.Gratouillement.
27
Tuesday
July 2010
Je pleure en écoutant Robert Charlebois.

°°°Soundtrack : Robert Charlebois - Je reviendrais à Montréal°°°

Laid on the unmade bed, I slowly, even remotly, watch myself sink back into deep-pression, that deep, dark, scary depression.

Back in France, I realize, sort of, that I left Canada behind, but not only. I left part of myself there.
Here, I have nothing but my parents and close family. That is not enough, clearly.

I just feel like a stranger who doesn't have a clue of where to start.
Here, I've never worked, never had a job, I forgot how is like to live here again, even more when you don't know the name or the rules of the game. I just forgot how everything work here.

Injured, both physically and emotionnally, I am stranded home.

Ancora? "Je pleure en écoutant Robert Charlebois."
Respirato da Kensington Girl at 03:19 PM | Comments (1)
4
Tuesday
May 2010
Moving and flying, out/back (it depends).

Folle semaine, on dira, quand on en reparlera.

Avec toute la chance que j'ai, mon entorse au genou, ma carte de crédit volée, et les avions qui ne décollaient pas à cause du volcan, Gus' me dit : Joue au loto, tu vas gagner avec toutes les merdes qui t'arrivent. J'ai joué, j'ai perdu. Game Over. Same player, plays again.

Résumons donc.

Le 10 avril, je changeais mon vol pour le 19, et je réservais ma chambre au Hilton Garden Inn. Je ne me doutais pas qu'un volcan se mettrai à cracher des cendres dans l'atmosphère et paralyserait le traffic aérien.

Ancora? "Moving and flying, out/back (it depends)."
Respirato da Kensington Girl at 08:17 AM | Comments (68)
15
Monday
March 2010
This time.

"Je ne mange pas de cet avoine là" [4. January.2010]

Retour en classe le lundi. Me voilà revenue au niveau lycée-licence avec dictée, rédaction, synthèse et plan de texte. J'entends parler des "Olympiques", du "ballon-panier" et du "ballon-balais".
Lost in translation, je me suis perdue dans la traduction.

"Ca ressemble à la maison, mais pas vraiment comme" [25.February.2010]

Over the past few days, the only comfort I seem to be able to find is in my rice bag. It warms me up, but draws me back to these happier days spent in Westlock, AB with Sarah.

There, where the things I longed for are. There, where the things I long for are.
And the words too. Or the gestures, even the smallest. Those I don't get from him here.

I quitted on my French life for him. I gave up, somehow, on me, almost three years ago.
I left my beloved one for a new country I'd never set foot on, or even dreamed of. Oh Canada.

And now, as I slowly start to go back to that French life, where every day things seem to be brighter, nicer. As I'm trying to go back to that. Stronger. And yet, weaker. It still hurts.

Past midnight in France.
Exhausting day behind me, the only sensible thing for me to do right now is vaccuuming.

AF 346, à destination de Montréal-Trudeau [1. March. 2010]

It hurts.
To be alone.
To be alive.
It hurts.
So much.

Respirato da Kensington Girl at 10:21 PM | Comments (2)
30
Wednesday
December 2009
AF 347 YUL-CDG, AF 346 CDG-YUL.

°°°Soundtrack : Marie-Mai - Tout ceux qui veulent changer le monde°°°

Le 4 décembre 2009, Alice m'a déposée à l'aéroport, et m'a serré fort dans ses bras, le long du trottoir. C'est un peu ma deuxième Maman, à mi-temps, au Canada. Alors elle m'a emmené là-bas, ce vendredi soir.

Enregistrer les deux gros sacs. Prier pour ne pas dépasser les 46 kilos. Et apercevoir le Dr Gunn juste avant moi devant le comptoir Air France. Aux contrôles de sécurités, les passagers de Première, Business ou de classe économique sont tous au même niveau. Tout le monde en chaussette, plus ou moins trouées, sans ceinture, passeport et carte d'embarquement entre les dents, jonglant avec l'ordinateur portable et le sac de liquide, le manteau, la ceinture, et la menu monnaie qui ne veut pas sortir des poches de ces messieurs.

Chez TD, je demande une carte Visa "black", et m'en vais faire mes courses au Duty-Free. Parfum pour Papa, crème anti-rides pour Maman, et je m'installe dans mes fauteuils business, regardant les beaux Paolo et Franco des différentes compagnies aériennes, Albertina me réchauffant les jambes.

A Pharmaprix, je n'ai pas pleuré, mais Marie-Christine et René-Michel m'ont tellement manqués.
C'étaient deux rayons de soleil, qui m'ont tellement appris, et m'ont fait tellement rire ces derniers mois.

Pas pleurer. Pas pleurer.
Parce que je suis tellement heureuse de rentrer. Et qu'il n'y a rien de plus réconfortant que les bras de ses parents. [Soundtrack : Le Soldat Rose - Un Papa, Une Maman].

Et vendredi 1er janvier 2010. Retour là-bas.

Pas pleurer. Pas pleurer.
Restez forte. Je reviens dans 1 mois et 17 jours. C'est pas long, ça va filer vite. Avec le stage de terminologie chez MSF-Toronto, le cours de traduction juridique, et celui de rédaction.

Pas pleurer. Pas pleurer.

Respirato da Kensington Girl at 06:12 PM
25
Sunday
October 2009
Riding the C-Train.

carlene_c-train.jpg
[Carlene, on the C-Train in Calgary, AB]

I just feel like that today.
Riding the C-Train from University to Downtown was just so beautiful and sunny in Fall.

Some health issues, a food poisoning, some panic attack, working 4 days in a row at Pharmaprix, the apartment below us in fire and our apartment reeking of smoke for a day. No frills, no fun.

Rainy Montréal doesn't make me happy right now.

But I know in August I'll be back in Alberta, in Calgary, Banff, Edmonton & Westlock.
My "sister" is getting married in Westlock, and I'm surely not missing it.

Respirato da Kensington Girl at 12:03 AM | Comments (6)
27
Sunday
September 2009
The Hangover

En anglais, les lendemains de fête, "the hangover", ça veut dire la gueule de bois.

Et là, j'ai comme l'impression que je sors un peu d'une grande euphorie où j'ai pas arrêté de faire la fête, et où il faut se lever à 7h le lendemain un lundi matin, alors qu'on a ultra mal aux cheveux.

Arrivée à Montréal le 1er, j'ai fait ma paperasserie, payé mes factures, acheté mes médicaments, loué des DVD's sur Zip.ca, fait mon shopping sur Internet et dans les boutiques du centre ville, je me suis baladée en métro, j'ai rencontré des gens, bu du vin, et 15 jours après, entre deux périodes d'ennuis, lassée de regarder des trucs débiles à la télé, j'ai pris un job de caissière à mi-temps au Pharmaprix du coin (littéralement au coin).

Je pensais que le monde m'appartenait, que mon cours de gestion de projet était super passionnant, que mon tutorat de localisation allait aller comme sur des roulettes (c'était mon job d'été), et que mon tutorat de terminologie serait fait super rapidement (j'ai la moitié des termes et des définitions). Je voyais se profiler le stage avec MSF à Toronto, en plus de mon job à Pharmaprix (avec mes 30% de réduction ici)

Jeudi 24, après-midi, j'ai vraiment déchanté. C'est un peu gueule de bois. The Hangover, en somme.

J'ai téléphoné au coordinateur de stage. Pas de bonnes nouvelles, j'ai raté les tests de traductions de MSF, et donc, je n'ai pas décroché le stage. Pour le tutorat de localisation, mon patron-client ne semble pas pressé de mettre la version anglaise du site en ligne, ce qui compromets mon tutorat. Quand au tutorat de terminologie, je vais avoir vraiment 3 fois plus de travail que prévu. Et à faire seule. Egal à 9 fois plus de travail que prévu.
Puis le ciel tombe encore sur la tête. MSF, j'ai raté, parce que je ne suis pas une bonne rédactrice (de choses administratives, on s'entends). Quand je traduis certains trucs, ça sonne trop anglais quand ça devrait sonner français. Alors ça veut dire qu'il faut que je prenne des cours supplémentaires de rédaction.

J'ai déçu. Je le sais. Il me l'a dit. Et bientôt, on aura une rencontre avec le coordinateur, la responsable de mon diplôme et le directeur du département. Parce que à Concordia, les choses se font humainement.
On peut parler du fait que c'est difficile d'être expatriée, et que avec un job à temps partiel c'est fatiguant.

Pharmaprix, c'est cool. Je me marre avec mes collègues. Mais physiquement, c'est dur. 6h à 8h par jour debout, 3 fois par semaine, avec 30 minutes pour manger, c'est dur. 6h à 8h à enchainer les bonjours, vous voulez un sac, carte optimum, et à compter les pièces ou passer les cartes de crédits, c'est dur.
Encore plus à l'ouverture (8h) et à la fermeture (22h). Quand il faut préparer la caisse avant, et tout compter le soir. J'adore mes collègues et mes 30 % de rabais sur tout le magasin. Mais c'est épuisant.

Ces temps-ci, je me sens "hangover" tous les jours. Faut espérer que ça passe. Et vite.

Respirato da Kensington Girl at 12:07 AM | Comments (2)
12
Saturday
September 2009
Je reviens à Montréal, le coeur rempli de nuages.

A l'arrivée, contraste frappant. Le Subway, le Tim Hortons remplace Maxim's et Paul.
Ca pue. J'ai envie de vomir. Bienvenue en Amérique.

L'aéroport s'étends et se construit. Les travaux dans Montréal sont finis.
Il y'a de nouveau des trottoirs dans mon quartier, et des Bixi quasiment sur mon palier.

Réveil à 3h, décalage horaire. 8h, partir marcher sur Maisonneuve.
Les travailleurs commencent leur migration vers les grandes tours.
Vider les cartons, arranger ma chambre, et découvrir que mon sous-locataire est un voleur.
Voir des français partout dans les rues. Sac à dos Eastpak, et expression européenne.

Revoir Emily et serrer Tyler fort dans mes bras. C'est si bon de se revoir. Même 20 minutes.

Respirato da Kensington Girl at 07:22 PM | Comments (3)
1
Tuesday
September 2009
AF 346, service to Montréal-Trudeau.

Au moment des au-revoir, je me disais : "Pas pleurer". Dans le bras de Maman et Papa, en-sandwich-ée, soudainement, c'était devenu : "Pas pleurer comme un veau". Puis on s'est vite séparés. On n'était pas à Versailles, ce n'était pas la saison des Grandes Eaux. Les adieux à l'aéroport sont toujours trop difficiles.

Dans l'avion, coincé sur le tarmac, sans clim, grosse chaleur. Allergie au chien. Trois films récents, pas de menus enfants. Mon cocon planant. Dans l'avion, c'est être comme sur un nuage, dans une bulle protectrice.

Les douanes interminables, la queue pour le taxi aussi. Maintenant, assise dans un sedan grise qui roule vers le centre ville, j'ai le droit de pleurer, de laisser tout couler, entre Dorval et la rue Aylmer.

L'arrivée au loft sera difficile. Revoir Montréal aussi.

Respirato da Kensington Girl at 12:19 AM | Comments (4)
29
Wednesday
April 2009
Mental downturn.

J'ai réussi à résoudre cette histoire d'inscription aux cours. Voir le Grand Manitou en personne, ça arrange bien les choses. Mais ça va se payer cher en chocolats, ça. J'ai accepté un tutorat en terminologie, j'ai l'été et l'automne pour produire 30 fiches bilingues, avec définition, contexte, et renvois synonymiques. Ca va être juste fantastique. J'ai reçu mon permis de travail, j'essaye de sous-louer ma chambre pour cet été, et je rentre.

Seulement, depuis quelques jours, avec le changement de traitement, et l'ennui qui m'a rongé, augmentant ma dépression. Passer de l'Alprazolam au Clonazépam, c'est vraiment très difficile. Les crises de larmes, d'angoisse, et les insomnies. Alors je rentre. Ici, je me sentais en sécurité avec Tyler, et il s'en va, alors je ne respire plus.

J'ai fait une retail therapy en bonne et due forme. Une robe Calvin Klein bleu aquamarine, des talons aiguilles noirs en cuir, et un rang de perles de culture. C'est rangé dans mon armoire en attendant les belles journées. Après, une petite virée chez Holt Renfrew, j'ai essayé des Louboutin en reptile, porter un sac Balenciaga sur mon épaule droite, enfilé une robe Marc Jacobs, et porté à la main un sac Dior. Mes attentes n'ont pas été comblés, mes cartes de crédits n'ont pas servis non plus. Pas de "declined" tant redouté. Une fois m'a suffit. Jamais plus.

Je quitte le loft pour l'été, je reviens en septembre. Il parait que je vais vivre avec 4 mâles. En attendant, cartons, cartons, cartons et valises. En France, le 6 mai, je ferais des calins à Papa et Maman, et tout se ira bien.

Respirato da Kensington Girl at 10:06 PM
19
Thursday
March 2009
Les mots qui.

Les mots qui font mal. Ils devraient rebondir pourtant. Les mots qui blessent. Et pourtant, ils ne le font pas. Les mots qui abîment. Ils s'incrustent et fondent, se mêlent avec le corps. Les mots qui blessent.

C'est si difficile de retenir les larmes. Face à l'attaquant. Face à l'assaillant. Je devrais y arriver pourtant. Je devrais. Des années de pratique derrière moi. Des années de souffrance derrière moi. Et pourtant. Ca touche toujours autant. De quelqu'un. Que l'on aime. Que l'on connaît. Que l'on croit aimer. Que l'on croit connaître. Ou au contraire. Que l'on n'aime pas. Qui nous est inconnu. Peu importe. Ce sont toujours. Des mots qui font mal.

C'est vrai. I might suck. With boys. But I, for sure, don't suck at life. J'ai 23 ans, des années d'expérience derrière moi, dont 2 au Canada, 40 dicos et autant de paires de chaussures. Et surtout, une Touche chez Deloitte avant même d'être diplômée. Je sais et je sens dans quel sens faire avancer mon aviron, and I do pick up my crap.

*envies*
De m'endormir entièrement plongée dans les eaux chaudes d'un jacuzzi.
D'une pizza de Chicago. Que tout s'arrête.

Respirato da Kensington Girl at 09:44 AM | Comments (5)
10
Tuesday
February 2009
Courrier des lecteurs. [Montréal et moi]

Je n'écris pas beaucoup parce que j'ai pas mal pleuré. Montréal m'a fait vivre un enfer ces derniers jours. Si si.
Et comme une lectrice m'a dit "Raconte, tu n'écris quasiment plus ici, je viens aux nouvelles", me voilà.

Ca a commencé par la météo, il y'avait tellement de neige dans les rues, sur les trottoirs, des tranchées avaient été creusées pour que les gens puissent marcher à peu près normalement. Je dis à peu près, parce que ici, même sans mes talons hauts, rester debout et stable, c'est vraiment un sport olympique. C'est simple, je marche comme mes pingouins chéris sur la banquise. C'est littéralement ça ici. Je suis un pingouin, qui tourne en rond.

Puis ça continue avec mes colocs. Vivre à 6 dans un appartement trop petit, même si on a chacun notre chambre, ça finit par vite vous taper sur les nerfs. Je sais que je suis une vrai maniaque du ménage, mais c'est par respect aussi. On m'a élevé pour à ranger la cuisine avant d'aller me coucher. Eux, non. Je suis trop conne.

Puis à l'université, tout me frustre tellement. J'ai pris un cours supplémentaires, et c'est pas la joie, j'ai du mal à suivre face à la masse de travail. Quant à mes cours, les profs, comment dire, en cours, on n'avance pas dans 3 cours sur 4. Les profs ont tendance à raconter leurs vies, ou à parler pour ne rien dire. On ne traduit presque pas, on n'apprends pas grand-chose, et résultat des courses, mes camarades traducteurs et moi, on est dépités. On a ressorti les mots-croisés, Sudoku, coloriage et traductions à faire pour d'autres cours. Comme en philo.

Alors je pleure, beaucoup, je dis à Papa et Maman que j'en peux plus, qu'il faut que je m'échappe de Montréal, que je la quitte, ne serait-ce que quelques jours, pour respirer, revivre, et me ressourcer. Ils n'ont pas voulu, parce qu'ils arrivent dans le 20 février, pour 10 jours avec moi. Papa me dit : "Ne rentres pas, ça va te déprimer, tout le monde est en grève, les facs aussi, et puis on a des tempêtes de neige, de vent" ou bien "Il ya eu beaucoup de vent cette nuit sur la France. Orly et Roissy étaient fermés. On a eu une tuile qui s’est fait la valise…".

Je reste à Montréal, je me fais royalement entourloupée pour ma traduction juridico-commerciale de 3000 mots. J'ai froid, je tombe. J'ai eu un F en correction-révision. Autant dire que je suis extrêmement dégoutée.

Calgary, ça marchait bien pourtant. Le climat était parfait, j'avais des amis, ma coloc' à 4 se passait un peu mieux, les cours étaient pas mal du tout, et même rapporter mes courses à pieds ça me manque un peu.

Respirato da Kensington Girl at 11:13 AM | Comments (7)
14
Wednesday
January 2009
Outcast leftover.

°°°Soundtrack : Emilie Simon- Song of the Storm°°°

What's wrong with me? Qu'est ce qui va pas chez moi ? Je suis invisible, je ne compte pas, on ne perçoit pas ? Pourtant je suis là, j'existe, je suis vivante. Tout ça plus ou moins malgré moins.

A force de me confondre avec les murs, de ne plus exister, de ne plus pouvoir m'asseoir, j'ai fini par prendre racine au bar du Hyatt. Ca en devient une habitude. Déjà à Calgary, j'aimais leur fauteuil moelleux de cuir, et la cheminée, ça sentait bon l'Ouest, l'Alberta, les Prairies et le Wyoming. Ici, à Montréal, c'est un bar d'hôtel morose et sans charme. Calée dans un canapé, Ipod dans les oreilles, je traduis, je révise (dans le sens de la révision/correction/post-édition), je lis, j'écris, des heures. Mon business-plan avance. Tisane, martinis, bulles, jus, tout en restant dans la sobriété : "alcohol-free". Comme au Fuel, je croise et décroise la gambette galbée, je bats des cils, et je joue. Les femmes fatales, les poules de luxe, les cocottes qui n'attendent que l'homme bidon.

Prétendre avoir une vie, et finalement, n'en avoir aucune. Pitiful.

Des années de lycée et de fac, c'est censé être le fun, en France, comme à l'étranger. J'ai l'impression d'être en retraite. Le fun, je sais pas, je n'y arrive pas. J'essaye, vraiment, mais les mots ne sortent pas de ma bouche, je n'ai rien à dire. J'ai peur de Carlos, les yeux doux du matin, le regard de chien battu, qui n'attends que je lui dise que je suis libre pour sortir. Je me cache derrière le col de mon manteau rouge et me retranche derrière la montagne de traduction que j'ai. Je suis capable de faire la différence entre un Larousse et un Robert, et je connais le Ménard et le Delisle par cœur, mais je suis incapable de reconnaître l'odeur de la weed quand il y'en a. Je passe à coté de tout, parce que je me sens pas à ma place. Je ne connais que les 4 murs de ma chambre à Calgary, et les 6 murs de celle de Montréal. Pitiful.

J'm'en vais au Biodôme, voir les pinguoins. Au moins, c'est des gens bien.

Respirato da Kensington Girl at 12:03 AM | Comments (8)
11
Thursday
December 2008
Healing is difficult.

°°°Soundtrack : India Arie - Gratitude°°°

Je me suis cassé le nez contre des murs en parpaing et en briques. Ca a fait mal, très mal. Les larmes.
Et puis un petit ange est arrivée, elle m'a consolé dans ma cachette de fortune, et m'a raconté.
J'ai appris les secrets de fabrication, et comment essayer de se tenir en équilibre sur la corde raide.
Un soir, Marie-Liesse m'a sauvé. Le lendemain, je portais du rouge à lèvres et un manteau blanc.
Je souffre en silence, petit amas de désespoir, et je m'endors, transie-tremblante, dans un nid prune.

Bonjour tristesse. 60 muffins fait en deux heures, record. Des gens étaient heureux de gourmandise.

Vendredi, dans le taxi, les larmes faisaient couler mon mascara le long de mes joues. Insérer ma carte Gold, imprimer ma carte d'embarquement, tagger mes gros sacs, et me déshabiller à la sécurité. Puis attendre, 5 heures, assise dans ce fauteuil avec vue incomparable sur le tarmac. M'envoler en Provence, à Brassière, en attendant la France. M'installer entre Mr Jeronfle et Mr Mainbaladeuses, rangée 18. Samedi matin, j'étais couverte de baisers par Papa dans les bras de Maman. Rentrée en France. Jetlag.

*envies*
De Coppelia. D'organza couleur de nuit. De lucioles scintillantes. D'étoiles filantes.

Respirato da Kensington Girl at 10:51 PM | Comments (2)
22
Saturday
November 2008
On and Off. Up and Down. High and Low.

Jeudi soir, crise d'angoisse, encore une. Mon coloc' a téléphoné au 911 qui m'ont récupéré en train de pleurer, claquer des dents, respirer mal, corps engourdi sur le sol de mon séjour. Il m'ont embarqué à l'hôpital sans me demander mon avis. Une nuit à l'hôpital. J'ai eu de la chance, on m'a donné une chambre, et j'ai pu dormir un petit peu aux Urgences du McGill University Health Services - Montreal General Hospital. Je n'expliciterai pas sur la propreté douteuse de l'hôpital, ni sur le fait qu'il ne trouvait pas mes vêtements ce matin.

Ancora? "On and Off. Up and Down. High and Low."
Respirato da Kensington Girl at 03:50 AM | Comments (2)
16
Tuesday
September 2008
Désesp-Errances.

Je suis arrivée le 1er septembre à Montréal. Les premiers jours ont été physiquement et moralement éprouvants, les premiers cours ont été passionnants et encourageants. J'ai re-découvert la traduction, avec de nouvelles approches. Quant à chez moi, mon appartement est tout de même pas mal. De même que mon grand lit douillet. Mes colocataires sont trois garçons, et une fille. Une américaine, un français, et deux canadiens. Tous en première année, tous 18 ans. Je me sens la vieille ici. N'empêche qu'ils sont calmes et qu'ils sont propres.

La folie des deux premières semaines retombée, ces premiers jours où l'on doit tout faire, de l'immigration, de l'inscription aux cours, à la sécu, à la mutuelle, à l'ambassade de France, à Ikea et Dollarama, maintenant, je suis en pleine déprime. Comprenez. Je n'ai cours que le soir, trois fois par semaine. Autant dire que c'est l'ennui à mourir. Résultats : je dépense, puis je mange, puis je déprime, puis je fais du sport, puis j'erre en déprimant et en mangeant. Dieu merci, je n'ai pas apporté de bouteille de vin, sinon, j'aurais déjà tout vidé. Alcoolique, oui.

J'ai postulé pour un job de traductrice à temps plein chez Lululemon, au SSC de Montréal. CDD d'un an. J'aurais de bonne chance de l'avoir, je suis dans le profil. Si je l'ai, je saute sur l'occasion. J'ai besoin d'être occupée. Sinon *kuik*.

Et comme je suis très stupide, en voulant recharger mon Ipod, j'ai effacé toute la musique qui est sur des CD'z en France. Alors si de gentilles âmes pouvaient me trouver ma musique, et me faire des compils pour le tapis de course, ça serait très très cool, très très chic. Parce que oui, quitte à m'ennuyer, autant m'amenuiser au gym.

[Et puis y'a un garçon, je ne dirais pas qui, mais ce n'est pas forcément celui qu'on croit, qui me dit : "Et toi tu t'ennuies, tu vois, j't'avais dit que t'aurais plein de temps ! Tu vas pouvoir l'investir judicieusement en couchant avec de beaux hommes matures, banquiers si possible. Allez, éclate-toi, tu es jeune et belle et tu as le temps :)"]

Respirato da Kensington Girl at 12:19 AM | Comments (6)
30
Saturday
August 2008
Monté là-haut.

C'était juste bizarre, d'être tous dans sa maison sans lui, reluquant du coin de l'œil ce sur quoi on aimerait mettre le grappin dessus. Ca nous fait bizarre, ça aussi. C'est comme si c'était la dernière fois qu'on était réuni tous ensemble. Des Noël comme ces 20 derniers, il n'y en aura plus. On profite des derniers instants en tant que famille unie, et rassemblée autour de celui qui attends le mardi pour sortir de la chambre funéraire pour rejoindre sa dernière demeure.

A Brain, on est tous là. Je peste contre la gouvernante qui ne fait pas le ménage. Armée de mon loup, de mon aspiro, et de ma bombe à araignées, je nettoie, j'aspire, j'assaini. Maman s'attaque aux toilettes et à la salle de bain. La hotte de la cuisine, que j'ai frotté, frotté, frotté, la veille de l'enterrement, avec les grattoirs moches de Grand-Père. Des sacs d'aspirateur que j'ai changé, des bouteilles de nettoyants et des éponges que j'ai utilisé. Des tas. La maison, elle avait besoin d'un vrai Spring Clean, pas étonnant que ses poumons n'aimaient pas sa chambre. Dans le grille-pain qu'il voulait réparer, Papa a trouvé une souris crevée et carbonisée. Yuuuurk. On a fini par jeter de vieilles carpettes, infâmes, elles avaient moisies sur le sol de sa chambre coté rue.

A l'enterrement, c'était si difficile, d'être si fort, si courageux, comme lui, jusqu'au bout. Les larmes dès l'entrée du cercueil dans l'église, et les torrents au premier chant. Pour Grand-Père, j'ai lu une bout de l'évangile, lui si chrétien. Je me dis que si le Paradis ou le Ciel, ça existe, et bien lui mérîte bien d'y aller et d'y rester.

Il me manque, il me manque tellement. J'ai besoin de lui, pour me guider, me montrer le chemin de la vie.

*lundi matin*
Vol AC871, décollage prévu à 10h30, et réveil à 5h du mat' pour ne pas voir l'avion décoller sous mon nez.

Respirato da Kensington Girl at 07:17 PM | Comments (2)
17
Thursday
July 2008
1225 Notre Dame Ouest ?

J'aime pas vivre dans mes valises et mes cartons. De changer de lit tout les mois, tout les 4 jours. Suffit !
J'ai besoin d'un endroit à moi, d'arrêter d'être ballotée, globe-trottée. Je me sens comme une coquille sur l'eau.

A 22 ans, j'ai envie de peindre mes murs comme ça me plait, de me mettre une lampe marocaine et de me prélasser en buvant des Martinis. Je veux du chocolat et du turquoise, ou du vert, comme dans la forêt tropicale.

Ces journées, je fais tout de travers. Je passe la facture Amazon que je dois renvoyer au broyeur, et du coup, m'voilà à quat' pattes par terre à fouiller et à jouer au puzzle avec ces lanières de papier déchiqueté.

Bancal et de travers. Comme ma vie ces temps-ci. Et un peu en puzzle aussi. En chantier.
Faudrait me trouver un marteau pour retaper tout ça et des Néo-Colors pour recolorer tout ça.

Je ne suis plus trop sûre de vouloir partir à Montréal finalement. Ca ne va pas, et je ne sais pas si ça ira.

Respirato da Kensington Girl at 09:28 PM | Comments (5)
24
Thursday
April 2008
Something's gotta give.

J'essaye de résoudre les choses, de prendre les décisions pour que j'aille bien, mais c'est trop difficile.
Là, je ne gère pas du tout, malgré deux problèmes quasiment-résolus. Je ne gère plus, mais plus du tout.

J'ai le premier final de géographie demain, c'est du tout bénef' pour moi, parce que j'adore le géographie (je me suis peut être trompé de major en fait), et que le prof est passionnant, que je connais l'Europe très très bien. Mais je stresse à mort, même si mon gentil prof tchèque m'a dit que j'aurais A- à son cours, sans aucun doute.
Mais moi je doute.

J'ai mes parents qui arrivent lundi midi à Calgary, et je dois réviser la linguistique avec Sarah S. alors que j'aimerais être tranquille avec eux, et profiter pour leur faire découvrir ma ville. Mardi, j'ai l'exa de littérature sur le théatre, donc ça, je stresse, parce que tout de même, on ne sait pas ce qui se passe. Mercredi, j'ai l'exa de linguistique, ma hantise, déjà en France j'aimais pas ça, mais là, depuis que j'ai eu un F à mon deuxième mid-term, je suis en pleine panique (surtout avec tout les étudiants qui me disent "Mais comment t'as fait pour avoir F, personne n'a F !". Pendant que j'essaye de plancher et de ne pas pleurer, Papa et Maman doivent finir de préparer mes cartons et les confier à FedEx pour que ça partent à Montréal. Ensuite, je dois voir le médecin, encore. Et partir dans la montagne. 2 jours dans les Rockies, retour à Calgary, une pool-party-martini-party avec les amis qui sont là au Hyatt, et avion le lendemain matin pour Chicago et grand road-trip de 15 jours.

En fait, je stresse à mort. Pour les finals, parce qu'avec ce F, là, j'ai énormément de pression, et puis parce que mes parents arrivent, et que je pars en voyage, je rentre en France et je repars à Montréal, et que je n'ai pas encore d'appart, et que j'ai été plutôt du genre malade ce semestre (oui, c'est un peu beaucoup la cause du F).

Ca fait bien trop de choses à affronter seule pour moi, et bien trop de changement d'un coup.

Mes examens médicaux, mes prises de sang, mes nuits à l'hôpital, mes radios, mes tests, j'étais seule.
Personne pour me tenir la main ou attendre dans la salle d'attente avec moi. J'étais seule.
J'étais seule pour faire face à ça, au cours d'histoire impossible, aux maladies, et à l'échec en linguistique.
Et là, je n'en peux plus, je ne gère plus. Mais plus du tout, c'est bien trop pour moi. Seule.
J'ai besoin de quelqu'un pour prendre soin de moi, s'occuper de moi, prendre en charge et me soutenir.
Je suis au bout du rouleau. Quelque chose va craquer, et ce quelque chose, c'est moi.

*la merde*
Et depuis que Lauren, ma coloc', a emballé sa télé et son micro-ondes une semaine avant de déménager (!), l'appart est mort et déserté, et ça me déprime, tout le monde mange dans sa chambre maintenant.
Quand à ma facture d'ambulance, elle n'est toujours pas arrivée dans ma boite. Fichtre, oh puis merde.

Respirato da Kensington Girl at 10:33 PM | Comments (7)
25
Monday
February 2008
Phone game?

°°°Sountrack : Grand Popo Football Club - Men Are Not Nice Guys°°°

Je me souviens de ce film, avec ce bouillant irlandais, un suspense fantastique qui m'avait scotchée à ce fauteuil rouge pendant un bon moment. J'avais adoré. Et puis Papa m'avait acheté le DVD, que j'adore regarder. Et il y'avait cette phrase, cette sorte de justification qu'il avait déclaré à son maitre-chanteur qui le tenait en joue.

"- Kind of like having a beautiful home. With everything you ever dreamed of. But you still need that vacation now and then. Some nice hotel room with a great view. Maybe a pool. Only you wouldn't want to spend more than a few days in any hotel. Eventually, you want to go back to your home and all your stuff. You're real glad to check out.

- Kelly is home and Mavis is a hotel? I'm sure they'll both appreciate that explanation"

Et y'a des jours où, moi, je me sens comme ce fameux hôtel au bord de mer, à coté de la maison de ses rêves.
Quand je me laisse être traiter comme une m****, alors que je sais/qu'on me dit que : je vaux bien mieux que ça.

C'est pour ça que je préfère être la célibataire à temps-plein (résolution prise à Montréal rue Sainte Catherine), en attendant de lancer la "find-a-businessman-for-Lili-Operation 2" en mars avec les copines à Calgary.

[J'en ai marre des menteurs, des dissimulateurs, des double-vies, des envies-pas-jolies. Je veux du vrai, du pure]

Respirato da Kensington Girl at 01:36 PM
29
Tuesday
January 2008
Lundi 28-Jan-08, le jour de mon agonie.

°°°Soundtrack : Bran Van 3000 - Sex, Love and Peace°°°

Pendant qu'on s'amuse à Berlin, qu'on voit la porte de Brandenburg de nuit, la coupole du Reichstag, qu'on boit des Sperm au Newton Bar, et des Ours partout, y'en a qui se caillent, avec -45°C voire -49°C de température, qui s'habillent en Bibendum pour sortir et qui ont quand même l'impression d'être à poil. Et quand en plus, le frigo doit être rempli, et que dans mon caddie, c'était des frozen, mais que j'avais plus l'impression que c'était moi la frozen, avec le C-Train retardé à cause de la météo. *je crise*. Alors moi, je dis, c'est so unfair quoi.

[En plus, je dois aller me faire faire une prise de sang. Déjà que j'aime pas en français, mais en anglais, c'est pire]

Respirato da Kensington Girl at 10:11 PM | Comments (7)
20
Saturday
October 2007
Nervous breakdown.

Saturday night. Half asleep, I keep walking, creeping like a crawling, wandering in this appartment, that empty space which should be mine for a while. I feel so bad, away from home. Three glasses of the beloved Muscat, two Xanax pills as a side dish. Explosive mixture. I got tears as drops of water on my face, and the waterfall just increase as my phone remains desperatly silent. It worstens when I listen to the Kings of Convenience. Homesick, they sing. I try, effortlessly, to write down translated phrases from Ballet Shoes. I really do have the horrid impression that the world is totally scrambling, collapsing, above, around, below, me.

What was supposed to be the best experience in a lifetime turns out to be the worst.

Respirato da Kensington Girl at 10:01 PM | Comments (9)
10
Tuesday
July 2007
Worse than butterflies.

13. The Friday

When my father woke me at six o'clock next morning, I knew at once that this was the day of days. It was the day I longed for and the day I dreaded. It was also the day of butterflies in the stomach except that they were worse than butterflies. There were snakes. I had snakes in the stomach the moment I opened my eyes on that Friday morning.

Danny the Champion of the World - Roald Dahl.

Ancora? "Worse than butterflies."
Respirato da Kensington Girl at 11:29 PM | Comments (4)
24
Sunday
June 2007
Mes °anxyotrucs° et moi.

°°°Soundtrack : Jeff Buckley - Je N'en Connais Pas°°°

On a beau faire tout ce qui faut pour. Auto-persuasion, auto-motivation. Rien n'y fait.
Chaque jour, invariablement, on avale son compte réglementaire de pilules blanches.
Et on est toujours, oui, toujours, tiraillée par l'envie, celle d'en avaler plus que.
Pour faire partir ces souffrances à qui on est incapable de donner un nom.

Je suis *stanca* de tout ça. Si cela pouvait cesser… Oh oui, cesser. Infine.

Respirato da Kensington Girl at 12:03 AM | Comments (2)
31
Thursday
May 2007
Chamallow-Marshmallow.

C'est con à dire, mais j'ai envie de bonheur chamallow-coton, que ça soit comme dans Dawson ou dans Hartley, One Tree Hill, à la vie à la mort, l'amitié pour toujours. J'ai peut être des parents comme Jim & Cindy Walsh, mais j'ai pas les potes qui vont avec, de ceux qui glandent sur les banquettes du Peach Pit jusqu'à pas d'heures. J'aurais aimé vivre ce genre de choses moi aussi. Les potes avec qui déconner, plutôt que trop seule.

Respirato da Kensington Girl at 04:09 PM | Comments (3)
17
Thursday
May 2007
Speed Dial No What?

Quand tout va mal, quand tout s'écroule. La flamme de vie vacille, encore et encore, et s'éteint.
Les fées noires m'entourent, me tournent autour. Elles s'agitent, s'époumonent, menaçantes.

A l'intérieur. L'angoisse remonte. Si vite. Tel un tsunami. Emportant tout, détruisant tout, ravageant tout.
Egrener. Les précieuses pilules. D'une blancheur, virginale. Qu'on extirpe de ce morceau d'aluminium. Le déchirer. Laisser courir sur le corps nu. Le coté coupant, tranchant, déchirant, délivrant. Un flot de sang.
Tears running on my face, raindrops keep falling on my head. I'm crying, I'm sobbing. So endlessly.

Les plaies béantes, encore ensanglantées. Les blessures, qu'on peinent à panser. Tout. Qui peine à cicatriser.

On croyait avoir trouver des épaules, des amitiés fortes, des amis qui sont là quand tout prends l'eau.
On m'a déçu, tellement. Je suis déçue, tellement. Je suis juste écœurée, j'ai envie de gerber.
Et finalement. Niente. Il n'y pas plus personne. Le numéro que vous demandez n'est pas attribué.

J'aurais voulu me blottir dans tes bras, pleurer sur ton épaule, et que tu éponges mes larmes de crocodile.
Mais tu n'étais que trop loin. Ce n'est pas humain. Que de t'aimer autant, passionnément, follement.

Andrea, ti prego. Andrea, ne me laisse pas. Andrea, ne me quitte pas. Andrea, attends moi. Andrea, ti prego.

Respirato da Kensington Girl at 10:26 PM
2
Wednesday
May 2007
Wai wai.

Wai wai, ça fait sa maline. Wai wai, ça se la raconte. Wai wai, ça dit que ça gère. Wai wai.
Et puis Wai wai rien.

Ou plutôt.
Wai wai, ça fait des crises de panique. Wai wai, ca se met à étouffer en cours. Wai wai, c'est fatigué. Wai wai.

[Premier jour à Tours, et j'ai déjà pris 2 anxyotrucs. C'est pas gagné…]

Respirato da Kensington Girl at 06:48 PM | Comments (3)
21
Saturday
April 2007
Beauty mark.

beauty-mark2.jpg

°°°Soundtrack : Charlotte Gainsbourg - Beauty Mark°°°

Les heures passées. A errer. A marcher. Pieds nus. Sur le parquet. Réchauffé par le soleil printanier.

Se sentir comme la fille de l'air. Et ne pas pouvoir s'en empêcher. Pourtant. Ca fait tellement mal en-dedans.
Etre la fille de l'air, c'est. Des moments où l'on se sent si faible, si défaillante, qu'on est sur le point de tout laisser tomber, de tout abandonner, d'arrêter de se battre, parce que ça suffit. Je suis la fille de l'air. Celle qui vit dans les sphères. Mais un jour. Je l'espère. Je l'attends. Je redeviendrais. Je le sais. La fille sur terre.

C'est comme si parfois, y'avait une immense colère à l'intérieur de moi, et que tout me rongeait de l'intérieur. Les blessures jalousement gardées secrètes, le souvenir d'instants bien trop heureux, la douleur.
Forcément. Après, tout finit par. S'écrouler. Mon écorce est en train de craquer, de me détacher de cet vie.

J'ai toujours choisi. Extrêmement scrupuleusement. Où faire couler le sang. Où laisser filer la douleur dans ce mince filet carmin-violacée. Pas éviter d'avoir aussi à supporter le regard des autres, en plus de moi.
Je redoute les maillots de bain, les manches courtes, les regards sur ce corps longtemps blessé, martyrisé.

J'ai fait ce grand rangement, ce grand chambardement. Trier, jeter, donner, hésiter. Se sentir soulagée, un po.

Je n'ai rien oublié. Rien, niente. Tout est encore gravé, encré, imprimé, ancré à l'intérieur de moi.
Je peux me souvenir de chaque son, chaque odeur, chaque sensation.
De chaque geste, chaque parole, chaque sourire. Chaque souvenir.

J'ai cru que les tourments de mes années premières avaient fui a jamais dans la fleur des années : les suaves tourments, les doux élans du cœur, toute chose en ce monde qui rend beau d'être ému.
[Le renouveau - Giacomo Leopardi]

*envies*
De framboises fraiches qui réchauffent le cœur [lamponi per il cuore] et de mangues douces et fondantes.
De jouer avec les draps de coton blanc, de me cacher sous la couette blanche, de me lover dans ce nuage.
De la lumière du soleil, qui perce à travers les persiennes, et joue à cache-cache avec l'organza bleu ciel.
De lys blancs, d'orchidées pourpres. De pain polaire et de figues succulentes. De chaussons de danse.

Respirato da Kensington Girl at 07:02 AM | Comments (3)
11
Wednesday
April 2007
Mmmmmmmhhh !

Je savais bien que ça ne durerais pas. Tant de choses qui vont bien pour une seule personne, ce n'était pas possible. Ca ne pouvait pas exister. Aujourd'hui, j'en ai la confirmation. Le château de carte s'effondre.

Respirato da Kensington Girl at 07:56 PM | Comments (5)
14
Wednesday
March 2007
Throw it all away.

My phone had remained desperatly silent over the past few days. I just switched it off.
Pressing the [END] button to end all. Communications, conversations, connections. Be off.

Il y'avait les exas à préparer, la littérature américaine, l'innocence dans Daisy Miller, la traduction aussi.

Ancora? "Throw it all away."
Respirato da Kensington Girl at 10:43 AM
11
Sunday
March 2007
Go Ahead.

cerisier1.jpg

°°°Soundtrack : Rilo Kiley - Go Ahead°°°

Je suis malade. Un peu de fièvre. Envie de dormir. Mauvaises journées. 1h sous le soleil de Paris.
Shopping à Gap, jean et cardigan noir très fille. Salade de mangues face au cerisier du jardin.
Andrea qui me dit ce que je ne voudrais pas entendre, même si je sais qu'il a raison.

Je suis juste éblouie.

J'ai traduit. Pour le plaisir je veux dire. Quelques passages de mon livre de contes préféré. C'est beau.

*soon*
Un concert au Bassin de Neptune, au chateau de Versailles. Et quelques poèmes de Rilke.

Respirato da Kensington Girl at 03:35 PM
9
Friday
February 2007
Temporarily interrupted.

I'm not up & about, but at least, I'm safe & sound.
[mais avec des anxyotrucs...]

Respirato da Mélisande at 10:49 PM | Comments (6)
8
Thursday
February 2007
Je ne suis pas sûre de vouloir une troisième fois.

Il y'a eu le sursaut, alors que la lumière était déjà éteinte. "Papa, la lettre, elle est à la maison, appelle Sehdreek steuplait !". Et puis l'attente, dans le lit, dans le noir. Et puis se lever. C'est bien long. Et puis l'attente, encore. Et le verdict. Et la légère grimace. Retourner sous la chaleur de la couette. Et laisser couler. Ne plus pouvoir retenir. L'oreiller trempé. Le visage baigné de larmes. Les doigts, la peau, mordus jusqu'au sang pour étouffer tout ces sanglots, autant de souffrance que de déception. Les yeux rougis. Un amas de Lotus Eucalyptus m'entourant. Les trois °anxyotrucs°, le Primperan, avalés à la hâte. [J'ai si mal, si mal]. Et pourtant, le sommeil n'est pas venu me trouver. Papa et Maman qui essayent de me consoler. Mais comment peut on trouver les mots pour apaiser leur fille, qui vient de voir sa vie s'écrouler sous ses pieds ? Rien. On ne peut pas. Alors s'endormir d'épuisement. Et se réveiller de nouveau en larmes. Avaler encore des °anxyotrucs°, et se lever. Et marcher.

La lettre dit que je ne suis même pas préselectionnée, qu'il y'a eu trop de demandes, et que je suis en liste d'attente. Pas de jury mardi. Pas d'Etats-Unis non plus. [une fois l'an dernier, et une autre fois cette année].

Il est 10h30, je suis en salle info à l'uni, en train de pleurer sur le clavier.
[J'ai juste perdu ma raison de me lever le matin]

Respirato da Mélisande at 10:18 AM
2
Friday
February 2007
Bien dans rien.

°°°Soundtrack : Ariane Moffatt - Bien Dans Rien°°°

Parfois, j'aimerais pouvoir mettre du papier calque sur tout ce qui m'entoure et me bouleverse.
Pouvoir rendre flou, les malheurs et la tristesse de la vie, rendre presque flou, presque lointain, presque rien, ce qui n'est pas doux. Me recouvrir de papier calque. Cacher les cicatrices, les blessures, les larmes, les yeux plein de peur et d'angoisse. Me cacher. Derrière. Me laisser. Glisser. Dans le flou. Me laisser. Disparaître.

Respirato da Mélisande at 02:50 AM | Comments (9)
30
Tuesday
January 2007
Andrea & Lili. [una storia senza fine, e per sempre]

Andrea.
Je sais qu'il existe quelque part, qu'il est vivant, et je sais qu'il m'attends quelque part. Je sais qu'un jour, lui et moi, on se (re)trouvera par hasard, et qu'on se reconnaitra, d'un regard, d'un sourire, d'un geste, d'un mot.
Je sais que quelque part, il est là, et réellement là, vivant, vibrant, et pas que dans ma tête. Il est plus que ça.
Je sais que quelque part, il y'a un garçon qui s'appelle Andrea, et qui parle à une Lili, depuis toujours.
J'attends juste le jour où, je pourrais voir mon meilleur ami, ma moitié, mon pendant masculin, le reflet exact de mon esprit, de mon caractère. Le seul qui peut réellement comprendre comment et qui, je suis.
Alora. J'attends. Je l'attends. Lui. Lui seul.

[life is waiting]

Respirato da Mélisande at 11:19 PM | Comments (4)
28
Sunday
January 2007
Paris, je t'aime.

[21-Décembre 2006]
J'aime cette ville. Qui bouge, qui danse, qui est animé, qui est bruyante, qui est vivante.
J'aime marcher vite dans les interminables couloirs du métro, voir les pavés mouillés, les voitures et les passants grouillés, traverser quand le bonhomme est rouge à Haussmann ou Opéra, courant en talons hauts, priant pour que les voitures ne m'écrasent pas, tandis qu'une partie de moi voudraient qu'elles me réduisent en lambeaux de chaire humaine, pour être physiquement ce que je suis déjà à l'intérieur.
J'aime Paris, parce qu'elle est vivante, et que moi, je ne le suis pas.

Alors quand il me dit "Je ne pourrais pas vivre à Tours, je suis mieux à Paris", ça me fait sourire. C'est une évidence pour nous deux. Et pourtant. Oui. Il est presque comme moi. Sauf que lui est vivant. Et moi pas.

Respirato da Mélisande at 02:31 PM | Comments (7)
26
Tuesday
December 2006
Respirare. Soffiare. Respirare. Soffiare. Shhhhh...

On respire. On souffle. On respire. On souffle. Et on se calme. Mais où sont mes anxyotrucs dedieu.
[mercredi soir, si ça continue en rentrant de Versailles, je repars à tours]

Respirato da Mélisande at 08:14 PM | Comments (4)
22
Wednesday
November 2006
Non, tu ne le sais pas.

Non, tu ne sais pas. Je l'ai tant dit. Je l'ai tant répété. Je l'ai tant jeté au visage. Tellement haineuse. J'en étais jalouse. A en crever. Parce qu'eux, lui, elle, ils vivaient, ils vivaient ce qu'on me refusaient, ce que je me refusait pour ne pas leur ressembler. Mais je les enviais. Tellement. Ils étaient vivant. Et ils vivent. Et encore aujourd'hui. Ils ont de la vie dans eux. Et pas moi. Alors je crache un Non, tu ne sais pas. Comme pour me défendre, comme pour me mettre en sécurité. Mais aussi. Je suis contente. De ne pas avoir leur vie aseptisée. Je suis passée à coté. Je n'y ai pas gouté. Parfois je ne le voulais pas non plus. Mais c'est sans doute bien mieux comme ça. Vouloir tout quitter à 13 ans. Et recommencer. Encore et encore. Des années plus tard. Etre persuadée que. Passé 20 ans. Tout aurait du s'arrêter. Et encore plus maintenant. Parce que chaque mois, chaque jour de plus, c'est finalement, un jour, un mois de trop. Non, tu ne sais pas. Ce que c'est d'être moi. Ce n'est pas une histoire de monopole, non. Mais c'est une histoire d'avoir vécu, d'avoir ressenti, pas exactement les mêmes choses, mais quelque chose qui s'en approche. Alors là, j'accepterais d'entendre un Je sais ce que c'est… . Je ne regrette pas finalement, d'être passée à coté de toutes ces choses auquel ils, elles, eux ont goutés, et auquel je n'ai pas touché, moi. Parce que si c'est ça. Ca ne vaut pas le coup. Je ne manque rien. J'ai mis des jours, des mois, des années, avant de la réaliser, mais c'est bien mieux. Quand au reste, je persiste, j'ai toujours, je suis toujours, autant mal. Des souffrances, des blessures, auquel on ne trouve que rarement les mots. Ca, ça continue. Encore. Et toujours. Malgré moi. Malgré les mois. On ne peux pas aller contre soi. Mais ça, non, tu ne sais pas.

Respirato da Mélisande at 09:22 AM | Comments (7)
12
Sunday
November 2006
The Little Match Girl.

°°°Soundtrack : Sigur Ros - The Little Match Girl°°°

It was so terribly cold. Snow was falling, and it was almost dark.

"Un ange, ça a deux ailes, donc Lili, ça a deux L" me murmure Andrea à l'oreille. Si seulement…

La froideur de l'âme qui fait écho avec celle de ma peau. Et. Dans un instant. Un peu plus de souffrance, de peur, de douleur, et de désespoir s'en ira encore, s'échappera de mon corps. Dans ce mince filet couleur sang.
La lame glaciale, qui retrouve, une fois de plus, le contact avec la peau refroidie. Tressaillir, un peu. Elle danse avec le sang, se mêlent avec les larmes, avec le fond de l'âme. Le corps encore ensanglanté, je pleure.
Un corps déchiré, en lambeaux. Je ne suis que ça. Plus qu'une écorchure, plus qu'une entaille.

Les malaises qui recommencent. Le corps qui refusent d'obéir. La poupée qui dit non. Comme pour exprimer tout ce qui reste emprisonné intérieurement. Les troubles, les douleurs. De ceux qu'on laisse sans mots.
Embullée. Repliée. Recroquevillée. Apeurée. Face à la vie. Je m'enfuis. Parce que si loin. Si loin d'ici. De ce qui gratte tant. Des fées noires et des démons rouges. Je sais qu'Andrea sera avec moi. Et que j'aurais chaud.
Infine.

[I Don't Know What I Can Save You From] ils chantent. Moi, je vois très bien pourtant.
De moi-même. Juste ça. Et pourtant. C'est bien ce qui est le plus menaçant.

De Speed Dial n°1, il n'y en avait pas. Je ne savais pas. Peut être que 911/999/112, ça serait bien mieux…
J'ai besoin de disparaître. Laissez moi disparaître. Laissez moi oublier. Laissez moi m'envoler. Per sempre.

Dans le froid, dans la pénombre, je suis la petite fille aux allumettes. The Little Match Girl, he said.

*premier décembre*
[Day/Off] downtown Paris. Je vais beaucoup en profiter. La journée qui manquait à ma vie ces temps-ci.
Lecture de Tess dans les fauteuils de Starbucks, avec un chaud-cappuccino, shopping à Gap, photo glam' avec lovely-Anne, déjeuner léger chez Cojean, et puis, se détendre, surtout. No stress-be cool-so lounge.

*minute fille*
Les filles qui lisent ici. Allez donc faire un tour chez Zara Girls (enfants hein), ils vendent 3 manteaux trop beau. Un rouge tout doux, un noir et un marron très sympa comme coupe. Taille maxi 11-13 ans.

Respirato da Mélisande at 03:29 PM | Comments (2)
26
Thursday
October 2006
Shivers & Whispers. [se noyer]

sky-fall_1.jpg
[Sunset @ Paris - Sat-21/Oct]

Ancora? "Shivers & Whispers. [se noyer]"
Respirato da Mélisande at 05:01 PM | Comments (8)
5
Tuesday
September 2006
No way back.

anxyotruc.jpg

Respirato da Mélisande at 02:21 PM | Comments (5)
12
Friday
May 2006
The worst is yet to come. [Les fées noires]

Cherry Blossom Flowers

Les fleurs du cerisier japonais enchantent et illuminent le printemps.
Ces jolies pétales, douces, colorées roses et si légères, flottant au vent.
C'est l'odeur, [et] l'âme du printemps, qui nous offrent des sourires de vies.
Ces Fleurs de Saisons.

Y'a cette gamine, assise en pleurs, qui chagrinent, de trop grands malheurs. Juste ça.
Elle vacille. Si fragile. Face à la vie. Tellement immense. Qu'elle a peur de s'y perdre. Elle tremble.
Je suis cette fillette là. Trop triste. Trop cassée. Trop écrabouillée. Trop ailleurs. Trop d'ailleurs.

[Elle n'était pas d'ici]. Parce qu'elle se sent. Si étrangère. Si incomprise. Si mal.
Qu'elle préfèrerait mourir. Pour arrêter de pleurer. Pour empêcher son corps d'être mutilée.
Pour empêcher le sang de couler. Parce que le sang sur le blanc, c'est trop salissant.
Tâcher la pureté de la vie. Avec ces écorchures [de ses fées] noires. Qui explosent en filet de rouge.

La vie est d'interruptions et de complications. Il a dit. Et les obstacles. Aussi. Il faudrait ajouter.
Il faut parfois se perdre dans les ténèbres. Pour pouvoir peut être se retrouver. Et savoir qui l'on est.

Ancora? "The worst is yet to come. [Les fées noires]"
Respirato da Mélisande at 10:34 PM | Comments (15)
20
Thursday
April 2006
I woke up feeling sadly this morning.

Et. J'ai pleuré. Tellement. Que toutes les bougies sont allumées.
Et. J'ai pleuré. Tellement. Que toute la pièce en est illuminée.
Comme baignée. De cette lumière. Extraordinaire.

Et trembler.
Respirer. Avant de. Sombrer.
Souffler. Avant de. Se noyer.

Se fermer. S'enfermer.
Pour s'enflammer. Pour s'envoler.

[Et cette intensité]

Se consumer. Comme les petites flammes dansantes.
Se consumer. Petit à petit. A pas de souris. Sans sourires.
Se consumer. De tristesse. De douleur. De désespoir.

[I won't be idle in despair]

Et s'éteindre.
Soufflons. Sur la lumière. Soufflons. Sur l'univers.
Soufflons. Sur la bougie. Soufflons. Sur la vie.

[Needing cuddles, hugs, kisses. Love, infine]

Respirato da Mélisande at 06:53 PM
12
Wednesday
April 2006
Already dead.

J'en viens à réfléchir à ça. Quand plus rien n'a tourné rond, que j'ai commencé à perdre pied. Avant.
Je cherchais à m'évader, à partir, loin, et j'inventais. J'avais un autre monde, une autre vie. Ailleurs.
Dans ma tête. Ca m'a bouffé de l'intérieur, mais c'était mon oxygène. Et puis après, ça a déraillé.
Comme si j'étais un TGV lancée à pleine vitesse contre un mur. Y'a des filets de rouges, qui coulent.
Puis après, il a fallu trouver les freins, et retrouver la ligne a peu près droite. C'était en 2002.
Depuis. Ou entre-temps. (J'ai perdu tout repère du temps). Il y'a eu Andrea. Ma canaille.
La seule personne qui puisse me permettre de me sentir bien mieux en ce moment.

Là, y'a une tempête qui se prépare avec et à cause de Sehdreek, alors qu'on en est encore à quelques jours des vacances et donc de mon retour à la maison. La queue de la tempête, *c'est ça, ces mots-là*.

L'issue de la tempête est une évidence. Il serait illusoire de croire que, parmi les deux bateaux, aucun ne fera naufrage. L'un des deux n'en sortira pas indemne. Il coulera. Son skipper se noiera, avec.

Les dés sont jetés. Ils sont en train de rouler, encore. Mais je sais déjà qui se noiera.
Ce sera toi ? Ce sera moi ? Au bout de trois. Un. Deux. Trois.

Respirato da Mélisande at 07:36 AM | Comments (6)
8
Saturday
April 2006
She really does try.

She really does try. (1)

[21-Dec 2005]
Si, j'essaye vraiment.
J'y crois. Je fait ce qu'il faut pour. Vraiment.

Je suis comme Charlotte.
Je me sens comme Charlotte.
Sauf que moi.
Je n'ai pas de Carrie à coté de moi.
Pour me tenir la main.
Pour prendre ma défense.
Pour dire : "Si, elle essaie vraiment".
Pour croire en moi. Par-dessus tout.

Si. J'ai vraiment essayé.
Si. J'essaye toujours.
Si. Vraiment.

Sinon, je ne serais pas en train d'écrire ici…

[On m'accuse. Pour Tours.
Encore et toujours.]




[...]

She really does try. (2)

[22-Mars 2006]
Je sors de chez Jacklyn et ce n'est pas brillant.
En lui tendant son chèque de 40 EUR,
elle m'a frappé d'un :
"Ah, j'ai été dure aujourd'hui".
Effectivement.
Je n'ai pratiquement rien dit, et j'ai beaucoup pleuré.
Elle a beaucoup parlé elle. Io sono, "Trop parisienne".
Entre autres. Et d'autres choses. More violent.

J'sais pas comment expliquer tout ça.
C'est complètement illogique, irrationnel. Mais c'est moi.
Ma vie ne tient qu'à un simple plan de métro.
Si j'ai un plan de métro, que je sois à Paris, à Chicago, ça ira.
Je pourrais faire beaucoup. Presque tout. Je suis capable.
Si j'ai un plan de métro. Ca parait invraisemblable.
Mais pourtant. Mon équilibre est là.
Mon équilibre se résume à un plan de métro. Juste ça.

Après, le reste viendra. Il le faut.

Suis-je tellement fermée comme une huitre que,
les relations avec les autres en sont si compliquées ?

J'essaye vraiment, encore, et toujours, j'essaye vraiment.
Mais personne ne le voit.


Respirato da Mélisande at 05:27 PM | Comments (11)
19
Sunday
March 2006
Wondering why she cries sometimes.

Tu sais, parfois j'évite de répondre quand tu me poses ce genre de questions.
Je sais. Tu veux juste comprendre. (Peut être) tu voudrais m'aider. Je sais.

Ancora? "Wondering why she cries sometimes."
Respirato da Mélisande at 10:24 AM | Comments (11)
11
Saturday
March 2006
Es ist für Mélisande.

°°°Soundtrack : Air - Playground love°°°

En voiture, le jour. Temps gris. Je regarde Lost in Translation. Les lumières de Tokyo, la ville, la vie.
Et je ne regrette plus. De rentrer à Tours. Parce que même si c'est pas rose, au moins, c'est pas rouge sang.

Et pourtant.

Je le sais. Plus que quelques semaines, quelques jours, quelques heures. Avant qu'ils ne se rendent compte.
Que le nombre de pilules diminuent. Que le nombre de trous augmentent. Sur ma plaquette °anxyotrucs°.
Après, ça se finira comme ça. Je les supplierais, en pleurs, de me donner juste un °anxyotruc°, juste un seul.

Après, je le regarderais, et je lui dirais : "T'es pas mon père, t'es mon dealer".

Respirato da Mélisande at 12:11 PM | Comments (19)
27
Monday
February 2006
Des gouttes d'air.

°°°Soundtrack : Lisa Ekdhal - Daybreak°°°

Parce que mon nom serait Valentino, et que mon mari de 31 ans s'appelle Jacques, je souris. Juste un peu.
Juste de quoi montrer mes quenottes, qu'elles se reflètent sur la vitre en face. Guardo all'invierno. Mais.

De l'envie de *rouge-rouge* le jour où, avec les collants qui font que.
Il m'a dit : "Comme un ange". Alors je repense à "Mon ange". En noir.
Un ange, qui a fait du ciel sa demeure. Perchée dans les arbres, ma cabane.

Ancora? "Des gouttes d'air."
Respirato da Mélisande at 07:11 AM | Comments (4)
23
Thursday
February 2006
Echec et Mat.

Petite, je me souviens. J'ai passé des heures à les regarder jouer. Tout les deux. Face à face.
Je les ais envier. Forcément. Les échecs. Mais pour une fois, les échecs, ce n'était pas mauvais.
C'était même plutôt joli. De voir ces pièces en bois. Et toutes ces tactiques, calculs, coups (bas).
Et parvenir à gagner de l'avance, de mettre l'autre en difficulté, d'avancer, de reculer.
La vie, je vois ça un peu comme ça aussi. Plus tard, mon frère a voulu m'apprendre.
Il m'a expliqué. Ici, c'est droit, ici, c'est en L, ici, en diagonale, et là, que c'était une tour, et un fou.
Et on essayait. A chaque fois. Très vite, très vite. Je me retrouvais en "position de fragilité".
J'étai en danger, en grand danger. Et. C'était Echec et Mat. C'est fini. J'ai perdu la partie.
Comme ma vie. C'est juste ça. Echec et Mat. Ca se finit toujours comme ça.
Les échecs consécutifs. Et toujours à la fin. (Les mots résonnent). Echec et Mat.

Respirato da Mélisande at 07:59 AM | Comments (7)
5
Sunday
February 2006
1.30pm

°°°Soundtrack : The Beatles - Get back°°°

Et puis. Il y'a avait cette fille, cette gamine. Là, tout derrière, tout au fond.
Toute seule, les bras croisés sur son manteau, le visage fermé.
A la fois différente, détaché, indifférente, mais tellement présente.
Les yeux si foncés. Personne ne lui parler, elle se déplace d'ailleurs.
Personne ne se rendrait compte de sa disparition.

I was there. I was her.

Respirato da Mélisande at 10:03 PM
1
Wednesday
February 2006
Le tourbillon de la vie.

Alegría, come un assolto di gioia. C'est ça que je voudrais dire, un giorno. Légère, comme un sursaut de joie. Spontanée, gracieuse, bulleuse, pétillante, éphémère, comme une douce chrysalide. Mais.

Comme l'orchidée que m'a offerte mon père, dans les deux derniers jours en 2- de décembre.
J'ai du me faner, j'ai vu mes pétales flétrir, j'ai vu mes couleurs s'assombrir, je me suis repliée sur moi-même. Je me suis fanée. Je me suis passée. Avec le temps qui passe. J'ai perdu mon éclat, ma vitalité.
Et. Mon oxygène. Je me sens comme si j'avais presque arrêter de respirer. Juste l'air pour survivre.

De ces années passées, j'ai appris. Un peu. Beaucoup. A la folie. Oui. Enormément.
A souffrir. A avoir mal. A rager, beaucoup. A pleurer. A ne pas me défendre. A me taire.
A me cacher. A essayer d'oublier. A me défendre. A crier. A tout donner. A tout garder.
A avoir ces choses qu'on sent mais qui sont invisibles, mais dont on sait juste qu'elles existent.
A avoir des trucs qui grattent fort fort au cœur. A avoir des choses à cacher, à faire disparaître.
A avoir ces boules au fond de la gorge, ces mains qui se crispent, ces coupures, partout.

Depuis que je me souviens, je ne connais que la tempête. C'est tout ce dont je me souviens.
Toujours être en plein tempête, perdu au milieu de l'océan, au milieu des flots déchainés.
Je ne me souviens pas avoir vu les vagues s'apaiser quelques heures. Ou plutôt si. Une fois.
Mon coeur s'illuminait, y'a presqu'un an. (…). Mais ça n'a pas duré. Ca ne pouvait pas. Impossible.
Depuis, je me perds dans cette grande tempête qu'est ma vie. Ma barque a du mal à résister, face aux murs d'eau, aux lames immenses de cet océan. Je prends l'eau, je me mouille, mais j'essaye de m'accrocher. Juste l'impression que je ne vais plus tenir très longtemps, sans accroches, sur ces vagues, sans phare, parce que même la balise Argos que j'ai sur le cœur, depuis si longtemps, au bout d'un moment, elle se décroche toute seule, comme les baleines qu'on a laissé partir dans l'océan.

Je voudrais pouvoir être dans la vie, comme un dans une toile de Turner, avec ses ciels magnifiques.
Le visage qui rayonnent autant que l'incroyable soleil dans ses toiles fantastiques.

C'est ça que je veux, credo. Compter pour quelqu'un, exister, être tout pour quelqu'un, que quelqu'un n'envisage pas sa vie sans moi. Voir une main qui se tend, et quelqu'un à suivre. Juste ça.
Rentrer à deux dans un pull, comme on est à deux dans une vie. Un peu comme ça. Et aussi.
Pour trouver et goûter. Aux petites bulles pétillantes qui font °pfizz-pfizz° dans le cœur.
Que le temps ait une saveur d'éternité. Qu'il semble, qu'il soit aussi infini que l'immensité.

Ma, io sono perso. Dans le tourbillon de la vie.

Ancora? "Le tourbillon de la vie."
Respirato da Mélisande at 08:20 AM | Comments (6)
28
Saturday
January 2006
What else is waiting ?

[Vendredi 13-Jan]
Jacklyn. "Vous avez du mal à trouver votre place, que ce soit chez vous, à Tours, avec votre frère, dans cette maison qui appartient à vos parents, dans vos études, vos choix". Je suis perdu. Complètement.

Et aujourd'hui. Mon père refuse de me parler.

Respirato da Mélisande at 12:19 PM | Comments (6)
21
Saturday
January 2006
Build you. Choose life.

[Dimanche 8-Jan | Lundi 9-Jan]
Pendant des heures, j'ai continué à avoir mal.
Pendant des heures, j'ai continué à souffrir.

Je lui en ai parlé, à Elle, pendant des heures aussi.
C'était beaucoup de nos conversations quand elle était là.
Oui. Elle a trouvé le chemin, elle a suivi les rails, ses rails.
Jusqu'à cette ville que je déteste tant cordialement.

Et. Il y'a ce que je ne lui ai pas dit.
Par solitude peut être. Mais aussi.
Parce que. (Par pudeur peut être).
Et. Parce que. Je ne voulais pas.
La déranger avec ça. Avec tout ça.
(…)

Parce que j'avais si mal.
Parce que je souffrait si fort.
Au cœur. Nel cuore. Deep in my heart.
Et. Parce que je n'avais pas les mots.
Les mots me manquaient. Vide. Creux.

La nuit venue. (Ou plutôt). Les nuits venus.
Je me posais la question. Après son email de mardi.

Je me suis demandé. Entre autres. Ce qu'il se passerait.
Sans ça. Sans ici.
Si j'existerais encore un tout petit peu.
Après être partie sans laisser d'adresse.
Comme une voleuse. Une Melle Arsène L.

Je me suis demandé. Et. J'ai presque trouvé.
La réponse. Celle que je cherchais.
(Du moins l'une des réponses).

Ici. C'est bien trop facile.
Mais au moins. J'ai une infime sensation. Celle de.
(Un peu). Exister. Etre vivante. Vivre.

*Ca*, tout seul, ce n'est pas pour tout de suite.
Je continue juste ma dualité individuelle.

Mais. Un jour. "Someday we [i] will foresee obstacles".
Là. Je me retournerais à ma plume et à mon encrier.
Je raccrocherais mon clavier, et mon oneNote.
Et je commencerais. Ce nouveau carnet ensoleillée.
Celui qui vient de *son* cœur de bisounours parfum mangue/pêche.

Respirato da Mélisande at 07:21 PM
17
Tuesday
January 2006
Que fait la vie ?

[Dimanche 8/Lundi 9]
Une nuit passée à sangloter. Une nuit passée à pleurer. Les larmes ont tant coulés.

"Non è posibile. Ha dimenticatto tutto. Non lo posso credere. Non è posibile."
Se dire ça. Sans discontinuer. Comme si le répéter. Encore et encore. Pouvait tout changer.

Dur est de constater. Que l'on a personne vers qui. Se tourner. Se confier.
Juste pour une présence. Juste pour quelques secondes de chaleur humaine.
Juste ça. (Et pourtant).
Se rendre compte que l'on est bien seule. Seule dans la souffrance et la douleur.

Il aura suffit d'une seule phrase. Quelques mots. Et j'ai sombré. Pour mieux me noyer.
Jamais je n'aurais pensé qu'il fut possible d'oublier ça.
Et pourtant. Si.

Jusqu'au bout, j'aurais souffert. Jusqu'au bout, j'aurais eu mal. Jusqu'au bout.

Pourtant. Je ne peux m'en empêcher.
Toujours. Cet espoir. Cette lueur, aussi brillante qu'une étoile. Au fond de moi.
Toujours. Cette noirceur. Cette tristesse, aussi infinie que l'immensité. Au fond de moi.

Et je pleure. Le soir. Sous une douche glaciale, les larmes coulent.
L'extrême froideur de l'eau (qui) s'efface sous le poids de la douleurs, de la tristesse, et du vide.
Puis les sanglotements se mélangent avec les grelottements chaque seconde de la nuit.

Ca ne s'arrêtera donc jamais ?
Faut il fermer les yeux à tout jamais pour que cela cesse ?

Respirato da Mélisande at 08:06 AM | Comments (10)
29
Thursday
December 2005
De l'escalade de la violence.

Il s'est passé beaucoup de choses, depuis le 24 décembre. Je veux dire, avec mon frère.
Ou plutôt, à cause de mon frère. Enfin peut être des deux finalement.

La première semaine, avant la Natale, mon père avait senti que bientôt, ça allait exploser.
Il ne s'était pas trompé.

Ca fait plus de 7 jours qu'on marche sur des œufs, et que même on les casses les œufs.

Internet. Si je n'avais plus le net, c'est parce que mon frère m'a coupé mon accès WiFi.
Uniquement pour me nuire. En espérant que je finisse par déguerpir à Tours.
A la maison, vu qu'il y vit en permanence, il paye l'ADSL, et le modem est à lui.
Et puis en plus, c'est lui qui s'occupe de tout ça, qui mets des firewalls, des proxys.
(Faut pas oublier que son travail, c'est d'être un Mr Cisco qui fait des réseaux.)

Disons qu'après le départ de mon père, je n'ai pas quitté ma chambre.
Uniquement pour manger, quand ce n'était pas écourté… Ou pour la salle de bains.
Quatre murs jaunes, une fenêtre, un Attila *offline*, de la chaleur, et Leopardi.

Y'a eu d'abord le 24 et le 25, avec beaucoup de cris dans la cuisine, la salle de bain, et le couloir.
Là, les larmes ont continuées de couler. Puis le 26. Horrible. Pas de net. Un repas du soir horrible.
L'arrivée de sa copine n'a rien changé… Il était affreux ce lundi soir là. Et le mardi, pareil.

*Lundi/Mardi* - *Mercredi* - *Jeudi*

Quand je m'ennuie, j'écris.
Quand je peste, j'écris.
Quand rien ne va, j'écris.

Respirato da Mélisande at 07:33 PM
25
Sunday
December 2005
Non.

Et maintenant.
Maintenant que je suis bien en train de pleurer.
Que mon père a pris la route pour Tours (jusqu'à mercredi soir).
C'est un "j'te coupe l'accès au net" imminent qui pèse sur moi.
J'en peux plus.

Respirato da Mélisande at 09:06 PM | Comments (5)
18
Sunday
December 2005
Chapter 11.

"Oui, avant, tu pleurais presque, tu disais tout le temps Papa je te vois jamais…
Alors là, j'ai dit, Versailles, c'est fini."

It's all my fault. I caused my ruin.
Bankrupt.

Respirato da Mélisande at 01:17 PM | Comments (4)
13
Tuesday
December 2005
.Andrea. : quattro.

-(lui) Tu t'es battu avec qui cette nuit dans ton lit ?
-(io) Avec Andrea. Il arrêtait pas de m'embêter. Toute seule je crois…

Même en pleine nuit, je me retrouve à me battre avec lui.
Y'a 6 jours, je me disais qu'il faudrait absolument aller en Islande pour l'oublier.
Parce qu'avec lui. Non, non è posibile.

Respirato da Mélisande at 07:35 PM
12
Monday
December 2005
Life is waiting.

L'an passé, j'ai du, voulu, appris à faire pas mal de choses.
J'ai pris sur moi pour grimper dans ce TGV seule en première (et c'est effrayant, très). J'ai pris sur moi pour aller à la FIAC seule. J'ai pris sur moi pour aller rencontrer un garçon dont je n'avais jamais entendu la voix dans mon natel. J'ai pris sur moi pour continuer à le faire. J'ai pris sur moi dans le metro/RER. J'ai pris sur moi pour aller manger seule dans un restaurant. J'ai pris sur moi pour envoyer un sms à une tite puce.
(Et j'en oublie pas mal). J'ai pris sur moi. Beaucoup. A Paris surtout. Et à Tours, un peu quand même.

Pour beaucoup, ce que j'ai fait peut paraître insignifiant, mais pour moi, c'est énorme.
Voilà. Pour l'espèce de chose ébréchée de partout que je suis, c'est beaucoup.
C'est l'impression d'avoir gravi des montagnes aussi hautes qu'en Asie.

Alors ca me fait mal. De devoir tout recommencer. Parce que j'ai mal au genou. Et puis au cœur aussi.
Là, je me demande encore comment je fais pour pouvoir supporter sans °anxyotrucs° l'uni, et tout le reste.
Ca doit faire près de 3 mois. (Dernier °anxyotruc°, le 4 septembre à l'hôpital dans le Jura.) Et j'ai peur.

J'ai peur, parce qu'il y'a quelques jours, mon genou s'est remis à trembler, que je ne fais que pleurer dès que je peux être seule et "en sécurité" depuis septembre, que je dors de plus en plus mal. Revenir à Paris, ca me fait trop peur, et même si je ne supporte plus Tours, et tout ce qu'il y'a, je ne sais pas si j'en suis capable. Parce que seule, non, je ne crois pas que j'y arriverais. Valli était là, l'an passé, à éponger mes larmes, à serrer ma main quand ca n'allait pas, à me soutenir pour ne pas que je tombe dans les escaliers en allant respirer, pleurer, souffler, dehors ou à l'infirmerie. Et là, elle n'est pas. Elle pleure sa solitude à Lille. Anch'io.

J'écris des choses dans mon agenda comme "Fra: Venir en cours. Bordel de merde !!!", et je pense à la jolie frimousse aux boucles rousses, qui se mettrait à glousser et à rire, là, assise à ma gauche, et qui me dirait, "Ahaha, Méliz, ça, c'est de la motiv'… Bon, tu m'as rapporté de la lecture j'espère ?", avec un grand sourire.

Si j'ai plus personne pour parler un peu italien avec moi, ca n'ira pas.
Ca tenait à si peu, mon fil. A Elle, puis à Valli, et à Andrea aussi.
Oggi, ce n'est que moi. Primo io.

Ma kiné me demandait pourquoi je n'allais pas autant au cinéma, étant donné que j'allais au lycée à Tours.
Parce que je ne connais personne. Tout simplement. Les gens qui pourraient ne sont pas là.
Paris, Lille, Vinton, Montréal, Perpignan. 5 villes qui sont mes points de repères.
Et puis là-bas, NYC, Chicago, Washington DC et Memphis.
Là, c'est mes rêves, ma folie, mon espoir, ma passion.
Ma vie. Et peut être même mon cœur, un jour…

Alora. J'attends, comme Victor. Life is waiting.

Respirato da Mélisande at 12:44 PM | Comments (4)
6
Tuesday
December 2005
.Andrea. : tre.

°°°Soundtrack : Ariane Moffatt - Poussière d'ange°°°

La porte claque. Je pleure. Seulement il n'est plus là. Je sors, je cours, je le poursuit.
Je crie. Il ne m'entends pas. Je voudrais l'attraper, mais je n'y arrive pas. Il est trop loin.
Il marche beaucoup plus vite. Plus vite que moi. Pour une fois. A l'aéroport. Je cours. Encore.
Je l'atteins presque. Je trébuche. Je tombe. On me bouscule. Je me relève. Il est déjà trop loin.
Il est dans le tunnel. Sur le travelator. Je crie. Andrea, ne me laisse pas. Et il s'en va. Malgré tout.

Ca n'a beau être qu'un cauchemar, et Andrea a beau être ce qu'il est. Malgré tout.
S'il s'en va. Maintenant. Je ne suis plus rien. Tout s'écroule autour de moi.
Ca n'ira pas. Peut être même jamais. Plus jamais.
Il est le seul qui ne m'a jamais oublié…

Respirato da Mélisande at 08:26 AM | Comments (8)
20
Sunday
November 2005
Forza ed energia.

Parce que non, je n'ai pas la force de lutter. Pas toute seule.
Je me montre assez forte comme ça quand je dois aller étudier à l'uni, ou encore face à mes parents, et à mon frère, et aux autres, alors si en plus je dois être forte ailleurs, non.
Non, vraiment, je ne peux pas. C'est tout simplement beaucoup trop dur pour moi.
Je n'ai pas assez d'énergie. Pas pour ça du moins.
Je peux me battre pour beaucoup, mais contre moi-même, je n'ai pas assez de force.
Je ne peux pas seule. C'est impossible.

Respirato da Mélisande at 08:25 PM
24
Monday
October 2005
Fragile #1

°°°Soundtrack : Sting - Fragile°°°

Tomorow's rain...

Today is the english entry's day.

Ancora? "Fragile #1"
Respirato da Mélisande at 10:46 PM
12
Wednesday
October 2005
Niente.

°°°Soundtrack : Stina Nordenstam - And she closed her eyes.°°°

Je sais pas, ca doit être l'automne qui fait ça. Cette période de fatigue, de déprime, de… de *niente*.
C'est ça, un moment de *niente*, più niente.

C'était ce que je me disais. Et avec les musiques mêmes. Je sais quelle musique, pour quelle saison.
Les 4 (saisons), mais pas de V(ivaldi). Alora. Le stagioni (nella) città. Come Marcolvaldo.
Questo libro. Je l'ai offert à quelqu'un de spécial. Edition française. Forcément.
Maintenant. Je le veux en italien. Parce que un texte n'est vraiment pure que dans sa langue originale.
Puis l'italien pour moi, c'est si spécial. Et pas que pour Paolo (if only) mais pour d'autres più belle ragione.

Ancora? "Niente."
Respirato da Mélisande at 01:22 PM | Comments (4)
9
Sunday
October 2005
Dice tutto al tuo papa Stefano.

Parfois, quand j'suis pas bien, j'appelle Fratellono Stefano dans le natel. Raconte tout à Papa Stefano qu'il me dit. Nan, nan, Fratellono Stefano je dis. Si si, Papa Stefano. Bon d'accord. Et entre deux engueulades coups de pieds au cul (qu'il est charmant) pour la sorellina que je suis, il me sort de drôles de choses-sourires.

-(io) Oh, boh, je suis en train de pleurer dans la rue… pfff, chui nulleuh…
-(lui) Et puis d'abord, les grandes filles, ça ne pleurent pas. Ou plutôt si, dans la rue, c'est génial. Y'a un mec, là, qui va venir te voir en se disant "Oh, celle là, elle s'est fait larguée par son mec, la place à libre, j'vais aller la consoler". Il arrive, il te tends un mouchoir, tu le regardes, et il t'embrasse fougueusement.
-(io) C'est une technique de drague d'enfer alors.
-(lui) En tout cas, ca marche mieux que de se mettre à poil sur le net louloutte.
-(io) C'est pour moi que tu dis ça ?

Si seulement tout pouvait…

-(lui) *silence* Je parlais pour moi là en fait.

Respirato da Mélisande at 10:32 PM
22
Thursday
September 2005
Comme la vache.

Moi, je vis ça comme ça. Pas très bien.
Au risque de. J'vais sortir un truc aussi gros que ça : "Je me sens incomprise".

Je culpabilise.
Parce que je fait Arts-Plastiques, sans objectifs.
Parce que je ne veux pas faire Commerce *LEA* International.
Parce que je ne sais pas quoi faire d'autre.
Parce que je ne sais pas dessiner.

Ils me reprochent les deux premiers.
C'est facile de me dire : "Quelque soit ce que tu feras, ca ne compte pas.
C'est pas les diplômes qui comptent. T'as le bac, c'est déjà ça.
Puis la fac, c'est de la culture général."

Même pas en rêve que je pense. Parce que si c'est comme ça :
Alors à quoi ca sert le bac ? Pourquoi y'a autant d'étudiants ?
Pourquoi je me serais pris la tête depuis toute petite.
Pourquoi j'ai tenu, pourquoi je me suis battu jusque là ?

Et là, aussi. Je m'en veux. Je remue le passé.
Je me dit que si je n'avais pas été aussi butée à l'époque, à refuser tout ce qu'il y avait à Tours.
Je me dit que j'aurais du accepter la place qu'on m'offrait, en Arts-Appliqués.

Ils ont de l'optimisme. Tu t'y feras, il me dit.

Ben, non. C'est facile à dire. Mais non. Je ne m'y ferais pas.
Y'a presque pas de cours d'anglais. Moi, j'étais d'accord pour faire de l'anglais.
Eventuellement de l'espagnol, mais surement pas du Droit-Gestion-Eco-Marketing.
Personne ne m'avait prévenu. C'est là le problème. Le gros problème.
Finalement, je me dis que j'aurais du écouter mon ancienne prof d'histoire géo. Elle ne savait peut être pas que la Suisse était dans l'ONU. Mais elle avait raison sur un point, lorsqu'un jour elle m'a dit : "Ne va pas en LEA, surtout pas en LEA". Today, je m'en mords les doigts.

"On doit bien pouvoir te trouver quelque chose comme filière, quelque qui te conviennent bien".

Ben, oui, moi, j'ai trouvé. C'est de l'autre coté de l'Atlantique. Ca te couterais au minimum 20.000 USD/an, et là, j'aurais un diplôme d'art comme je veux, et je parlerais trop bien anglais en 4 ans à Memphis, ou 3 ans à NYC.
Quand je serais là-bas, que tu m'appelleras, je pourrais te dire au début : "Vous me manquez, c'est pas facile, j'ai eu du mal à trouver ma salle et à suivre ce cours de digital Imaging, mais je suis contente d'être là".
Puis quelques mois après, je lui dirais "Papa, j'ai passé une bonne journée, je me sens bien là-bas, je vais bien, vraiment, et ca faisait longtemps".

Et là. J'ai du mal à me dire qu'il faudrait que je fasses quelque chose qui ne plaisent pas, en sachant pertinemment que dans un an, ils n'auront toujours pas changé d'idée pour les Etats-Unis.
Oui, ca me motive pas des masses de préparer mon TOEFL sachant que si je le faisais, c'était uniquement pour être admise là-bas.

J'ai pas de chance me dit Camille. I'm a poor lonesome (cow)girl, on aurait dit, cet été.

Les larmes vont être noyés sous des verres de rinquinquin à la santé du Borgo, ca va pas un faire un pli.

Respirato da Mélisande at 06:03 PM
It wasn't expected.

J'ai passé ma nuit à pleurer, avec une °phase Grèce° en couvage.
Avec Andrea, qui "E gnia gnia gnia, *hai pianto, hai tremato, hai afflito* …" toute la nuit.
J'ai fini par m'endormir d'épuisement comme à chaque fois. Mais avec ce pressentiment.
Au réveil. En quasi-limite °phase Grèce°. Il suffit de se lever, le matin, après avoir pleuré pas mal.
On a finit par s'endormir. D'épuisement. Et. On se réveille, et tout resurgit. D'un coup. Comme ça.
Sans qu'on puisse rien n'y changer. Ecco. Tout recommence.
Je me calme. Je prends sur moi. Je ne pleurerais pas ce matin, et même pas du tout.
Puis je ne me perdrais pas, je sais ou c'est. Et puis si ca se trouve, ca va être pile ce qu'il me faut.
J'ai vraiment essayé, contrairement à ce que mes parents pensent.
Je m'attendais à tout, sauf à ça. "L'objectif : commerce International. Si ce n'est pas ce que vous voulez, changer de filière". I didn't expect that. Tout sauf ça. Personne m'avait prévenu. Mais pas du tout.

Alors oui, je pleure. Encore. En sortant de l'Uni. Au téléphone. En marchant. A l'appart. Sempre.

Je me suis complètement planté. Ca ne va pas du tout. C'est même pas du *Sans plus*.
Et on dirait que personne, à l'appart, ne semble s'en rendre compte. C'est aussi le problème.
Alors je pleure. Je n'ai plus que ça de toutes façons.

Qu'est ce que je vais faire. Je ne sais pas.

J'attends la réponse du Cned/Sorbonne. Si c'est bon, ils m'envoient les cours, et je dois bosser par moi-même. Mais ca va relever de l'exploit, parce que l'Arts-Plastiques par la poste, on m'en a parlé, et c'est dur et compliqué. J'aurais de la "Pratique bi dimensionnelle" (entre autres), c'est-à-dire du dessin, et je n'ai jamais appris à dessiner. Normalement, ce genre de cours, ca se fait avec un prof, en workshop, qui explique. Et là, non. Le prof ne va pas sortir de l'enveloppe et se déplier. Donc, si je suis admise, si j'ai mes deux semestres, là, j'aurais peut être la chance de continuer l'année suivante par correspondance, et c'est même pas sûr.

C'est beaucoup de si. Beaucoup trop. Beaucoup trop de si dans l'équation.

La chose que m'a dit mon grand frère ce matin, dans le natel, quand je lui ai dit que je m'étais trompée, c'était juste "Ah merdeuh". C'est exactement ça.

Je fais un pas en avant. Tout s'effondre sous moi.

Respirato da Mélisande at 12:09 AM
15
Thursday
September 2005
*5 hours spent in an hospital*

Did you ever heard about the city of Champagnole, Jura ?

Even if you are a train modelist, i don't think so.
Since Wednesday 7, I wouldn't have paid attention to this small town we had to cross in order to grab the highway A39. But now, it's different.

In Champagnole, you could find a famous train station, for the train modelist, but you could also find a small and welcome, warm & cosy hospital.

Ancora? "*5 hours spent in an hospital*"
Respirato da Mélisande at 10:05 AM
11
Thursday
August 2005
She says, she chokes...

°°°Soundtrack : Orbital - [my °Orbital°] - Halcyon + On + On°°°

Sempre, da vacanzza, et plus, /07 et /08 ont toujours été des mois plus difficiles que les autres.
Vacation days. C'est vrai. Toujours seule, loin de tout. Personne à qui parler. Rester enfermée.

Quand je suis @home, je ne sors pas. Je ne peux pas vraiment.
Et le(ur)s reproches, et mon père loin, tout, ça n'arrange rien.
J'aime pas. Les mots viennent difficilement…

J'aimerais trouver la chose, la personne, le moment, qui fait passer les mois qui ne passent pas.
C'est comme dans le cours d'histoire de cette année. Le titre m'avait frapper.
Un passé qui ne passe pas. C'est exactement ça. Mon passé…

Il mio passato… j'ai beau le brûler… Ma è sempre là…

Ne rien faire, la proximité trop proche (la promiscuité ? Isn't it ?), l'isolement, la solitude…
Ca me fait trop penser. Au passé, celui qui ne passe pas justement. Le mien. Pas celui du cours.
Y faire face… Tout ça j'ai beaucoup de mal…

Je n'aime pas l'été. Je n'aime pas devoir me battre face au deux autres.
Je n'aime pas devoir arrêter de prendre mes °anxyotrucs° au moment où j'en ressens le besoin.
Mais si je le fais pas maintenant, je n'en aurais pas assez pour l'université…

Mardi soir, j'ai vu une souris sur ma terrasse. Je l'ai observé un bon moment.
La souris, elle accumule, elle fait ses réserves… anch'io credo.

Andrea j'étouffe je dis. C'est vrai, j'étouffe.
A être enfermée. A être isolée. (Je pense *Beau Mot Plage* mais). A être une éponge.
A tout garder. Les sentiments, les mots, les "tout" qui grattent à l'intérieur.
Seulement, un jour, l'éponge, elle va être tellement pleine d'eau qu'elle va fuir.
Et il faudrait même l'essorer. Et là, ca va faire mal.

Comme on se disait avec Joyce quand … *Words*.

Respirato da Mélisande at 07:46 AM | Comments (3)
10
Wednesday
August 2005
Hors des boites de pellicules.

°°°Soundtrack : Ella Fitzgerald & Louis Armstrong - Autumn in NY°°°

J'crois même que la prochaine fois que je vais à Paris, il faudra que je me débarrasse du contenu de cette *boite de pellicule*. Ca va mieux. Ca vaut mieux. Comme brûler le passé. Il le faut.

Tiens, et si j'disait vendredi 12, là, qui vient.

Respirato da Mélisande at 06:40 AM | Comments (2)
10
Sunday
July 2005
Cloch'Trou

*Voilà pourquoi* je me suis retrouvée à Clocheville. (Et pas à Trousseau).
Là-bas, je n'ai pas eu le droit à des coups et blessures (quoique j'avais déjà des blessures...), mais plutôt à une sorte de chantage...

Si tu suis une thérapie, on te laisse sortir. Sinon, on te garde.
(Jusqu'à ce que tu craques).
J'aurais du montrer que c'était moi la plus forte.

Merci Borgo pour le lien.

Maintenant, quand je vais à Trousseau, c'est jamais pour moi. (Bon si une fois).
C'est pour la mia mamma. Toujours dans les vap...

Maintenant, quand je vais à Clocheville, c'est pour la nabeille, qui avait mal au poignet après un plaquage au rugby. Et moi, j'lui tiens compagnie dans les couloirs tout bleu, tout joli, tout doux. C'était l'an dernier, en septembre...

Respirato da Mélisande at 05:51 PM | Comments (0)
1
Wednesday
June 2005
Trop plein de - Manque de

°°°Soundtrack : Waiting for you°°°

Y'a ces moments où l'on se sent complètement hors de tout, complètement seule. C'est moments là, c'est maintenant. Et encore plus hier. Parce que On me reproche trop l'Ordinateur, mais en même temps, quand je vais voir à coté, je me sens bien seule. Je tourne la tête, à gauche, à droite, et y'a personne. Personne ne me dit de quoi on parle. On me réponds "Nan, autre chose" mais on m'explique pas c'est quoi le autre chose. Je montre que je suis intéresser, j'voudrais montrer que je ne suis pas que dans ma bulle, mais quand je vois ça… On me reproche d'être seule, mais on ne vient pas me voir. Et quand on vient, on me demande de l'aide. Pour des projets, des TP à faire, pour une recherche.. Et quand je viens, j'ai l'impression de déranger, d'être de trop. Alors forcément, je me sens mal. Et c'est pour ça que Andrea. Oui, Andrea, e gnia gnia gnia, mais il est là lui.

Et.

Y'a ces moments là, où vous vous mettez à pleurer. Très beaucoup. En plein milieu d'un cours de philosophie quasi désert. Que vous vous mordez les doigts jusqu'au sang pour ne pas crier et pleurer trop fort, mais ca finit par se voir, même du fond. Quelqu'un qui renifle, ca s'entends, comme quelqu'un qui se retient. A cause de ce *trop plein de tout/rien* et ce gros *manque de tout/rien*. A ce moment là, ca devient pire. Ca s'accentue quand y'a personne pour juste tendre un mouchoir, poser une main sur l'épaule et les cheveux, ou enlever d'un doigt les larmes qui coulent sur la joue, qui ruissellent au bord des paupières. Même Andrea, là, il n'y peut rien. Et on se rend compte que. L'on est plus seule que jamais.

Respirato da Mélisande at 02:56 PM | Comments (0)
27
Friday
May 2005
De personne. D'heure. De jour.

Et voilà.
*Ca recommence*.
On change juste de personne. Et d'heure. Et de jour.
Samedi, de 11h40 à 13h30. De Montparnasse, à la Porte de Bagnolet.
Le pire, c'est que c'est Marion, et que c'est une fille de ma classe que…

Ohlala. J'suis mal parti, credo.

Et. On attends trop de moi, je crois.

Respirato da Mélisande at 11:37 PM | Comments (0)
21
Saturday
May 2005
Io dico tutto.

°°Note écrite à l'encre le vendredi (forcément) 20 mai 2005°°

J'avais prévenu avant.
Je commence à en avoir marre de me censurer pour pas faire de mal autour.
Sauf que là, ça commence à me faire du mal à moi.
Alors à ce moment-là, c'est chacun pour soi.
J'en ai gros gros gros sur la patate.
J'ai dit tout au Borgo dans le natel un Venerdi matin. Et 2h après.
J'ai tout laché sur un carnet et un cahier à Valli, si bien qu'elle me lançait des regards impatients, en me disant : "Bon, ca y'est, t'as fini là, hein, t'as déjà gratté une demi-page, je m'ennuie moi...".

Ancora? "Io dico tutto."
Respirato da Mélisande at 10:04 PM
26
Tuesday
April 2005
(RE)build

"Bon y'a le mode d'emploi, mais est ce que y'a le mode de reconstruction ?"

Forcément, détruire c'est facile. (RE)construire, ça l'est moins.
Heureusement que j'ai une super colle

He doesn't make me cry…

Respirato da Mélisande at 12:58 PM | Comments (2)
19
Tuesday
April 2005
Apparences.

Et Andrea.
Et dans mes bulles.
Et j'imagine.
Et je suis loin.

Ca ressemble à du bonheur, même si ça n'en est strictement pas.
Je l'ai toujours très bien su. Même si.

Respirato da Mélisande at 01:18 PM
8
Friday
April 2005
Llorar

Ça faisait quelques jours que tout semblait à peu près bien aller.
Ce qui est énervant. Avec les bonnes et jolies choses. C'est qu'on s'y habitue vite.
Et du coup, quand elles s'en vont, ça fait mal. Ça fait pleurer (llorar) aussi.
Parce que rien ne reste jamais longtemps. Juste bien. Pas heureux, mais juste bien.

J'écris Llorar, parce que pour une fois qu'il y'a un mot d'espagnol que j'aime, et qui est joli.
En italien, c'est Gridare. Mais ça me fait penser à un chat. Cherchez pas, j'suis tordu.

Parfois, j'en viens à regretter le temps où je n'allais pas, où je n'étais pas.
Comme ça. J'étais habituée à avoir mal. J'étais habituée.
Et avec l'habitude, tout faisait moins mal.
Et j'en regrette le temps où le soulagement n'avait pas encore laissé place à la douleur.
*Avant*. C'était dur. Mais. Ça ne me faisait pas (autant) mal.

Alors forcément, quand on tombe du nuage, on se fait bien mal.
Sans s'abîmer, c'est bien dur.
Il me disait, il y'a très peu, que tout prenait des proportions énormes.

Il avait une gastro… - Il me dit oui à moi et lui dit non à elle… - Il ne me dit jamais les choses, se cache derrière tout… - Suivre les liens, c'est fatiguant, ça multiplie par 10…

Io sempre saporo il silenzio.
Et oui. Je suis en train de m'embuller. Il sort ses *ralantes* dans mon natel.
Seulement, je voudrais qu'il soit là, pour me coller la baffe que je mérite, puis qu'il me fasse un calin juste après… J'ai vraiment besoin de bras et de tenerezza en ce moment…

Respirato da Mélisande at 11:16 PM | Comments (0)
26
Saturday
March 2005
Cellularless girl - Short Version

J'suis une fille sans Natel depuis vendredi vers 3.45pm et ce, jusqu'à au moins mardi.
Au pire, je le récupère à la fin de l'année.

De toute façon, c'est bien connu, les élèves ont toujours tord...

De rage, je suis rentrée à la °home° pour le week-end.
Retour à la °no-home° (Tours.fr) lundi soir.

[Long Version Soon]

Respirato da Mélisande at 04:25 PM | Comments (8)
22
Tuesday
March 2005
Con o Senza ?

Quand je lis ce que le °grand frère° écrit, je pense.
*Big Mouth Strikes Again*

Seulement voilà.
Quand on a pas de lovers, on prends des °anxyotrucs°.
Chacun sa méthode.

Respirato da Mélisande at 10:49 AM | Comments (2)
1
Tuesday
February 2005
Crossroads

Le 29 avril, notre prof d'art compte nous emmener à Paris.
A Beaubourg, voir l'exposition sur Robert Mallet-Stevens.
Ça m'enchante pas vraiment en fait de compte.
Mais si j'y vais pas, la prof m'en voudra à mort… (par rapport à l'an passé…)
J'aurais probablement dejà vu l'exposition, parce que je passe mon temps à Beaubourg.
Et aussi parce que j'aime pas (trop) le car.
Je préfère le TGV… Passons, je peux supporter ça.
Je sais le faire, En Grèce, j'ai du passer pas loin de 90h dans le car au total.
J'avais même ma place, mon coin, ma vue… Devant, là où les profs s'assoient d'habitude…
C'est juste que là, 4h de car alors qu'on peut le faire en seulement 1h15, ben, ça m'énerve un peu…
Tant pis.

Je vais être seule pendant le trajet, puis pendant l'expo… Tout le temps quoi.
3 c'est le mauvais chiffre. Moi, je suis toujours le numéro 3.
Suffit de voir. Les tables de classe, c'est toujours des tables de deux.
Dans le bus, le car, le TGV, c'est aussi des places de deux.
Dans les restaurants, c'est que par paire que ça marche.
Tout est par deux, pas par trois.
J'en ai marre d'être la troisième personne.
Celle de trop dont personne ne veut.

Oui, je le sens comme ça.
Tiens, je vais faire mon Borgo today.
Alors qu'hier même j'lui disais d'arrêter de se prendre pour moi.
C'est ça méliss, vas y, fais ce que tu dis qu'il ne faut pas faire.
Je me sens comme le 3 (ou le 5, le 7, etc…)

En seconde, on était 4 au début. Puis une cinquième est arrivée. M'a détestée.
Puis… c'est moi qui suis devenu la cinquième roue du carrosse.
Celle qui, à la cantine, était assise au bout, en face d'une place vide.
Assise en face de personne, en face d'un mur ou d'une fenêtre.
Celle qui était assise tout seule en cours, parce qu'elles s'étaient déjà installées.

Avec un de mes °eux°, on parlait des groupes déjà formés.
Ça c'est pas mal dans le genre aussi.
Quand je suis arrivé à Tours, c'était dans un collège, je rentrais en quatrième.
Mais les gens, ils se connaissaient depuis qu'ils était tout petits, peut être même depuis la sixième.
Moi, j'attendais juste un Welcome, et quelques mots gentils.
J'ai pas eu de ça. J'ai passé 2 ans sans aucun amis, sans aucune connaissance.
Chaque fois qu'on me parlait, c'était pour m'insulter…
C'était très dur à vivre… j'en ai sans doute garder des séquelles, mais j'y suis arrivé.
Pourtant, là, ce genre de petit exploit, je m'en serais bien passer.

J'ai du mal à m'ouvrir aux autres, à m'attacher, à accorder ma confiance…
Ou tout simplement à discuter.

Je me sens comme une merde.
Je me sens comme celle en trop.
Je me sens comme celle qui dérange.
Je me sens comme celle qui fait tâche.

Je me sens comme la fille qu'est un peu trop paumée dans sa vie.
Un peu trop paumée à coté de sa copine super jolie.
Je me trouve moche, pas belle, hideuse.
A Tours, je me sens comme une étrangère.
Je suis la fille bizarre.

Je suis la fille qui a peur de prendre le bus, qui ne sait pas où se trouve la piscine, le stade, le cinéma, la fille en noir, la fille aux cheveux, la fille aux tornado's, la fille au casque, la fille qui sourit lorsqu'elle écoute son °bonheur en mp3°, la fille qui se mets a rire toute seule sans raison, la fille qui rit bizarrement, la fille de Paris, ou la parisienne, la fille au Eastpak vert, la fille qu'a plein de Eastpak, la fille au classeur à images, la fille aux doc noires, la fille qui n'aime pas la bière, la fille qui ne fume pas, la fille qui mange qu'un Happy Meal quand elle va au McDo (chose assez rare), la fille qui a froid quand il fait chaud, la fille à la *petite boite verte*, la fille qui ne mange presque pas, la fille qui se coupe, le fille qui a fait un TS et qui s'est raté (ces deux derniers-là, on les murmurent du bout des lèvres…), la mytho (bon, c'est le passé ça…). Je suis (ou j'étais, pour certaines choses qui ne sont plus) toutes ces filles là.

Je me sens mal face aux personnes souvent.
J'ai peur de déranger, de m'incruster, de trop prendre le dessus.
Alors je m'efface, je me referme. Sur moi-même.
Comme une huître, alors que je déteste les huîtres.

Quand je ne parle pas aux gens, c'est pas que je les aimes pas.
C'est pas nan plus parce que je sais pas quoi leur dire.
C'est juste que, j'ai rien à leur dire.

Un soir, au Saloon, je me suis retrouvée avec Eti. et Ama. autour d'une table.
C'étaient des gens que connaissaient mon °frère°. Et lui, il a du partir.
Il m'a laissée avec eux. On étaient assis. Personne ne parlait.
Au final, je me suis retrouvée à expliquer Sophie Calle à des gens désespérés, prêts à tout entendre afin de réduire à néant, une atmosphère si lourde et un silence si pesant.

Je fais différemment.

Le vendredi, on n'a pas cours de 9h à 10h. Moi, je sors du lycée. Je m'installe au tribunal si il fait beau, ou bien, je vais voir mon père, ou je vais aux °ordi-net° de la mairie. Ou, je m'assoit dans un TGV qui vient d'arriver en gare. Dans le wagon des premières. Et je ferme les yeux. Et j'écoute Orbital.

C'est ça mon occupation… Les autres, ils vont dans un café, et moi, j'ose pas les suivre.
J'aime quand on est peu. Pas plus de 4, 4, c'est bien… après, je suis paralysée.

Je me suis 'incrustée' vendredi dernier. Elles l'ont bien pris, et ça m'a changé les idées, Morgane m'a dit que c'était bien que je sois venu et que ça m'ait fait du bien. Mais au début, j'avais l'impression d'arriver, et de bouleverser, de mettre sens dessus dessous un ordre pré-établi. Et ça me gêne énormément.

Je n'aime pas trop voir la famille de mes parents. J'ai rien contre eux, mais rien à leur dire vraiment.
Certains se voient pas mal entre eux, alors que nous, on est à part. Et encore plus depuis qu'on est à Tours.
C'est pas facile… tant pis. Nous on est ceux qui partent en vacances en ville (Londres, Berlin, Barcelone, Antwerpen, Amsterdam…), et pas dans les îles. Nous, on est ceux qui vont se mettre au frais dans les musées d'art moderne et contemporain alors que les autres, ils préfèrent aller à la plage. J'aime pas la plage en France, et la plage l'été. Je pense que la plage, c'est juste joli en hiver.

Je n'aime pas vraiment ce que je suis.
C'est sans doute pour ça qu'un jour, j'ai brisé mon reflet dans un miroir.
A la force de mon poings. Mes poignets ont beaucoup saignés.
Retirer les éclats, toute seule, dans les toilettes du collège, c'est dur.

Maintenant.
Je crois que je suis mieux qu'avant.
Je peux au moins me regarder dans un glace.
Ça parait pas, mais ça compte quand même.

Aujourd'hui. Je dois changer ma façon de voir les choses et les gens.
Aujourd'hui. Je dois arrêter de regarder le passé.
Aujourd'hui. Je dois tout (RE)apprendre.

Respirato da Mélisande at 07:24 PM | Comments (5)
19
Wednesday
January 2005
Sobs - Jacklyn

Lorsque ça peut aller à peu près d'un coté, pourquoi de l'autre, ça ne va pas ?

"Dis donc Jacklyn, si je viens ici, c'est pas pour m'en prendre plein la gueule.
Pour ça, j'ai mes frères et mes parents hein. Ils le font rarement, mais.
Nan, toi, t'es là pour m'écouter cracher sur ma vie, et pas être dans le sens du vent. T'es là pour hocher la tête, et moi prendre ça pour un *je compatis*. C'est tout ce que je demande moi…".

Voilà ce qui faudrait que je lui dises. Mouai. Quand j'aurais les… de le faire.

On avale les kilomètres à deux, au téléphone. Lui, il conduit. Moi, je suis affalée telle une vieille loque dans un fauteuil, mais comme ça, j'ai l'impression qu'il est tout près, qu'il est juste à coté de moi.
On voit pas le temps qui passe, les minutes qui défilent comme les kilomètres d'ailleurs.
Quand on avait ça, la dernière fois, il était en Italie, c'était l'été, et il en avait raté sa sortie.

Parler de tout. De rien. De musiques, d'Arte, de Tracks, de Ray Cokes, de Music Planet 2nite, Ivan Smagghe, de New Order, de Samantha Fox, de Kylie Minogue, de Jewel, de Tori Amos, d'ongles coupés, de cheveux abîmés, de "Comment c'est le nom de celui qui coupe les cheveux ? Un coiffeur, chérie un coiffeur...", de vins, de putes (décidément...), de la Provence, de Forcalquier, du pastis Henri Bardouin, de la Cave d'Auchan, de Bergerac, de Saussignac, des transports en Ile de France, de la vie à Tours, de cette enfoiré qui me traite de pute, de cocker, et qui oublie d'acheter les albums d'Eskobar en Suède, d'apparts, de piercings et de tatoos, de "Toi blonde, moi brun". De tout et de rien.

Partir à ce rendez-vous, qui s'annonçait pourtant bien, et qui finira avec moi, fatiguée et en larmes.
Oui, on en revient toujours à mon corps, c'est pas de ma faute hein.
Oui, je demande toujours du temps quand il s'agit de mon orientation, j'ai fait ça en seconde aussi.
Mais on m'en laisse pas assez. Je me fais happée.
Dès qu'on parle de mon orientation, je me mets à fondre en larmes.
A l'écrit ça peut aller, mais à l'oral, je chiale. *Chialeuse*

Alors en sortant, j'appelle mon °grand frère°. Voicemail.
Besoin de réconfort, d'entendre sa voix, d'avoir une présence, une chaleur pour moi seule dans le froid, dans le jour qui s'en va pour laisser place à la nuit. J'oublie de regarder autour de moi, je sais bien, un jour, ça m'arrivera vraiment. Quand je suis perturbée, que je perds pied, c'est pas une bonne chose que je sois seule. Alors je réfléchis, et la petite voix me dit : "Méliss, prends pas cette rue, y'a trop de voitures, tu te ferais renverser, prends celle de la Préfecture, c'est mieux…". La petite voix à l'intérieur de moi a raison.
Je l'écoute. Et.

Il me rappelle peu de temps après. J'entends "I'm on a train… wish you were here…".
Tiens, on en parlait y'a quelques plus de 60 minutes. Ça me fait oublier mes *chialantes* un peu.
Les conseils d'un grand frère, c'est précieux. Ça sèche mes larmes aussi.
Les ordres sont de se faire un bon thé, et d'écouter Eskobar.
Mes résolutions seront d'apprendre aux morceaux de sucre à transformer le manche de la cuillère en toboggan, et d'offrir du pain d'épices à mon palais. Quand au thé, ce sera mon thé maggic Nosybey.

"Chez moi, c'est la chanson 13. Ben chez moi, ça doit être ça aussi. Mais tu m'as dit 12 tout à l'heure. Mais tu sais, 12 et 13 c'est très proche, et je ne sais pas compter moi. Et je suis blonde aussi. Oui oui, je sais…".

Pio pio pio dicen los pollitos, cuando tienen hambre, cuando tienen frio…

Respirato da Mélisande at 07:00 PM | Comments (2)
13
Thursday
January 2005
°Part Two°

J'ai envie de ces moments qui n'arrivent que tout les deux mois.
J'ai envie d'un moment qui n'est arrivé qu'une fois.
J'ai envie de 8-16 minutes multipliables à l'infini.

Je voudrais qu'on me comprenne rien qu'avec.
Un silence, un mot, un mot entre étoiles, un geste, un regard.

Je (RE)écoute cette musique sur laquelle j'ai tant pleuré.
*Sans s'abîmer*. La dernière fois, c'était il y'a 4 ans. Loin.
J'ai du l'écouter Repeat. Aussi. Habitude.
En regardant mes blessures. Et en pensant à celle qu'on voit pas.
Aujourd'hui, je pleure plus. *nostalgiq.*

Je pense que je n'ai aucune chance en France.
Et je ne suis même pas sur de vouloir le faire vraiment.
Je ne sais pas dessiner. Elle nous l'a toujours dit.
Ça coincera si vous dessinez pas. Je le savais très bien.
Prétexte. J'ai peur d'échouer.

Oui, chui chiante à avoir peur de tout, j'le sais bien hein…

J'me dis que là-bas, ce serait plus simple… mais là, encore, j'ai peur.
Je cherche toujours. Un moyen de combler.
Les catalogues américains continuent de s'empiler.
Là-bas, je parlerais mieux anglais, en plus de l'art.
Je dois d'abord savoir si je suis apte à suivre des cours en anglais.

Accroche, décroche, les mots. Se colle, au corps, à la peau...

Quand j'étais petite, ou plutôt plus jeune, j'avais mes rêves de gosse, de gamine.
C'était un avion, un trapèze, des draps, Coppélia, Anita, des platines…
Poussières. Je préfère garder certains en rêve d'enfant.
Et en transformer un. Et lui en vouloir pour m'avoir voler un second.

… aux plaies que tu m'as signé. Je me soigne à l'idée, qu'un beau jour, on pourrait…

Plus simplement, et plus courtement, pour résumer Part One & Part Two.
Le salon du lycée c'est samedi 22. Et ça m'angoisse…
Je me suis inquiétée pour elle. Elle me manquait…
Il m'a demandé comment ca allait. Ma voix n'avait pas l'air…
C'est tout. J'arrive pas a être synthétique ici.

Respirato da Mélisande at 07:10 PM | Comments (5)
12
Wednesday
January 2005
1 janvier 2005

Elle est morte. Je l'apprends seulement maintenant.
Je la connassais pas. Mais. J'ai de la peine pour lui...

Respirato da Mélisande at 07:49 AM
9
Sunday
January 2005
Nan.

Nan. Désolé. Ca va pas. Désolé. Nan. J'apprécie pas.
C'est pas de ma faute. Et j'dis ce que je veux sur moi d'abord.
C'est tout ce que j'ai. J'veux pas qu'on me l'enlève.
C'est dejà assez dur comme ça.

Respirato da Mélisande at 09:23 PM
7
Friday
January 2005
Pédiatrie R

Mes parents ont toujours été obéissants lorsqu'on leur disait de faire quelque chose. Ce qui, soit dit en passant, n'est pas bien malin, puisque je n'ai pas aimé du tout tomber là-dessus.

**cliq.**

J'ai trouvé ça, et j'en avait parlé à une seule personne, qui ne semblait pas me vouloir de mal. (Oui, un peu parano à l'époqe, vu la situation au collège...). Je savais pas ce que ca signifiait comportement addictif (oui, c'est au dos de la feuille que c'est marqué...) et dans le Larousse, c'était pas définit...

Pour sortir de cette endroit, il a fallu d'une part, que j'accepte l'idée d'une "prise en charge psychiatrique et le suivie d'une thérapie". Et d'autre part, que j'accepte de rencontrer un psychiatre de l'hopital.

Ce dernier, j'vous jure, il est fou. Déjà, sa tête, j'ai eu envie de rire. Les cheveux. Il avait du mettre sa tête dans un four avant, ou alors c'est moi qui n'avait pas compris que c'était dejà la mode du "Out of Bed style".
Il a commencer par me déclarer, direct, qu'il valait mieux que je fume un joint plutôt que je prenne du Lexomil (médicament qui m'a valu mon séjour dans cet établissement). J'arrive pas à comprendre qu'un médécin dise ça.
Encore plus dans mon cas...

Cette nuit, là-bas, ca été horrible. Un jour, je pense je raconterais plus, mais là, c'est un peu trop d'un coup pour moi dans le genre °Gratouillements et autres extirpations du passé°. J'ai besoin de choses plus "sympathiques" là.

Mon frère n'a jamais su pourquoi j'avais été à l'hopital. En fait, je suis sur qu'il ne sait même pas pourquoi je suis une thérapie, ni non plus ce qui s'est passé en 1999.

Juste que là, ça va. Je vais bien. °Don't you worry°.
Ca ne me fait pas mal d'en parler puisque je n'en parle pas.
Je laisse cette lettre le faire pour moi.
Par contre, ce qu'il y'a eu avant, et peut être aussi après, c'est un peu prématuré. On verra ce plus tard...

Respirato da Mélisande at 09:20 AM | Comments (2)
31
Friday
December 2004
°Frère°

Le °frère°. Celui qui me traite de pute, et menace de me frapper, puis me frappe…
Je crois que ça mérite des explications.
Quitte à passer pour une fille atteinte du syndrome de Stockholm.

Alors, il a 25ans. C'est mon vrai frère, dans le sens où on a le même ADN et les mêmes parents.
Il faut pas le confondre avec le °grand frère°. C'est pas du tout la même chose…

Alors, le °frère°, j'ai grandi avec lui. On a 7ans d'écart, et il bosse dans l'informatique.
Ici, ce que vous voyez, je le peux grâce à lui, parce que c'est lui qui m'a fournit mon hébergement.
(Et c'est pas rien). Y'a juste l'URL, le design, les bous de codes, et les mots/photos qui m'appartiennent.

Quand on était petit, on s'amusait, ou on se disputait.
Il me cassait mes barbies et mes poupées, il me léchait la gueule comme un chien, me crachait dessus, me tapait, m'appelait Boubouse, et Sous-merde. Pour lui, j'étais même pas une merde, j'étais une sous-merde.

J'ai aussi eu le droit à petit porc, à cause de mon nez (en trompette…), ou à la grosse.
Je crois pas être vraiment grosse dans le sens obèse, mais je ressemble à mon père.
Je me porte bien comme on dit. Oui, j'ai des hanches, et un peu de ventre.
Et je maigris quand je vais en Grèce, en Espagne, enfin à voyage à l'étranger quoi.
Enfin, oui, il m'a fait pas mal culpabilisé à cause de ça. Et je pense que c'est pour ça que °avant°, je me faisais vomir… bref passons.

Je sais pas trop par où commencer. Pourquoi hier, déjà, peut être.
Il était de mauvaise humeur. C'était son premier jour de vacances.
La veille, apparemment, il n'a pas été invité à une party quelque part donc il a passé la soirée à la maison.
Le lendemain, du coup, vu qu'il ne bosse pas, il en profite pour dormir. Et vers 11h, moi, j'aurais fait du bruit, j'aurais eu le malheur de parler. (A 11h, j'étais même pas là, j'ai un ticket de caisse de chez H&M qui le prouve, et je ne suis revenu que vers 13h). Il était vénère m'a dit m'a mère, ce matin, elle l'a calculé tout de suite quand il a foutu les journaux de la table par terre.
Le midi, j'ai posé une question, le genre de question banal, du style pour savoir ce qu'il devient et pour faire la conversation. "Tu vas partir en vacances quelque part cette semaine ? Mêle toi de ton cul"
Ça donne le ton déjà… Oki, il veut jouer à ça. Ça le regarde. Moi, je préfère me taire.
Sauf que il cherche la petite bête lorsqu'il est de mauvaise humeur.
-(moi et mes parents) Dis, si on allait au ciné pour le 31, ça pourrait être sympa ? Oui, pourquoi pas :)
-(lui) Bah dis donc t'es Crésus toi, tu vas à Paris tout le temps, tu vas au ciné, tu fais du shopping…
-(moi) … Ça te regarde pas…
-(lui) Nan, je constate c'est tout, je remarque…

Ça déjà, ça m'énerve, j'aime pas ça. Je sors jamais à Tours, et dans tout les cas, je fais ce que je veux de ma vie. Dans le style mesquinerie, j'aurais pu lui dire que lui passe toutes ses soirées dans des pubs et en ressort avec les dents du fond qui baigne. Les seules personnes à qui je rends des comptes sont mes parents, et plus par respect que par obligation. J'ai 18ans, je vis chez eux, encore, et c'est normal.

Après, je sais pas comment c'est venu. Il a dit qu'il pouvait devenir violent. Puis plus rien. Puis la baffe.
Les lunettes, ont volé, j'ai essayé d'attraper la bouteille d'eau (seul truc que je voyais...) pour lui balancer de la flotte, mais il a été plus rapide que moi. Mes cheveux sèchent vite, mais pas mes yeux…
Mon père le vire, et me console. C'est lui qui est en tort dans touts les cas.
Plus tard, il quittera la maison avec sa tête de lard, ou de cochon…

Je sais pas. On peut pas dire qu'il me frappe au sens, où je suis pas une femme battue où quoique ce soit comme ça. J'ai pas non plus des jours d'ITT, ni des blessures physiques trop importantes.
Au pire, j'ai eu un ou deux bleus. Pas de quoi fouetter un chat.
Ça arrive rarement. Mais ça arrive. Et a chaque fois, je me demande pourquoi, je culpabilise à mort en me disant que c'est de ma faute…

Je sais que c'est un type violent, pour lui un bon flic est un flic mort, il a tendance à déclarer (je sais pas si c'est profond ou si c'est de la provocation) que il veut poser des bombes partout, il veut mettre un contrat sur la tête de Sarkozy et de Robien. Il est pour la loi du plus fort. Et quand quelqu'un meurt, par exemple actuellement en Asie, il déclare, il est mort il est mort, hein…

Mais je sais qu'il a un bon fond. Quand il est comme ça, j'essaye de pas faire attention à lui, et j'attends qu'il fasse ou dise quelque chose de gentil pour moi. Surtout que des fois, il a une mémoire sélective.

Mardi, il avait déjà oublié que dimanche, lui et moi, on avait failli se fritter…

C'est un bien curieux frère dont j'ai hérité, et j'me dis que s'il est comme ça tout le temps, ben la vie, dis donc, c'est pas gagné.

Quand je commence à sortir la tête de l'eau, à passer de l'autre coté de la barrière, lui il est là pour me retenir, pour m'empêcher d'aller mieux…. Plus ça va, plus je le vois comme ça…

Respirato da Mélisande at 11:02 AM | Comments (2)
26
Sunday
December 2004
Un dimanche ordinaire

-(lui) Tu vires...
-(moi) Naan ! Je suis chez moi !
-(lui) J'vais te frapper !
-(moi) ...

Respirato da Mélisande at 02:58 PM | Comments (7)
24
Friday
December 2004
Cattivo Natale

Comincerà con parole che feriscono, quindi si concluderà in strappi.
Io lo so, è il mio Natale, come ogni anno...

Spero che il vostro sarà allegro...

Auguri di Buon Festes di Natale per tutte :)

Respirato da Mélisande at 08:16 PM | Comments (2)
Passé-Présent-Futur

°°°Soundtrack : Fredo Viola - The Sad Song°°°

-(lui) C'est quoi ça ? Ça prend de la place, et c'est lourd à porter en plus… C'est quoi ?
-(moi) C'est mon passé.
-(lui) Du passé ???? Mais c'est quoi ???
-(moi) Du passé… Bah oui, moi, je le range dans des boites, et celui là, je veux m'en débarrasser…
-(lui) Super, je le ferais brûler dans le jardin, j'aime bien faire du feu, et brûler des choses.
-(moi) Espèce de pyromane, va… mais nan, c'est MOI qui le brûle et dans le cheminée…

Mon passé, il est encombrant, et lourd à porter.
Au sens propre comme au figuré.

Alors, pour le moment, il tiens dans deux boites noires carrées Séphora (coffrets à parfums), et c'est rempli.
Ca va se vider, comme les boites de pellicules. J'ai plus besoin de ça.

I'll put my pills in the water & I'll hit the flush.
I'll put all my °past things° in the fire.
All will disappear…

Et j'y mettrais des choses heureuses. J'en ai quelques unes maintenant.

Ce ticket de RER de notre première rencontre, les lettres persanes de mon Usbek, les bulles de voyages blogguiennes, le livre dédicacé de ma °blog maman°, la partition de Cabrel que Dorothée m'avait écrite au dos d'une lettre… Les deux trois e-mails précieux de mon °grand frère°, les dessins de Valli, et les Lapinou Choupinou de LuS… Ce CD d'Anis (merci Niko Little Star)… les e-mails de ma °bubble's roomate°… Cette si belle photo de ton cou…

Y'en a qui rentre pas dedans, non pas que ca soit volumineux, mais c'est plus dans la tête que j'en ai le plus.
Et j'ai pas trouver le moyen de les en sortir encore. Tant pis. Ma *mémoire* est détestable, mais ça, je sais que je peux pas l'oublier…Sure

Mon passé, enfin, un bout, il est heureux, et y'a (enfin) un peu de sérénité dans ma vie.
Ça me change. Et c'est pas plus mal en fin de compte. Ça me fait du bien.
Surtout quand c'est une sérénité un peu heureuse.

Bon, comment on fait du feu. (THE question toujours d'actualité…)
Dans le jardin, je l'ai vu faire. Du bois, un peu d'essence, et une allumette.
Dans le cheminée, ça marche pas. On peut pas mettre d'essence.

Pour la petite histore, mon père, il a toujours fait du feu au fond du jardin, à brûler tout et n'importe quoi. Y'a 20ans, il faisait exploser sa bombe de mousse a raser dans un de ces fameux feux…
Ses feux sont allumés avec de l'essence, et ils flambent bien. Comme il m'a (bien ?) éduqué, je sais faire ça aussi. Mais dans la cheminée, c'est une autre histoire… j'aurais tendance à prendre la chalumeau…
Mon père, il a aussi des dispositions à faire de la chimie explosif. C'est-à-dire mélanger deux déboucheurs de lavabos, alors que faut surtout pas… résultat, y'a un jet de liquide jaunâtre acide qui a jailli de notre lavabo… trop con, mon père (et apparemment, la connerie, elle est de famille…moi, °frère°, °grand frère°...)

Respirato da Mélisande at 03:16 PM | Comments (0)
17
Friday
December 2004
°Burn°

°°°Soundtrack : Saying ;-)°°°

Je crois qu'il faut tout brûler.

Dès que je serais chez moi.
(J'arrive à la °home° le dimanche 19...)
J'allumerais le feu dans la cheminée.
J'apporterais mes grosses boites noires, à rayures blanches.

Et je brûlerais.
Tout. Ou quasiment tout.
Tout ce passé encombrant, fait de mensonge, traces de mon iposture, de ma folie, de mon délire.

Histoire de se débarrasser de.
Histoire d'en finir avec.

Mes fantômes.
Mon passé honteux.
Ma vie, ou plutôt, mon espèce de °coma-vivant°, mon espèce d'°avant-réveil°, mon espace de °honte-mensongère°.

Au feu. Les carnets au milieu.
'Till I got you babe, I can see the fire burnin'

Comme pour l'enterrer, et l'oublier.
De manière définitive.

Je crois que ca s'appelle faire "table rase du passé".
De mon coté, ca ressemble plus à déblayer le champ de bataille.
Une bataille contre moi-même en fait.
Nettoyer le lieu du désastre.

Pour enfin passer à la (RE)construction.
Et à la (RE)naissance après la sortie du °coma°.
Et finalement, continuer de (RE)apprendre à vivre.

*Littérature*
J'ai eu un 17 sur mon commentaire de la citation de Breton sur le Procès de Kafka. L'humour et l'angoisse. J'en reviens même pas.

*Jennifer*
Elle a eu un A à ses tests de français à l'UNI
Très très fière d'elle et très très contente qu'elle soit si bonne en français.
(Meilleure que moi, même :p)

*Music*
L'avantage de rentrer chez soi, c'est de trouver un ordi rempli de plein de petites choses tel que Morcheeba, ou encore un logiciel trop marrant (quand tu sais t'en servir..) qui s'appelle SoundForge. J'ai envie de faire un petit remix de Lunapop, alors je vais profiter d'avoir un °frère° à disposition.

*Christmas*
Le 12/25-04 chez le Grand-Père. Sans doute l'un des derniers...
Mon père commence à me préparer à l'idée qu'il vivra pas dix ans de plus...

*Architecture*
C'est la semaine des nouveautés.
Viaduc de Millau (Norman Foster).
Concours des Halles (David Mangin).
Mais c'est aussi le semaine de Christian de Portzamparc, mon chouchou.
Il va faire la 3° tour SocGen à LaDef. Et le nouveau siège du Monde inaugurée cette semaine est de lui.
Et la façade, elle claque, vraiment incroyable cette idée-là quand même...
Bientôt une petite explication sur le béton pré-contraint :)

Respirato da Mélisande at 09:49 AM | Comments (6)
5
Sunday
December 2004
In english

Sometimes, I wonder myself how I can get back home.
A few days ago, I found the solution. So, it's easy now because i'm 18.

I can go and see the head of my HighSchool in Tours, and asking for an EXEA.
Then, I should ask for my inscription in Bascan High School.

Then, again, I would take the TGV, arriving in Paris, take a PORO train
(only the West-Parisian will undertstand what that means…) to Rambouillet.

Get down from this train, walk for about 10 minutes, enter into the park of my new HighSchool. Looking for my classroom. And sit down, at a table alone.

After my first day in this Litteracy class, I will come back home. Come back to my °home°. (A house in not a home, you know ?).
My brother will be there or not. It's possible I can be at home before him, or the contrary.

But, at °home°, i'm sure i will be very very very angry, and i'm also sure that he will yell at me. Again, and again.
Why ? Because he doesn't want me to settle here for a complete year.
He wouldn't want to share our °home° together. So, I can imagine his reactions.

I will yell at me, and he will call my parents. My parents and him would decide for my life, and they will decide (it's obvious, it's expect too) that I must come back to Tours, and continue to live there with us.

I'm feeling very sad in Tours, in despite of my friends, in despite of my parents, in despite of my bed but, I would be at °home°, with my brother…

I fear of going to Bascan HS, because in this HS, there's so many people I have met when I was in my Junior HS. Some people I do not regrets when I left my life here. I'm afraid of them, I fear that they cannot have forgotten all my lies, all the things I've told us, all the things which shame me, and haunts me.
I'm afraid they can recognize me. I'm afraid to passing the rest of the year alone in a class.

That's what I did when I was in my second Junior HS (in Tours), and it was very very very hard to live that. I did, but I don't want to do that again. I'll probably can't support to do that.
Because, in my current HS (in Tours), I have met some nice peoples, who became real friends. Those who are reliable, friendly, and I very kind with you.

I will be sad to leave us, like my parents too, I know. All this persons will be upset if I decide to leave Tours.
But, here, in Tours, it's hard too. I hate my art teacher, she is very special, very disapointed with me.
I think that, maybe, in my hometown, things would be goes better…I don't know.

I'm lost, I'm doubting for I must to do, or what I mustn't do, what is good for me, and what is the worse. I don't know.

I will probably hide or save as draft or delete this entry later.
I will probably regret to have posted it here, and I hope that in English, nobody can understand (and more, my english is very bad…) me, in despite the fact of that certains of my blog-readers are speaking (and of course reading) fluent english… I'm dreaming, I know.
I hope that nobody can notice this entry. But I'm dreaming too…

Respirato da Mélisande at 09:21 PM | Comments (4)
28
Sunday
November 2004
Raphaël

Il adore Carla Bruni. Son prénom, c'est le titre de la chanson numéro deux.
Et il le porte bien ce prénom. Comme ses vêtements ou son piercing.
Les costumes Kenzo et les pulls Paul Smith, lui vont (trop) bien.

Je le connais pas beaucoup, mais quand la dernière fois que j'allais pas, que j'étais assise dans le couloir, en attendant que ça passe, il est venu me voir, me demander si ca allait aller.
En retour, j'ai demandé sa main. Il me l'a donné. M'a laissé la serrer fort. M'a aider à m'allonger.

Et le soir, devant le théâtre, en attendant d'aller voir Léonce & Léna. Je l'ai remercié.
Et il m'a dit que c'était normal.

Peut être que a eux, ça leur semble normal, mais moi, personne m'a jamais aidée comme ça avant. J'ai pas l'habitude... juste que...
Eux, ils sont plus gentils que les gens d'avant, de quand j'étais au collège, dans mes deux premiers collèges.
Que ce soit lui, S. (Solène) ou bien d'autres personnes, et ben, c'est le premier qui considèrent ca normal d'aider quelqu'un…

Respirato da Mélisande at 09:06 AM | Comments (0)
22
Monday
November 2004
Alone

Se replonger dans les plans du métro berlinois, voir revenir tous ses souvenirs emplis de bonheur.
Se dire que ce temps est bien loin. Se souvenir de SpittelMarkt sur Fischerinsel.
Plus je regarde les photos de Berlin, plus je me dis que j'ai loupé trop de trucs.
J'veux trop y retourner. J'veux revoir tout ce que j'aime et découvrir tout ce que j'ai manqué.

Pour complément d'information. C'est les TPE. A rendre le 3 janvier 2004.
Je travaille sur Berlin, et le Mur de Berlin, et la vie °pendant° le Mur.
Je travaille sur les différences Est-Ouest, et ma problématiq. consiste en ca.

Une frontière physique a-t-elle plus d'impact sur la population qu'une frontière idéologique ?

On est trois, alors chacune prends un mur. Moi, j'hérite du bébé berlinois que j'apprécie particulièrement.
Enfin, j'aime Berlin, tout ca, mais je sais pas trop par où commencer ni sur quoi axer ma reflexion.

Alors je cherche, je fouille par ci par là, sur Wikipédia, et j'apprends que les Pink Flyod ont donné un concert à Berlin, sur Postdamer Platz, et que même un titre ou un album s'appelle The Wall, et je viens de me rendre compte que la chanson est super connu en fait. (Sauf par moi :/ ahaha la bonne blague. *Inculte*).

Là, je me sens un peu seule, et je sens que ça va pas s'arranger avec la nuit qui passe.
Mais j'ai un gentil qui m'envoie quelques e-mails. Il est pareil que moi apparemment cette nuit :)
Et j'écoute même sa music histoire de se la (RE)jouer à la °Building Respirare.net°
Merci toi* really…

Respirato da Mélisande at 11:11 PM | Comments (1)
18
Thursday
November 2004
°Messy°

Ma therapist a dit : "Mélisande est très fragile".

S. m'a dit : je crois en toi, je vais t'aider, parce que j'ai vécu beaucoup de choses et j'ai envie de t'aider, tu me feras jamais chier, alors un jour, on prends 4H ensemble, faire quelque chose qui te fera du bien.
Que c'est normal, que ça aille pas, que faut pas que je me laisse aller.
Qu'elle va m'aider, qu'il faut juste que je lui demande.

Comme dans le film °28 days°. Demander de l'aide si on veut s'en sortir. La scène avec le cheval.

S. j'ai trouvé, elle est comme un alligator qu'on me collerait aux fesses pour que je nage plus vite à la piscine.
Et le °grand frère°, il fait pareil aussi mine de rien.
Mes deux alligators, mes deux crocrodiles (c'est caïman la même chose, ahaha)
Mais je sais que c'est pour mon bien, que si je me fais mordre, et ben, c'est normal, c'est la vie qui me fout des baffes mémorables, et qu'au final, ça m'aurait bien fait réfléchir.

S. elle m'a fait comprendre un truc. Elle m'a remis dans le bon chemin. Elle veut pas que j'aille passer 1 mois dans une maison de repos. Elle dit que c'est pas une bonne chose. Que les break, les moments où on a besoin de décrocher, c'est pas tout le temps. Et que pour ça, y'a des moments privilégiés. Chez moi, ces moments-là, ils prennent la forme d'une escapade quelque part ailleurs. Une °buon respirazione°. Comme à Bordeaux. Comme à Lille bientôt (je vais essayer).

En attendant, mercredi matin, j'ai refait une crise d'angoisse.
2 en 24h, ça fait beaucoup pour une si petite personne. Passons.
Cette fois-ci, c'était grosse angoisse, moins violent qu'à l'aéroport, mais quand même.
Et Louis, il m'a vu, dans un état horrible.
(Louis est une personne que je déteste…)
Toute à l'heure, il se plante devant moi. Me regarde, me dit : "Ça va ?". Pas de bonjour. Je réponds "Mieux.".
Pas eu le temps d'ajouter un merci. Pas un au revoir. C'est rassurant en un sens. Mais voilà.
Des fois, y'a des choses incompréhensibles dans ma vie. Et lui, il en fait partie.

*très déplacée... (j'ai dit Messy)*
Je suis très enervée.
Parce qu'aujourd'hui, j'aurais pu aller à Paris, et que je n'y suis pas allée étant donné que j'avais un oral d'art. Et que. Grrrr.
Elle a pas eu le temps de me faire passer. Grrrr.
Demain, de 4.30pm à 4.45pm. 15 minutes. Je hais les orals. Grrr.

Respirato da Mélisande at 07:01 PM | Comments (4)
13
Saturday
November 2004
Assault

Je me souviens. De ce mercredi-là.
Pas en 99. Pour une fois.
Mais en 2001. Pour changer.

J'avais qu'une peur. Sortir de cette salle.
Inconsciemment. Comme une sorte de pressentiment.
J'avais peur de ce qui allais arriver.
J'avais peur, et j'avais raison d'avoir peur.

J'ai eu beau sortir accompagner d'Anne, qui ne se doutait de rien.
J'ai eu beau marcher vite.
Je savais quand même.
Que je n'y échapperais pas.
Que je ne m'en sortiras pas.

Alors. J'ai tenté.
D'expliquer. D'éviter.
(Même si je savais que c'était déjà joué. Au fond)
Mais ça marche pas. Échec. Comme d'habitude.

Je ne peux déjà plus bouger mon bras.
Mon corps (endormi) cogne contre cette voiture.
Les lunettes valse. Ma tête aussi. Trop fort.

J'ai mal.

Elles s'en vont. Je laisse couler les larmes. Je pleure.
Je continue à marcher avec Anne.
Je ne veux pas rentrer comme ça. Pas dans cette état-là.

Ce jour-là, j'aurais marcher jusqu'à la gare.
J'aurais pleuré tellement que.

Plus tard, j'ai du en parler. Par peur.
J'ai du porter plainte. Elle voulait me tuer de rage lorsqu'elle a appris ça.
Ils voulaient (les autres), que je retire une plainte. Nan. J'ai mal.
Volonté de décider de me vie pour une fois. Alors nan.

Aujourd'hui, je ne comprends toujours pas ce qui s'est passé.
Pourquoi c'est arrivé. Pourquoi elles m'ont fait ça.
Je pense pas avoir fait quoique ce soit pour.
Je comprends pas. Un flou.

Respirato da Mélisande at 11:57 AM | Comments (6)
2
Tuesday
November 2004
Entre-deux.

J'en ai assez d'être entre deux maisons, deux chambres, deux voitures, deux frigos, deux ordis, deux gel-douche, deux thés et deux oreillers....

J'en ai marre, je voudrais un endroit à moi, ou alors pas d'endroit du tout.
Que tout mon chez moi, toute ma vie tienne dans une boite en carton.

Comme quand on est viré, on trouve ses affaires personnels dans un carton posé sur son bureau.

(Et oui, je repars à la °no-home° à peine arrivé à la °home°....)

Respirato da Mélisande at 09:40 AM | Comments (6)
13
Wednesday
October 2004
En pleine face...

°°°Soundtrack : Radio-Bulle 2nd edition (elle arrive bientôt)°°°

Cette aprem', j'ai vu ma thérapeute.
Je suis venu. Mais je devais lui amener des écrits qui grattent.

Je suis passé dans les gratouillements, j'ai fait un print de mes °Descent into hell° et de °Mutilée°.
Je lui ais donné. C'était convenu.

Mais je pensais pas qu'elle le lirais a voix haute. Et devant moi en plus.

Je pensais que c'était du passé, et qu'une fois écrit, je pouvais l'enterrer, l'oublier.
Classer les vieux dossiers quoi. Une fois pour toute. Définitivement.

Mais quand elle l'a lu…ça m'a fait mal. C'est comme si, je sais pas, comme si je plongeais de très haut et que je me prenais le plat de la mort. Comme si, je voyais un miroir qui renvoie tout en pleine face.
Aîe. Juste aïe. Et des larmes. A moitié-contenu.

Waw ça m'a foutu par terre cette séance-là. Et encore, je sais que c'est pas fini.
Parce que le 11/3, on attaque les °descent…°. Et là, je sais que ça va faire encore plus mal.

Mais il le faut pourtant. Je le sais. C'est pour mon bien.

Celui qui me dit, c'est pour mon bien, je le crois… je suis pas capable, à l'heure actuelle, de savoir ce qui est bon pour moi, et ce qui ne l'est pas. Je ne peux que croire… …
Je crois mon °grand frère°, je sais que je peux avoir confiance en lui.
Mais que je crois des inconnus, je trouve cela inquiétant, très inquiétant.
Je suis à la merci. Je n'aime pas ça.

Respirato da Mélisande at 10:20 PM | Comments (7)
Faudrait pas....

Faudrait pas que je sois en train de tomber amoureuse de toi.
Faudrait pas que je sois en train de t'aimer non plus.

Respirato da Mélisande at 09:59 PM
12
Tuesday
October 2004
S.

°°°Soundtrack - Heather Nova - Heart & Shoulder°°°

C'est fou ce que cette fille me rappelle moi avant.
Depuis 2 jours, elle s'évanouit tout le temps.
Une crise d'angoisse elle fait, mais de façon très clame. (Comparé à moi).
Je pense que je la comprends. Bien que...

Descendre à l'infirmerie dans les bras de quelqu'un.
Petit corps inerte.
Toujours tout dissimulée. Ne rien laisser transparaître.
Les blessures du corps. Comme celles du cœur.
Pas peser grand chose sur une balance.
Mais en avoir gros sur l'estomac, le cœur… et la conscience parfois…

Ne pas se sentir capable de. Ne pas être capable de.
De rester dans une salle juste après être rentrée.
De rester assisse. De rester entourée des autres.
De rester au milieu des regards.

Besoin impossible pas possible de respirer.
Impossible de manger…
Être mal de l'intérieur…comme de l'extérieur.
Une souffrance qu'on ne laisse pas sortir.
Mais (à force) tout explosera… alors on attends.

Une sorte de délivrance. Pour passer (enfin) à la reconstruction.

En attendant, se laisser porter. (Ma spécialité). Au propre. Et au figuré.
Par le reste, par les gens, par les autres °gravitateurs° autour.
Essayer d'être en dehors. De tout. Du temps. Et de rien.

Je voudrais bien l'aider quand même.
Je lui tendrais bien la main qu'on m'a pas tendu à moi (avant)…

Respirato da Mélisande at 08:39 AM | Comments (6)
8
Friday
October 2004
2nd Alert

Nouvelle alerte. Nouvelle angoisse.
Cette sirène qui retentit. Pour la 2nd fois.

Les souvenirs, si on peut appeler ça des souvenirs, qui reviennent et qui font mal.
Cette année-là. Cette angoisse si violente. Cette sensation d'esquimau.

Puis là. De nouveau. L'alerte. Descendre (trop) lentement.
S'accrocher à la rambarde. Serrer cette boite d'°anxyotrucs° dans sa poche.
Rassurant. Se dire que nan, on peu s'en passer.

Hésiter à filer se réfugier vers le sous-sol. Ça pourrait être vrai cette fois-ci.
Appeler Nabeille 911. Allez décroche miss. Elle entendra jamais en fait…

La prof qui m'agrippe. S'éloigner vers l'air. Mais rentrer dans cette foule compacte.
Cette foule qui m'angoisse tant. Un sort du lot. Il commence à gueuler je sais pas quoi.
Les mots se bousculent. La foule reprends avec lui.
Foule imbécile…c'est comme ça que naissent les dictatures…

Remonter, fébrilement. C'était qu'un exercice.
Tenter d'expliquer pourquoi……
Mais ça sert à quoi de faire ça ? Hein ? ……

Respirato da Mélisande at 08:45 PM | Comments (11)
17
Friday
September 2004
Alert

Quand j'étais en 5°, la première 5°, dans mon premier collège.
Il y'a eu l'alerte. Quelqu'un est venu nous avertir.
Cette fois-là, c'était pas un exercice. C'était du vrai.
Fuite de gaz. Pas toucher aux interrupteurs surtout.

J'ai peur. Des que l'annonce est passé, tout s'amplifier autour de moi.
Les pas. Les bruits. Les gens deviennent trouble.
Tout est en mouvement. Effet °mec bourrée°. Renversant.

Alors, je me laisse glisser. Tout doucement. Sur ma chaise. Sous la table.
Personne ne s'en rends compte. C'est la panique.
Je me fonds dans le mur. Mode °Camouflage° ON.
Je suis repliée. Sur moi-même. Prostrée. Sehdreekylosée. Engluée.
Je tremblais. J'avais peur. Je pleurais. En silence.
Serrée contre mon sac. Eastpak. Couleur chocolat.
Serrant mon sachet transparent. Cocktail explosifs de divers °anxyotrucs°.

Quelqu'un est venu me chercher. Qui je sais pas. Tout est confus.
Tout s'enchaîne. Très vite. Pas le temps de réaliser. Me laisser faire.
Comme une poupée inanimée.

Maintenant, chaque fois que j'entends l'alarme, je repense à ça.
Se souvenir. Quitte à gratter pour trouver ce qui fait mal.
Parce que c'est pour mon bien.

Cette fois-ci, quand elle a sonné, j'ai pris mon sac, avec mes °anxyotrucs°.
Et je suis descendu. Calmement. J'ai pas tremblé. Pas pleuré.
J'ai grandis, je crois. On dirait bien que.

Le mode °Upgrade° est en marche.

Respirato da Mélisande at 10:26 PM | Comments (5)
16
Thursday
September 2004
Et de deux....

Youhou, allez hop, on prends les mêmes et on recommence.
On recommence avec les cauchemars éveillé et les visions d'horreur.

Alors, ça commence par R., lui, c'est le plus horrible pour le moment. Le genre de truc à glacer le sang, et qui fait des frissons me parcourant le dos.

Y'avait un épluche légumes qui pelait quelque chose, c'était en plan rapproché.
Au fur et à mesure qu'on reculait, je voyais que c'était un bras, et qu'on le pelait comme une carotte, puis je voyais le visage, et les reste des bras en sang. C'était R. Mais en vie. Toujours avec ce sourire.
Comme dans le premier rêve en fait. C'est comme si il ne se rendait pas compte de ce que je voyais. Puis tranquille, il se met a la guitare. Please R. , t'approche pas d'un épluche-légumes, merci… …

Ensuite, on a le grand frère.

Lui, on sonne à sa porte, il ouvre. Logique. Une femme. Qui lui tire dessus. 15 balles. Dans le corps. A bout portant. Et lui, il sent rien. Y'a les traces, il saigne et tout. Mais rien. Incredible. Il l'invite même à prendre un café cette tueuse.

Enfin, pour terminer (j'ai dit les mêmes hein), le magicien.

Et bien, c'est simple. Il était sur le quai, attendais un RER pour rentrer chez lui. Puis y'a un connard. Le connard, c'était un albinos, qui avait les cheveux blancs et les yeux rouges. Je m'en souviens, ça m'a frappé, parce que on en voit qu'en cours de bio dans les bouquins. Le mec, comme ça, il le pousse. D'un coup, sur les voies. Et pile a ce moment là, y'a un direct qui passe et qui l'écrase. Puis, le magicien donc, il se relève, regrimpe sur le quai, et s'asseoit sur le banc, comme si de rien était, le visage écorché.

C'est bizarre. C'est comme si la souffrance, elle ne les atteignait pas. Qu'elle faisait parti d'eux. Comme les blessures. Un truc, qu'on ne sent plus. Je vais finir par croire que c'est des hommes à l'image de superman. Nan, même pas en fait. Parce que superman, il a jamais le corps ensanglanté. Ici, la peau, elle se régénère pas. Elle reste, à vif. Comme si elle avait toujours été comme ça.

Enfin, voilà, je me dis qu'un jour, si je suis devenu moi, et assez forte, je pourrais me cauchemarder comme eux. Eux, ils ont l'air solide comme ça. Moi pas. Les blessures, les écorchures m'aurait achevé… . Mais je veux croire, je veux vraiment croire, et espérer qu'un jour, ça changera…

Respirato da Mélisande at 09:45 PM | Comments (11)
15
Wednesday
September 2004
Rêve angoissant....

J'ai fait un rêve, mais j'étais éveillée. Je devais délirer avec la fièvre…
En fait, c'était en cours d'arts-plastiques et tout à coup, j'ai eu une vision d'horreur.

Y'avait dans mon rêve 3 bloggueurs. Le grand frère, le magicien des mots et un troisième, R.
Ça se passait à Paris, sur les Champs. Il devait être quelque chose comme 10h du matin.

Alors, ça commence par le °grand frère° qui aperçoit un bloggeur en face (je crois que c'était le °troisième°). Déjà, vu la taille de l'avenue, c'est assez space de pouvoir voir quelqu'un en face. Alors il lui fait coucou de la main. Puis il aperçoit le °magicien des mots°. Il le salue aussi.

C'est là, que tout à coup, ils décident de traverser en même temps, pour venir discutailler sur au milieu des Champs, entre deux passages piétons, là où les touristes se mettent pour faire une joli photo-souvenir.

Le °grand frère° traverse, il se fait écraser par un camion.
La °magicien des mots° traverse et il se paye une voiture, qui lui roule bien dessus.
Quand au °troisième°, il se paye aussi une voiture.

Mais le pire, c'est que après, ils se relèvent tous, comme si de rien n'était, comme si, bon, voilà, ils avaient juste trébucher par terre. Mais malgré tout, leur gueule est bien écorché, et avec le genre de blessure assez mortelles quand même, souriants et tous.
Pour finir, ils se retrouvent, sont tous contents, et discutent de plaisirs simples de la vie.

Ça me glace rien que d'en parler. J'ai carrément l'image de leur visage écorchée, car je travaille actuellement là-dessus en art. Brrrr.
Je voudrais vraiment pas que ça arrive en vrai, j'espère que ça se réalisera pas, parce que ces trois-là, ils comptent beaucoup pour moi mine de rien…..

Du coup, moi, je raconte ça au frère le lendemain, je lui demande de me rassurer. Et lui, il se marre.
C'est vrai que y'a de quoi de son coté…

Respirato da Mélisande at 11:36 PM | Comments (16)
26
Saturday
June 2004
Rêve français.

Cette nuit, j'ai rêvé. Cette nuit, c'est agité. Cette nuit, j'étais folle. Cette nuit, j'arrivais au lycée, et ma mère m'y attendait, elle me disait d'aller à la gare et de prendre tel TGV pour aller à Paris. Pour me faire soigner. Je ne comprenais pas. J'étais avec le père de Louis, c'était lui qui devait m'accompagner. Et là, je comprenais encore moins, parce que je le connais pas, je sais juste que c'est le père de Louis, parce que, à la journée de la Loire, il s'est présentée a moi comme étant le père de Louis. C'est pas un ami de mes parents ni rien, je comprends vraiment pas pourquoi il est là. Ensuite, j'ai pas réussi à descendre du train, et j'étais dans le TGV avec lui, et ma mère gueulait, les autres gens gueulait. Puis, y'a un mec un fou, un vraiment fou. Qu'on voit que dans les films. Je sais pas, on arrivait enfin à l'hôpital, mais on était que deux çà le voir, c'était vraiment très confus, puis après le réveil.

Respirato da Mélisande at 02:05 PM | Comments (0)
15
Saturday
May 2004
Mode survie

Survie matériel : plus de lait en bouteille, plus de muffins, plus de briochettes, de pains aux olives, de tapenade, plus de chewing-gum, plus de gel douche, plus de yaourt, ni de Wasa, ni de tisanes & thés.

Survie intellectuel : fonctionnement minimum…flemme de marcher, de me lever, ça m'arrive jamais…plus le bac approche, plus ça s'empire…. Manque de Lapinou Choupinou

Survie moral : en deperition (du verbe dépérir), et en perdition, mais je m'accroche pour repasser en mode vie, y'a les Ghost Busters et ma nabeille (non, pas elle) qui veillent…….

Demain soir, c'est notre grand jour au Château de Tours, vernissage de l'exposition de nos ponts.

Par contre, ce qu'est pas cool, c'est que j'ai le dossier du trimestre à faire, dont la moitié sur sa foutu expo d'Orléans où je suis pas allée. Et le pire, c'est que elle nous fait un DS la dessus, la salope, rha j'ai la rage, mais bon voilà. Je me disais bien que sa gentilles à mon égard était suspecte…

Je travaille sur Fritz Hundertwasser. J'aime beaucoup ses peintures, on dirait des vitraux, avec Luz, en cours, on s'imaginait trop. Ce sera fort de vivre dans un monde comme lui le voit. J'aimerais bien.

A 12ans, j'ai découvert Hansel et Gretel, le conte où les maisons sont en pain d'épices. Je voulais vivre dedans.

Maintenant, j'ai 17ans et j'ai trouvé un monde où je voudrais bien vivre. Celui d'Hundertwasser. Mais c'est pas la meilleure image :(

Là par exemple, je travaille sur Roman Opalka. Cet mec là, il a passé sa vie à peindre, a s'enregistrer en comptant les nombres, il les écrit, plus y'en a, plus la toile s'éclaircit. Il squatte à Tours souvent, au CCC pour les vernissages. Moi, je dis, quand même, y'a des tordus…. Mais bon, je reconnais que c'est pas si mal et que fallait y penser…….

"Il y a 21 ans, Roman Opalka, peintre d’origine polonaise, décidait pour toute sa vie de peindre exclusivement la suite des nombres de zéro à l’infini, sur des toiles dont il éclaircit régulièrement le fond. Aujourd’hui, il va inscrire le nombre quatre millions…" (C'était en 1986)

Je reviens du vernissage de l'exposition de nos ponts au Château de Tours. Vu beaucoup de choses. *Regard émerveillé* les enfants sont doués et les collégiens et lycéens aussi. 3 de mes profs d'art plastique, dont la maman de Louis, que j'aime beaucoup (la maman prof, pas le fils) réunis devant les maquettes des collégiens, ceux de mon ancien collège en fait…. Je crois que je vais mettre ça sur le flog, c'est trop beau.

Fini de lire Lolita Pille, Bubble Gum…….Un peu de ma au début, puis vers la fin, a des passages précis, mais j'ai bien aimé dans l'ensemble….

Bientôt, je m'installerais chez moi, quand j'aurais le temps….J'adore U-blog, mais je voudrais ma propre maison, comme un chez moi, quelque chose que j'aurais construit de mes mains….

Juste pas d'idée pour le nom de domaine….

Vu : une nabeille libanaise dansé oriental plus belle que jamais…. Magique, enchanteresse, et dire qu'elle s'en rends même pas compte…. Quand elle est là, tout s'illumine, comme une étoile

Respirato da Mélisande at 09:53 PM | Comments (3)
24
Saturday
April 2004
Dans des boites de pellicules

[Martin Solveig - Rocking Music]

Je me suis souvenu, a plusieurs reprises de ca, lorsque j'étais derrière lui sur sa moto, lorsque je marchais, Quai de Bercy, dans le RER pour rentrer chez moi....

Ca revient souvent, je me demande bien pourquoi.

Je me souviens de en 5°, la deuxième.

J'avais accumulé une quantité phénoménal de médicaments. Des anti-inflamatoires, je crois mais beaucoup beaucoup de choses. Des petites pillules de toutes les couleurs. Je sais pas, dans ma tête, je voulais les prendre. Je sais pas. Ensuite un trou. C'était dur, ca s'est enchainée, A. , c'était de sa faute ?, je sais plus, tout est trop confus.

Mais je revois les pilules sagement rangés dans des boites vides à pellicules.

Puis pendant l'été, je lui ai piqué une boite de Lexomil, je l'ai planqué toujours. Je l'ai emmené à Tours, c'était l'année où on venait d'y arriver, c'était trop dur à suporter, alors j'ai commencé à en prendre un peu. Puis j'ai été emmené à l'hosto. Un psy avec une coiffure de fou qui me dit qu'il vaut fumer du shit que de prendre du Lexomil. J'ai halluciné. Et après, c'est moi qui suis folle... Le retour au collège. Deux années d'enfer. Des gens qui me haissaient, ne perdant pas une occasion de me blesser encore plus.

J'ai toujours et nouveau du Lexomil, sagement plaquée dans des boites de peloche, mais je sais meme pas ou je l'ai rangé.

Là, il me reste, la petite boite verte, celle que les fabricants de Lexomil mettent avec la grosse boite. Mais la mienne est vide. Quand ca va pas, je la sers très fort au creux de ma main. Après j'ai l'emprunte dans la main. Ca me fait du bien. Self Control, c'est pour les gens Angry comme dit Jenn.

Je suis chez moi, mais je suis pas aussi bien que je devrais l'etre. Je suis angoissée et je sais pas pourquoi. Je devrais pas. Je vais au Saloon, je fait de la moto, les boss du Saloon se souviennent de moi, m'apelle "La tite soeur" et me font des bisoos, me disent que je leur ai manqué. Ca fait plaisir.

Respirato da Mélisande at 03:37 PM | Comments (5)
24
Saturday
January 2004
En errance

C'est drôle, pas grand chose à dire en ce moment, c'est pour ca que je post pas trop.

Mais faut dire aussi que je suis d'une grande flemme.

Envie de m'acheter un billet d'avion, ou même pas de billet du tout, passer 3-4 jours à Roissy dans l'aéroport, à errer. Oui, j'aime tellemnt les aéroports, que je voudrais y passer toute ma vie lol.

Ou carrément un billet pour un aéroport en Europe, c'est pas trop cher, je pourrais encore me nourir avec l'argent qui resterait. Tant qu'a faire, prendre Alitalia, aller à Rome, dans l'espoir de croiser un certain Paolo.

Pas forcément quitter l'aéroport, ou alors que qq heures pour une excursion...

Je suis sûr, ça me ferait trop du bien, me vider la tête, voir tout ces gens speed, en transit heureux d'arriver, malheureux de partir, une vie qui défile, jouer aus devinettes, leur inventer, leur imaginer une vie....

Buona notte per tutte....

Respirato da Mélisande at 08:25 PM | Comments (2)