.En noir.
14
Thursday
August 2008
"C'est le commencement de la fin".

Cela ne devait être qu'un simple week-end familial dans le Nord. Aller à Gravelines, voir le fort, la place et le beffroi, naviguer sur les canaux, manger des frites, des moules, passer des écluses et écluser. La soirée à la Bistade, saluer les pêcheurs sur la rive. Avec Mama et ma tante, on avait mis Abba sur l'iPod, et on avait dansé, dans la calle, dans les 3m² entre la descente et le carré. On a rigolé avec la barre, nous, les Dancing Queen's W. On a campé sur le bateau, été réveillés par la pluie et désillusionnés de voir la boulangerie fermée. Et puis le soleil est revenue avec La Gadoue de Petula Clark. On a navigué et on s'est amarré pour le déjeuner.
Dans l'après-midi, le téléphone a sonné. Mon oncle au téléphone, bouleversé, paniqué.

Mon cher Grand-Père vient d'être évacué à l'hôpital, à Redon. De retour à Paris, le cœur serrée, l'esprit inquiet. Le soir, le téléphone sonne. On vient d'appeler Yves pour lui dire de venir, que ce n'était pas bon. Il ne passera sans doute pas la nuit. Deux maisonnées se couchent en larmes, et ne trouvent pas le sommeil. Les lignes de l'écran sont plates, il est 2h du mat'. Le lendemain, 8h30, sa tension est mieux, il peut même parler au téléphone. Arrivés à Redon, direction les Urgences, un défilé un par un dans sa chambre. L'esprit est là, mais le corps n'y est pas. Légér mieux à notre départ. On table sur le 20 aout, jour de son anniversaire. Ce serai tout lui. Et ce soir. Téléphone. Patatras. C'est pas bon, pas bon du tout. Demain matin, on aura peur du téléphone.

Grand-Père, mon Nonno, a 94 ans. Mardi dernier, il a fait 400 km pour aller dans sa maison en Bretagne. Grand-Père s'apprête à cirer ses pompes et à casser sa pipe, et je ne peux m'empêcher de trembler quand le téléphone sonne. Grand-Père a 94 ans, et va mourir. Bientôt. Lui dire adieu est la chose la plus dure que j'ai jamais eu à faire. Car mon seul vrai Grand-Père, je l'aime tant.

[Pour reprendre ses expressions : je le préfère entre deux draps qu'entre quatres planches...]

Respirato da Mélisande at 10:52 PM | Comments (5)
8
Thursday
February 2007
Je ne suis pas sûre de vouloir une troisième fois.

Il y'a eu le sursaut, alors que la lumière était déjà éteinte. "Papa, la lettre, elle est à la maison, appelle Sehdreek steuplait !". Et puis l'attente, dans le lit, dans le noir. Et puis se lever. C'est bien long. Et puis l'attente, encore. Et le verdict. Et la légère grimace. Retourner sous la chaleur de la couette. Et laisser couler. Ne plus pouvoir retenir. L'oreiller trempé. Le visage baigné de larmes. Les doigts, la peau, mordus jusqu'au sang pour étouffer tout ces sanglots, autant de souffrance que de déception. Les yeux rougis. Un amas de Lotus Eucalyptus m'entourant. Les trois °anxyotrucs°, le Primperan, avalés à la hâte. [J'ai si mal, si mal]. Et pourtant, le sommeil n'est pas venu me trouver. Papa et Maman qui essayent de me consoler. Mais comment peut on trouver les mots pour apaiser leur fille, qui vient de voir sa vie s'écrouler sous ses pieds ? Rien. On ne peut pas. Alors s'endormir d'épuisement. Et se réveiller de nouveau en larmes. Avaler encore des °anxyotrucs°, et se lever. Et marcher.

La lettre dit que je ne suis même pas préselectionnée, qu'il y'a eu trop de demandes, et que je suis en liste d'attente. Pas de jury mardi. Pas d'Etats-Unis non plus. [une fois l'an dernier, et une autre fois cette année].

Il est 10h30, je suis en salle info à l'uni, en train de pleurer sur le clavier.
[J'ai juste perdu ma raison de me lever le matin]

Respirato da Mélisande at 10:18 AM
Pink is not dead.

rose%20rose.jpg

Parce que parfois le rose semble nous avoir abandonnés, on broie un peu du noir, alors qu'il suffit de regarder le monde à la loupe pour trouver le rose, qui n'est jamais bien loin.
Parce que le sol se DéRobe, la Robe est Déchirée, les Dés sont jetés, et que les espoirs se fissurent. Mais il faut se prouver qu'on ne cède pas, et que de notre côté on a toujours la pRose et les images.
Petite Mélis ce soir broie du noir. Alors je lui offre un peu du rose qu'elle a saupoudré chez moi, pour faire revenir le sourire.

Respirato da Mijie at 02:13 AM | Comments (5)
11
Thursday
January 2007
Plaies béantes.

°°°Soundtrack : Air - Mer du Japon°°°

Hurlant de douleur, de l'intérieur. Tenter de (se) recoudre. Ces écorchures, ces entrailles, seule. Fil. Aiguille. Dans la peau, 2 autres petits trous supplémentaires. Finalement, ça ne va pas le faire. Renoncer. Poser les compresses. Eponger le mal. Absorber la vie. Colorée, teintée, tâchée. De carmin, vin. Les compresses, déjà imbibées, et trempées de sang. Le coton. Déjà mouillé. Un linge vite. Trouver les bandages. Faire bouillir l'eau dans la casserole, les stériliser, et les enrouler, juste essorés, encore brûlants. Serrer. Fort Fort.

Les cicatrices. Elles sont à l'intérieur. Chaque ligne du mal, qu'on reconnaît les yeux fermés. Sur la peau désormais vierge. Il n'y a que Andrea et moi qui le savons, qui pouvons le voir. Andrea ed io, sempre.

Respirato da Mélisande at 01:15 PM
24
Saturday
December 2005
Cassée.

C'est sans doute ça que j'ai le plus de mal à accepter.
Qu'il fasse sa loi ici. Alors que c'est la maison de mes parents.

Ancora? "Cassée."
Respirato da Mélisande at 05:09 PM | Comments (4)
21
Wednesday
September 2005
Hai pianto. Hai tremato. Hai afflitto.

Depuis que te connais, je te vois pleurer. Quasiment chaque année. De toutes façons, depuis que tu es à Tours, tu n'as pas passé une année sans larmes. Déjà qu'avant Tours, et avant *Avant*, c'était pas la joie, mais alors maintenant. Je t'ai vu arriver, en quatrième, hésitant à entrer, et avaler un quart de pilule de la boite verte. Je t'ai vu, pleurer, pleurer le soir dans ton lit. Trembler. Supplier. T'endormir d'épuisement dans tes larmes. Avaler encore ces foutus comprimés. Augmenter la dose à chaque fois. Je t'ai vu vouloir t'en aller. Errer, pour ne pas les voir. Gagner du temps avant l'admission à l'hôpital. Avaler. Encore. Ensuite, t'as survécu. Avec Louis, et Martin, et tout les autres à te faire pleurer. T'as chanté, Lili, même. T'as saigné, pleuré, tremblé. Puis l'été. Et avec ton frère. Et le retour. T'as survécu. Encore seule. Tu as pleuré, tu as tremblé, angoissé, saigné. T'as réussi. T'as travaillé. Mais à la fin de la troisième, tu ne voulais pas. Aller en Arts-Appliqués, et surtout rester à Tours. Tu as pleuré. Des heures des jours. Tu as tremblé. Encore. Avec l'angoisse. Tu t'es fait à l'idée. Puis l'été. Et la seconde. Tu as pleuré, tu as tremblé, tu as eu mal, tu as été à l'hôpital. Encore. T'as essayé. T'as encore pleuré, tu as été seule, puis moins. Ton frère. Tu as pleuré, tremblé. Puis la Grèce. Avec la °phase Grèce°. Tu as tremblé. Tu as pleuré. Tu as angoisser. Puis dans Athènes. Tu as pleuré. Et tremblé. Et Julie t'as consolé. Et tu a pris l'avion. Tu as tremblé. Tu as angoisser. Tu as pleuré. Tu as rencontré Paolo. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu as pleuré. Ensuite °l'effet Grèce°. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu t'es résigné à. Aller en L. Faire Arts-Plastiques. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. L'été. Avignon. Puis ton frère. Puis la première. L'hôpital. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu as pleuré. Ton père qui fait ce qu'il peut. Tu vas voir les avions décollée. Tu as roulé en voiture. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu as essayé. Tu as tenu. Tu t'es dit que même si. Tu as pleuré. L'été. Ton frère. La terminale. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Pas pour les mêmes raisons mais. Tu as été jusqu'au bout. Parce que c'était logique. Parce que ca devait se passer comme ça. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu as survécu. Tu as réussi.
Mais là. C'est différent.

Andrea a toujours su. Andrea a toujours tout compris.

Respirato da Mélisande at 05:16 PM
3
Friday
June 2005
Solo è .Andrea.

*Andrea, et moi. C'est juste ça.
Tout de suite, tout devient plus clair...*

Respirato da Mélisande at 11:10 AM
29
Tuesday
March 2005
Wrist

°°°Soundtrack : Sigur Ros - () 3°°°

Je suis ce genre de fille qui sait, et qui comprend (à cause de mon *avant*…) ce que ça signifie quand quelqu'un a la poignet bandé, voir même les deux poignets bandés.

Pas de ces bandages là, qui passent aussi entre le pouce et le doigts "entre le pouce et le doigts du milieu" (trouvez moi les noms des doigts à part le pouce please…), mais de ces bandages qui se contentent de faire simplement le tour du poignet.

Y'a 99 % de chance que ce ne soit pas parce que la personne n'est pas doué(e) pour faire les bandages de poignet.
Il y'a une toute autre raison, beaucoup plus douloureuse qu'une entorse…

Respirato da Mélisande at 09:52 PM | Comments (3)
30
Thursday
December 2004
°Baaaam !°

Voilà une onomatopée digne d'une toile de Roy Lichtenstein.

Seulement, c'était le bruit de la baffe que le °Frère° m'a donnée ce midi....

Respirato da Mélisande at 03:31 PM | Comments (6)
28
Tuesday
September 2004
Eclairage

°Mano°, et les °Descent into hell°. C'est le passé.
C'était y'a 5ans, je crois. En 99. Avant.

Ça fait mal, très mal même de ressortir les °vieux dossiers°.
Mais si je les ressors, c'est pour les classer, définitivement.
Passer à autre chose. Des que je clique sur °post°
Pour pouvoir oublier. Ne serais-ce qu'un peu.

Maintenant, le passé est rangé, classé. Il peut être oublier. C'est mieux.

Maintenant, il me faut laisser ça derrière soi. Ne pas se retourner.
Suivre la route. La ligne blanche devant moi.

Et surtout. Allez de l'avant. Enfin.

Respirato da Mélisande at 09:14 PM | Comments (10)
Descent into hell -4-

° Novembre 99 - France °

On est sorti dehors maintenant. Quelques pas dans la cours.

Il essaye de m'apaiser. De me faire entendre raison.
Il me deal des mouchoirs? Comme toujours quand ça va pas.

Je ne sais pas pourquoi je lui montre. Encore une erreur. Au point où j'en suis.
Je sors le °sachet explosif°.

Il me comprends. Désormais, il cherche à m'apaiser.
Il sait désormais que je ne tenterais rien pendant un bon moment.

On discute. De tout. Je tente d'expliquer. De justifier pourquoi.
Pourquoi ? Je sais pas vraiment en fait.
J'ai pas vraiment de raisons valables à mon sens.
Parents sympas. Tout ce qui faut pour pas ne pas être heureuse.
Pas d'amis. Oui et alors ? Ça ne change rien. Ça a toujours été comme ça.
Un frère avec qui c'est compliqué ? C'est pas nouveau.
Non… … Aucune excuse. Aucune raison. Aucune.

Pas le droit de vouloir dormir définitivement.
Pas le droit de vouloir mourir.
Pas le droit de pouvoir disposer librement de ma vie.
Pas le droit. It's forbidden...

Respirato da Mélisande at 09:13 PM | Comments (0)
Descent into hell -3-

° Novembre 99 - France °

Larmes silencieuses. J'attends entre les deux. Sur ces banquettes en cuir marronnasse.
Déjà vieux de 20ans. Au moins. Je massacre ma carte de cantine.
Philadelphia veut que je la range. Elle veut la ranger plutôt. Je le fais. Je ne veux pas qu'elle ouvre et voit. Voir mes deux autres secrets.

Ils me font rentrer. J'ai même pas le droit au grand bureau…
Celle qui me haïssait de porter du bleu à lèvres est soudainement devenu (presque) gentille.
Mes parents sont prévenus. Ils vont arriver.

Plus ça va. Plus j'ai peur.

Je n'arrive pas à me souvenir de ce qu'il me disent. De ce qu'ils ont dit. Juste une chose seulement.
Il faut que je consulte quelqu'un.
Je ne pense qu'a une chose. Que je voudrais dormir. Je suis si fatiguée.
Je voudrais dormir. Très longtemps. Et qu'il m'en a empêcher.

Ma mère est là. Je refuse de la voir. La bureau a deux portes. Heureusement….

Respirato da Mélisande at 08:50 PM | Comments (0)
Descent into hell -2-

° Novembre 99 - France °

Il me parle. Je l'écoute. Je commets l'erreur. L'erreur de lui montrer.
On se dispute. Je me jette sur sa main. Il me la rends. Pas pour longtemps…

ooooo

Je monte là-haut. C'est presque la fin du service. Je ne fais pas la queue. Je ne la fais plus depuis longtemps de toute manière. Je ne mangeais pas. Déjà. Un verre d'eau. Plus un pomme. Une salade rarement. Uniquement si quelqu'un, un surveillant, me surveille. Surveille ce que je mange. Que je mange suffisamment. J'ai cette chance de pouvoir me passer de nourriture sans m'évanouir.

Je suis seule cette fois-ci. J'expédie. Je ne prends même pas la peine de m'asseoir.
Flemme de trouver une table vide. De m'y installer durant 2.17 min.

Je redescend. Il faut que lui parle. Je le cherche. Je me sens mal. J'ai une angoisse soudaine. Un mauvais pressentiment. On m'empêche de le voir. Je le sais. Je le vois. Enfin. Il téléphone. Et va vers l'Admin.. Je comprends. Pour une fois, ça fait °tilt° dans mon esprit. Je me sens en danger. Je discute. Je gagne du temps. Je grappille.
Par peur. Je le sais. Il le sait. On le sait bien tout les deux.
Mais ça ne prends pas. Je n'ai pas le choix. Je n'ai plus le choix. Je dois le suivre.
De force. Elle est là. Elle est venu aussi. Ils me tiennent. Chacun un bras. Je n'ai pas la force. Je n'ai plus la force de me débattre. Je me laisse faire maintenant…

Respirato da Mélisande at 05:59 PM | Comments (0)
Descent into hell -1-

° Novembre 99 - France °

Descendre dans la salle. Il est sous la douche. Ouvrir la boite de Scrabble.
Arracher une feuille de ce bloc. La plier en 4. Remonter là-haut. M'enfermer. Tout ranger.
Calmer mon cœur qui bat trop vite. Reprendre pieds dans le vie.

ooooo

Lui demander. °Dis ? Tu connais un nom de somnifère ?°. Air innocent au possible. Paraître détendu, relaxé, bien. Il me réponds. °oui, enfin… non, enfin… pourquoi tu me demandes ça°. Oh pour rien, pour rien… Juste me préparer à dormir un bon moment.
Rentrer chez soi. Oublier, dans ce train, le regard vide vers les rails infinis.
Sortir le Vidal. Consulter avec frénésie. Trouver ce que je cherche. Bonne pêche. Ce sera de l'Imovane. Et du Lexomil. Aussi. Il m'en faut. Absolument.

ooooo

La voir. Dorothée. Lui demander d'écrire ce que je veux sur cette foutu ordonnance.
Une écriture de médecin. Illisible mais pas trop est nécessaire.
Elle accepte ma demande. Elle écrit.
Ne pose pas de questions. Sur le coup.
Mais après. Si. L'ordonnance dans ma poche, je reste évasive.
Trop tard pour les réponses. Je dois descendre.

Respirato da Mélisande at 12:33 PM | Comments (0)
27
Monday
September 2004
Mano

° Septembre 99 - Collège les Molières - Dans les Yvelines.fr °

J'allais au toilettes. Ceux du fond. Près de la fenêtre. Besoin d'éclairer ma main comme d'éclairer ma vie. Bloquer la porte avec la poubelle, mon sac. Mon dos contre ce mur.

Les larmes coulaient. Habituel. J'ai tellement mal d'être comme moi.

Je sors mon Laguiole. Je le déplie. Ce bout de métal sur lequel se reflète la lumière.
La main qui se resserre sur la lame. Une entaille. Au creux. Toute en longueur.

Sortir un mouchoir. A la menthe. Mauvais choix. Ça pique. Ça brûle. Éponger. Sortir de ce lieu anonyme et qui, pourtant, est si familier.

Trouver Anthony. Demander de l'aide. °Je me suis coupée… avec une feuille de classeur…°.
Air soupçonneux. Il pense. ° Nan, Mélisande, tu me feras pas croire ça…je sais très bien comment s'est arrivé...°. Je le sait. Je sais qu'il sait. Qu'importe….

Regard vide. Plonger ma main bandé dans ma poche. Et sentir ce °same old shit° sachet contenant mon cocktail explosif.

Savoir que ma vie ne tient qu'a un coup de tête, un coup de colère haineuse contre moi-même.

Respirato da Mélisande at 09:37 PM | Comments (7)
13
Monday
September 2004
Mutilée

Il faut couper quelque chose chez moi.

Il faut m'amputer de quelque chose.

Paraît qu'il faut pas enlever un peu de chair sur ses bras. Sur ses jambes
Ça saigne au début, ça croûte ensuite, et au final, y'a de vilaines cicatrices.

Alors tu cache. Comme tu peux. Des manches en été.
T'assures que t'as froid, alors qu'en fait, tu crèves de chaud comme tout le monde.
Dès que t'es seule 5min, tu remontes tes manches, tu t'aères. Puis tu les remets.
Tu veux pas qu'on sache. Mais tu voudrais montrer. Just calling 911.

Les vilaines cicatrices. Qui sont aussi sur le cœur. A force.
Celle-là, tu peux pas les apercevoir, ni les deviner quand t'es en maillot de bain.

Mais que les cheveux, par contre, on a le droit. Le droit de tout couper.

(Si je coupe. Ce sera court. Ça va chier …)

Ça paraît pas comme ça.
Et pourtant ça me fait mal de voir disparaître mes cheveux.
3ans au moins que j'ai pas coupée. El Padre et la Luz, les regrettent déjà. Moi aussi. Mais.

Si c'est pas les cheveux. Je le sais. Voilà ce qui arrivera.

Le °fantôme cutter°, il va se pointer fissa et faire ami-ami avec ma peau. Puis il va appeler ses autres potes fantômes. Ils vont rire. Ensemble. Et réussir à m'atteindre. Au corps. Et au cœur.

Je veux pu être une défigurée de la peau.
Je veux pu être une °dépeaurée° comme avant.

Si y'a quelque chose qui doit changer. C'est bien ça. Pour commencer.
Virer ce fantôme là. A armes égales. A coup de ciseaux. A coups de Fiskars.
Ensuite. Virer les autres fantômes. Pour de bon. Les chasser à coups de °pschiiit magic°. De rêves, de bonheur et d'imagination. Prendre le dessus sur eux. Même si je suis qu'une petite miette à coté d'eux. Une micro °DavidE° contre une armée de °GoliathS - PowerRangers°.

Just calling 911.

Respirato da Mélisande at 11:41 AM | Comments (11)
7
Tuesday
September 2004
°Splaaaash°

°Sat 04.09.04 @ 7.32pm - Tours.fr°

Ma bulle vient de se crever.

Les aiguilles, j'avais beau les planquer sur moi, y'avait plus qu'a gratter fort pour les prendre et tout faire éclater.

Au lieu de flotter, je suis vautrée par terre. L'atterrissage est douloureux. J'ai du mal a me relever. A m'extirper de l'avion. Et y'a personne pour me tendre la main…de toute facon, celui qui me la tendrais, je l'enverrais chier… chui trop fier pour accepter… ou pour demander a ce qu'on me la tende cette main-là.

°Welcome in the real world° qu'il m'a dit.

Le pire c'est que je sais bien qu'il a raison de le faire. Que il me ferait pas pleurer sans raison. Que c'est pour mon bien. Je lui en veux pas. Mais n'empêche, ça fait mal. Très mal même.

Après avoir rencontré P., j'ai décidé de changer, j'ai voulu pouvoir me regarder dans une glace. Enfin.
J'y arrivais a peu près. Ça marchait plutôt bien même.
J'étais comme Tchernobyl. Alors par dessus, j'ai construit le sarcophage, ma bulle.
J'avais l'impression de m'en sortir. Un peu.

J'avais ma bulle, de quoi respirer, de quoi imaginer, mon oxygène en fait, ma dose d'Happy.
Je me sentais comme la mousse des cappuccinos. Comme les bulles de savon. Comme un nuage.

La bulle, ça m'arrivait souvent de la crever, pour sortir, ne pas étouffer. Je faisais un petit trou dans le sarcophage. Et je respirais. De nouveau. Je passais de l'un. A l'autre. De nouvelles respirations à chaque fois. Des nouveaux souffles. De l'oxygène et de l'imagination. Un bon compromis je pensais.
Je voulais même prêter mes aiguilles a quelqu'un, avec leur mode d'emploi. Aussi. Parce que sans, on n'y arrive pas vraiment.

Sauf que il l'a crever. Pour que je sois moi. La vrai moi.
Et il veut pas que je la reconstruise. Peut être dans le fond, il a raison. Seulement, j'aurais voulu la crever moi-même. Je voudrais trouver la clé toute seule pour trouver moi.
Ici, le blog, c'est regarder le vrai moi par le trou de la serrure apparemment.
….. °A window on my soul° …..

Mais tout à coup, moi, je me sens nu. Je me sens pas en sécurité. Vulnérable. Là, le °fantôme mains°, il peut m'atteindre facilement, comme les autres d'ailleurs………
Là, maintenant, je suis comme jeter par terre avec force, et tellement casser en mille morceaux que même la °Super Glue 3 qui colle les gens au plafond°, et ben, ça suffirait pas pour me recoller.

Là, maintenant, je me sens comme si le sol était en train de s'écrouler sous moi.
J'ai peur. Encore plus qu'avant. Et pour le moment, je cherche un moyen de me rhabiller, de déblayer le chantier. Je voudrais reconstruire. Mais je dois pas…
Je voudrais juste pouvoir tenir debout sans mes °anxyotrucs°.Mais j'y arrive pas.

Respirato da Mélisande at 01:26 PM | Comments (12)
11
Wednesday
August 2004
C'est dit

Je me deteste. Je me deteste. Je me deteste. Je me deteste.

(c'est dit)

Bonjour, petite boite verte :)

Respirato da Mélisande at 01:49 PM | Comments (0)
2
Wednesday
June 2004
Pouce

- Eh, attends, attends !

- Quoi ?

- Pouce !


°°°°


(jusqu'à ce que je dise le contraire…)

[Edit du 03.06.04 : j'ai remis les commentaires……]

Respirato da Mélisande at 08:09 AM | Comments (2)
27
Tuesday
April 2004
Ghost Busters

Rhalalala.
Les fantômes sont revenus.
Il me hante, me donne une voix chialante.
Alors que je pleure même pas.
Impossible de s’en débarrasser.
Même avec du Viakal, ils s’en iraient pas.
Je suis toujours aussi énervée, je sais pas pourquoi.
Et je suis énervée d’être énervée.
Et énervée par d’autres trucs mais ceux là sont pas la cause de mon premier énervement.
Envie de sortir.
De m’aérer la tête.
De voir des gens.
D’oublier.
De laisser les fantômes.
Avec les soucis dans la boite à soucis.
Ca va pas, j’arrive plus à manger, ça fait trop mal…
Les fantômes, ils me parlent dans ma tête.
Me font voir des scènes.
Qui ne devrait jamais arriver…
C’est mes démons.
J’arrive pas à les dompter.
Mais j’arrive pas à m’en débarrasser.
Je suis pas un des Ghost Busters.
C’est bien dommage…
J’ai cette rage.
Cette colère qui monte en moi.
Pourtant, j’ai envie d’être bien chez moi.
Ne serait-ce qu’un instant.
Je comprends pas.
Mais qu’est-ce qui m’arrive ?

Merci aux gens formidables, rencontrés ici, ou ailleurs et qui me soutiennent dans ces moments difficiles….

Respirato da Mélisande at 09:46 PM | Comments (15)
26
Monday
April 2004
Envie de...

[Aucune musique peut me calmer]

Envie de tout détruire.
Plus le courage de me couper comme je le faisais avant.
Envie d'exploser un verre.
Envie de casser la vitre.
Envie de tout détruire.
Ca va pas.
Chui trop venère.
Je sais meme pas pourquoi.
J'ai essayé de manger.
Pas reussi.
Meme le cidre.
J'ai pas pu le finir.
Je tremble des mains, des jambes.
J'ai envie d'etre là-bas, mais en même temps je veux pas.
Je me retiens d'envoyer chier les gens, meme si j'en ai grande envie.
Je veux pas leur faire de peine, parce que je les aimes beaucoup.
C'est trop dur.
Me faudrait du Xanax, du Lexomil, ma petite boite verte, même vide.
Mais j'ai rien, tout est resté là-bas.
C'est peut etre aussi bien.
Mais ca va pas, mais vraiment pas.
Chui trop venere, mais grave.

Respirato da Mélisande at 11:07 PM | Comments (17)
19
Friday
March 2004
En deuil

Ma mamy est morte aujourd'hui. On avait de l'espoir, mais plus rien. Seul consolation, elle n'a pas souffert. Chui triste, très triste....

Respirato da Mélisande at 06:05 PM | Comments (23)
5
Friday
March 2004
Ce soir

Je vais la faire courte tout en essayant d’être expressive.

Je suis triste ce soir comme déprimée, je sais pas pourquoi....j'ai envie que tout s'arrête d'un coup.

Comme si le diamant glissait de la platine, comme si le vinyl s'arrêtait brutalement. Plus de son, plus de beats et de bonnes vibes, rien.

Je sors pas. Il est trop énervé par tout le monde. Mais c’est pas grave, je sais pas si j’en avais envie finalement.

Je suis peut être pas assez sociable. Peur des gens, peur des autres. Et puis peut être pas un peur finalement.

C’est quelque chose qui s’explique pas. C’est comme ca. C’est au fond de moi et ca fait parti de moi.

L’envie de partir est plus présente que jamais.

Respirato da Mélisande at 11:16 PM | Comments (14)