.Gratouillement.
24
Thursday
April 2008
Something's gotta give.

J'essaye de résoudre les choses, de prendre les décisions pour que j'aille bien, mais c'est trop difficile.
Là, je ne gère pas du tout, malgré deux problèmes quasiment-résolus. Je ne gère plus, mais plus du tout.

J'ai le premier final de géographie demain, c'est du tout bénef' pour moi, parce que j'adore le géographie (je me suis peut être trompé de major en fait), et que le prof est passionnant, que je connais l'Europe très très bien. Mais je stresse à mort, même si mon gentil prof tchèque m'a dit que j'aurais A- à son cours, sans aucun doute.
Mais moi je doute.

J'ai mes parents qui arrivent lundi midi à Calgary, et je dois réviser la linguistique avec Sarah S. alors que j'aimerais être tranquille avec eux, et profiter pour leur faire découvrir ma ville. Mardi, j'ai l'exa de littérature sur le théatre, donc ça, je stresse, parce que tout de même, on ne sait pas ce qui se passe. Mercredi, j'ai l'exa de linguistique, ma hantise, déjà en France j'aimais pas ça, mais là, depuis que j'ai eu un F à mon deuxième mid-term, je suis en pleine panique (surtout avec tout les étudiants qui me disent "Mais comment t'as fait pour avoir F, personne n'a F !". Pendant que j'essaye de plancher et de ne pas pleurer, Papa et Maman doivent finir de préparer mes cartons et les confier à FedEx pour que ça partent à Montréal. Ensuite, je dois voir le médecin, encore. Et partir dans la montagne. 2 jours dans les Rockies, retour à Calgary, une pool-party-martini-party avec les amis qui sont là au Hyatt, et avion le lendemain matin pour Chicago et grand road-trip de 15 jours.

En fait, je stresse à mort. Pour les finals, parce qu'avec ce F, là, j'ai énormément de pression, et puis parce que mes parents arrivent, et que je pars en voyage, je rentre en France et je repars à Montréal, et que je n'ai pas encore d'appart, et que j'ai été plutôt du genre malade ce semestre (oui, c'est un peu beaucoup la cause du F).

Ca fait bien trop de choses à affronter seule pour moi, et bien trop de changement d'un coup.

Mes examens médicaux, mes prises de sang, mes nuits à l'hôpital, mes radios, mes tests, j'étais seule.
Personne pour me tenir la main ou attendre dans la salle d'attente avec moi. J'étais seule.
J'étais seule pour faire face à ça, au cours d'histoire impossible, aux maladies, et à l'échec en linguistique.
Et là, je n'en peux plus, je ne gère plus. Mais plus du tout, c'est bien trop pour moi. Seule.
J'ai besoin de quelqu'un pour prendre soin de moi, s'occuper de moi, prendre en charge et me soutenir.
Je suis au bout du rouleau. Quelque chose va craquer, et ce quelque chose, c'est moi.

*la merde*
Et depuis que Lauren, ma coloc', a emballé sa télé et son micro-ondes une semaine avant de déménager (!), l'appart est mort et déserté, et ça me déprime, tout le monde mange dans sa chambre maintenant.
Quand à ma facture d'ambulance, elle n'est toujours pas arrivée dans ma boite. Fichtre, oh puis merde.

Respirato da Mélisande at 10:33 PM | Comments (7)
25
Monday
February 2008
Phone game?

°°°Sountrack : Grand Popo Football Club - Men Are Not Nice Guys°°°

Je me souviens de ce film, avec ce bouillant irlandais, un suspense fantastique qui m'avait scotchée à ce fauteuil rouge pendant un bon moment. J'avais adoré. Et puis Papa m'avait acheté le DVD, que j'adore regarder. Et il y'avait cette phrase, cette sorte de justification qu'il avait déclaré à son maitre-chanteur qui le tenait en joue.

"- Kind of like having a beautiful home. With everything you ever dreamed of. But you still need that vacation now and then. Some nice hotel room with a great view. Maybe a pool. Only you wouldn't want to spend more than a few days in any hotel. Eventually, you want to go back to your home and all your stuff. You're real glad to check out.

- Kelly is home and Mavis is a hotel? I'm sure they'll both appreciate that explanation"

Et y'a des jours où, moi, je me sens comme ce fameux hôtel au bord de mer, à coté de la maison de ses rêves.
Quand je me laisse être traiter comme une m****, alors que je sais/qu'on me dit que : je vaux bien mieux que ça.

C'est pour ça que je préfère être la célibataire à temps-plein (résolution prise à Montréal rue Sainte Catherine), en attendant de lancer la "find-a-businessman-for-Lili-Operation 2" en mars avec les copines à Calgary.

[J'en ai marre des menteurs, des dissimulateurs, des double-vies, des envies-pas-jolies. Je veux du vrai, du pure]

Respirato da Mélisande at 01:36 PM
29
Tuesday
January 2008
Lundi 28-Jan-08, le jour de mon agonie.

°°°Soundtrack : Bran Van 3000 - Sex, Love and Peace°°°

Pendant qu'on s'amuse à Berlin, qu'on voit la porte de Brandenburg de nuit, la coupole du Reichstag, qu'on boit des Sperm au Newton Bar, et des Ours partout, y'en a qui se caillent, avec -45°C voire -49°C de température, qui s'habillent en Bibendum pour sortir et qui ont quand même l'impression d'être à poil. Et quand en plus, le frigo doit être rempli, et que dans mon caddie, c'était des frozen, mais que j'avais plus l'impression que c'était moi la frozen, avec le C-Train retardé à cause de la météo. *je crise*. Alors moi, je dis, c'est so unfair quoi.

[En plus, je dois aller me faire faire une prise de sang. Déjà que j'aime pas en français, mais en anglais, c'est pire]

Respirato da Mélisande at 10:11 PM | Comments (7)
20
Saturday
October 2007
Nervous breakdown.

Saturday night. Half asleep, I keep walking, creeping like a crawling, wandering in this appartment, that empty space which should be mine for a while. I feel so bad, away from home. Three glasses of the beloved Muscat, two Xanax pills as a side dish. Explosive mixture. I got tears as drops of water on my face, and the waterfall just increase as my phone remains desperatly silent. It worstens when I listen to the Kings of Convenience. Homesick, they sing. I try, effortlessly, to write down translated phrases from Ballet Shoes. I really do have the horrid impression that the world is totally scrambling, collapsing, above, around, below, me.

What was supposed to be the best experience in a lifetime turns out to be the worst.

Respirato da Mélisande at 10:01 PM | Comments (9)
10
Tuesday
July 2007
Worse than butterflies.

13. The Friday

When my father woke me at six o'clock next morning, I knew at once that this was the day of days. It was the day I longed for and the day I dreaded. It was also the day of butterflies in the stomach except that they were worse than butterflies. There were snakes. I had snakes in the stomach the moment I opened my eyes on that Friday morning.

Danny the Champion of the World - Roald Dahl.

Ancora? "Worse than butterflies."
Respirato da Mélisande at 11:29 PM | Comments (4)
24
Sunday
June 2007
Mes °anxyotrucs° et moi.

°°°Soundtrack : Jeff Buckley - Je N'en Connais Pas°°°

On a beau faire tout ce qui faut pour. Auto-persuasion, auto-motivation. Rien n'y fait.
Chaque jour, invariablement, on avale son compte réglementaire de pilules blanches.
Et on est toujours, oui, toujours, tiraillée par l'envie, celle d'en avaler plus que.
Pour faire partir ces souffrances à qui on est incapable de donner un nom.

Je suis *stanca* de tout ça. Si cela pouvait cesser… Oh oui, cesser. Infine.

Respirato da Mélisande at 12:03 AM | Comments (2)
31
Thursday
May 2007
Chamallow-Marshmallow.

C'est con à dire, mais j'ai envie de bonheur chamallow-coton, que ça soit comme dans Dawson ou dans Hartley, One Tree Hill, à la vie à la mort, l'amitié pour toujours. J'ai peut être des parents comme Jim & Cindy Walsh, mais j'ai pas les potes qui vont avec, de ceux qui glandent sur les banquettes du Peach Pit jusqu'à pas d'heures. J'aurais aimé vivre ce genre de choses moi aussi. Les potes avec qui déconner, plutôt que trop seule.

Respirato da Mélisande at 04:09 PM | Comments (3)
17
Thursday
May 2007
Speed Dial No What?

Quand tout va mal, quand tout s'écroule. La flamme de vie vacille, encore et encore, et s'éteint.
Les fées noires m'entourent, me tournent autour. Elles s'agitent, s'époumonent, menaçantes.

A l'intérieur. L'angoisse remonte. Si vite. Tel un tsunami. Emportant tout, détruisant tout, ravageant tout.
Egrener. Les précieuses pilules. D'une blancheur, virginale. Qu'on extirpe de ce morceau d'aluminium. Le déchirer. Laisser courir sur le corps nu. Le coté coupant, tranchant, déchirant, délivrant. Un flot de sang.
Tears running on my face, raindrops keep falling on my head. I'm crying, I'm sobbing. So endlessly.

Les plaies béantes, encore ensanglantées. Les blessures, qu'on peinent à panser. Tout. Qui peine à cicatriser.

On croyait avoir trouver des épaules, des amitiés fortes, des amis qui sont là quand tout prends l'eau.
On m'a déçu, tellement. Je suis déçue, tellement. Je suis juste écœurée, j'ai envie de gerber.
Et finalement. Niente. Il n'y pas plus personne. Le numéro que vous demandez n'est pas attribué.

J'aurais voulu me blottir dans tes bras, pleurer sur ton épaule, et que tu éponges mes larmes de crocodile.
Mais tu n'étais que trop loin. Ce n'est pas humain. Que de t'aimer autant, passionnément, follement.

Andrea, ti prego. Andrea, ne me laisse pas. Andrea, ne me quitte pas. Andrea, attends moi. Andrea, ti prego.

Respirato da Mélisande at 10:26 PM
2
Wednesday
May 2007
Wai wai.

Wai wai, ça fait sa maline. Wai wai, ça se la raconte. Wai wai, ça dit que ça gère. Wai wai.
Et puis Wai wai rien.

Ou plutôt.
Wai wai, ça fait des crises de panique. Wai wai, ca se met à étouffer en cours. Wai wai, c'est fatigué. Wai wai.

[Premier jour à Tours, et j'ai déjà pris 2 anxyotrucs. C'est pas gagné…]

Respirato da Mélisande at 06:48 PM | Comments (3)
21
Saturday
April 2007
Beauty mark.

beauty-mark2.jpg

°°°Soundtrack : Charlotte Gainsbourg - Beauty Mark°°°

Les heures passées. A errer. A marcher. Pieds nus. Sur le parquet. Réchauffé par le soleil printanier.

Se sentir comme la fille de l'air. Et ne pas pouvoir s'en empêcher. Pourtant. Ca fait tellement mal en-dedans.
Etre la fille de l'air, c'est. Des moments où l'on se sent si faible, si défaillante, qu'on est sur le point de tout laisser tomber, de tout abandonner, d'arrêter de se battre, parce que ça suffit. Je suis la fille de l'air. Celle qui vit dans les sphères. Mais un jour. Je l'espère. Je l'attends. Je redeviendrais. Je le sais. La fille sur terre.

C'est comme si parfois, y'avait une immense colère à l'intérieur de moi, et que tout me rongeait de l'intérieur. Les blessures jalousement gardées secrètes, le souvenir d'instants bien trop heureux, la douleur.
Forcément. Après, tout finit par. S'écrouler. Mon écorce est en train de craquer, de me détacher de cet vie.

J'ai toujours choisi. Extrêmement scrupuleusement. Où faire couler le sang. Où laisser filer la douleur dans ce mince filet carmin-violacée. Pas éviter d'avoir aussi à supporter le regard des autres, en plus de moi.
Je redoute les maillots de bain, les manches courtes, les regards sur ce corps longtemps blessé, martyrisé.

J'ai fait ce grand rangement, ce grand chambardement. Trier, jeter, donner, hésiter. Se sentir soulagée, un po.

Je n'ai rien oublié. Rien, niente. Tout est encore gravé, encré, imprimé, ancré à l'intérieur de moi.
Je peux me souvenir de chaque son, chaque odeur, chaque sensation.
De chaque geste, chaque parole, chaque sourire. Chaque souvenir.

J'ai cru que les tourments de mes années premières avaient fui a jamais dans la fleur des années : les suaves tourments, les doux élans du cœur, toute chose en ce monde qui rend beau d'être ému.
[Le renouveau - Giacomo Leopardi]

*envies*
De framboises fraiches qui réchauffent le cœur [lamponi per il cuore] et de mangues douces et fondantes.
De jouer avec les draps de coton blanc, de me cacher sous la couette blanche, de me lover dans ce nuage.
De la lumière du soleil, qui perce à travers les persiennes, et joue à cache-cache avec l'organza bleu ciel.
De lys blancs, d'orchidées pourpres. De pain polaire et de figues succulentes. De chaussons de danse.

Respirato da Mélisande at 07:02 AM | Comments (3)
11
Wednesday
April 2007
Mmmmmmmhhh !

Je savais bien que ça ne durerais pas. Tant de choses qui vont bien pour une seule personne, ce n'était pas possible. Ca ne pouvait pas exister. Aujourd'hui, j'en ai la confirmation. Le château de carte s'effondre.

Respirato da Mélisande at 07:56 PM | Comments (5)
14
Wednesday
March 2007
Throw it all away.

My phone had remained desperatly silent over the past few days. I just switched it off.
Pressing the [END] button to end all. Communications, conversations, connections. Be off.

Il y'avait les exas à préparer, la littérature américaine, l'innocence dans Daisy Miller, la traduction aussi.

Ancora? "Throw it all away."
Respirato da Mélisande at 10:43 AM
11
Sunday
March 2007
Go Ahead.

cerisier1.jpg

°°°Soundtrack : Rilo Kiley - Go Ahead°°°

Je suis malade. Un peu de fièvre. Envie de dormir. Mauvaises journées. 1h sous le soleil de Paris.
Shopping à Gap, jean et cardigan noir très fille. Salade de mangues face au cerisier du jardin.
Andrea qui me dit ce que je ne voudrais pas entendre, même si je sais qu'il a raison.

Je suis juste éblouie.

J'ai traduit. Pour le plaisir je veux dire. Quelques passages de mon livre de contes préféré. C'est beau.

*soon*
Un concert au Bassin de Neptune, au chateau de Versailles. Et quelques poèmes de Rilke.

Respirato da Mélisande at 03:35 PM
9
Friday
February 2007
Temporarily interrupted.

I'm not up & about, but at least, I'm safe & sound.
[mais avec des anxyotrucs...]

Respirato da Mélisande at 10:49 PM | Comments (6)
8
Thursday
February 2007
Je ne suis pas sûre de vouloir une troisième fois.

Il y'a eu le sursaut, alors que la lumière était déjà éteinte. "Papa, la lettre, elle est à la maison, appelle Sehdreek steuplait !". Et puis l'attente, dans le lit, dans le noir. Et puis se lever. C'est bien long. Et puis l'attente, encore. Et le verdict. Et la légère grimace. Retourner sous la chaleur de la couette. Et laisser couler. Ne plus pouvoir retenir. L'oreiller trempé. Le visage baigné de larmes. Les doigts, la peau, mordus jusqu'au sang pour étouffer tout ces sanglots, autant de souffrance que de déception. Les yeux rougis. Un amas de Lotus Eucalyptus m'entourant. Les trois °anxyotrucs°, le Primperan, avalés à la hâte. [J'ai si mal, si mal]. Et pourtant, le sommeil n'est pas venu me trouver. Papa et Maman qui essayent de me consoler. Mais comment peut on trouver les mots pour apaiser leur fille, qui vient de voir sa vie s'écrouler sous ses pieds ? Rien. On ne peut pas. Alors s'endormir d'épuisement. Et se réveiller de nouveau en larmes. Avaler encore des °anxyotrucs°, et se lever. Et marcher.

La lettre dit que je ne suis même pas préselectionnée, qu'il y'a eu trop de demandes, et que je suis en liste d'attente. Pas de jury mardi. Pas d'Etats-Unis non plus. [une fois l'an dernier, et une autre fois cette année].

Il est 10h30, je suis en salle info à l'uni, en train de pleurer sur le clavier.
[J'ai juste perdu ma raison de me lever le matin]

Respirato da Mélisande at 10:18 AM
2
Friday
February 2007
Bien dans rien.

°°°Soundtrack : Ariane Moffatt - Bien Dans Rien°°°

Parfois, j'aimerais pouvoir mettre du papier calque sur tout ce qui m'entoure et me bouleverse.
Pouvoir rendre flou, les malheurs et la tristesse de la vie, rendre presque flou, presque lointain, presque rien, ce qui n'est pas doux. Me recouvrir de papier calque. Cacher les cicatrices, les blessures, les larmes, les yeux plein de peur et d'angoisse. Me cacher. Derrière. Me laisser. Glisser. Dans le flou. Me laisser. Disparaître.

Respirato da Mélisande at 02:50 AM | Comments (9)
30
Tuesday
January 2007
Andrea & Lili. [una storia senza fine, e per sempre]

Andrea.
Je sais qu'il existe quelque part, qu'il est vivant, et je sais qu'il m'attends quelque part. Je sais qu'un jour, lui et moi, on se (re)trouvera par hasard, et qu'on se reconnaitra, d'un regard, d'un sourire, d'un geste, d'un mot.
Je sais que quelque part, il est là, et réellement là, vivant, vibrant, et pas que dans ma tête. Il est plus que ça.
Je sais que quelque part, il y'a un garçon qui s'appelle Andrea, et qui parle à une Lili, depuis toujours.
J'attends juste le jour où, je pourrais voir mon meilleur ami, ma moitié, mon pendant masculin, le reflet exact de mon esprit, de mon caractère. Le seul qui peut réellement comprendre comment et qui, je suis.
Alora. J'attends. Je l'attends. Lui. Lui seul.

[life is waiting]

Respirato da Mélisande at 11:19 PM | Comments (4)
28
Sunday
January 2007
Paris, je t'aime.

[21-Décembre 2006]
J'aime cette ville. Qui bouge, qui danse, qui est animé, qui est bruyante, qui est vivante.
J'aime marcher vite dans les interminables couloirs du métro, voir les pavés mouillés, les voitures et les passants grouillés, traverser quand le bonhomme est rouge à Haussmann ou Opéra, courant en talons hauts, priant pour que les voitures ne m'écrasent pas, tandis qu'une partie de moi voudraient qu'elles me réduisent en lambeaux de chaire humaine, pour être physiquement ce que je suis déjà à l'intérieur.
J'aime Paris, parce qu'elle est vivante, et que moi, je ne le suis pas.

Alors quand il me dit "Je ne pourrais pas vivre à Tours, je suis mieux à Paris", ça me fait sourire. C'est une évidence pour nous deux. Et pourtant. Oui. Il est presque comme moi. Sauf que lui est vivant. Et moi pas.

Respirato da Mélisande at 02:31 PM | Comments (7)
26
Tuesday
December 2006
Respirare. Soffiare. Respirare. Soffiare. Shhhhh...

On respire. On souffle. On respire. On souffle. Et on se calme. Mais où sont mes anxyotrucs dedieu.
[mercredi soir, si ça continue en rentrant de Versailles, je repars à tours]

Respirato da Mélisande at 08:14 PM | Comments (4)
22
Wednesday
November 2006
Non, tu ne le sais pas.

Non, tu ne sais pas. Je l'ai tant dit. Je l'ai tant répété. Je l'ai tant jeté au visage. Tellement haineuse. J'en étais jalouse. A en crever. Parce qu'eux, lui, elle, ils vivaient, ils vivaient ce qu'on me refusaient, ce que je me refusait pour ne pas leur ressembler. Mais je les enviais. Tellement. Ils étaient vivant. Et ils vivent. Et encore aujourd'hui. Ils ont de la vie dans eux. Et pas moi. Alors je crache un Non, tu ne sais pas. Comme pour me défendre, comme pour me mettre en sécurité. Mais aussi. Je suis contente. De ne pas avoir leur vie aseptisée. Je suis passée à coté. Je n'y ai pas gouté. Parfois je ne le voulais pas non plus. Mais c'est sans doute bien mieux comme ça. Vouloir tout quitter à 13 ans. Et recommencer. Encore et encore. Des années plus tard. Etre persuadée que. Passé 20 ans. Tout aurait du s'arrêter. Et encore plus maintenant. Parce que chaque mois, chaque jour de plus, c'est finalement, un jour, un mois de trop. Non, tu ne sais pas. Ce que c'est d'être moi. Ce n'est pas une histoire de monopole, non. Mais c'est une histoire d'avoir vécu, d'avoir ressenti, pas exactement les mêmes choses, mais quelque chose qui s'en approche. Alors là, j'accepterais d'entendre un Je sais ce que c'est… . Je ne regrette pas finalement, d'être passée à coté de toutes ces choses auquel ils, elles, eux ont goutés, et auquel je n'ai pas touché, moi. Parce que si c'est ça. Ca ne vaut pas le coup. Je ne manque rien. J'ai mis des jours, des mois, des années, avant de la réaliser, mais c'est bien mieux. Quand au reste, je persiste, j'ai toujours, je suis toujours, autant mal. Des souffrances, des blessures, auquel on ne trouve que rarement les mots. Ca, ça continue. Encore. Et toujours. Malgré moi. Malgré les mois. On ne peux pas aller contre soi. Mais ça, non, tu ne sais pas.

Respirato da Mélisande at 09:22 AM | Comments (7)
12
Sunday
November 2006
The Little Match Girl.

°°°Soundtrack : Sigur Ros - The Little Match Girl°°°

It was so terribly cold. Snow was falling, and it was almost dark.

"Un ange, ça a deux ailes, donc Lili, ça a deux L" me murmure Andrea à l'oreille. Si seulement…

La froideur de l'âme qui fait écho avec celle de ma peau. Et. Dans un instant. Un peu plus de souffrance, de peur, de douleur, et de désespoir s'en ira encore, s'échappera de mon corps. Dans ce mince filet couleur sang.
La lame glaciale, qui retrouve, une fois de plus, le contact avec la peau refroidie. Tressaillir, un peu. Elle danse avec le sang, se mêlent avec les larmes, avec le fond de l'âme. Le corps encore ensanglanté, je pleure.
Un corps déchiré, en lambeaux. Je ne suis que ça. Plus qu'une écorchure, plus qu'une entaille.

Les malaises qui recommencent. Le corps qui refusent d'obéir. La poupée qui dit non. Comme pour exprimer tout ce qui reste emprisonné intérieurement. Les troubles, les douleurs. De ceux qu'on laisse sans mots.
Embullée. Repliée. Recroquevillée. Apeurée. Face à la vie. Je m'enfuis. Parce que si loin. Si loin d'ici. De ce qui gratte tant. Des fées noires et des démons rouges. Je sais qu'Andrea sera avec moi. Et que j'aurais chaud.
Infine.

[I Don't Know What I Can Save You From] ils chantent. Moi, je vois très bien pourtant.
De moi-même. Juste ça. Et pourtant. C'est bien ce qui est le plus menaçant.

De Speed Dial n°1, il n'y en avait pas. Je ne savais pas. Peut être que 911/999/112, ça serait bien mieux…
J'ai besoin de disparaître. Laissez moi disparaître. Laissez moi oublier. Laissez moi m'envoler. Per sempre.

Dans le froid, dans la pénombre, je suis la petite fille aux allumettes. The Little Match Girl, he said.

*premier décembre*
[Day/Off] downtown Paris. Je vais beaucoup en profiter. La journée qui manquait à ma vie ces temps-ci.
Lecture de Tess dans les fauteuils de Starbucks, avec un chaud-cappuccino, shopping à Gap, photo glam' avec lovely-Anne, déjeuner léger chez Cojean, et puis, se détendre, surtout. No stress-be cool-so lounge.

*minute fille*
Les filles qui lisent ici. Allez donc faire un tour chez Zara Girls (enfants hein), ils vendent 3 manteaux trop beau. Un rouge tout doux, un noir et un marron très sympa comme coupe. Taille maxi 11-13 ans.

Respirato da Mélisande at 03:29 PM | Comments (2)
26
Thursday
October 2006
Shivers & Whispers. [se noyer]

sky-fall_1.jpg
[Sunset @ Paris - Sat-21/Oct]

Ancora? "Shivers & Whispers. [se noyer]"
Respirato da Mélisande at 05:01 PM | Comments (8)
5
Tuesday
September 2006
No way back.

anxyotruc.jpg

Respirato da Mélisande at 02:21 PM | Comments (5)
12
Friday
May 2006
The worst is yet to come. [Les fées noires]

Cherry Blossom Flowers

Les fleurs du cerisier japonais enchantent et illuminent le printemps.
Ces jolies pétales, douces, colorées roses et si légères, flottant au vent.
C'est l'odeur, [et] l'âme du printemps, qui nous offrent des sourires de vies.
Ces Fleurs de Saisons.

Y'a cette gamine, assise en pleurs, qui chagrinent, de trop grands malheurs. Juste ça.
Elle vacille. Si fragile. Face à la vie. Tellement immense. Qu'elle a peur de s'y perdre. Elle tremble.
Je suis cette fillette là. Trop triste. Trop cassée. Trop écrabouillée. Trop ailleurs. Trop d'ailleurs.

[Elle n'était pas d'ici]. Parce qu'elle se sent. Si étrangère. Si incomprise. Si mal.
Qu'elle préfèrerait mourir. Pour arrêter de pleurer. Pour empêcher son corps d'être mutilée.
Pour empêcher le sang de couler. Parce que le sang sur le blanc, c'est trop salissant.
Tâcher la pureté de la vie. Avec ces écorchures [de ses fées] noires. Qui explosent en filet de rouge.

La vie est d'interruptions et de complications. Il a dit. Et les obstacles. Aussi. Il faudrait ajouter.
Il faut parfois se perdre dans les ténèbres. Pour pouvoir peut être se retrouver. Et savoir qui l'on est.

Ancora? "The worst is yet to come. [Les fées noires]"
Respirato da Mélisande at 10:34 PM | Comments (15)
20
Thursday
April 2006
I woke up feeling sadly this morning.

Et. J'ai pleuré. Tellement. Que toutes les bougies sont allumées.
Et. J'ai pleuré. Tellement. Que toute la pièce en est illuminée.
Comme baignée. De cette lumière. Extraordinaire.

Et trembler.
Respirer. Avant de. Sombrer.
Souffler. Avant de. Se noyer.

Se fermer. S'enfermer.
Pour s'enflammer. Pour s'envoler.

[Et cette intensité]

Se consumer. Comme les petites flammes dansantes.
Se consumer. Petit à petit. A pas de souris. Sans sourires.
Se consumer. De tristesse. De douleur. De désespoir.

[I won't be idle in despair]

Et s'éteindre.
Soufflons. Sur la lumière. Soufflons. Sur l'univers.
Soufflons. Sur la bougie. Soufflons. Sur la vie.

[Needing cuddles, hugs, kisses. Love, infine]

Respirato da Mélisande at 06:53 PM
12
Wednesday
April 2006
Already dead.

J'en viens à réfléchir à ça. Quand plus rien n'a tourné rond, que j'ai commencé à perdre pied. Avant.
Je cherchais à m'évader, à partir, loin, et j'inventais. J'avais un autre monde, une autre vie. Ailleurs.
Dans ma tête. Ca m'a bouffé de l'intérieur, mais c'était mon oxygène. Et puis après, ça a déraillé.
Comme si j'étais un TGV lancée à pleine vitesse contre un mur. Y'a des filets de rouges, qui coulent.
Puis après, il a fallu trouver les freins, et retrouver la ligne a peu près droite. C'était en 2002.
Depuis. Ou entre-temps. (J'ai perdu tout repère du temps). Il y'a eu Andrea. Ma canaille.
La seule personne qui puisse me permettre de me sentir bien mieux en ce moment.

Là, y'a une tempête qui se prépare avec et à cause de Sehdreek, alors qu'on en est encore à quelques jours des vacances et donc de mon retour à la maison. La queue de la tempête, *c'est ça, ces mots-là*.

L'issue de la tempête est une évidence. Il serait illusoire de croire que, parmi les deux bateaux, aucun ne fera naufrage. L'un des deux n'en sortira pas indemne. Il coulera. Son skipper se noiera, avec.

Les dés sont jetés. Ils sont en train de rouler, encore. Mais je sais déjà qui se noiera.
Ce sera toi ? Ce sera moi ? Au bout de trois. Un. Deux. Trois.

Respirato da Mélisande at 07:36 AM | Comments (6)
8
Saturday
April 2006
She really does try.

She really does try. (1)

[21-Dec 2005]
Si, j'essaye vraiment.
J'y crois. Je fait ce qu'il faut pour. Vraiment.

Je suis comme Charlotte.
Je me sens comme Charlotte.
Sauf que moi.
Je n'ai pas de Carrie à coté de moi.
Pour me tenir la main.
Pour prendre ma défense.
Pour dire : "Si, elle essaie vraiment".
Pour croire en moi. Par-dessus tout.

Si. J'ai vraiment essayé.
Si. J'essaye toujours.
Si. Vraiment.

Sinon, je ne serais pas en train d'écrire ici…

[On m'accuse. Pour Tours.
Encore et toujours.]




[...]

She really does try. (2)

[22-Mars 2006]
Je sors de chez Jacklyn et ce n'est pas brillant.
En lui tendant son chèque de 40 EUR,
elle m'a frappé d'un :
"Ah, j'ai été dure aujourd'hui".
Effectivement.
Je n'ai pratiquement rien dit, et j'ai beaucoup pleuré.
Elle a beaucoup parlé elle. Io sono, "Trop parisienne".
Entre autres. Et d'autres choses. More violent.

J'sais pas comment expliquer tout ça.
C'est complètement illogique, irrationnel. Mais c'est moi.
Ma vie ne tient qu'à un simple plan de métro.
Si j'ai un plan de métro, que je sois à Paris, à Chicago, ça ira.
Je pourrais faire beaucoup. Presque tout. Je suis capable.
Si j'ai un plan de métro. Ca parait invraisemblable.
Mais pourtant. Mon équilibre est là.
Mon équilibre se résume à un plan de métro. Juste ça.

Après, le reste viendra. Il le faut.

Suis-je tellement fermée comme une huitre que,
les relations avec les autres en sont si compliquées ?

J'essaye vraiment, encore, et toujours, j'essaye vraiment.
Mais personne ne le voit.


Respirato da Mélisande at 05:27 PM | Comments (11)
19
Sunday
March 2006
Wondering why she cries sometimes.

Tu sais, parfois j'évite de répondre quand tu me poses ce genre de questions.
Je sais. Tu veux juste comprendre. (Peut être) tu voudrais m'aider. Je sais.

Ancora? "Wondering why she cries sometimes."
Respirato da Mélisande at 10:24 AM | Comments (11)
11
Saturday
March 2006
Es ist für Mélisande.

°°°Soundtrack : Air - Playground love°°°

En voiture, le jour. Temps gris. Je regarde Lost in Translation. Les lumières de Tokyo, la ville, la vie.
Et je ne regrette plus. De rentrer à Tours. Parce que même si c'est pas rose, au moins, c'est pas rouge sang.

Et pourtant.

Je le sais. Plus que quelques semaines, quelques jours, quelques heures. Avant qu'ils ne se rendent compte.
Que le nombre de pilules diminuent. Que le nombre de trous augmentent. Sur ma plaquette °anxyotrucs°.
Après, ça se finira comme ça. Je les supplierais, en pleurs, de me donner juste un °anxyotruc°, juste un seul.

Après, je le regarderais, et je lui dirais : "T'es pas mon père, t'es mon dealer".

Respirato da Mélisande at 12:11 PM | Comments (19)
27
Monday
February 2006
Des gouttes d'air.

°°°Soundtrack : Lisa Ekdhal - Daybreak°°°

Parce que mon nom serait Valentino, et que mon mari de 31 ans s'appelle Jacques, je souris. Juste un peu.
Juste de quoi montrer mes quenottes, qu'elles se reflètent sur la vitre en face. Guardo all'invierno. Mais.

De l'envie de *rouge-rouge* le jour où, avec les collants qui font que.
Il m'a dit : "Comme un ange". Alors je repense à "Mon ange". En noir.
Un ange, qui a fait du ciel sa demeure. Perchée dans les arbres, ma cabane.

Ancora? "Des gouttes d'air."
Respirato da Mélisande at 07:11 AM | Comments (4)
23
Thursday
February 2006
Echec et Mat.

Petite, je me souviens. J'ai passé des heures à les regarder jouer. Tout les deux. Face à face.
Je les ais envier. Forcément. Les échecs. Mais pour une fois, les échecs, ce n'était pas mauvais.
C'était même plutôt joli. De voir ces pièces en bois. Et toutes ces tactiques, calculs, coups (bas).
Et parvenir à gagner de l'avance, de mettre l'autre en difficulté, d'avancer, de reculer.
La vie, je vois ça un peu comme ça aussi. Plus tard, mon frère a voulu m'apprendre.
Il m'a expliqué. Ici, c'est droit, ici, c'est en L, ici, en diagonale, et là, que c'était une tour, et un fou.
Et on essayait. A chaque fois. Très vite, très vite. Je me retrouvais en "position de fragilité".
J'étai en danger, en grand danger. Et. C'était Echec et Mat. C'est fini. J'ai perdu la partie.
Comme ma vie. C'est juste ça. Echec et Mat. Ca se finit toujours comme ça.
Les échecs consécutifs. Et toujours à la fin. (Les mots résonnent). Echec et Mat.

Respirato da Mélisande at 07:59 AM | Comments (7)
5
Sunday
February 2006
1.30pm

°°°Soundtrack : The Beatles - Get back°°°

Et puis. Il y'a avait cette fille, cette gamine. Là, tout derrière, tout au fond.
Toute seule, les bras croisés sur son manteau, le visage fermé.
A la fois différente, détaché, indifférente, mais tellement présente.
Les yeux si foncés. Personne ne lui parler, elle se déplace d'ailleurs.
Personne ne se rendrait compte de sa disparition.

I was there. I was her.

Respirato da Mélisande at 10:03 PM
1
Wednesday
February 2006
Le tourbillon de la vie.

Alegría, come un assolto di gioia. C'est ça que je voudrais dire, un giorno. Légère, comme un sursaut de joie. Spontanée, gracieuse, bulleuse, pétillante, éphémère, comme une douce chrysalide. Mais.

Comme l'orchidée que m'a offerte mon père, dans les deux derniers jours en 2- de décembre.
J'ai du me faner, j'ai vu mes pétales flétrir, j'ai vu mes couleurs s'assombrir, je me suis repliée sur moi-même. Je me suis fanée. Je me suis passée. Avec le temps qui passe. J'ai perdu mon éclat, ma vitalité.
Et. Mon oxygène. Je me sens comme si j'avais presque arrêter de respirer. Juste l'air pour survivre.

De ces années passées, j'ai appris. Un peu. Beaucoup. A la folie. Oui. Enormément.
A souffrir. A avoir mal. A rager, beaucoup. A pleurer. A ne pas me défendre. A me taire.
A me cacher. A essayer d'oublier. A me défendre. A crier. A tout donner. A tout garder.
A avoir ces choses qu'on sent mais qui sont invisibles, mais dont on sait juste qu'elles existent.
A avoir des trucs qui grattent fort fort au cœur. A avoir des choses à cacher, à faire disparaître.
A avoir ces boules au fond de la gorge, ces mains qui se crispent, ces coupures, partout.

Depuis que je me souviens, je ne connais que la tempête. C'est tout ce dont je me souviens.
Toujours être en plein tempête, perdu au milieu de l'océan, au milieu des flots déchainés.
Je ne me souviens pas avoir vu les vagues s'apaiser quelques heures. Ou plutôt si. Une fois.
Mon coeur s'illuminait, y'a presqu'un an. (…). Mais ça n'a pas duré. Ca ne pouvait pas. Impossible.
Depuis, je me perds dans cette grande tempête qu'est ma vie. Ma barque a du mal à résister, face aux murs d'eau, aux lames immenses de cet océan. Je prends l'eau, je me mouille, mais j'essaye de m'accrocher. Juste l'impression que je ne vais plus tenir très longtemps, sans accroches, sur ces vagues, sans phare, parce que même la balise Argos que j'ai sur le cœur, depuis si longtemps, au bout d'un moment, elle se décroche toute seule, comme les baleines qu'on a laissé partir dans l'océan.

Je voudrais pouvoir être dans la vie, comme un dans une toile de Turner, avec ses ciels magnifiques.
Le visage qui rayonnent autant que l'incroyable soleil dans ses toiles fantastiques.

C'est ça que je veux, credo. Compter pour quelqu'un, exister, être tout pour quelqu'un, que quelqu'un n'envisage pas sa vie sans moi. Voir une main qui se tend, et quelqu'un à suivre. Juste ça.
Rentrer à deux dans un pull, comme on est à deux dans une vie. Un peu comme ça. Et aussi.
Pour trouver et goûter. Aux petites bulles pétillantes qui font °pfizz-pfizz° dans le cœur.
Que le temps ait une saveur d'éternité. Qu'il semble, qu'il soit aussi infini que l'immensité.

Ma, io sono perso. Dans le tourbillon de la vie.

Ancora? "Le tourbillon de la vie."
Respirato da Mélisande at 08:20 AM | Comments (6)
28
Saturday
January 2006
What else is waiting ?

[Vendredi 13-Jan]
Jacklyn. "Vous avez du mal à trouver votre place, que ce soit chez vous, à Tours, avec votre frère, dans cette maison qui appartient à vos parents, dans vos études, vos choix". Je suis perdu. Complètement.

Et aujourd'hui. Mon père refuse de me parler.

Respirato da Mélisande at 12:19 PM | Comments (6)
21
Saturday
January 2006
Build you. Choose life.

[Dimanche 8-Jan | Lundi 9-Jan]
Pendant des heures, j'ai continué à avoir mal.
Pendant des heures, j'ai continué à souffrir.

Je lui en ai parlé, à Elle, pendant des heures aussi.
C'était beaucoup de nos conversations quand elle était là.
Oui. Elle a trouvé le chemin, elle a suivi les rails, ses rails.
Jusqu'à cette ville que je déteste tant cordialement.

Et. Il y'a ce que je ne lui ai pas dit.
Par solitude peut être. Mais aussi.
Parce que. (Par pudeur peut être).
Et. Parce que. Je ne voulais pas.
La déranger avec ça. Avec tout ça.
(…)

Parce que j'avais si mal.
Parce que je souffrait si fort.
Au cœur. Nel cuore. Deep in my heart.
Et. Parce que je n'avais pas les mots.
Les mots me manquaient. Vide. Creux.

La nuit venue. (Ou plutôt). Les nuits venus.
Je me posais la question. Après son email de mardi.

Je me suis demandé. Entre autres. Ce qu'il se passerait.
Sans ça. Sans ici.
Si j'existerais encore un tout petit peu.
Après être partie sans laisser d'adresse.
Comme une voleuse. Une Melle Arsène L.

Je me suis demandé. Et. J'ai presque trouvé.
La réponse. Celle que je cherchais.
(Du moins l'une des réponses).

Ici. C'est bien trop facile.
Mais au moins. J'ai une infime sensation. Celle de.
(Un peu). Exister. Etre vivante. Vivre.

*Ca*, tout seul, ce n'est pas pour tout de suite.
Je continue juste ma dualité individuelle.

Mais. Un jour. "Someday we [i] will foresee obstacles".
Là. Je me retournerais à ma plume et à mon encrier.
Je raccrocherais mon clavier, et mon oneNote.
Et je commencerais. Ce nouveau carnet ensoleillée.
Celui qui vient de *son* cœur de bisounours parfum mangue/pêche.

Respirato da Mélisande at 07:21 PM
17
Tuesday
January 2006
Que fait la vie ?

[Dimanche 8/Lundi 9]
Une nuit passée à sangloter. Une nuit passée à pleurer. Les larmes ont tant coulés.

"Non è posibile. Ha dimenticatto tutto. Non lo posso credere. Non è posibile."
Se dire ça. Sans discontinuer. Comme si le répéter. Encore et encore. Pouvait tout changer.

Dur est de constater. Que l'on a personne vers qui. Se tourner. Se confier.
Juste pour une présence. Juste pour quelques secondes de chaleur humaine.
Juste ça. (Et pourtant).
Se rendre compte que l'on est bien seule. Seule dans la souffrance et la douleur.

Il aura suffit d'une seule phrase. Quelques mots. Et j'ai sombré. Pour mieux me noyer.
Jamais je n'aurais pensé qu'il fut possible d'oublier ça.
Et pourtant. Si.

Jusqu'au bout, j'aurais souffert. Jusqu'au bout, j'aurais eu mal. Jusqu'au bout.

Pourtant. Je ne peux m'en empêcher.
Toujours. Cet espoir. Cette lueur, aussi brillante qu'une étoile. Au fond de moi.
Toujours. Cette noirceur. Cette tristesse, aussi infinie que l'immensité. Au fond de moi.

Et je pleure. Le soir. Sous une douche glaciale, les larmes coulent.
L'extrême froideur de l'eau (qui) s'efface sous le poids de la douleurs, de la tristesse, et du vide.
Puis les sanglotements se mélangent avec les grelottements chaque seconde de la nuit.

Ca ne s'arrêtera donc jamais ?
Faut il fermer les yeux à tout jamais pour que cela cesse ?

Respirato da Mélisande at 08:06 AM | Comments (10)
29
Thursday
December 2005
De l'escalade de la violence.

Il s'est passé beaucoup de choses, depuis le 24 décembre. Je veux dire, avec mon frère.
Ou plutôt, à cause de mon frère. Enfin peut être des deux finalement.

La première semaine, avant la Natale, mon père avait senti que bientôt, ça allait exploser.
Il ne s'était pas trompé.

Ca fait plus de 7 jours qu'on marche sur des œufs, et que même on les casses les œufs.

Internet. Si je n'avais plus le net, c'est parce que mon frère m'a coupé mon accès WiFi.
Uniquement pour me nuire. En espérant que je finisse par déguerpir à Tours.
A la maison, vu qu'il y vit en permanence, il paye l'ADSL, et le modem est à lui.
Et puis en plus, c'est lui qui s'occupe de tout ça, qui mets des firewalls, des proxys.
(Faut pas oublier que son travail, c'est d'être un Mr Cisco qui fait des réseaux.)

Disons qu'après le départ de mon père, je n'ai pas quitté ma chambre.
Uniquement pour manger, quand ce n'était pas écourté… Ou pour la salle de bains.
Quatre murs jaunes, une fenêtre, un Attila *offline*, de la chaleur, et Leopardi.

Y'a eu d'abord le 24 et le 25, avec beaucoup de cris dans la cuisine, la salle de bain, et le couloir.
Là, les larmes ont continuées de couler. Puis le 26. Horrible. Pas de net. Un repas du soir horrible.
L'arrivée de sa copine n'a rien changé… Il était affreux ce lundi soir là. Et le mardi, pareil.

*Lundi/Mardi* - *Mercredi* - *Jeudi*

Quand je m'ennuie, j'écris.
Quand je peste, j'écris.
Quand rien ne va, j'écris.

Respirato da Mélisande at 07:33 PM
25
Sunday
December 2005
Non.

Et maintenant.
Maintenant que je suis bien en train de pleurer.
Que mon père a pris la route pour Tours (jusqu'à mercredi soir).
C'est un "j'te coupe l'accès au net" imminent qui pèse sur moi.
J'en peux plus.

Respirato da Mélisande at 09:06 PM | Comments (5)
18
Sunday
December 2005
Chapter 11.

"Oui, avant, tu pleurais presque, tu disais tout le temps Papa je te vois jamais…
Alors là, j'ai dit, Versailles, c'est fini."

It's all my fault. I caused my ruin.
Bankrupt.

Respirato da Mélisande at 01:17 PM | Comments (4)
13
Tuesday
December 2005
.Andrea. : quattro.

-(lui) Tu t'es battu avec qui cette nuit dans ton lit ?
-(io) Avec Andrea. Il arrêtait pas de m'embêter. Toute seule je crois…

Même en pleine nuit, je me retrouve à me battre avec lui.
Y'a 6 jours, je me disais qu'il faudrait absolument aller en Islande pour l'oublier.
Parce qu'avec lui. Non, non è posibile.

Respirato da Mélisande at 07:35 PM
12
Monday
December 2005
Life is waiting.

L'an passé, j'ai du, voulu, appris à faire pas mal de choses.
J'ai pris sur moi pour grimper dans ce TGV seule en première (et c'est effrayant, très). J'ai pris sur moi pour aller à la FIAC seule. J'ai pris sur moi pour aller rencontrer un garçon dont je n'avais jamais entendu la voix dans mon natel. J'ai pris sur moi pour continuer à le faire. J'ai pris sur moi dans le metro/RER. J'ai pris sur moi pour aller manger seule dans un restaurant. J'ai pris sur moi pour envoyer un sms à une tite puce.
(Et j'en oublie pas mal). J'ai pris sur moi. Beaucoup. A Paris surtout. Et à Tours, un peu quand même.

Pour beaucoup, ce que j'ai fait peut paraître insignifiant, mais pour moi, c'est énorme.
Voilà. Pour l'espèce de chose ébréchée de partout que je suis, c'est beaucoup.
C'est l'impression d'avoir gravi des montagnes aussi hautes qu'en Asie.

Alors ca me fait mal. De devoir tout recommencer. Parce que j'ai mal au genou. Et puis au cœur aussi.
Là, je me demande encore comment je fais pour pouvoir supporter sans °anxyotrucs° l'uni, et tout le reste.
Ca doit faire près de 3 mois. (Dernier °anxyotruc°, le 4 septembre à l'hôpital dans le Jura.) Et j'ai peur.

J'ai peur, parce qu'il y'a quelques jours, mon genou s'est remis à trembler, que je ne fais que pleurer dès que je peux être seule et "en sécurité" depuis septembre, que je dors de plus en plus mal. Revenir à Paris, ca me fait trop peur, et même si je ne supporte plus Tours, et tout ce qu'il y'a, je ne sais pas si j'en suis capable. Parce que seule, non, je ne crois pas que j'y arriverais. Valli était là, l'an passé, à éponger mes larmes, à serrer ma main quand ca n'allait pas, à me soutenir pour ne pas que je tombe dans les escaliers en allant respirer, pleurer, souffler, dehors ou à l'infirmerie. Et là, elle n'est pas. Elle pleure sa solitude à Lille. Anch'io.

J'écris des choses dans mon agenda comme "Fra: Venir en cours. Bordel de merde !!!", et je pense à la jolie frimousse aux boucles rousses, qui se mettrait à glousser et à rire, là, assise à ma gauche, et qui me dirait, "Ahaha, Méliz, ça, c'est de la motiv'… Bon, tu m'as rapporté de la lecture j'espère ?", avec un grand sourire.

Si j'ai plus personne pour parler un peu italien avec moi, ca n'ira pas.
Ca tenait à si peu, mon fil. A Elle, puis à Valli, et à Andrea aussi.
Oggi, ce n'est que moi. Primo io.

Ma kiné me demandait pourquoi je n'allais pas autant au cinéma, étant donné que j'allais au lycée à Tours.
Parce que je ne connais personne. Tout simplement. Les gens qui pourraient ne sont pas là.
Paris, Lille, Vinton, Montréal, Perpignan. 5 villes qui sont mes points de repères.
Et puis là-bas, NYC, Chicago, Washington DC et Memphis.
Là, c'est mes rêves, ma folie, mon espoir, ma passion.
Ma vie. Et peut être même mon cœur, un jour…

Alora. J'attends, comme Victor. Life is waiting.

Respirato da Mélisande at 12:44 PM | Comments (4)
6
Tuesday
December 2005
.Andrea. : tre.

°°°Soundtrack : Ariane Moffatt - Poussière d'ange°°°

La porte claque. Je pleure. Seulement il n'est plus là. Je sors, je cours, je le poursuit.
Je crie. Il ne m'entends pas. Je voudrais l'attraper, mais je n'y arrive pas. Il est trop loin.
Il marche beaucoup plus vite. Plus vite que moi. Pour une fois. A l'aéroport. Je cours. Encore.
Je l'atteins presque. Je trébuche. Je tombe. On me bouscule. Je me relève. Il est déjà trop loin.
Il est dans le tunnel. Sur le travelator. Je crie. Andrea, ne me laisse pas. Et il s'en va. Malgré tout.

Ca n'a beau être qu'un cauchemar, et Andrea a beau être ce qu'il est. Malgré tout.
S'il s'en va. Maintenant. Je ne suis plus rien. Tout s'écroule autour de moi.
Ca n'ira pas. Peut être même jamais. Plus jamais.
Il est le seul qui ne m'a jamais oublié…

Respirato da Mélisande at 08:26 AM | Comments (8)
20
Sunday
November 2005
Forza ed energia.

Parce que non, je n'ai pas la force de lutter. Pas toute seule.
Je me montre assez forte comme ça quand je dois aller étudier à l'uni, ou encore face à mes parents, et à mon frère, et aux autres, alors si en plus je dois être forte ailleurs, non.
Non, vraiment, je ne peux pas. C'est tout simplement beaucoup trop dur pour moi.
Je n'ai pas assez d'énergie. Pas pour ça du moins.
Je peux me battre pour beaucoup, mais contre moi-même, je n'ai pas assez de force.
Je ne peux pas seule. C'est impossible.

Respirato da Mélisande at 08:25 PM
24
Monday
October 2005
Fragile #1

°°°Soundtrack : Sting - Fragile°°°

Tomorow's rain...

Today is the english entry's day.

Ancora? "Fragile #1"
Respirato da Mélisande at 10:46 PM
12
Wednesday
October 2005
Niente.

°°°Soundtrack : Stina Nordenstam - And she closed her eyes.°°°

Je sais pas, ca doit être l'automne qui fait ça. Cette période de fatigue, de déprime, de… de *niente*.
C'est ça, un moment de *niente*, più niente.

C'était ce que je me disais. Et avec les musiques mêmes. Je sais quelle musique, pour quelle saison.
Les 4 (saisons), mais pas de V(ivaldi). Alora. Le stagioni (nella) città. Come Marcolvaldo.
Questo libro. Je l'ai offert à quelqu'un de spécial. Edition française. Forcément.
Maintenant. Je le veux en italien. Parce que un texte n'est vraiment pure que dans sa langue originale.
Puis l'italien pour moi, c'est si spécial. Et pas que pour Paolo (if only) mais pour d'autres più belle ragione.

Ancora? "Niente."
Respirato da Mélisande at 01:22 PM | Comments (4)
9
Sunday
October 2005
Dice tutto al tuo papa Stefano.

Parfois, quand j'suis pas bien, j'appelle Fratellono Stefano dans le natel. Raconte tout à Papa Stefano qu'il me dit. Nan, nan, Fratellono Stefano je dis. Si si, Papa Stefano. Bon d'accord. Et entre deux engueulades coups de pieds au cul (qu'il est charmant) pour la sorellina que je suis, il me sort de drôles de choses-sourires.

-(io) Oh, boh, je suis en train de pleurer dans la rue… pfff, chui nulleuh…
-(lui) Et puis d'abord, les grandes filles, ça ne pleurent pas. Ou plutôt si, dans la rue, c'est génial. Y'a un mec, là, qui va venir te voir en se disant "Oh, celle là, elle s'est fait larguée par son mec, la place à libre, j'vais aller la consoler". Il arrive, il te tends un mouchoir, tu le regardes, et il t'embrasse fougueusement.
-(io) C'est une technique de drague d'enfer alors.
-(lui) En tout cas, ca marche mieux que de se mettre à poil sur le net louloutte.
-(io) C'est pour moi que tu dis ça ?

Si seulement tout pouvait…

-(lui) *silence* Je parlais pour moi là en fait.

Respirato da Mélisande at 10:32 PM
22
Thursday
September 2005
Comme la vache.

Moi, je vis ça comme ça. Pas très bien.
Au risque de. J'vais sortir un truc aussi gros que ça : "Je me sens incomprise".

Je culpabilise.
Parce que je fait Arts-Plastiques, sans objectifs.
Parce que je ne veux pas faire Commerce *LEA* International.
Parce que je ne sais pas quoi faire d'autre.
Parce que je ne sais pas dessiner.

Ils me reprochent les deux premiers.
C'est facile de me dire : "Quelque soit ce que tu feras, ca ne compte pas.
C'est pas les diplômes qui comptent. T'as le bac, c'est déjà ça.
Puis la fac, c'est de la culture général."

Même pas en rêve que je pense. Parce que si c'est comme ça :
Alors à quoi ca sert le bac ? Pourquoi y'a autant d'étudiants ?
Pourquoi je me serais pris la tête depuis toute petite.
Pourquoi j'ai tenu, pourquoi je me suis battu jusque là ?

Et là, aussi. Je m'en veux. Je remue le passé.
Je me dit que si je n'avais pas été aussi butée à l'époque, à refuser tout ce qu'il y avait à Tours.
Je me dit que j'aurais du accepter la place qu'on m'offrait, en Arts-Appliqués.

Ils ont de l'optimisme. Tu t'y feras, il me dit.

Ben, non. C'est facile à dire. Mais non. Je ne m'y ferais pas.
Y'a presque pas de cours d'anglais. Moi, j'étais d'accord pour faire de l'anglais.
Eventuellement de l'espagnol, mais surement pas du Droit-Gestion-Eco-Marketing.
Personne ne m'avait prévenu. C'est là le problème. Le gros problème.
Finalement, je me dis que j'aurais du écouter mon ancienne prof d'histoire géo. Elle ne savait peut être pas que la Suisse était dans l'ONU. Mais elle avait raison sur un point, lorsqu'un jour elle m'a dit : "Ne va pas en LEA, surtout pas en LEA". Today, je m'en mords les doigts.

"On doit bien pouvoir te trouver quelque chose comme filière, quelque qui te conviennent bien".

Ben, oui, moi, j'ai trouvé. C'est de l'autre coté de l'Atlantique. Ca te couterais au minimum 20.000 USD/an, et là, j'aurais un diplôme d'art comme je veux, et je parlerais trop bien anglais en 4 ans à Memphis, ou 3 ans à NYC.
Quand je serais là-bas, que tu m'appelleras, je pourrais te dire au début : "Vous me manquez, c'est pas facile, j'ai eu du mal à trouver ma salle et à suivre ce cours de digital Imaging, mais je suis contente d'être là".
Puis quelques mois après, je lui dirais "Papa, j'ai passé une bonne journée, je me sens bien là-bas, je vais bien, vraiment, et ca faisait longtemps".

Et là. J'ai du mal à me dire qu'il faudrait que je fasses quelque chose qui ne plaisent pas, en sachant pertinemment que dans un an, ils n'auront toujours pas changé d'idée pour les Etats-Unis.
Oui, ca me motive pas des masses de préparer mon TOEFL sachant que si je le faisais, c'était uniquement pour être admise là-bas.

J'ai pas de chance me dit Camille. I'm a poor lonesome (cow)girl, on aurait dit, cet été.

Les larmes vont être noyés sous des verres de rinquinquin à la santé du Borgo, ca va pas un faire un pli.

Respirato da Mélisande at 06:03 PM
It wasn't expected.

J'ai passé ma nuit à pleurer, avec une °phase Grèce° en couvage.
Avec Andrea, qui "E gnia gnia gnia, *hai pianto, hai tremato, hai afflito* …" toute la nuit.
J'ai fini par m'endormir d'épuisement comme à chaque fois. Mais avec ce pressentiment.
Au réveil. En quasi-limite °phase Grèce°. Il suffit de se lever, le matin, après avoir pleuré pas mal.
On a finit par s'endormir. D'épuisement. Et. On se réveille, et tout resurgit. D'un coup. Comme ça.
Sans qu'on puisse rien n'y changer. Ecco. Tout recommence.
Je me calme. Je prends sur moi. Je ne pleurerais pas ce matin, et même pas du tout.
Puis je ne me perdrais pas, je sais ou c'est. Et puis si ca se trouve, ca va être pile ce qu'il me faut.
J'ai vraiment essayé, contrairement à ce que mes parents pensent.
Je m'attendais à tout, sauf à ça. "L'objectif : commerce International. Si ce n'est pas ce que vous voulez, changer de filière". I didn't expect that. Tout sauf ça. Personne m'avait prévenu. Mais pas du tout.

Alors oui, je pleure. Encore. En sortant de l'Uni. Au téléphone. En marchant. A l'appart. Sempre.

Je me suis complètement planté. Ca ne va pas du tout. C'est même pas du *Sans plus*.
Et on dirait que personne, à l'appart, ne semble s'en rendre compte. C'est aussi le problème.
Alors je pleure. Je n'ai plus que ça de toutes façons.

Qu'est ce que je vais faire. Je ne sais pas.

J'attends la réponse du Cned/Sorbonne. Si c'est bon, ils m'envoient les cours, et je dois bosser par moi-même. Mais ca va relever de l'exploit, parce que l'Arts-Plastiques par la poste, on m'en a parlé, et c'est dur et compliqué. J'aurais de la "Pratique bi dimensionnelle" (entre autres), c'est-à-dire du dessin, et je n'ai jamais appris à dessiner. Normalement, ce genre de cours, ca se fait avec un prof, en workshop, qui explique. Et là, non. Le prof ne va pas sortir de l'enveloppe et se déplier. Donc, si je suis admise, si j'ai mes deux semestres, là, j'aurais peut être la chance de continuer l'année suivante par correspondance, et c'est même pas sûr.

C'est beaucoup de si. Beaucoup trop. Beaucoup trop de si dans l'équation.

La chose que m'a dit mon grand frère ce matin, dans le natel, quand je lui ai dit que je m'étais trompée, c'était juste "Ah merdeuh". C'est exactement ça.

Je fais un pas en avant. Tout s'effondre sous moi.

Respirato da Mélisande at 12:09 AM
15
Thursday
September 2005
*5 hours spent in an hospital*

Did you ever heard about the city of Champagnole, Jura ?

Even if you are a train modelist, i don't think so.
Since Wednesday 7, I wouldn't have paid attention to this small town we had to cross in order to grab the highway A39. But now, it's different.

In Champagnole, you could find a famous train station, for the train modelist, but you could also find a small and welcome, warm & cosy hospital.

Ancora? "*5 hours spent in an hospital*"
Respirato da Mélisande at 10:05 AM
11
Thursday
August 2005
She says, she chokes...

°°°Soundtrack : Orbital - [my °Orbital°] - Halcyon + On + On°°°

Sempre, da vacanzza, et plus, /07 et /08 ont toujours été des mois plus difficiles que les autres.
Vacation days. C'est vrai. Toujours seule, loin de tout. Personne à qui parler. Rester enfermée.

Quand je suis @home, je ne sors pas. Je ne peux pas vraiment.
Et le(ur)s reproches, et mon père loin, tout, ça n'arrange rien.
J'aime pas. Les mots viennent difficilement…

J'aimerais trouver la chose, la personne, le moment, qui fait passer les mois qui ne passent pas.
C'est comme dans le cours d'histoire de cette année. Le titre m'avait frapper.
Un passé qui ne passe pas. C'est exactement ça. Mon passé…

Il mio passato… j'ai beau le brûler… Ma è sempre là…

Ne rien faire, la proximité trop proche (la promiscuité ? Isn't it ?), l'isolement, la solitude…
Ca me fait trop penser. Au passé, celui qui ne passe pas justement. Le mien. Pas celui du cours.
Y faire face… Tout ça j'ai beaucoup de mal…

Je n'aime pas l'été. Je n'aime pas devoir me battre face au deux autres.
Je n'aime pas devoir arrêter de prendre mes °anxyotrucs° au moment où j'en ressens le besoin.
Mais si je le fais pas maintenant, je n'en aurais pas assez pour l'université…

Mardi soir, j'ai vu une souris sur ma terrasse. Je l'ai observé un bon moment.
La souris, elle accumule, elle fait ses réserves… anch'io credo.

Andrea j'étouffe je dis. C'est vrai, j'étouffe.
A être enfermée. A être isolée. (Je pense *Beau Mot Plage* mais). A être une éponge.
A tout garder. Les sentiments, les mots, les "tout" qui grattent à l'intérieur.
Seulement, un jour, l'éponge, elle va être tellement pleine d'eau qu'elle va fuir.
Et il faudrait même l'essorer. Et là, ca va faire mal.

Comme on se disait avec Joyce quand … *Words*.

Respirato da Mélisande at 07:46 AM | Comments (3)
10
Wednesday
August 2005
Hors des boites de pellicules.

°°°Soundtrack : Ella Fitzgerald & Louis Armstrong - Autumn in NY°°°

J'crois même que la prochaine fois que je vais à Paris, il faudra que je me débarrasse du contenu de cette *boite de pellicule*. Ca va mieux. Ca vaut mieux. Comme brûler le passé. Il le faut.

Tiens, et si j'disait vendredi 12, là, qui vient.

Respirato da Mélisande at 06:40 AM | Comments (2)
10
Sunday
July 2005
Cloch'Trou

*Voilà pourquoi* je me suis retrouvée à Clocheville. (Et pas à Trousseau).
Là-bas, je n'ai pas eu le droit à des coups et blessures (quoique j'avais déjà des blessures...), mais plutôt à une sorte de chantage...

Si tu suis une thérapie, on te laisse sortir. Sinon, on te garde.
(Jusqu'à ce que tu craques).
J'aurais du montrer que c'était moi la plus forte.

Merci Borgo pour le lien.

Maintenant, quand je vais à Trousseau, c'est jamais pour moi. (Bon si une fois).
C'est pour la mia mamma. Toujours dans les vap...

Maintenant, quand je vais à Clocheville, c'est pour la nabeille, qui avait mal au poignet après un plaquage au rugby. Et moi, j'lui tiens compagnie dans les couloirs tout bleu, tout joli, tout doux. C'était l'an dernier, en septembre...

Respirato da Mélisande at 05:51 PM | Comments (0)
1
Wednesday
June 2005
Trop plein de - Manque de

°°°Soundtrack : Waiting for you°°°

Y'a ces moments où l'on se sent complètement hors de tout, complètement seule. C'est moments là, c'est maintenant. Et encore plus hier. Parce que On me reproche trop l'Ordinateur, mais en même temps, quand je vais voir à coté, je me sens bien seule. Je tourne la tête, à gauche, à droite, et y'a personne. Personne ne me dit de quoi on parle. On me réponds "Nan, autre chose" mais on m'explique pas c'est quoi le autre chose. Je montre que je suis intéresser, j'voudrais montrer que je ne suis pas que dans ma bulle, mais quand je vois ça… On me reproche d'être seule, mais on ne vient pas me voir. Et quand on vient, on me demande de l'aide. Pour des projets, des TP à faire, pour une recherche.. Et quand je viens, j'ai l'impression de déranger, d'être de trop. Alors forcément, je me sens mal. Et c'est pour ça que Andrea. Oui, Andrea, e gnia gnia gnia, mais il est là lui.

Et.

Y'a ces moments là, où vous vous mettez à pleurer. Très beaucoup. En plein milieu d'un cours de philosophie quasi désert. Que vous vous mordez les doigts jusqu'au sang pour ne pas crier et pleurer trop fort, mais ca finit par se voir, même du fond. Quelqu'un qui renifle, ca s'entends, comme quelqu'un qui se retient. A cause de ce *trop plein de tout/rien* et ce gros *manque de tout/rien*. A ce moment là, ca devient pire. Ca s'accentue quand y'a personne pour juste tendre un mouchoir, poser une main sur l'épaule et les cheveux, ou enlever d'un doigt les larmes qui coulent sur la joue, qui ruissellent au bord des paupières. Même Andrea, là, il n'y peut rien. Et on se rend compte que. L'on est plus seule que jamais.

Respirato da Mélisande at 02:56 PM | Comments (0)
27
Friday
May 2005
De personne. D'heure. De jour.

Et voilà.
*Ca recommence*.
On change juste de personne. Et d'heure. Et de jour.
Samedi, de 11h40 à 13h30. De Montparnasse, à la Porte de Bagnolet.
Le pire, c'est que c'est Marion, et que c'est une fille de ma classe que…

Ohlala. J'suis mal parti, credo.

Et. On attends trop de moi, je crois.

Respirato da Mélisande at 11:37 PM | Comments (0)
21
Saturday
May 2005
Io dico tutto.

°°Note écrite à l'encre le vendredi (forcément) 20 mai 2005°°

J'avais prévenu avant.
Je commence à en avoir marre de me censurer pour pas faire de mal autour.
Sauf que là, ça commence à me faire du mal à moi.
Alors à ce moment-là, c'est chacun pour soi.
J'en ai gros gros gros sur la patate.
J'ai dit tout au Borgo dans le natel un Venerdi matin. Et 2h après.
J'ai tout laché sur un carnet et un cahier à Valli, si bien qu'elle me lançait des regards impatients, en me disant : "Bon, ca y'est, t'as fini là, hein, t'as déjà gratté une demi-page, je m'ennuie moi...".

Ancora? "Io dico tutto."
Respirato da Mélisande at 10:04 PM
26
Tuesday
April 2005
(RE)build

"Bon y'a le mode d'emploi, mais est ce que y'a le mode de reconstruction ?"

Forcément, détruire c'est facile. (RE)construire, ça l'est moins.
Heureusement que j'ai une super colle

He doesn't make me cry…

Respirato da Mélisande at 12:58 PM | Comments (2)
19
Tuesday
April 2005
Apparences.

Et Andrea.
Et dans mes bulles.
Et j'imagine.
Et je suis loin.

Ca ressemble à du bonheur, même si ça n'en est strictement pas.
Je l'ai toujours très bien su. Même si.

Respirato da Mélisande at 01:18 PM
8
Friday
April 2005
Llorar

Ça faisait quelques jours que tout semblait à peu près bien aller.
Ce qui est énervant. Avec les bonnes et jolies choses. C'est qu'on s'y habitue vite.
Et du coup, quand elles s'en vont, ça fait mal. Ça fait pleurer (llorar) aussi.
Parce que rien ne reste jamais longtemps. Juste bien. Pas heureux, mais juste bien.

J'écris Llorar, parce que pour une fois qu'il y'a un mot d'espagnol que j'aime, et qui est joli.
En italien, c'est Gridare. Mais ça me fait penser à un chat. Cherchez pas, j'suis tordu.

Parfois, j'en viens à regretter le temps où je n'allais pas, où je n'étais pas.
Comme ça. J'étais habituée à avoir mal. J'étais habituée.
Et avec l'habitude, tout faisait moins mal.
Et j'en regrette le temps où le soulagement n'avait pas encore laissé place à la douleur.
*Avant*. C'était dur. Mais. Ça ne me faisait pas (autant) mal.

Alors forcément, quand on tombe du nuage, on se fait bien mal.
Sans s'abîmer, c'est bien dur.
Il me disait, il y'a très peu, que tout prenait des proportions énormes.

Il avait une gastro… - Il me dit oui à moi et lui dit non à elle… - Il ne me dit jamais les choses, se cache derrière tout… - Suivre les liens, c'est fatiguant, ça multiplie par 10…

Io sempre saporo il silenzio.
Et oui. Je suis en train de m'embuller. Il sort ses *ralantes* dans mon natel.
Seulement, je voudrais qu'il soit là, pour me coller la baffe que je mérite, puis qu'il me fasse un calin juste après… J'ai vraiment besoin de bras et de tenerezza en ce moment…

Respirato da Mélisande at 11:16 PM | Comments (0)
26
Saturday
March 2005
Cellularless girl - Short Version

J'suis une fille sans Natel depuis vendredi vers 3.45pm et ce, jusqu'à au moins mardi.
Au pire, je le récupère à la fin de l'année.

De toute façon, c'est bien connu, les élèves ont toujours tord...

De rage, je suis rentrée à la °home° pour le week-end.
Retour à la °no-home° (Tours.fr) lundi soir.

[Long Version Soon]

Respirato da Mélisande at 04:25 PM | Comments (8)
22
Tuesday
March 2005
Con o Senza ?

Quand je lis ce que le °grand frère° écrit, je pense.
*Big Mouth Strikes Again*

Seulement voilà.
Quand on a pas de lovers, on prends des °anxyotrucs°.
Chacun sa méthode.

Respirato da Mélisande at 10:49 AM | Comments (2)
1
Tuesday
February 2005
Crossroads

Le 29 avril, notre prof d'art compte nous emmener à Paris.
A Beaubourg, voir l'exposition sur Robert Mallet-Stevens.
Ça m'enchante pas vraiment en fait de compte.
Mais si j'y vais pas, la prof m'en voudra à mort… (par rapport à l'an passé…)
J'aurais probablement dejà vu l'exposition, parce que je passe mon temps à Beaubourg.
Et aussi parce que j'aime pas (trop) le car.
Je préfère le TGV… Passons, je peux supporter ça.
Je sais le faire, En Grèce, j'ai du passer pas loin de 90h dans le car au total.
J'avais même ma place, mon coin, ma vue… Devant, là où les profs s'assoient d'habitude…
C'est juste que là, 4h de car alors qu'on peut le faire en seulement 1h15, ben, ça m'énerve un peu…
Tant pis.

Je vais être seule pendant le trajet, puis pendant l'expo… Tout le temps quoi.
3 c'est le mauvais chiffre. Moi, je suis toujours le numéro 3.
Suffit de voir. Les tables de classe, c'est toujours des tables de deux.
Dans le bus, le car, le TGV, c'est aussi des places de deux.
Dans les restaurants, c'est que par paire que ça marche.
Tout est par deux, pas par trois.
J'en ai marre d'être la troisième personne.
Celle de trop dont personne ne veut.

Oui, je le sens comme ça.
Tiens, je vais faire mon Borgo today.
Alors qu'hier même j'lui disais d'arrêter de se prendre pour moi.
C'est ça méliss, vas y, fais ce que tu dis qu'il ne faut pas faire.
Je me sens comme le 3 (ou le 5, le 7, etc…)

En seconde, on était 4 au début. Puis une cinquième est arrivée. M'a détestée.
Puis… c'est moi qui suis devenu la cinquième roue du carrosse.
Celle qui, à la cantine, était assise au bout, en face d'une place vide.
Assise en face de personne, en face d'un mur ou d'une fenêtre.
Celle qui était assise tout seule en cours, parce qu'elles s'étaient déjà installées.

Avec un de mes °eux°, on parlait des groupes déjà formés.
Ça c'est pas mal dans le genre aussi.
Quand je suis arrivé à Tours, c'était dans un collège, je rentrais en quatrième.
Mais les gens, ils se connaissaient depuis qu'ils était tout petits, peut être même depuis la sixième.
Moi, j'attendais juste un Welcome, et quelques mots gentils.
J'ai pas eu de ça. J'ai passé 2 ans sans aucun amis, sans aucune connaissance.
Chaque fois qu'on me parlait, c'était pour m'insulter…
C'était très dur à vivre… j'en ai sans doute garder des séquelles, mais j'y suis arrivé.
Pourtant, là, ce genre de petit exploit, je m'en serais bien passer.

J'ai du mal à m'ouvrir aux autres, à m'attacher, à accorder ma confiance…
Ou tout simplement à discuter.

Je me sens comme une merde.
Je me sens comme celle en trop.
Je me sens comme celle qui dérange.
Je me sens comme celle qui fait tâche.

Je me sens comme la fille qu'est un peu trop paumée dans sa vie.
Un peu trop paumée à coté de sa copine super jolie.
Je me trouve moche, pas belle, hideuse.
A Tours, je me sens comme une étrangère.
Je suis la fille bizarre.

Je suis la fille qui a peur de prendre le bus, qui ne sait pas où se trouve la piscine, le stade, le cinéma, la fille en noir, la fille aux cheveux, la fille aux tornado's, la fille au casque, la fille qui sourit lorsqu'elle écoute son °bonheur en mp3°, la fille qui se mets a rire toute seule sans raison, la fille qui rit bizarrement, la fille de Paris, ou la parisienne, la fille au Eastpak vert, la fille qu'a plein de Eastpak, la fille au classeur à images, la fille aux doc noires, la fille qui n'aime pas la bière, la fille qui ne fume pas, la fille qui mange qu'un Happy Meal quand elle va au McDo (chose assez rare), la fille qui a froid quand il fait chaud, la fille à la *petite boite verte*, la fille qui ne mange presque pas, la fille qui se coupe, le fille qui a fait un TS et qui s'est raté (ces deux derniers-là, on les murmurent du bout des lèvres…), la mytho (bon, c'est le passé ça…). Je suis (ou j'étais, pour certaines choses qui ne sont plus) toutes ces filles là.

Je me sens mal face aux personnes souvent.
J'ai peur de déranger, de m'incruster, de trop prendre le dessus.
Alors je m'efface, je me referme. Sur moi-même.
Comme une huître, alors que je déteste les huîtres.

Quand je ne parle pas aux gens, c'est pas que je les aimes pas.
C'est pas nan plus parce que je sais pas quoi leur dire.
C'est juste que, j'ai rien à leur dire.

Un soir, au Saloon, je me suis retrouvée avec Eti. et Ama. autour d'une table.
C'étaient des gens que connaissaient mon °frère°. Et lui, il a du partir.
Il m'a laissée avec eux. On étaient assis. Personne ne parlait.
Au final, je me suis retrouvée à expliquer Sophie Calle à des gens désespérés, prêts à tout entendre afin de réduire à néant, une atmosphère si lourde et un silence si pesant.

Je fais différemment.

Le vendredi, on n'a pas cours de 9h à 10h. Moi, je sors du lycée. Je m'installe au tribunal si il fait beau, ou bien, je vais voir mon père, ou je vais aux °ordi-net° de la mairie. Ou, je m'assoit dans un TGV qui vient d'arriver en gare. Dans le wagon des premières. Et je ferme les yeux. Et j'écoute Orbital.

C'est ça mon occupation… Les autres, ils vont dans un café, et moi, j'ose pas les suivre.
J'aime quand on est peu. Pas plus de 4, 4, c'est bien… après, je suis paralysée.

Je me suis 'incrustée' vendredi dernier. Elles l'ont bien pris, et ça m'a changé les idées, Morgane m'a dit que c'était bien que je sois venu et que ça m'ait fait du bien. Mais au début, j'avais l'impression d'arriver, et de bouleverser, de mettre sens dessus dessous un ordre pré-établi. Et ça me gêne énormément.

Je n'aime pas trop voir la famille de mes parents. J'ai rien contre eux, mais rien à leur dire vraiment.
Certains se voient pas mal entre eux, alors que nous, on est à part. Et encore plus depuis qu'on est à Tours.
C'est pas facile… tant pis. Nous on est ceux qui partent en vacances en ville (Londres, Berlin, Barcelone, Antwerpen, Amsterdam…), et pas dans les îles. Nous, on est ceux qui vont se mettre au frais dans les musées d'art moderne et contemporain alors que les autres, ils préfèrent aller à la plage. J'aime pas la plage en France, et la plage l'été. Je pense que la plage, c'est juste joli en hiver.

Je n'aime pas vraiment ce que je suis.
C'est sans doute pour ça qu'un jour, j'ai brisé mon reflet dans un miroir.
A la force de mon poings. Mes poignets ont beaucoup saignés.
Retirer les éclats, toute seule, dans les toilettes du collège, c'est dur.

Maintenant.
Je crois que je suis mieux qu'avant.
Je peux au moins me regarder dans un glace.
Ça parait pas, mais ça compte quand même.

Aujourd'hui. Je dois changer ma façon de voir les choses et les gens.
Aujourd'hui. Je dois arrêter de regarder le passé.
Aujourd'hui. Je dois tout (RE)apprendre.

Respirato da Mélisande at 07:24 PM | Comments (5)
19
Wednesday
January 2005
Sobs - Jacklyn

Lorsque ça peut aller à peu près d'un coté, pourquoi de l'autre, ça ne va pas ?

"Dis donc Jacklyn, si je viens ici, c'est pas pour m'en prendre plein la gueule.
Pour ça, j'ai mes frères et mes parents hein. Ils le font rarement, mais.
Nan, toi, t'es là pour m'écouter cracher sur ma vie, et pas être dans le sens du vent. T'es là pour hocher la tête, et moi prendre ça pour un *je compatis*. C'est tout ce que je demande moi…".

Voilà ce qui faudrait que je lui dises. Mouai. Quand j'aurais les… de le faire.

On avale les kilomètres à deux, au téléphone. Lui, il conduit. Moi, je suis affalée telle une vieille loque dans un fauteuil, mais comme ça, j'ai l'impression qu'il est tout près, qu'il est juste à coté de moi.
On voit pas le temps qui passe, les minutes qui défilent comme les kilomètres d'ailleurs.
Quand on avait ça, la dernière fois, il était en Italie, c'était l'été, et il en avait raté sa sortie.

Parler de tout. De rien. De musiques, d'Arte, de Tracks, de Ray Cokes, de Music Planet 2nite, Ivan Smagghe, de New Order, de Samantha Fox, de Kylie Minogue, de Jewel, de Tori Amos, d'ongles coupés, de cheveux abîmés, de "Comment c'est le nom de celui qui coupe les cheveux ? Un coiffeur, chérie un coiffeur...", de vins, de putes (décidément...), de la Provence, de Forcalquier, du pastis Henri Bardouin, de la Cave d'Auchan, de Bergerac, de Saussignac, des transports en Ile de France, de la vie à Tours, de cette enfoiré qui me traite de pute, de cocker, et qui oublie d'acheter les albums d'Eskobar en Suède, d'apparts, de piercings et de tatoos, de "Toi blonde, moi brun". De tout et de rien.

Partir à ce rendez-vous, qui s'annonçait pourtant bien, et qui finira avec moi, fatiguée et en larmes.
Oui, on en revient toujours à mon corps, c'est pas de ma faute hein.
Oui, je demande toujours du temps quand il s'agit de mon orientation, j'ai fait ça en seconde aussi.
Mais on m'en laisse pas assez. Je me fais happée.
Dès qu'on parle de mon orientation, je me mets à fondre en larmes.
A l'écrit ça peut aller, mais à l'oral, je chiale. *Chialeuse*

Alors en sortant, j'appelle mon °grand frère°. Voicemail.
Besoin de réconfort, d'entendre sa voix, d'avoir une présence, une chaleur pour moi seule dans le froid, dans le jour qui s'en va pour laisser place à la nuit. J'oublie de regarder autour de moi, je sais bien, un jour, ça m'arrivera vraiment. Quand je suis perturbée, que je perds pied, c'est pas une bonne chose que je sois seule. Alors je réfléchis, et la petite voix me dit : "Méliss, prends pas cette rue, y'a trop de voitures, tu te ferais renverser, prends celle de la Préfecture, c'est mieux…". La petite voix à l'intérieur de moi a raison.
Je l'écoute. Et.

Il me rappelle peu de temps après. J'entends "I'm on a train… wish you were here…".
Tiens, on en parlait y'a quelques plus de 60 minutes. Ça me fait oublier mes *chialantes* un peu.
Les conseils d'un grand frère, c'est précieux. Ça sèche mes larmes aussi.
Les ordres sont de se faire un bon thé, et d'écouter Eskobar.
Mes résolutions seront d'apprendre aux morceaux de sucre à transformer le manche de la cuillère en toboggan, et d'offrir du pain d'épices à mon palais. Quand au thé, ce sera mon thé maggic Nosybey.

"Chez moi, c'est la chanson 13. Ben chez moi, ça doit être ça aussi. Mais tu m'as dit 12 tout à l'heure. Mais tu sais, 12 et 13 c'est très proche, et je ne sais pas compter moi. Et je suis blonde aussi. Oui oui, je sais…".

Pio pio pio dicen los pollitos, cuando tienen hambre, cuando tienen frio…

Respirato da Mélisande at 07:00 PM | Comments (2)
13
Thursday
January 2005
°Part Two°

J'ai envie de ces moments qui n'arrivent que tout les deux mois.
J'ai envie d'un moment qui n'est arrivé qu'une fois.
J'ai envie de 8-16 minutes multipliables à l'infini.

Je voudrais qu'on me comprenne rien qu'avec.
Un silence, un mot, un mot entre étoiles, un geste, un regard.

Je (RE)écoute cette musique sur laquelle j'ai tant pleuré.
*Sans s'abîmer*. La dernière fois, c'était il y'a 4 ans. Loin.
J'ai du l'écouter Repeat. Aussi. Habitude.
En regardant mes blessures. Et en pensant à celle qu'on voit pas.
Aujourd'hui, je pleure plus. *nostalgiq.*

Je pense que je n'ai aucune chance en France.
Et je ne suis même pas sur de vouloir le faire vraiment.
Je ne sais pas dessiner. Elle nous l'a toujours dit.
Ça coincera si vous dessinez pas. Je le savais très bien.
Prétexte. J'ai peur d'échouer.

Oui, chui chiante à avoir peur de tout, j'le sais bien hein…

J'me dis que là-bas, ce serait plus simple… mais là, encore, j'ai peur.
Je cherche toujours. Un moyen de combler.
Les catalogues américains continuent de s'empiler.
Là-bas, je parlerais mieux anglais, en plus de l'art.
Je dois d'abord savoir si je suis apte à suivre des cours en anglais.

Accroche, décroche, les mots. Se colle, au corps, à la peau...

Quand j'étais petite, ou plutôt plus jeune, j'avais mes rêves de gosse, de gamine.
C'était un avion, un trapèze, des draps, Coppélia, Anita, des platines…
Poussières. Je préfère garder certains en rêve d'enfant.
Et en transformer un. Et lui en vouloir pour m'avoir voler un second.

… aux plaies que tu m'as signé. Je me soigne à l'idée, qu'un beau jour, on pourrait…

Plus simplement, et plus courtement, pour résumer Part One & Part Two.
Le salon du lycée c'est samedi 22. Et ça m'angoisse…
Je me suis inquiétée pour elle. Elle me manquait…
Il m'a demandé comment ca allait. Ma voix n'avait pas l'air…
C'est tout. J'arrive pas a être synthétique ici.

Respirato da Mélisande at 07:10 PM | Comments (5)
12
Wednesday
January 2005
1 janvier 2005

Elle est morte. Je l'apprends seulement maintenant.
Je la connassais pas. Mais. J'ai de la peine pour lui...

Respirato da Mélisande at 07:49 AM
9
Sunday
January 2005
Nan.

Nan. Désolé. Ca va pas. Désolé. Nan. J'apprécie pas.
C'est pas de ma faute. Et j'dis ce que je veux sur moi d'abord.
C'est tout ce que j'ai. J'veux pas qu'on me l'enlève.
C'est dejà assez dur comme ça.

Respirato da Mélisande at 09:23 PM
7
Friday
January 2005
Pédiatrie R

Mes parents ont toujours été obéissants lorsqu'on leur disait de faire quelque chose. Ce qui, soit dit en passant, n'est pas bien malin, puisque je n'ai pas aimé du tout tomber là-dessus.

**cliq.**

J'ai trouvé ça, et j'en avait parlé à une seule personne, qui ne semblait pas me vouloir de mal. (Oui, un peu parano à l'époqe, vu la situation au collège...). Je savais pas ce que ca signifiait comportement addictif (oui, c'est au dos de la feuille que c'est marqué...) et dans le Larousse, c'était pas définit...

Pour sortir de cette endroit, il a fallu d'une part, que j'accepte l'idée d'une "prise en charge psychiatrique et le suivie d'une thérapie". Et d'autre part, que j'accepte de rencontrer un psychiatre de l'hopital.

Ce dernier, j'vous jure, il est fou. Déjà, sa tête, j'ai eu envie de rire. Les cheveux. Il avait du mettre sa tête dans un four avant, ou alors c'est moi qui n'avait pas compris que c'était dejà la mode du "Out of Bed style".
Il a commencer par me déclarer, direct, qu'il valait mieux que je fume un joint plutôt que je prenne du Lexomil (médicament qui m'a valu mon séjour dans cet établissement). J'arrive pas à comprendre qu'un médécin dise ça.
Encore plus dans mon cas...

Cette nuit, là-bas, ca été horrible. Un jour, je pense je raconterais plus, mais là, c'est un peu trop d'un coup pour moi dans le genre °Gratouillements et autres extirpations du passé°. J'ai besoin de choses plus "sympathiques" là.

Mon frère n'a jamais su pourquoi j'avais été à l'hopital. En fait, je suis sur qu'il ne sait même pas pourquoi je suis une thérapie, ni non plus ce qui s'est passé en 1999.

Juste que là, ça va. Je vais bien. °Don't you worry°.
Ca ne me fait pas mal d'en parler puisque je n'en parle pas.
Je laisse cette lettre le faire pour moi.
Par contre, ce qu'il y'a eu avant, et peut être aussi après, c'est un peu prématuré. On verra ce plus tard...

Respirato da Mélisande at 09:20 AM | Comments (2)
31
Friday
December 2004
°Frère°

Le °frère°. Celui qui me traite de pute, et menace de me frapper, puis me frappe…
Je crois que ça mérite des explications.
Quitte à passer pour une fille atteinte du syndrome de Stockholm.

Alors, il a 25ans. C'est mon vrai frère, dans le sens où on a le même ADN et les mêmes parents.
Il faut pas le confondre avec le °grand frère°. C'est pas du tout la même chose…

Alors, le °frère°, j'ai grandi avec lui. On a 7ans d'écart, et il bosse dans l'informatique.
Ici, ce que vous voyez, je le peux grâce à lui, parce que c'est lui qui m'a fournit mon hébergement.
(Et c'est pas rien). Y'a juste l'URL, le design, les bous de codes, et les mots/photos qui m'appartiennent.

Quand on était petit, on s'amusait, ou on se disputait.
Il me cassait mes barbies et mes poupées, il me léchait la gueule comme un chien, me crachait dessus, me tapait, m'appelait Boubouse, et Sous-merde. Pour lui, j'étais même pas une merde, j'étais une sous-merde.

J'ai aussi eu le droit à petit porc, à cause de mon nez (en trompette…), ou à la grosse.
Je crois pas être vraiment grosse dans le sens obèse, mais je ressemble à mon père.
Je me porte bien comme on dit. Oui, j'ai des hanches, et un peu de ventre.
Et je maigris quand je vais en Grèce, en Espagne, enfin à voyage à l'étranger quoi.
Enfin, oui, il m'a fait pas mal culpabilisé à cause de ça. Et je pense que c'est pour ça que °avant°, je me faisais vomir… bref passons.

Je sais pas trop par où commencer. Pourquoi hier, déjà, peut être.
Il était de mauvaise humeur. C'était son premier jour de vacances.
La veille, apparemment, il n'a pas été invité à une party quelque part donc il a passé la soirée à la maison.
Le lendemain, du coup, vu qu'il ne bosse pas, il en profite pour dormir. Et vers 11h, moi, j'aurais fait du bruit, j'aurais eu le malheur de parler. (A 11h, j'étais même pas là, j'ai un ticket de caisse de chez H&M qui le prouve, et je ne suis revenu que vers 13h). Il était vénère m'a dit m'a mère, ce matin, elle l'a calculé tout de suite quand il a foutu les journaux de la table par terre.
Le midi, j'ai posé une question, le genre de question banal, du style pour savoir ce qu'il devient et pour faire la conversation. "Tu vas partir en vacances quelque part cette semaine ? Mêle toi de ton cul"
Ça donne le ton déjà… Oki, il veut jouer à ça. Ça le regarde. Moi, je préfère me taire.
Sauf que il cherche la petite bête lorsqu'il est de mauvaise humeur.
-(moi et mes parents) Dis, si on allait au ciné pour le 31, ça pourrait être sympa ? Oui, pourquoi pas :)
-(lui) Bah dis donc t'es Crésus toi, tu vas à Paris tout le temps, tu vas au ciné, tu fais du shopping…
-(moi) … Ça te regarde pas…
-(lui) Nan, je constate c'est tout, je remarque…

Ça déjà, ça m'énerve, j'aime pas ça. Je sors jamais à Tours, et dans tout les cas, je fais ce que je veux de ma vie. Dans le style mesquinerie, j'aurais pu lui dire que lui passe toutes ses soirées dans des pubs et en ressort avec les dents du fond qui baigne. Les seules personnes à qui je rends des comptes sont mes parents, et plus par respect que par obligation. J'ai 18ans, je vis chez eux, encore, et c'est normal.

Après, je sais pas comment c'est venu. Il a dit qu'il pouvait devenir violent. Puis plus rien. Puis la baffe.
Les lunettes, ont volé, j'ai essayé d'attraper la bouteille d'eau (seul truc que je voyais...) pour lui balancer de la flotte, mais il a été plus rapide que moi. Mes cheveux sèchent vite, mais pas mes yeux…
Mon père le vire, et me console. C'est lui qui est en tort dans touts les cas.
Plus tard, il quittera la maison avec sa tête de lard, ou de cochon…

Je sais pas. On peut pas dire qu'il me frappe au sens, où je suis pas une femme battue où quoique ce soit comme ça. J'ai pas non plus des jours d'ITT, ni des blessures physiques trop importantes.
Au pire, j'ai eu un ou deux bleus. Pas de quoi fouetter un chat.
Ça arrive rarement. Mais ça arrive. Et a chaque fois, je me demande pourquoi, je culpabilise à mort en me disant que c'est de ma faute…

Je sais que c'est un type violent, pour lui un bon flic est un flic mort, il a tendance à déclarer (je sais pas si c'est profond ou si c'est de la provocation) que il veut poser des bombes partout, il veut mettre un contrat sur la tête de Sarkozy et de Robien. Il est pour la loi du plus fort. Et quand quelqu'un meurt, par exemple actuellement en Asie, il déclare, il est mort il est mort, hein…

Mais je sais qu'il a un bon fond. Quand il est comme ça, j'essaye de pas faire attention à lui, et j'attends qu'il fasse ou dise quelque chose de gentil pour moi. Surtout que des fois, il a une mémoire sélective.

Mardi, il avait déjà oublié que dimanche, lui et moi, on avait failli se fritter…

C'est un bien curieux frère dont j'ai hérité, et j'me dis que s'il est comme ça tout le temps, ben la vie, dis donc, c'est pas gagné.

Quand je commence à sortir la tête de l'eau, à passer de l'autre coté de la barrière, lui il est là pour me retenir, pour m'empêcher d'aller mieux…. Plus ça va, plus je le vois comme ça…

Respirato da Mélisande at 11:02 AM | Comments (2)
26
Sunday
December 2004
Un dimanche ordinaire

-(lui) Tu vires...
-(moi) Naan ! Je suis chez moi !
-(lui) J'vais te frapper !
-(moi) ...

Respirato da Mélisande at 02:58 PM | Comments (7)
24
Friday
December 2004
Cattivo Natale

Comincerà con parole che feriscono, quindi si concluderà in strappi.
Io lo so, è il mio Natale, come ogni anno...

Spero che il vostro sarà allegro...

Auguri di Buon Festes di Natale per tutte :)

Respirato da Mélisande at 08:16 PM | Comments (2)
Passé-Présent-Futur

°°°Soundtrack : Fredo Viola - The Sad Song°°°

-(lui) C'est quoi ça ? Ça prend de la place, et c'est lourd à porter en plus… C'est quoi ?
-(moi) C'est mon passé.
-(lui) Du passé ???? Mais c'est quoi ???
-(moi) Du passé… Bah oui, moi, je le range dans des boites, et celui là, je veux m'en débarrasser…
-(lui) Super, je le ferais brûler dans le jardin, j'aime bien faire du feu, et brûler des choses.
-(moi) Espèce de pyromane, va… mais nan, c'est MOI qui le brûle et dans le cheminée…

Mon passé, il est encombrant, et lourd à porter.
Au sens propre comme au figuré.

Alors, pour le moment, il tiens dans deux boites noires carrées Séphora (coffrets à parfums), et c'est rempli.
Ca va se vider, comme les boites de pellicules. J'ai plus besoin de ça.

I'll put my pills in the water & I'll hit the flush.
I'll put all my °past things° in the fire.
All will disappear…

Et j'y mettrais des choses heureuses. J'en ai quelques unes maintenant.

Ce ticket de RER de notre première rencontre, les lettres persanes de mon Usbek, les bulles de voyages blogguiennes, le livre dédicacé de ma °blog maman°, la partition de Cabrel que Dorothée m'avait écrite au dos d'une lettre… Les deux trois e-mails précieux de mon °grand frère°, les dessins de Valli, et les Lapinou Choupinou de LuS… Ce CD d'Anis (merci Niko Little Star)… les e-mails de ma °bubble's roomate°… Cette si belle photo de ton cou…

Y'en a qui rentre pas dedans, non pas que ca soit volumineux, mais c'est plus dans la tête que j'en ai le plus.
Et j'ai pas trouver le moyen de les en sortir encore. Tant pis. Ma *mémoire* est détestable, mais ça, je sais que je peux pas l'oublier…Sure

Mon passé, enfin, un bout, il est heureux, et y'a (enfin) un peu de sérénité dans ma vie.
Ça me change. Et c'est pas plus mal en fin de compte. Ça me fait du bien.
Surtout quand c'est une sérénité un peu heureuse.

Bon, comment on fait du feu. (THE question toujours d'actualité…)
Dans le jardin, je l'ai vu faire. Du bois, un peu d'essence, et une allumette.
Dans le cheminée, ça marche pas. On peut pas mettre d'essence.

Pour la petite histore, mon père, il a toujours fait du feu au fond du jardin, à brûler tout et n'importe quoi. Y'a 20ans, il faisait exploser sa bombe de mousse a raser dans un de ces fameux feux…
Ses feux sont allumés avec de l'essence, et ils flambent bien. Comme il m'a (bien ?) éduqué, je sais faire ça aussi. Mais dans la cheminée, c'est une autre histoire… j'aurais tendance à prendre la chalumeau…
Mon père, il a aussi des dispositions à faire de la chimie explosif. C'est-à-dire mélanger deux déboucheurs de lavabos, alors que faut surtout pas… résultat, y'a un jet de liquide jaunâtre acide qui a jailli de notre lavabo… trop con, mon père (et apparemment, la connerie, elle est de famille…moi, °frère°, °grand frère°...)

Respirato da Mélisande at 03:16 PM | Comments (0)
17
Friday
December 2004
°Burn°

°°°Soundtrack : Saying ;-)°°°

Je crois qu'il faut tout brûler.

Dès que je serais chez moi.
(J'arrive à la °home° le dimanche 19...)
J'allumerais le feu dans la cheminée.
J'apporterais mes grosses boites noires, à rayures blanches.

Et je brûlerais.
Tout. Ou quasiment tout.
Tout ce passé encombrant, fait de mensonge, traces de mon iposture, de ma folie, de mon délire.

Histoire de se débarrasser de.
Histoire d'en finir avec.

Mes fantômes.
Mon passé honteux.
Ma vie, ou plutôt, mon espèce de °coma-vivant°, mon espèce d'°avant-réveil°, mon espace de °honte-mensongère°.

Au feu. Les carnets au milieu.
'Till I got you babe, I can see the fire burnin'

Comme pour l'enterrer, et l'oublier.
De manière définitive.

Je crois que ca s'appelle faire "table rase du passé".
De mon coté, ca ressemble plus à déblayer le champ de bataille.
Une bataille contre moi-même en fait.
Nettoyer le lieu du désastre.

Pour enfin passer à la (RE)construction.
Et à la (RE)naissance après la sortie du °coma°.
Et finalement, continuer de (RE)apprendre à vivre.

*Littérature*
J'ai eu un 17 sur mon commentaire de la citation de Breton sur le Procès de Kafka. L'humour et l'angoisse. J'en reviens même pas.

*Jennifer*
Elle a eu un A à ses tests de français à l'UNI
Très très fière d'elle et très très contente qu'elle soit si bonne en français.
(Meilleure que moi, même :p)

*Music*
L'avantage de rentrer chez soi, c'est de trouver un ordi rempli de plein de petites choses tel que Morcheeba, ou encore un logiciel trop marrant (quand tu sais t'en servir..) qui s'appelle SoundForge. J'ai envie de faire un petit remix de Lunapop, alors je vais profiter d'avoir un °frère° à disposition.

*Christmas*
Le 12/25-04 chez le Grand-Père. Sans doute l'un des derniers...
Mon père commence à me préparer à l'idée qu'il vivra pas dix ans de plus...

*Architecture*
C'est la semaine des nouveautés.
Viaduc de Millau (Norman Foster).
Concours des Halles (David Mangin).
Mais c'est aussi le semaine de Christian de Portzamparc, mon chouchou.
Il va faire la 3° tour SocGen à LaDef. Et le nouveau siège du Monde inaugurée cette semaine est de lui.
Et la façade, elle claque, vraiment incroyable cette idée-là quand même...
Bientôt une petite explication sur le béton pré-contraint :)

Respirato da Mélisande at 09:49 AM |