c'est de l'Architecture)...
Enfin, il y a eu les Sapins enneigés et lumineux, enfermés dans des Bulles. Réalisation suisse, sur la Place Vendôme.
December 2004
Section Transportations. And play...
J'aimais dejà Alitalia (on se demande bien pourquoi *ihih*...), j'aimais Air France, maintenant, j'aime Aerolinéas Argentinas...
Et tant qu'à faire, il faut aussi aller dans la rubrique HealthCare, là, c'est moins poétique mais tout aussi bien :)
December 2004

Dans le métro.
Près des portes. Au milieu.
Une barre de métal. Verticale.
Gluante, glissante. Trempée de sueurs.
Des mains dessus. Séparés par moins d'un millimètre souvent.
On se touche. On se frôlent. De loin. Par la pensée.
Mouvement du train. Heure de pointe. Les personnes.
Leurs corps se balancent. Avant. Arrière.
(A l'image d'une scène. Le costume de Peter Brook.)
Les personnes. Serrées. Collées. Les unes contre les autres.
Les corps qui se frôlent. Les visages si proches.
Moins de 20cm des uns des autres.
Ici. Cette proximité ne signifie rien.
Du à l'entassement. A l'empilement.
Tandis que.
Si cette proximité. Si dans un autre lieu.
Cette proximité signifierai quelque chose.
Symbole de 2 aimants. Qui s'attire.
Ou bien 2 aimants amants.
Ou 2 aimants qui deviendrait amants.
(Et dire qu'il faut que je sois en philo pour réfléchir à ca…je dois vraiment m'ennuyer…)
November 2004
En image, c'est tout de même mieux pour imaginer....
Plongée, immersion dans Bordeaux.fr sur Nicéphore
(Le 11, c'est ici...)

Au CAPC de Bordeaux, une exhibition sur l'art et la nourriture.
Désolé, pas de noms d'oeuvres et d'artistes, j'ai oublié de noter ca...
November 2004
C'est beau…. Après 3h d'autoroute. Enfin.
Voir Sanofi en arrivant. Penser à quelqu'un. (Pas seulement pour ça non plus)
Filer au CAPC voir des jolies choses dont de la Merde d'artiste.
En voiture. Laptop. (Pas de) Wi-Fi. Me croirait avec des Luxembourgeois tiens.
Bordeaux, c'est beau, c'est classe, c'est comme Montaigne.
Sur les quais, tout a été refait, les hangars tout ça, c'est beau.
Je trouve dans l'esprit, c'est l'idée d'une piazza, de la Cour St-Emilion à Paris.
Là, je vois le Palais de justice. C'est trop joli. Rien que pour passer du temps là-dedans, je voudrais faire du droit.
En parlant de droit, tiens, en droit administratif, on apprends toujours l'Arrêt du Gaz de Bordeaux.
Au centre d'architecture, je viens enfin de comprendre comment la théorie de l'îlot ouvert par Ch. de Portzamparc (mon idole, hihi) ca fonctionnait. Marine, je t'expliquerais tout, miss ;-).
Quand je pense que ma prof d'art était persuadée que j'avais compris ça, que si j'en parlais en dissert, je maîtrisais, ben, elle s'était bien trompée. Comme quoi, je retiens, je ressors. (Je suis conne aussi).
Je sais comment faire un book de mon travail artistique, avec mes réalisations, tout ça…
Ici, tout est moins cher qu'a Paris ou qu'a Tours, un café, c'est 1,50 EUR…
Les clochards tiennent leur pancarte à l'envers. Et ils ne se rendent compte de rien.
Le transformation en (vraie) fille semble en marche. Work in progress.
Du coup, j'ai acheté une jupe noire, cela va de soi (faut pas rêver en couleurs non plus, hein) à H&M.
Ah vui, tiens, au lieu d'aller en cours, je fais les boutiques. Depuis ce matin. Au lieu d'être en court d'art.
J'en ai bien profité. J'ai trouvé des odeurs de France pour Jenn from Iowa. Happy Christmas.
C'est marrant ici, y'a le tram. Y'a 50ans, on a viré le tram, maintenant on le remets, dans 50ans, on l'enlèvera, puis dans 100ans, on le remettra. Et ça défigurera toujours autant la paysage. Même si il est joli le tram.
Oué, ca je comprends pas, vraiment pas. Mais je reconnais qu'ici, l'intégration est réussi.
Par exemple, ce midi, j'ai mangé dans un restaurant trop sympa, très conviviale, très °Welcome, warm and cosy°.
C'est dans un ancien chais, et près de la cheminée, on avaient notre table. Le serveur était très sympa, pour un peu, j'aurais eu l'impression de faire partie de la famille. Amusant, et agréable comme sensation.
Au final, après beaucoup de shopping, j'ai fini par échoué au Café Français, Place Pey-Berland, devant la Cathédrale, entourée d'avocats, et en train de pianoter sur mon ordi. Histoire d'écrire des mots ici ou pour des personnes chères.
Nan, vraiment Bordeaux, c'est beau. Sincèrement. Allez-y, le Pont de Pierre, il est vraiment beau la nuit....
(bientôt les photos)
*très déplacé* : je ne recois plus les mails liz [at] fleur [dot] net jusqu'a demain a priori (raisons techniques), alors si vous êtes impatient, il faut remplacer °fleur.net°, par °cuckoos.net°, et là, ca devrait marcher :)
Excusez moi, les trois-quatre, si vous avez pas de réponse, c'est pas de ma faute (pour une fois :p)
Et euh, les mails, ca remarche maintenant :)
November 2004
Et voilà. Pour quelques jours.
Il est parti à Luxembourg. Voir un ami.
Et ça me rend complètement dingue.
Pas qu'il soit parti là-bas. Enfin si en fait.
(Confusion)
Euh, je sais pas comment expliquer. Du tout.
(En vrac. Faudra faire le tri)
Parti avec sa copine, voir un ami français qui vit là-bas.
Le mec qui résout toutes les erreurs MySQL, sur Respirare.
Le mec qu'a aider mon frère à installer mon blog, et Nicéphore.
Le mec qui rigole bien avec les noms de serveurs.
Ça doit faire la sixième fois qu'il va au Lux. A Lux-City en fait.
Et la troisième depuis que je lui ai demandé de m'y emmener un jour.
Je comprends qu'il m'y emmène pas là.
Ou les autres fois, parce que il y va avec une fille.
Je sais ce que c'est hein. (Euh, en fait nan, mais j'imagine…)
Je vais pas rester avec eux. 3 c'est souvent pas un bon chiffre.
Et ça craint d'emmener sa sœur avec sa nana en même temps.
Mais j'aimerais bien qu'un jour, il prenne le temps de m'y emmener.
Je veux dire, je suis pas si méchante. J'aime bien les restaurant végétariens.
J'aime écouter Bach - Cello Suite 1°1 (Radio-bulle : 1st Edition). Au lever du soleil.
Sur le rebords d'un appart au reflet blanc particulièrement lumineux.
Je veux bien rester avec des gens qui parle de Linux, du GCU, de MySQL, de protocole de liaison SSL, de language Java, de stations Sun, de Solaris, de peering, de GlobalCrossing, de Dark Fiber, de Cisco, de VPN, de DNS ou de tout un tas de trucs d'informaticiens, d'ingénieur systèmes réseaux, d'ingénieur en sécurité, etc…
(Sans oublier la bière, bien sûr). J'écoute. Au passage, j'enrichie ma culture…. (Enfin, peut être qu'il parle d'autre chose aussi, j'aimerais bien savoir justement)
Je suis prêt à les laisser partir, en voiture CD, dans le "Landscape" (c'est quoi le mot français ?), avec leur laptop'z et un sniffer de HotSpot WiFi, pendant que moi, j'irais à GrundPark, pour toucher ces boules violacées, ou au Musée d'Art Moderne, ou encore voir le Pont Adolf et les points de vue sur Lux-City faits par Daniel Buren.
C'est juste, je crève d'envie d'aller à Luxembourg, et que ça me tue de savoir qu'il y va.
Vui, très conne de réagir comme ça. Je sais bien. Mais.
Y'a-t-il quelqu'un pour emmener une fille (moi) a Luxembourg ? En échange, je promets de ne pas stresser à mort, et de donner un petit cours d'histoire de l'art… (proposition par mail).
(Le début de l'histoire ici :°Luxembourg : Première°)
November 2004
Je suppose qu'il serait fortement déplacé d'expliquer pourquoi j'aime autant les USA. Surtout en ce contexte politique.
J'en vois dejà qui vont venir me frapper ou m'insulter....
J'ai des raisons, personnelles. Je dis pas qu'elles sont bonnes, mais ce sont les miennes. Il y a Jenn, l'Oncle Paul, °America°, et tout plein d'autres choses.
J'ai pu lire ici ou là, des personnes, avec qui les USA, pour eux, c'est fini, vu que Bush est là. Je respecte leur décision, leur opinion. C'est leur choix.
Je ne me pose pas la question de savoir qui est président. Au risque de paraitre très très conne, je pense que en tant que *non-américain*, c'est pas vraiment à nous de dire qui on voudrait bien voir président des USA.
C'est aux américains de choisir. A eux seuls.
Jenn (une très proche amie qui est de l'Iowa) et moi, on en avait discuté.
Elle m'a dit qu'elle voterais pour le candidat qui ferait le plus de choses pour elle, au niveau de son Conté, de son Etat.
Que c'était surtout ca qui lui importait.
Je comprends ca.
Je veux dire, je serais pareil, et je pense qu'on seraient tous pareil.
Oki, j'aime pas Bush, parce que c'est le pétrole et l'energy au pouvoir, et qu'il mèle la religion et Dieu, à tout ce qu'il fait, que ca m'énerve.
Mais je suis pas américaine. C'est toute la différence.
Puis, bon, j'aurais bien voulu l'y voir, Kerry ou n'importe quel autre d'ailleurs, se retrouver à faire face aux 9/11-01, aux gens qu'on peur et tout.
Aujourd'hui, j'ai qu'une crainte, que ca arrive de nouveau, que Jenn soit touchée, ou que la France soit attaquée.
Puis Jenn, elle a son frère de 19ans, qu'était mécanicien en Iraq.
Personne veut la guerre, mais comme son frère est là-bas, et bien elle le soutient. Je serais pareil pour mes frères.
Je ne pense pas pouvoir me permettre de porter un jugement sur un président que je n'ai même pas à élir, et dans un pays qui n'est pas le mien. Aussi.
August 2004
°Vol AF 2535 – Mon 23.08.04 @ 9.16pm°
Oulalala, le pilote, c’est un grand marrant. Il nous a dit avant qu’on décolle.
°On a du retard, mais j’ai mis du pétrole, on va pouvoir couper dans les virages pour aller plus vite°.
Hihi, j’adore. J’ai regardé mon père, on a éclaté de rire. Chui sur le mec, il regarde son grand prix le dimanche.
J’adore ce genre de choses. J’adore qu’on me dise ca. Ca fait grave du bien d’entendre une phrase dans sa langue d’origine, et marrante en plus.
Dans l’avion, je suis pas du bon coté. Je peux pas voir la ville que je quitte, illuminés, ni les pistes, ni le coucher de soleil au ras des nuages. Joli, très joli même…par la fenêtre des voisins de l’autre rangé…
En attendant, je me console avec le chef de cabine, il fait de l’humour, avec ma mère. Elle a du lui taper dans l’œil, c’est son Paolo à elle, hihi. °A boire madame, y’a de l’eau, du vin, mais pas de boursin°. J’adore.
J’appuie sur Play, track 13 : Orbital. Pile celle qu’il me fallait. Mon voyage peut commencer.
Là, c’est assez court, je passe ce vol a écouter les musique des bulles et d’avion-aéroports.
Et je viens aussi de comprendre a nouveau le sens de °PNC aux portes° par Stéphane Pompougnac.
Je savais ce que c’était que °PNC°, et je pensais que °Aux portes°, c’était au porte d’embarquement.
Et ben, non, j’avais jamais fait gaffe, mais après l’atterrissage, le pilote demande les °PNC aux portes° de l’avion pour désarmer les toboggans, faire ce qu’ils ont à faire quoi.
Nan, mais en fait je pense a ca, parce que j’avais cette musique à tête et que la joli petit hôtesse avait la même voix que celle de la chanson.
Je pense trop.
On est donc poser avec 15minutes d’avance sur l’heure prévu. Photos des pistes car ciel dégagé. On débarque par le sous-sol, les coulisses de Roissy, ca fait un drôle d’effet, toujours. Et on attends les valises. Et c’est très très con d’avoir foutu tout les chariots près de tapis, parce que maintenant, on peut plus passer tellement y’a de gens.
Et voilà mon chauffeur, croisé au hasard, et c’est bon, il n’est pas venu en moto pour nous chercher.
Fin de la saison °berlinoise°.
°Mon 23.08.04 @ 5.13pm – Berlin.de°
Ca fait du bien. De se poser dans un Starbucks. Quasiment comme ca matin.
Commander un americano, puis un cookie, ou un scone.
S’asseoir, s’installer. Dans un fauteuil de velours ou sur un banc en bois Pariser Platz.
Boire, se brûler, parce que c’est bouillant et que j’aime le tiédasse.
Regarder les piafs venir nous bouffer dans la main. Des vrais morfales ceux-là.
Regarder la joli blonde assise en face de personne, accrochée a son portable.
A 8h du mat’ comme a 5h de l’aprem’.
J’ai envoyée les cartes. Eu la flemme (pas bien) pour la dernière, celle de Marloune.
J’ai quasi-marqué : ° (flemme). BizZzoux. M. ° Et vui, y’a des jours comme ca…
Ici, pour les musées, les trucs culturels, t’attends, tu fait la queue. A la poste, non.
En France, c’est l’envers. Etonnée, toujours.
Je me suis tapée la honte chez Dussmann, die °kultur kauf haus°, je suis venu acheter le CD de Martin Kesici, qu'ils n'avait pas d'ailleurs. Pourrais pas chanter °Angel of Berlin°, snif :(
Je suis en train de penser que à l’arrivée, je serais en train de penser (…) qu’il faut que je pense (…), histoire de pas oublier, de se souvenir, qu’il y’a a peine 2h, j’étais encore une °berlinoise un peu°.
Que j’étais encore en train de marcher sur FriedrichStrasse, ou sur FranzosicheStrasse.
Histoire de conclure un peu les épisodes °berlinois°, je dirais que Berlin, voilà, je suis addict je crois bien. Cette ville, je m’y sens vraiment bien. Un jour, j’aimerais y poser mes valises…un jour…peut être, et que à défaut, je voudrais y passer beaucoup plus de temps.
Mes moments éphémère, mes moments de bonheur, mais moment d’air aussi.
Ce sera comme une nouvelle respiration, une nouvelle bulle d’air… Respirare … a chaque fois.
August 2004
°Sun 22.08.04 @ 11.08am – Berlin.de°
J’ai fait 9H de queue hier. J’ai attendu. J’ai observer. J’ai imaginer.
Un aéroport, pour faire un parallèle, ou plutôt non.
Un avion en fait. Un vol long-courrier. Parce que pendant 9H, j’ai vu les mêmes personnes inconnu, mais familières autour de moi.
En rentrant à l’hôtel, la veille, dans le metro, je me surprenais a chercher ses personnes qui avait gravité autour toute la journée.
J’ai la sensation d’avoir partagé quelque chose avec eux, comme une sorte de secret, réservé aux initiés…
C’est une sensation bizarre, très bizarre. Mais j’aime bien pour une fois. Ca m’intrigue.
Pour la file, mon père, il prends ca cool, il pense avoir battu un record, un record personnel je pense, alors il est content de lui. Oui, pourquoi pas ?
Mais après, il a la flemme de faire SEULEMENT 1h de queue pour monter dans la coupole du Reichstag.
Ca moi, ca me fait marrer. Je suis de ce genre de personne qui serait prêt à payer plus cher pour éviter d’attendre TROP longtemps. J’entends par là, plus d’une demi-heure d’attente. Ca me gonfle mais grave.
C’est d’ailleurs pour ca que je réserve mes billets a l’avance pour les grandes expos parisiennes, ou que j’ai pris un pass au centre Pompidou (mais j’y vais dejà très souvent quand même). Passons.
Là, dans le hall de l’hôtel, y’a encore un °KLM Crew° et ca devient franchement obsédant (j’arrive pas à trouver le bon mot) pour moi.
Voilà, il me manque toujours les mots pour dire ce que je veux. Que ce soit




