June 2008
Je regarde les photos d'Arthur à Safeway, je me souviens de nos rigolades sur les traductions trop approximatives, et de notre caddie qui s'embourbait dans la slush sur le pont de Brentwood, et des tunnels qu'on prenait à l'uni. Il est 11h du soir, je suis en pleine déprime de Calgary. J'crois que je vais pleurer là.
Calgary, c'est ma ville au Canada. Si j'avais pu y rester, même pour travailler, j'aurais signé. Tout. N'importe quoi. Ces huit mois là-bas, et c'est devenu chez moi. Mon pays, ma province, ma ville, mon C-Train, mes rues au carré. Montréal, j'aime, mais pas autant. Je suis la fille de l'Ouest, celle qui vient du froid et du Chinook.
Alora. Savoir que celui que je considère comme mon meilleur ami ne sera pas de la partie, ça me cloue au pilori.
Je me sens comme une vieille chaussette. Montréal, sans lui, ça m'effraie. Savoir que ce condo, ça ne se fera pas, ça me donne les chocottes et la tremblote. Mais surtout savoir qu'on sera encore loin l'un de l'autre une année, c'est dur. On a mis un grand peut être, un point d'interrogation, sur tout nos plans sur la comète. AMS ou YUL ?
Je crois que dès que possible, je m'enfuirais de Montréal. Prendre un billet pour YYC, même 4h sur le Middle Seat.
Ca vaut le coup. Respirer. Vivre. Avec Sarah pas loin, les Rocheuses en fond, et les talons hauts sur Stephen Ave.
*week-end à casa*
Mariage le samedi. Orthodoxe grec. Mes bretelles de robe qui cassent, et j'ai pas de soutif. J'adore.
Dimanche avec Denis, à rêver de tout, si il, si jamais, si on pouvait, si ça se faisait, en fin de compte.
June 2008
Mon grand plaisir, dans la vie, c'est de nager dans les piscines désertes des grands hôtels.
Hyatt Calgary, Hyatt Chicago, Marriot Calgary, Novotel Brussels, etc… j'en profite à chacun de mes séjours.
Mais mon autre plaisir, dans la vie, c'est les grosses voitures. Celles qui vont vite et qui font du bruit.
Petite, Papa m'emmenait à Montlhéry, sur le circuit, voir son ami Michel courir sur le circuit.
Petite, j'ai eu la chance de m'asseoir dans la Porsche de Jean-Pierre Beltoise. Vive le siège baquet.
Petite, et puis grande, je regarde tout les grand prix de Formule 1, j'aime les courses de Nascar et AB Moteurs.
Et puis grande, quand Papa a des billets pour aller au 24h du Mans, j'hésite pas, je saute sur place de joie.
En tant que fille à papa qui conduisait une monoplace pour le volant Shell, qui aime les rallyes, j'aime tout.
Papa m'a transmis les bon gênes, et ça c'est cool.
J'aime voir ces jolies voitures, l'aérodynamique, la volonté des pilotes de croire en la puissance et la technique.
J'aime entendre le moteur vrombir, un concerto, la machine s'ébranler, les disques de frein rougir dans la nuit.
Vive les 24h du Mans, vive les badges accrochés autour du cou, vive les Boules Quiès enfoncées dans les oreilles.
(Par contre, je suis nulle en kart, mais bonne en quad et en motoneige. Pareil en voiture même)
June 2008
Après un an loin de mes racines et de ma famille, à mon retour, je suis en manque de câlins et d'apéros.
Ca me manquait, à m'asseoir seule et d'expédier mon diner en 15 minutes quand chez nous, on reste au moins 1h à table. Ce silence de mort dans l'appart qui contrastait avec l'atmosphère chaleureuse de nos repas en famille. Alors même s'il me tape sur les nerfs, rentrer et ne plus le trouver là, ça me fait bizarre. Quand à Elle, elle m'écoutait, j'avais une sœur, celle qui est gentille et me défend contre lui, et me natte les cheveux.
Aujourd'hui, les deux ont emménagés dans un duplex magnifique à 20 minutes de la maison. Et ils me manquent. Je me sens comme une vielle chaussette. Je rentre mais ils s'en vont. Alors les bras de Mam'.
Vivement que je reparte. Au Canada, je n'aurais plus cette impression.
D'être entre deux vies. D'être interrompue.
[A casa ce week-end, j'ai rangé, jetté, Mam' prépare son retour à Parrigi et je taille des crayons de couleurs]
June 2008
Disons qu'à Calgary, j'avais déjà très envie. Mais à Oak Park (près de Chicago) encore plus, et au Madison Square Park, à New York, quand il vient renifler au creu de ma main, je suis en amour.
Traverser l'Atlantique, c'est vouloir adopter un écureuil. Sisi. Ils sont si doux, et si mignon.
May 2008
°°°Soundtrack : Midnight Hour - Running Away°°°
Retour difficile en France.
La France, je l'aime, mais parfois, l'herbe est plus verte ailleurs. (Ailleurs est remplaçable par le Canada).
Je suis fatiguée de voir mon pays se plaindre, se mettre en grève, se compliquer la vie, et déprimer.
Ailleurs, la situation est semblable, pas pire, pas meilleur, quoique ceci est une question de point de vue.
Je prépare une immigration au Canada un peu plus compliquée et un peu plus longue, mais je sais que ça sera plus simple. Quand lorsque je travaillerai, j'aurais 37h par semaine en moyenne, et deux semaines de congés payés pour commencer, que lorsque je créerai mon entreprise de traduction, tout sera plus simple, moins compliqué qu'en France.
A Montréal, mes voisins de chambre étaient une famille de tourangeaux avec des visas de résident permanent, et qui étaient arrivés la veille. La dame, déphasée et triste, me confiait que c'était le parcours du combattant, et que finalement, c'était comme en France l'administration. On tourne en rond. Sans bail pas de Mastercard, sans banque, pas moyen d'obtenir un bail. Le même schéma pour la sécurité sociale, le permis, la carte emploi, etc… .
L'herbe est de la même couleur qu'en France finalement. Mais "we can make our way through it. No big deal".
2 jours après mon retour, j'étais confrontée à ma première manifestation dans la rue. Le truc que je n'avais pas vu à Calgary, tellement que j'avais oublié ce que c'était que de vivre en France.
Je sais que mon avenir est là-bas, et que ma vie sera belle et équilibrée. Même si c'est difficile de tout quitter.
En parlant d'herbe plus verte ailleurs. Elle l'était vraiment à Chicago. Littéralement. C'était vert brillant, vert gazon de golf, partout partout. C'était beau vu de l'avion. Ca changeait de Calgary toute brûlée par la neige et le froid d'hiver.
*envies*
De retrouver le soleil de l'Espagne, de découvrir Lisbonne et Porto, le Portugal doux et chantant.
Des envies de Boston Pizza et de marcher sur Stephen Avenue. D'aller chez Nellie's avec sweet Sarah S.
May 2008
Dixit Yadranka et Emilie-chérie, dixit l'ophtalmo-méchant (il me reprend chaque fois que je dis "oué/ouè"), je parle français comme une anglaise. Il m'a traitée de canadienne. Ai-je tant changé que ça ?
[Toujours en plein jet-lag, j'expérience j'expérimente les crottes de chiens sur les trottoirs français...]
April 2008
La bonne nouvelle du jour, c'est que Immigration Canada a sorti une nouvelle législation concernant les permis de travail temporaire post-diplôme. Si avant c'était de 1 à 2 ans, avec une offre d'emploi et dans le domaine d'études, aujourd'hui, on peut rester jusqu'à 3 ans, travailler dans le domaine que l'on veut, et obtenir le permis sans avoir d'offre de travail. Si c'est pas la fête ça. Et hop, les 5 prochaines années se feront à Montréal.
La mauvaise nouvelle, c'est que je n'ai toujours pas la moindre idée d'où je vais vivre. Situation un tantinet compliquée qui fait que je n'ai aucune motivation à faire mes cartons pour que FedEx les emporte à Montréal.
Quand aux exas, c'est simple, je tourne en rond en attendant qu'ils viennent. Quasiment une semaine sans rien faire. Ah si, dépenser de l'argent, sourire au banquiers/avocats dans Downtown, croiser les jambes et battre des cils. Et faire un *Triple M* [Mercredi Midi Martini] avec Mathieu. Après avoir vu Blair, sexy banker. Lavish life.
April 2008

[Des Martinis au Sandstone Lounge du Hyatt Regency avec Mathieu - Calgary, AB]
April 2008
°°°Soundtrack : Blondie - Heart of Glass°°°
Quand il est entré, j'ai pensé : Il est pas mal. Mais il a l'air trop sur de lui. Et peut être trop prétentieux.
Puis il a commencé à me parler, sa grosse montre au poignet, sa chevalière, et sa veste de cuir marron.
Puis on a discuté, et finalement, je le trouvais vraiment très sympathique. Et il a aimé Paris. Plusieurs fois.
Puis l'infirmière est venu le chercher. Et j'ai espéré le revoir, pour pouvoir lui donner ma carte et parler vin.
Ca sentait le dragueur lourd, le mec qui a l'habitude des filles, qu'il rencontre dans les bars trendy de la ville. Mais pour une fois, ça ne m'aurait pas gêné de n'être qu'un numéro, un épisode, un jour, une semaine, un mois. Juste comme ça. Juste un instant.
*juno awards 2008*
Les Juno Awards, c'est un peu les Victoires de la musique canadienne. Et cette année, c'est à Calgary (woot!). Et les nominés sont les calgariennes Tegan & Sara, Feist (prononcé faillest ici) et le beau garçon de B.C Michael Bublé. (Et Céline Dion aussi, avec Avril Lavigne, mais ça on s'en fout). Donc, les Juno sont à 6h au Saddledome samedi, et y'a tout un tas de trucs avant et après pour fêter les Junos, avec des concerts gratuits, même dans le C-Train, et des fêtes officielles sur invitation où les nominées, les CEOs, le gratin, la crème et les huiles seront là. Et moi, j'ai pas d'invit'. Fichtre.
March 2008
°°°Soundtrack : Tim Buckley - Big City Blues°°°
Des souvenirs, je m'en fais encore de nouveau. Chaque jour, n'en vivre que chaque instant, pour ne rien oublier, pour graver dans le marbre, écrire au feutre indélébile dans mon cœur, dans ma tête.
Du concert de Tim Buckley, au Palomino, avec mes roommates, deux brit's et un irlandais. De son disque, de sa musique apaisante, en me disant que ce soir-là, sur scène, je pouvais le regarder à volonté, sans avoir à rougir.
Des beaux garçons de Campus Security qui m'ont raccompagné chez moi à l'arrière du 4x4 blanc de l'université.
Du match de Lacrosse, au Saddledome, où les joueurs se tapent dessus, avec des mini-télés dans chaque toilette.
(La canadien paie une fortune pour aller à un match de Hockey/Lacrosse, alors il s'attends à des télés là-dedans).
De la soirée avec Jason et Sarah, qui m'explique patiemment les règles de ce sport national canadien, et de celle qu'on passera samedi prochain avec Wanda et Quan, à discuter de l'Europe, qu'on aime tous, et de nourriture.
Dans mon carnet, j'fais la liste des choses que je veux faire. Carlene m'écrit pour me dire qu'elle arrive bientôt.
Soon, j'organiserais ma soirée d'anniversaire au Fuel, histoire de célébrer dignement cette année de bonheur.
DownTown, je me promène, les pavés de Stephen Avenue qui résonnent sous mes talons, les jolies vues que m'offre le +15 skyway system. A Sunterra Market, je déguste des crèpes de sarrasin, à la mode bretonne, je me délecte de cette saveur unique, de The Beauty & The Beast qui était fantastique au théatre avec Kimi.
Des soirées Monday Cinémania où Leslie et moi courons dans les couloirs rattraper Tim B. et Ed qui sont mort de rire. D'Accross The Universe, où l'on chantait chacune des chansons, assises dans le noir de l'amphithéâtre.
Des jours où l'on se croise sur le campus, si grand, et qui rendent chaque jour plus merveilleux que le précédent.
[Et je crois bien que je suis amoureuse en plus]
Puis quand un bel italien m'ouvre la porte de son appartement torse-nu, on se dit qu'ici, c'est vraiment bien.
March 2008
°°°Soundtrack : Gaston Ouvrard - Je ne suis pas bien portant°°°
Je crois que finalement, j'aurais eu droit à tout au Canada. D'abord le 911, ensuite le médecin, et les médicaments, et les prises de sang, et à nouveau le 911, le petit voyage en ambulance, les perfusions, et l'attente aux urgences, et les urgences de l'hôpital Foothills. Heureusement que Sarah est venue me chercher.
Le mois de Mars aura été très calamiteux. Deux semaines malade, et après chacune, rattraper les cours manqués, et rater un exam' de linguistique alors que j'avais plus réviser que la dernière fois, et gâcher un week-end d'écriture de paper pour cause de grippe et d'intoxication alimentaire. 50 dollars de resto partis en vomi…
J'aime pas Mars 2008 (même si j'ai été admise à Concordia et que je vais voir la Belle et la Bête au théâtre jeudi).
March 2008

°°°Soundtrack : Tim Buckley - Sad Country Songs°°°
Y'a eu de méchants craquages, et encore plus quand c'est des craquages bêtes et méchants. Voyez, le Nutella, j'aime pas vraiment ça. Je n'en mange pas en France. Mais là, je cherchais un truc, j'ai tourné la tête, et le pot me faisait de l'oeil au Safeway. Je l'ai acheté, et je l'ai ouvert, et là, ce soir, il n'en reste quasiment plus. Maman me fait la morale au téléphone quand je lui dit que j'avais besoin d'un remontant après avoir été malade la semaine dernière. Les Chips, elle a vraiment râlé aussi, parce qu'ici, c'est gras, et que ce n'est que "de l'huile".
Puis comme j'ai eu trop mal à la gorge, il me fallait un Jugo Juice, et comme j'étais trop crevée, il me fallait le Chicken Caesar pour aller avec. Et des smarties. Et puis les Cinnamon Rolls en promo au Safeway. Sans compter les pancakes avec du sirop d'érables et de la confiture de fraise. Et mes bons smoothies de Bolthouse.
En même temps, la fin du trimestre approche, je suis épuisée, mon docteur m'a réduit ma dose de Xanax et je suis un peu à cran, et très fatiguée, et j'ai pris 10 livres avec mon anti-dépresseur Cipralex.
Je suis faible. Mais le Canada, c'est le mal aussi. [Mauvaise foi, je tiens ça de Papa]
La bonne nouvelle, c'est que deux copines à moi (Mireille et Elysha) vont partir à l'université de Tours l'an prochain. J'ai fait du Lobbying en faveur de Tours plutôt qu'elles partent s'enterrer à Dijon. Tours, c'est mieux.
March 2008
Alors. Papa m'a dit qu'il devait y avoir un sacré trou dans le plafond, il avait bien raison, et je me suis empressée de le dire à Guillaume qui devait sans doute s'en douter, au vue de l'énormité de la nouvelle.
March 2008
In the oil-sands country. Et dans 2 mois. Tout cela sera fini. Comme un songe. Tout cela s'envolera. Comme un ballon dans le ciel. Tout cela s'arrêtera. Comme la fin d'un film. Tout cela cessera. Un rêve éphémère.
Les trajets en C-Train, la ville sous le soleil, se reflétant dans les vitres. Les cappuccinos Starbucks et les Chicken Caesars au Devonian Gardens. Les regards séducteurs, échangés avec ces Rastignac dans Bankers Hall, un gobelet de carton fumant à la main. Mes bottes à talons, mon foulard noir à poids blanc et mon collier de perle. Croiser les jambes, boire un Rouge au Fuel, décroiser les jambes, galbées dans des bottes de cuir noir. Tapas chez Ten et JaroBlue. La masse des travailleurs dans DownTown, le tram bondé à 4.30pm, et les portes pliantes massacrantes. McNally and Robinson, the shop around the corner, avec son heure du conte le vendredi matin, et ses rayonnages de livres à n'en plus finir, de la poésie, des livres qui se déplient et s'animent, en vie.
Les brunchs chez Nellie's, les cupcakes de chez Crave, les cinnamon rolls de Cinnzeo. Les divins restaurants.
L'université, les amphis gigantesque, les salles Sauna, les couloirs où l'on se perds, les tunnels, les passerelles. Dédale. Le Star Trek Lounge, et le jardin intérieur, pour travailler en paix le dimanche, les papers fini à pas d'heures. Les discussions avec Jean-François, mon Guillaume canadien, les rires avec Sarah, Mireille, David, Carlene, Savia, Sarah, Arthur, Mathieu. Les alarmes incendies en résidence à 6h du matin. Les déjeuners au Den, l'épidémie des oreillons. Tim Buckley et Bobby Brown pour voisins de palier. Current Swell et Hey Ocean! qui résonne dans l'appartement. Leslie, Lauren et Cassie sur le canapé, à regarder Grey's Anatomy.
Tout ce que j'ai aimé, rêvé, vécu. Tout ce à quoi il faudra dire adieu. 2 mois. 2 mois et je ne serais déjà plus là.
[pour ceux qui ne savaient pas : ce blog est à l'heure de Calgary [-8h] depuis septembre 2007]
February 2008
°°°Soundtrack : The Velvet Underground - Sunday Morning°°°
Ce que j'aime avec ma vie canadienne, c'est le temps de me chouchouter le corps.
Je commence rarement avant midi, et je me réveille toujours assez tôt le matin.
Désormais, je peux me permettre de me crémer le corps de lait qui sent bon partout partout.
Je peux me crémer les pieds, les mains, le visage, me faire des gommages, des peelings, me vernir.
Je me chouchoute, je me dorlote, je me fais du bien au corps, pour aller bien dans le cœur.
Et mon dieu, que ça fait du bien d'avoir ce temps pour moi le matin, quand l'appartement est vide.
Puis les longues douches chaudes, même debout, c'est si bon pour mon moral.
[Sauf quand je suis encore toute nue et que le téléphone se met à sonner pour un appel d'Europe]
*envies*
Des cupcakes de chez Crave, boutique fille qui fait oublier que Ladurée n'existe pas ici.
De porter ma jupe en lin marron, avec mes collants à trous, et me promener au soleil.
Des ballades à pieds dans Kensington, et des déjeuners au soleil en terrasse.
De mon grand lit moelleux avec ma couette nuée de coton apaisant.
De se sentir son souffle sur ma nuque, et la douceur de ses doigts courrir sur moi.
February 2008
Ca me fait tout de même un drôle d'effet d'écrire "Nicolas Sarkozy made a proposal to get out of this cul-de-sac". Ecrire un mot français dans une dissertation en anglais, et pas le mettre en italique en plus, c'est tout bizarre. Et oui, je travaille sur l'Europe, et Nicolas Sarkozy reviens un peu souvent avec son union méditérranéenne, et avec le Traité de Lisbonne. Enfin, je le préfère là qu'en couv' de Closer hein.
[En parlant de lui, je me dis chouette chouette, au Canada, la pile de People sur la table basse d'une salle d'attente de docteur. J'en prends un, je me plonge dans cette lecture pour passer le temps, et hop, il est là au detour d'une page. Mais il me poursuit. Moi qui croyais en être débarassée au Canada]
February 2008

[Sunset over my garden, in Paris - December 2007]
°°°Soundtrack : Stacey Kent - Ces petits riens°°°
Porter des collants. Déjeuner chez Sunterra. Déguster un Rouge. Porter des legwarmers. Aller chez American Apparel. Acheter de la crème qui sent bon. Faire un dîner catalan. Apprendre à aimer. Ne pas avoir peur. Retourner nager. Tenir un food diary coloré. Aller à l'ACAD. Bruncher chez Nellies. Lui dire qu'il me déçoit.
[Such a shame que je n'ai pas apporté ma peinture et mes pinceaux ici. J'ai bien besoin de peindre aux doigts…]
[La gentille femme belge rencontrée à Market Mall qui m'a donné sa carte en me disant de l'appeler si un jour je viens à Canmore. J'en suis pas revenue de tant de gentillesses envers une inconnue. Vive la francophonie]
February 2008
Je sais que je me plains beaucoup ces derniers temps. De la météo trop négative, d'une prise de sang.
Mais là, j'ai vraiment besoin de me plaindre. (Les autres fois aussi en même temps). Et je me calmerais.
Commençons donc. L'uni, ce deuxième semestre, c'est pas trop mal on va dire. C'est pas aussi bien que le semestre d'automne (même avec la montagne de boulot en littérature enfantine), mais c'est plutôt Fair Enough.
Sauf que. Ce semestre, on m'a dit de prendre 4 cours. Je fais. Parce que je ne suis pas chiante (on ne rit pas, merci), et parce que 4, ce n'est pas la mer à boire, comparée à Cassie, qui en prenait 6 et aux autres qui en prennent 5 (5 par semestre est la norme pendant 4 ans pour avoir les crédits et être diplômé). Mais aux étudiants d'échange, on leur en recommande fortement de n'en prendre que 3. Donc, j'ai choisi 4 cours. 3 des départements qu'il faut (English/Linguistics/History), et un que j'avais le droit de prendre ici, à Calgary.
J'ai donc pris ENGL 237 - Drama, un cours de littérature offrant un panorama du théâtre. LING 203, qui est la suite de mon cours du premier semestre. HTST 213 - Canadian History since 1867, un cours d'histoire canadienne depuis la Confédération, et GEOG 397 - Europe, un cours de géographie européenne.
January 2008
Au Fuel, je bois des Rouge, plus que je ne le devrais, mais devant ces délicieux cocktails, je ne puis résister.
Le vendredi, déjeuner entourée de banquiers ou de financiers ou de pétroliers au Devonian Garden, à dorer mes gambettes au soleil sous la véranda. Il est monté à la station de la 5ème rue, et est descendu à Lion's Park.
Il était beau, grand, il me faisait craquer, je voulais lui caresser les cheveux, il avait l'air si doux.
(Le hasard fait qu'il est un ami de mon amie Carlene, et qu'il s'appelle Mark H. sur Facebook.)
Ecouter Charles Trenet, Bran Van 3000, parler du pavillon Lionel-Groux de l'UdeMontréal à Jean-François.
A New York, c'était difficile. Le vol étouffant, et à l'arrivée, rien qui ne va. Je panique. Je pleure. J'appelle et réveille Papa. J'oublie mon porte-monnaie, et un gentil monsieur me rattrape en me disant que tout ira bien. Et je suis arrivée à mon hôtel, j'ai dormi 3h, j'ai pleuré, encore, pris une douche, pleuré, angoissé, pleuré, volé la boite de mouchoirs et le papier toilette pour éponger mes larmes, à l'aéroport, le chauffeur de la navette me prend dans ses bras, et me souhaite bonne chance, salle d'embarquement, je tourne la tête, et vois Judith, qui somnole. Judith est française, de Sciences-Po, et à l'uni de Calgary, je l'avais vue au Drum Circle, et sur Facebook. Et on a discuté, et ça m'a détendue. Et j'ai regardé The Game Plan, et Ensemble c'est tout. Et j'ai dormi, dans cet avion tellement vide de si bonne heure.
De retour à Calgary, le taxi, l'air frais, pas de neige. J'arrive, monte mes valises, découvre ma chambre si vide, réponds au téléphone : Papa qui veut parler à sa fille. Je vide les valises, trop pleines, me fais chauffer des pâtes aux épices. Je finis par m'endormir, me réveiller, me rendormir. Arthur arrive, m'apporte mon matelas, et je me rendors, et dors. Le lendemain, jetlag, lessive, frigo à remplir. Les cours, les livres de classe à trouver.
Je me fais moins plaisir en classe ce semestre. La littérature bof bof, la linguistique bof bof, l'histoire craignos, et y'a que la géographie de bien. Passionnant, enrichissant. J'adore ce cours. Et c'est bien le seul…
January 2008
°°°Soundtrack : Goldfrapp- Oh La La°°°
Avec Leslie, je me laisse entrainer dans le basement. Soirée cookies, soirée pizza, soirée cinémania. Et nous voilà à discuter avec Bobby Brown et courir pour rattraper Tim. Voir nos lèvres bouger à chaque chanson d'Across The Universe. Les copines de français que je croise. Le cours de géo que j'adore, et celui d'histoire que je déteste. Ce soir, la conférence de Jean-Benoît Nadeau à l'Alliance Française, et vendredi, les soldes LuluLemon Athletica au Stampede.
J'achète du brie français à 9 dollars, du gruyère suisse et du vin blanc. Un plateau français. Des fajitas avec Arthur, et bientôt un dîner catalan avec Jan. Dehors, c'est du -25°c, et c'est dur d'aller faire les courses.
January 2008
Je suis preneuse des critiques, corrections, compliment (on peut rêver héhé).
La lettre d'intention pour Concordia.
Merciiiii.
January 2008
°°°Soundtrack : Frou Frou - Flicks°°°
On vient de m'attribuer mon numéro d'étudiante de Concordia, et c'est très émouvant tout ça.
Round 2 : leur faire envoyer les bulletins de notes, et les 3 lettres de recommandations (j'adore les profs cools).
Round 3 : rédiger ma lettre de motivation.
Et d'ailleurs, ça s'écrit comment une lettre de motivation au Canada ? A la main, ou à l'ordi ?
[Si l'on en croit les archives : Jérôme, jeune papa comblé, me dit que ça doit être fait à l'ordi, pour les US.
Ca doit être the same pour le Canada donc]
Sinon, je suis dans un état pas possible avec la nuit affreuse à NYC (je crois bien que je suis fâchée avec), et le décalage horaire. Comment font les hôtesses de l'air sur les longs-courriers ?
Et ce matin, la course à peine arrivée. Aller chercher mon colis, mes livres de cours, faire valider mon pass de transport, aller payer ma facture d'ambulance à la mairie, et faire les courses. A pattes.
On va dire qu'après 3 semaines du lit au canapé, du canapé à la chaise, de la chaise au canapé, du canapé au lit, je suis complètement ramolie, et l'effort simple me parait désormais surhumain.
January 2008
°°°Soundtrack : Emilie Simon - The Storm°°°
Les odeurs de lavande qui se mêlent à celles du sapin tout décoré. Je redécouvre ma maison, me plait à y errer, je me fais des journées cosy, dans la chaleur rassurante du radiateur, de la cheminée, le tête enfouie dans ma capuche. Je prends l'apéro avec ma tante Sylvie, restée à Perpignan, je joue de mes gambettes avec Mam' et tante Maryse. Je lis, en français, des classiques, de la chick-lit de notre adolescence, je vois Rambouillet s'embourgeoiser grandement. Je fais les yeux doux à ce charmant opticien, qui me le rends bien. Et je fais des projets avec Maman pour New York. Je remplis la To-Do-List, et efficacement, je barre les choses une fois faites.
Je redoute d'affronter Paris, moi qui suis si tranquille dans ma bulle de la forêt. J'ai tellement couru, à en perdre haleine, à ne plus savoir où j'en suis, que maintenant, je n'ai qu'envie de m'enfermer et de laisser le temps couler.Pas envie de RER, de métro, de Transilien. Même pas envie de passer les douanes, les fouilles, à JFK.
Mais Papa a dit : "On va à Paris, on ira voir les lumières, et Richard Rogers et Arcimboldo, ça va être chouette". Alors je me réjouis d'être une fille à Papa, la fille de Papa, qui comprends tout si bien, qui me fait des câlins, et m'embête.
J'y vais, et je les remercie. Un déjeuner sympathique dans la galerie Véro-Dodat, l'exposition sur Richard Rogers, fantastique, les Champs-Elysées, tout illuminés, et Citroën, où l'on voit la DS grise se déplier en robot géant.
Un pèlerinage 237 boulevard Pereire, et un diner arrosé au Grand Marnier porte Maillot tous ensemble.
Le dimanche, c'est une journée avec Denis, promenade en forêt sous la pluie et Monopoly. Il m'a battu à plates coutures, il m'a plumé, j'ai du lui céder la Rue de la Paix et l'Avenue des Champs Elysées, j'ai tout perdu.
La nouvelle semaine commence avec Emi-chérie au téléphone, qui veut étudier à Calgary, et avec les dossiers d'inscriptions en Master à préparer. Les ennuis de travail de Papa, le téléfilm sur l'histoire de Joe Spring.
C'est dur, je galère, mais je rêve de Montréal. Mais il me manque une lettre de recommandation. Bordel.
Et ma jolie Mo'., s'il te plait, s'il te plait, donne moi to numéro de téléphone qu'on puisse se parler de toi.
Des bisous tout plein.
January 2008
Et surtout, la sensation d'avoir accompli quelque chose que je ne dois qu'à moi-même.
Et je saute partout dans la maison, tellement je suis contente, et c'est la fête, et j'adore travaille.
[Et ça vaut bien les kilos pris avec le grignotage de pop-corn caramel en masse à YYC, et la slush de YUL]
January 2008
°°°Soundtrack : Frou Frou - Good To Be I Love°°°
Rentrer à la maison, c'est aussi retrouver les [nombre inavouable car incommensurable] paires de chaussures qui s'ennuyaient de leur propriétaire. C'est simple, à moi mes ballerines bronze, les petites noires à poids roses avec mes collants roses, les babies noires, les kickers qui vont avec mes collants mauves, les noires de Mam' que je lui pique même si elles sont trop grandes. Mes chaussures me manquent au pays glagla du wapiti.
[Mes adorées n'aiment pas la neige, le slush et le sel du Canada]
December 2007
°°°Soundtrack : Wet Wet Wet - Love Is All Around°°°
Je pourrais expliquer durant des heures combien mon cœur battait, quand j'étais dans mon avion de retour, que je nous voyais au dessus de l'Irlande. Je pensais à l'atterrissage, et à l'arrivée, et à Angel qui m'attendait de si bon matin à Pariggi. Comment je me suis dépêchée de sortir de l'avion, quand d'habitude, j'attends que l'évacuation soit terminée, pour pouvoir prendre mon temps. Comment je courrais plus que je ne marchais. Comment je retrouvais mon rythme de parisienne, qui me faisait défaut à Montréal. Comment je suis passée devant Raffarin qui attendait à la sortie de mon avion, avec sa rondeur et sa bonhommie habituelle, son manteau bleu marine, et sa cravate bleu. Combien cela m'importait peu, puisqu'on m'attendait, qu'on venait me chercher, m'embrasser, moi qui ne me pressait pas à Montréal, puisqu'on ne m'y attendait pas à l'aéroport. A Pariggi, je ne voulais que retrouver ma famille, quelqu'un que j'aime et que je n'ai pas vu pendant des mois. Alors j'ai couru plus que je n'ai marché, souhaitant de joyeuses fêtes à l'équipage, au commandant de bord, et aux douaniers, tout surpris de cette marque d'attention. Pour moi, les fêtes sont joyeuses. Pas de pleurs, pas de cris, si ce n'est de joie, cette année. Juste des rires, du bonheur. A Pariggi, Angel m'attendait, et je me suis précipité dans ses bras, tellement j'étais contente de revoir mon pays, ma famille. Et Sehdreek était là aussi, même de si bon matin, et je lui ai fait la bise. Et j'étais contente de les voir tout les deux. C'était si bon.
Les arrivées des aéroports, oui, ce sont des lieux remplis de bonheur et de joie, de félicité et d'allégresse.
Mais surtout.
De l'amour.
Love is all around me. Love is all around us.
[A mia cara. Je précise tout de même qu'une fois dans le taxi, j'aurais donné n'importe quoi pour qu'il m'amène fissa chez toi, malgré les embouteillages, tellement j'étais pressée de te voir après ces 4h de turbulences dans l'avion]
PS : Et joyeuses fêtes à tous.
December 2007
°°°Soundtrack : Keren Ann - Silent Night°°°
Rentrer à la maison, c'est dormir jusqu'à 11h (sisi mia cara, je dors jusqu'à 11h le matin, parce que je suis fatiguée), se faire tirer du lit par Papa ou Maman. Préparer le voyage de mai, et supprimer Vancouver, redécoller d'Edmonton, et faire Jasper. Installer Office 2007. Défaire les valises, regarder les téléfilms de Noel, lire les Figaro Madame accumulés, regarder I am Sam, ranger les livres dans la bibliothèque, traduire un peu, préparer les admissions, discuter des heures au téléphone avec les copines, décorer le sapin avec Angel, câliner Maman et Papa, prendre en photo le coucher de soleil, manger des Candy Canes, attendre, et organiser. Ecrire, rêver et dépoussiérer.
December 2007
Alexia me demande si maintenant que j'ai internet sur mon ordi, j'ai écrit une note sur mon blog.
Et non, pas encore que je lui réponds.
La semaine j'avais pas internet sur on ordi, et j'étais bien occupée à travailler, ou sortie me geler les fesses dehors, ou glisser dans la rue St-Denis qui est en pente, et aujourd'hui, je lis et je déneige. Et je m'inquiète.
Ici, depuis la nuit de dimanche, il neige, et vente, et c'est un blizzard à yéti de téléfilms de M6/TF1.
Alors j'ai mis une tenue grand froid, un bonnet péruvien, un hoodie, des gants troués, et jean+collants, la doudoune de la mamma, et les boots d'Alexia. Je suis parée. Mon job à moi : déblayer l'escalier.
Et ensuite, déblayer la voiture, pour que la voiture puisse sortir de toute la neige qui est devant la maison.
Déjà tu déblayes les 40 cm de neige sur l'escalier, tu pars 20 minutes, et y'a déjà 10 cm de neige revenue.
Alors finalement, après avoir accomplie mes taches, je suis rentrée me glisser dans ma robe pull tout douce.
Et là, je dois renoncer à visiter Concordia demain matin, si je veux rallier l'aéroport Trudeau pour décoller à 17h25. En gros, je vais quitter la maison sur les 10h du mat'. Et trainer dans l'aéroport toute la journée.
Mais Montréal, c'est top. Même si ça caille, c'est top. Alors l'an prochain, Denis et moi, on y sera. Sisi.
December 2007
Mes copines et moi, on passe des après-midi au Den, ou au Grad Lounge, et nos soirées, on teste Fuel, on va au Whiskey, se faire draguer par des mecs chelous qui se collent à toi, et à me faire boucler les cheveux.
On va dire que la soirée de Princesse Cinderella s'est résumé à : attendre Scott P, alias Banker Brother à mon appartement, qui s'est revelée être vraiment très beau, et très sympathique. Puis aller chez Carlene P, puis chez Sarah H, et me faire maquiller par Savia S, et friser les cheveux, tout en buvant un verre de Jurançon à se damner. Ensuite, aller prendre un verre au Fuel (du reste, je ne sais toujours pas ce que j'ai bu, puisqu'on a commandé pour moi). Chercher des yeux le businessman qui me fera tourner la tête sans le trouver. Partir au Whiskey, et danser, boire ma première tequila. Et danser, avec mes copines de français.
Alors oui, peut être le cours de français ne colle pas à mon programme d'étude, mais au moins, avec, j'ai rencontré des filles formidables, avec des soirées inoubliables, et des trips à Grand Prairie et Edmonton.
December 2007
Au téléphone, ce midi, ça donnait à peu près ça :
(Et c'est encore mieux depuis que j'ai pris un Sans fil, maintenant, je peux me déplacer dans l'appart)
(Et heureusement qu'on ne paye pas les communications locales, sinon, ma facture serait astronomique)
- Allooo !
- Ah, bah toi, t'as vu ta note sur Blackboard !
- Nan, mais attends, justement, t'es sûr que j'ai eu 90% ??? Parce que vraiment, j'ai un doute. J'étais au téléphone avec mes parents, et j'ai halluciné, et je me suis dit que j'avais peut être mal lu en fait.
- Si si, t'as eu ça, enfin, 89,1%
- Nan, 89,3% ahaha.
Donc voilà, moi qui n'aime pas la syntaxe, et qui n'aime tracer des arbres depuis 3 mois (en phonologie, en morpho et en syntaxe), j'ai eu ma meilleure note du semestre sur ce chapitre là.
Et Illana qui me dit en me rendant ma copie : "I don't know why you don't like syntax, because you did it very well actually - and Arthur did it too! Oh, maybe I'll like it better with marks like that!".
*Course aux cadeaux*
Papa, c'est fait : un gilet en laine de mérinos italien, parce que ici, ils n'ont aucun goût pour les cravates. Même les Prada et les Armani sont moches, c'est dire. Puis Maman, toujours rien, et Angel, toujours rien non plus.
Pour Grand-Père, c'est facile, le cadeau c'est moi. Il faut juste me mettre un nœud autour du cou, et pour le déjeuner du 25-décembre à Maisons-Laffitte, il sera tellement surpris et comblé que ça vaut bien 8h d'avion.
December 2007
°°°Soundtrack : Tegan & Sara - Back In Your Head°°°
Ecouter Seal (System). Voir Maelström, improbable histoire d'amour. Ecouter Sophie Milman. Préparer ses valises. La littérature critique sur la Comtesse de Ségur. Tzvedan Todorov. Discuter avec Jean-François. Serrer des mains à la française. S'impatienter pour Montréal. Manger des wraps et des frites avec Mireille. Rire des Précieuses Ridicules. Passer des heures au téléphone avec Arthur. Regarder Sicko, Knocked-Up et Ratatouille. Rêver à mon Pairi que je vais retrouver bientôt. M'inquiéter de l'annulation du semestre. Ecrire dans mon carnet. Ecouter Sophie Milman. Porter un bêret rose. Lire Matilda. Tracer des arbres. Manger du Pop-Corn.
November 2007
L'exa sur Zola, fini. Et trop bien, et plutôt facile, après des révisions avec les copines, se retrouver à 9h du mat' en Education Building, et réviser, vérifier qu'on connait bien les noms, et l'esthétique zolienne.
Une gamelle en aller à Brentwood, glissée sur la neige, et se faire mal à l'épaule.
Et là, vaccin contre les oreillons (il y'a une épidémie d'oreillons à Calgary, donc on vaccine une deuxième fois les gens nés après 1970 n'ayant eu qu'une injection) : j'veux une sucette !
Lundi, 30 minutes au Writing Center pour vérifier que mon devoir de Littérature Enfantine est bien fichu.
Mardi, rendu du dernier assignment en syntaxe pour la Linguistique.
Mercredi, rendu du devoir de Littérature Enfantine. Retour des copies sur Zola.
Jeudi, dernier cours de Linguistique.
Vendredi, remise des sujets du Take Home exam du cours sur Balzac, Flaubert et Zola.
Lundi, examen de Linguistique sur Phonétique, Phonologie, Morphologie, Syntaxe et Sémantique.
Et mardi, je prends l'avion. Pour Montréal. Pour aller voir mon amie des bulles. Pour faire mon take hom dans la grande bibliothèque du Québec, pour voir Concordia et l'UdeM, et pour passer mon TOEFL.
Et surtout, profiter de ma bubble's roommate. A fond. Buller, rire, s'émerveiller de Kandinsky.
[Puis les bières au Den avec les copines, les fous rires, les photos avec nos natels pour fêter la fin, c'est cool]
November 2007
Maintenant que mon final paper est fini, (bon, sans doute quelques petites erreurs à corriger, mais là, à minuit passé, c'est juste plus possible de les voir), je sens que je vais pouvoir aller diner au Divino, là où un bon petit pavé au chocolat attends sagement que je lui cast a spell. Je ne vais pas me gêner. Je l'ai bien mérité.
Des volontaires pour lire et me donner une opinion ? *ENGL 397 - Final Research Paper*
November 2007
Après avoir attendu 5 jours un colis, bien gros, coincé en douane, j'ai sauté de joie en rapportant sur mes frêles bras ces 5 kilos. Et j'ai déballé tout ça, et tout tombait à point. Dedans, mes bottes à 10 cm de talons, des collants chaud, un Damart (on ne se moque pas), ma doudoune noire acheté à Berlin en 2004, des tisanes et du thé pour me tenir chaud, et une bouteille de Muscat de Rivesaltes pour me tenir encore plus chaud, avec le Profil de L'Assommoir (qui va avec ma goutte de Muscat), et de la vraie Tapenade pour me régaler, avec des épices à pâtes qu'on ne trouve que chez Ducros qui se décarcasse.
Et puis aujourd'hui, mardi, ce sont mes cartes de visites qui sont enfin arrivées. Magnifique.
Ce soir, la neige n'a pas arrêté de tomber, après une journée où je suis allée en cours par dehors, et où je suis revenue par les tunnels tellement mon corps grelottait. Une journée où j'ai dévoré l'Assommoir, livre fantastique, captivant, sensationnel, en repensant au cours de lundi où mon professeur étalait sa carte Michelin de Paris (la même que celle de Papa) sur le tableau, nous parlant du quartier de la Goutte-d'Or, de Montmartre, de Barbès-Rochechouart, évoquant les lignes 2 et 6 du métro qui sont en aérien. Et mon Paris. Souvenirs.
Ca m'a tout chose de raconter qu'entre Denfert et Place d'Italie, le métro est en aérien. Avec nostalgie.
J'écoute Frou Frou, vole un caddie, achète 16 maxi-bouteilles de Dasani, et beaucoup de nourriture, traverse Courtryard en pull avec un ordi dans le bras et un câble Ethernet dans la poche pour aller chercher des épisodes de Grey's Anatomy sur l'ordinateur de mon voisin de linguistique, et me tourmente pour la syntaxe. J'avale du Cipralex, je lis, je cherche, et j'étudie. Je suis très motivée, talonnée par l'envie de réussir. Voilà tout.
J'espère juste ne pas finir comme Gervaise Macquart, devenue moins-que-rien, rongée, abîmée par l'alcool.
*météo*
Bon, ben si ça continue, je crois bien que le 11-Janvier, c'est à coup de coup de pieds au c** que Papa va me pousser dans l'avion pour NYC. Parce que si en Novembre il fait déjà -15°C, ça va quoi en janvier hein ?
November 2007

[Je suis quasiment du bon coté pour les sunset, mais jamais là pour les sunrise. C'est un peu frustrant parfois]
November 2007
Depuis quelques jours, plus je lis le Figaro, le Monde, et les news sur Yahoo!, plus je regarde le journal 20H de David Pujadas sur TV5 Monde (chez moi, le journal, il est diffusé à 16h30 - l'heure du goûter) je ne peux m'empêcher de penser à quel point je suis chanceuse, et à quel point je suis contente d'être au Canada.
Ici, tout va bien. On étudie, on étudie, on étudie, on n'a jamais de vacances (ah si 2 jours là, censée être dédiés à lire tout les chapitres et livres qu'on a pas eu le temps - mais pour les étrangers, ça veut dire vacances), on étudie, on étudie, on lit, beaucoup, beaucoup, beaucoup, et on écrit, et on débat.
En clair, on ne chôme pas. Mais pas du tout. Entre les mid-terms et les finals (comme en France en ce qui concerne mon uni), et les assignments, les report papers, les papers, et les cours où il faut participer.
Je travaille. Dur dur dur. Mais je ne me plains pas vraiment. J'aime travailler.
November 2007
Souvent, je me dis que y'a un fossé entre moi et les autres. Pas forcément dans le sens que moi, je suis mieux qu'eux. Au contraire. Mais y'a des jours où je me dis que le fossé est non seulement très grand, mais qu'en plus, je vaux nettement mieux que les autres. Pour une fois. Je me félicite même d'être ce que je suis.
Ce soir, c'est le cas. Les readings ont commencé, et j'ai renoncé à un trip à Vancouver en solo pour étudier. Préparer ce compte-rendu à rendre pour mercredi, avancer dans l'Assommoir, finir ce devoir maison de morphologie, et préparer le final paper. Je dois envoyer une thèse et un plan très rapidement à ma prof.
November 2007
Je crois que quelques conseils ne serait pas du luxe pour moi ici.
En littérature enfantine, en ce moment, on étudie Anne of Green Gables, de Lucy Maud Montgomerry, une auteur canadienne de l'Ile du Prince Edward (PEI). Ca raconte l'histoire d'Anne Shirley, une orpheline adopté par un frère et une sœur, qui vivent dans le petit village d'Avonlea (ça ne vous rappelle rien ?).
Anne Shirley parle, parle et parle, parle comme dans une poésie, une pièce de théâtre, une Eliza Doolittle.
Et Anne Shirley fait beaucoup beaucoup de bêtises. Mais jamais exprès. Et jamais deux fois la même.
Et moi, ça m'a rappelé Les Malheurs de Sophie, de la comtesse de Ségur (allez, on les a tous lu en France).
October 2007

[Photo : la neige, au petit matin, en bas de chez moi]
°°°Soundtrack : Cox - Au lever du jour°°°
Opening eyes, tiptoeing in a still asleep apartment, and marvelling at this thick white cloud through the window. Getting out, rushing down the stairs, and marvelling at the quietness, the peacefulness all around.
[Les mid-terms, plus qu'un lundi, j'en peux vraiment plus. Et si je pouvais avoir le mid-term pour les cours Party 101 ou Shopping 101 ou Spa 101, ça serait vraiment, mais vraiment trop la classe, là, je réussirais au moins]
October 2007
Y'a des jours, je me dis ça vaut pas des nuits que je suis la reine de la gaffe. Mais que je suis pas la seule. Certain(e)s ne savent pas que j'ai changé de numéro de téléphone portable. J'ai pourtant envoyé un email.
Alors, mon nouveau numéro de portable au Canada, c'est le +1 403 629-5467.
Je recois les sms, et j'appelle parfois, quoique je préfère mon fixe +1 403 338-3228.
Parce que si on m'écrit des trucs sur ma puce française, euh, c'est Maman qui doit me les lire pour que je sache ce qu'il y'a dedans. Et ce matin, vibrant exemple à l'appui, c'était très très génant pour moi, l'auteur, et Mam'.
[Update : je n'avais pas vu ça, ni pu y répondre plus tôt. Mais, ça y'est, j'ai répondu aux commentaires]
October 2007
Premières neiges à Calgary, ce soir. Les regards d'émerveillement lorsqu'on a ouvert nos stores, pour découvrir la nuit qui se teinte de blanc par la fenêtre, ces fins flocons, boules éphémères de coton.
Et entendre des cris, de la joie, des sourires. Sortir en tong et pyjama dehors, et découvrir des résidents spontanément rassemblés à Courtyard pour des batailles nocturnes de boules de neige. So funny.
Et dire que toute la journée, il a fait un soleil et que j'avais trop chaud en robe et collants.
[Donc, demain, je vais acheter la veste spéciale neige gros hiver à la boutique de mon "pote" Louis-Martin]
*envie shopping*
Demander à Papa de m'envoyer sa paire de bretelles noires d'Englishman (quoique j'ai peur que ça soit trop grand, ahaha), les porter avec ma jupe noire, mon tee-shirt rose Petit Bateau, et des collants rose.
October 2007
Aller moi aussi j'ai des petite annecdotes sur la fac et ses nouveaux batiments...lol...
Tout d'abord ils ont eus l'idée de mettre des étages et des demis étages, ce qui est très pratique car pour accéder aux demis étages il faut changer de cage d'éscalier...si tu trouvais que la fac de lettre c'était un linbyrinthe avant, et bien maintenant c'est pire...lol...Les numéros des classes ne sont apparement pas d'en l'ordre chronologique...logique après 0 ya 5...lol...Et Aurélie m'a dit que si tu voulait prendre l'acsenseur en te disant chouette je vais peut être pas me paumer en le prenant bah c'est rater...car même pr l'ascenceur il faut une fiche explicative...elle m'a raconter par exemple que pour aller a la salle 6 qui est a l'étage 1.5 il faut appuyer sur le bouton 3 dans l'ascenseur...faut pas chercher a comprendre...pour ma part je nai pas chercher, je me contente des cages d'éscaliers...lol...mais bon j'ai pas encore trop cours la bas donc je ne me suis pas encore perdue...ce n'ai que ce que j'ai entendu parlé...
Et puis, mes copines Cha et Orélie ne sont pas les seules, puisque Guillaume aussi a quelques soucis.
Je n'ose pas en parler à Emi-chérie et à Julien de peur d'entendre d'autres cris d'épouvante et de désarroi.
Quand à moi, je rigole bien en me disant que j'ai échappé à bien des prises de têtes, même si ici, le Main = le Ground = le 1 (et pas le 0, bref, ces américains, jamais rien comme tout le monde).
PS : Quelqu'un a pensé à regarder le plan d'évacuation incendie ? Parce que moi, c'est ma bible, c'est ce qui m'aide à m'y retrouver quand je ne comprends rien, et dieu sait que ça m'a été utile au Tanneurs.
October 2007
J'ai testé : la patinoire de l'université. Première fois, j'étais motivée, et pas de chance, pas ouverte au public, mais réservée aux sportifs. Alors ça s'est fini en dîner chez moi, et en soirée à discuter à table. False start.
Et là, ça m'a pris comme ça, allez hop, on va patiner, ça serait bien cool de faire ça today, et je suis en forme.
October 2007
Y'a des jours, je me demande un peu parfois où j'ai atterri. Si c'est bien dans un pays civilisé et cultivé.
J'aime le quartier des banques, parce qu'au moins, les gens savent s'habiller. Les filles, talons aiguilles, noir, parfois à la semelle rouge (détail hautement important la semelle rouge, parce que c'est des Louboutin), tailleur noir impeccable, chemisier et top en soie, ongles impeccablement fait, on sent qu'elles passent près d'une heure dans leur salle de bain le matin, ces filles-là. Et les garçons, chemise Pink, costume Zegna, cravate Paul Smith parfois, et des Weston ou des Berlutti très bien cirées au pieds. C'est la classe, l'élégance et le rafinement.
On se croirait à Haussmann, ou près des Champs, pas loin des banques d'affaires et des cabinets d'avocats.
On se croirait à Canary Wharf, à la City de Londres, ou dans les Business Lounge des aéroports.
Le contraste, on le trouve quand on arrive sur le campus. Ici, les filles portent un pantalon qui me sert de pyjama à moi, porte un sweat à capuche qui me sert de pyjama à moi, et un bandeau sur les cheveux tirés qui me sert à moi quand je veux me démaquiller. Quand il fait chaud, aux pieds se trouvent les tongs qui me servent à moi de chaussons, et quand il fait froid, alors là, c'est la fête, les Ugg Classic sont de sortis.
Le sac, soit elles les ont piqués au rayon randonnée de Décathlon, soit ce sont des faux Chanel.
Moi, je me retrouve au milieu de tout ça, en robes et bas résilles, avec mes mocassins noirs à talons, mon trench noir, et mon foulard noir à poids blanc. Je me demande juste parfois si je me suis pas échappée d'un asile.
[Tandis qu'à Paris, à la Sorbonne, c'est vraiment la classe. Ca porte Bleu Klein, et Speedy au bras]
October 2007
Ai-je vraiment besoin de parler du spa, et de dire à quel point c'était spa-ctacular ?
Je pourrais dire que le buffet du Hyatt était vraiment sympa (avec plein de fromages français), et surtout, des cookies et du pain à se damner. Que le DJ jouait des morceaux que je connais bien pour les avoir écouté maintes fois en boucle en France (vive l'Hôtel Costes). Que l'on a eu des tatouages au henné, des smoothies trop délicieux et très très frais, et des brochettes de fruits frais. Que le Spa a quand même beaucoup d'allure, très feutrée, très relaxant, on se serait cru dans un paradis aux allures de Nature & Découverte. Que les peignoirs étaient si confortable, et que la table de massage, presqu'aussi bon qu'un Hyatt Grand Bed. Que se faire masser le dos et le cou, et les hanches, pendant 30 minutes, c'était extrêmement délassant, et que tout le monde qui s'occupe trop bien de vous. Que Gillette qui vous offre du gel douche pour une année entière, et le nouveau rasoir même pas encore dans les magasins, et que tout le monde vous sourit, c'est fantastique.
Quand en plus Leslie me dit que Sexy Cowboy s'appelle Tim, qu'il a 24 ans, et qu'il est vraiment nice, sto bene. Voilà, j'ai passé une très bonne journée à partir de 11h du matin. Merci ma Leslie pour la journée.
[Je préfère renoncer à du shopping connerie pour aller au Spa ou dans de bons restaurants. C'est dit.
Mais en même temps, j'aimerais bien un petit MacBook blanc, et puis une caméra, et puis… ahhh.
T'façons, le compte en banque commence vraiment à être vide, à force de shopping.]
October 2007
Dans la série "le Canada, c'est bien", faut quand même que je raconte l'expérience des toilettes de l'uni.
Autant dire qu'en France, j'évite autant que possible, quitte à me retenir des heures, tellement c'est pas propre, exigu, et sans papiers, et encore pire quand on a le manteau, l'écharpe, le sac et les pulls en hiver.
Ca oblige toujours à un tas de contorsions (je parle pour les demoiselles, qui hochent la tête avec frénésie) rien que pour se maintenir en équilibre et les jambes écartés, tout ça pour ne pas s'asseoir. No mi piace.
Et puis la dernière fois que j'y suis allée à l'uni de Tours, j'y ai perdu connaissance. Et le réveil la face sur le sol froid, voire glacial, pas loin d'une mare non identifiée, je suis très outrée des toilettes ici. Bygones.
Ici, c'est pas forcément grand, mais c'est propre, ça marche, y'a pas de pipi partout sur la cuvette, et y'a une lunette, un peu bizarre d'ailleurs, qui est propre. Y'a un double porte-manteau, et y'a même parfois une tablette en hauteur pour poser un sac, un classeur, un natel, ou un café. Et du papier, une porte qui ferme.
Pour se laver les mains, y'a de l'eau, du savon, des robinets sans contacts, et du papier pour les mains.
Par contre, la nouveauté, c'est qu'ils mettent des pubs dans les toilettes. Je veux dire, dans les cabines des toilettes. Alors quand tu t'assoies pour faire ce que tu as à y faire, tu vois une pub pour les natels Rogers.
Et oui, ici, il n'y ni graffitis, ni virgules, ni proposition douteuses assorties de numéros de téléphone rose.
Vive les toilettes au Canada.
La crise de rire du jour, c'est un message du département d'anglais de Tours sur mon natel français, datant du 10-septembre, et s'étonnant que je n'ai pas rempli les formulaires d'inscription pédagogique ici.
La deuxième crise de rire du jour, c'est qu'en voulant descendre, les portes du bus se sont refermées deux fois sur ma gueule. Oui oui, deux fois de suite, et oui oui, ça fait très mal. Je sais pourquoi je n'aime pas le bus.
October 2007
Contrairement à Lola-Valérie en Estonie, moi, j'ai été à la piscine de l'uni ce soir.
Première constatation, se changer, se mettre en maillot de bain, c'est au nez et à la vue de tout le monde.
En France, y'a toujours des cabines, plus ou moins nombreuses, mais des cabines pour se changer.
Ici, au Canada, que ce soit à l'uni ou au Hyatt, il faut se changer dans les vestiaires, assise sur un banc.
Alors je dis vive les toilettes, et les contorsions cachée enveloppée dans la grande serviette de plage.
L'épreuve du maillot passé, je rejoins la douche, très chaude, très bien conçue, j'atteins la porte de la piscine, et là, ahhhhh, j'ai oublié le bracelet fluo. Retour par les casiers, mon cadenas rose à déverrouiller (et c'est, c'est toute une épreuve, il devrait mettre ça dans Fort Boyard tiens), récupérer la carte d'étudiant, et traverser le hall du Kinesiology Complex pour aller chercher un bracelet, devant 3 beaux sportifs hilares de voir une nana en maillot de bain et serviette autour, trempée jusqu'aux os, venir chercher un bracelet fluo.
Retour là-bas, c'est malin, j'ai mis mon cadenas à l'envers, pour le déverrouiller, je suis obligée de me mettre la tête à l'envers. 5 minutes plus tard, je peux enfin goûter à l'eau, et que ça fait du bien, cette grande piscine olympique pour 3 personnes, c'est si agréable, si relaxant, se laisser flotter, nager sous l'eau, les yeux ouverts, en pensant à cette musique des Orbital que j'aime tant, de Lazzich, ou Stargazer, ou encore Nest.
[Discuter avec Jean-François qui me demande pourquoi je veux traduire, et m'écrira une lettre avec plaisir, et qui connaît quelqu'un au département d'anglais de l'UdeM (le monde fait bien les choses quand même).]
[Note cool en Linguistique, note trop bonne en Balzacie, et note mezzo-mezzo en Children Lit'. More soon…]
[Racontages de la nourriture au Blink tout bientôt. Addition indécente, mais dégustation étonnante, sisi]
EDIT : La lettre du Consulat de France à Vancouver est arrivée ce matin, je suis bien immatriculée comme vivant au Canada, et j'ai la petite carte et tout, c'est tout une mécanique remarquablement bien huilée ça :)
October 2007
Je crois que c'est sans doute ça qui me crève le plus le cœur ici, à Calgary.
Ne pas avoir de traduction, la plus horrible des punitions, le plus vil des châtiments.
C'est frustrant de ne plus traduire, avec les meilleurs comme Mme Dove et Sébastien S., comme avec les pires, tel Mr Trunchbull. J'envie Emilie pour avoir cours de thème avec Guillaume, j'envie Julien d'avoir Melle Frédérique F. en version, et j'envie son cours de traductologie de L3 avec Guillaume, again & again.
J'envie ceux qui traduisent, alors que moi, je ne fais plus que de l'interprétariat pour les anglophones de mon cours de français. Je maîtrise l'art de la traduction simultanée, de Jean-François à Savia, Sarah et Natasca.
Je vois les formulaires d'inscriptions pour McGill qui ne me tente pas tant que ça finalement, ceux de Concordia qui me vont baver d'envie devant mon écran, et ceux de l'Université de Montréal qui m'appâte tel un poisson.
Alors voilà, je vais m'y remettre. Reprendre mon Ballet Shoes de Noel Streatfeild, et traduire. Toujours. Un instant de libre, et un premier jet, un plus long moment, une correction, une recherche plus importante. Et à la fin, ça sera en français, parce que c'est presque un crime qu'il ne soit pas encore traduit.
[Et partir en quête de lettre de recommandation pour Concordia, moi qui n'aime pas demander de l'aide…]
October 2007
°°°Soundtrack : Gary Jules - Mad World°°°
On va dire qu'après une journée où Mam' m'a réveillée à 8.30 alors que ça fait trois jours que je ne dors pas, où il neige dès le matin, dès octobre, où il y'a un cours assommant de linguistique (j'aime pas la Phonologie) où vraiment, les paires minimales je ne comprends pas, où je cherche le building Education, où je me tape 5h de révisions sur Balzac et la Balzacie en anglais avec les 4 filles de ma table, je sature un peu.
Alors en rentrant, je suis bien contente de trouver l'appart vide, et une bouteille de Rivesaltes dans le placard, avec l'annonce du concert de Michael Bublé le 15 janvier à Calgary et dedieu, j'y vais, nah !
[Et je dois encore travailler la lettre de 1834, et l'Avant-Propos à la Comédie Humaine pour le mid-term]
[Et ce week-end, un compte rendu de 2 pages en Children Literature pour mercredi, donc boulot, trop]
Et puisque Guillaume a dit : Zabrachezunmeuneur, je fais.
October 2007

[Olympic Plaza @ Calgary]
October 2007
°°°Soundtrack : Hey Ocean! - Beg Your Pardon°°°
Mon week-end à Vancouver pour le concert de Hey Ocean! vient de tomber dans le Pacifique.
Leslie ne peut pas venir, elle n'a plus d'argent après être allée à Ottawa ce week-end.
Et moi, Vancouver, et surtout le concert, toute seule, non merci. J'ai envie d'être avec une copine.
Leslie dit qu'on est des "Kitchen fuck-ups", et elle a bien raison. "Y'a des jours, ça ne vaut pas des nuits".
Oui oui. Je suis arrivée en retard en Balzacie (Craigie Hall C 309), j'ai laissé mes tournedos devenir marron, j'ai oublié mon appareil photo, alors que mon dieu, l'automne, et le ciel, et les buildings, hmm, c'était beau, et puis j'ai renversé le sac de pommes rissolées dans ma poêle, alors que je suis seule à manger ce soir.
Mais bon, je me suis trouvée une robe pull pour cette hiver, et en laine d'agneau, pour avoir bien chaud.
Puis un carnet My favourite Restaurants, que bientôt, je garnirais d'adresses trendy de Calgary.
La bonne nouvelle, c'est que j'ai eu 3/6 à 6% pour un travail en Children Literature. Je n'espérais pas tant.
October 2007
Moi, j'adore les Spa, je suis dingue de Spa, de celui de Bercy Village, de ceux de Monaco, de ceux des hotels en Europe. J'adore. J'avais même calculé que le Stillwater Spa du Hyatt, j'irais les jours de déprime.
Et là, j'ai eu une invitation pour aller au Stillwater Spa, le Spa du Hyatt, pour 3h de filles, avec pédicure, massage, manicure, soin du visage, etc... et un sac plein de trucs pour le nouveau Venus. Je peux inviter 3 friends, qui à mon avis, doivent être des filles. (Je me vois mal demander à des potes de venir avec moi).
Mais celles avec qui j'aurais pu y aller : Mijie, Valli, Emi, elles sont en France.
Et je ne suis pas sûre que mes roommates aient envie d'y aller.
Lundi 15 Octobre, une journée au Spa après la cours, c'est le rêve non ?
September 2007
°°°Soundtrack : Mika - Happy Ending°°° [merci à celui qui a eu la bonté de me l'envoyer]
Moi, je suis pas prise de tête comme nana (celui qui dit le contraire s'en prends une), et donc, quand ça va pas, j'essaye de faire que ça aille. En l'occurrence, ma chambre à l'uni, au début, c'était une catastrophe.
J'ai retroussé mes manches, et j'ai shrugged my shoulders. J'ai envoyé des emails, j'ai acheté un bon matelas, des coussins, du tissu pour les murs, accrocher une tringle, des rideaux, une lampe sympa.
Et puis j'ai recouvert "The Ugly Pink Chair" de tissu nuage, le même que j'ai accroché derrière la télé (et qui m'a voulu une électrocution douloureuse en rebranchant la dite-télé), et mis des lettres magnets sur le frigo.
September 2007
°°°Soundtrack : Justice - D.A.N.C.E°°°
Que je raconte un peu. Depuis que je vis à Calgary, il m'a fallu quantité de choses pour mon chez-moi.
Des ampoules au range couvert, des trucs et des trucs. Mais à chaque fois, un truc qui n'allait pas.
Ici, on a 14 à 15 jours pour échanger/rembourser les trucs qui ne vont pas, avec le ticket de caisse.
Et moi, j'en use et j'en abuse. D'abord ces ampoules qui ne rentrait pas dans ma lampe française.
Puis ce range-couvert Ikea trop grand pour mon tiroir, et mes bouquins à l'université.
September 2007
°°°Soundtrack : Mocean Worker - Très Très Chic°°°
Ca doit être Calgary. Ou les freshmen. Ou les lunettes. Ou le foulard de soie à poids noir et blanc.
Mais des petits canadiens, tout mignons, qui passent leur temps à me sourire timidement dans les allées.
Ben ça fait quand même beaucoup de bien au moral. Puis ils ont l'air tellement gentil en plus.
Pas comme Blair [Sexy Banker] qui m'assène d'un "my wife is a huge fan of Harry Potter" alors que j'ai fait des efforts dès le matin, et que les talons hauts qui me font des ampoules, après avoir marché trop. It happens, me dit Cassie. Oui, mais ça m'a bien cassé mon moral. Mais rester digne et souriante. Surtout.
On a punaisé des pop-corn-nuage sur le mur de la télé, on écoute le nouvel album de Hey Ocean! en boucle.
Quatres filles dans un appart c'est cool, mais parfois, face à un évier bouché, on est un peu comme des poules qui aurait trouvé un couteau. Ou des blondes. Au choix. On était juste bien ennuyé sans hommes.
Et puis finalement, on s'en est sorti. Un peu d'intelligence, du Draino, et un bouchon de baignoire, c'est fini.
°°°Soundtrack : Hey Ocean! - The Beat Boxer Who Broke My Heart°°° (Leslie really rocks!)
[EDIT : Cette semaine, mes devoirs, c'était, entre autres, lire le premier Harry Potter. Sisi. Harry Potter]
September 2007
En France, ça a longtemps été très traumatisant pour moi, les alarmes incendies.
Des phases qui me faisait me cacher sous les tables pendant que tout le monde évacuait.
Des phases qui me faisait ramasser toutes mes affaires pour sortir sans rien laisser derrière.
Et des phases de crises d'angoisse, à cause de tout ce monde rassemblé dans la cour de récré.
Là, c'est nouveau, j'ai jamais testé. L'alarme incendie en pleine nuit dans les résidences.
September 2007
°°°Soundtrack : Zero 7 - In The Waiting Line°°°
Je pourrais que je fais de la peine à un ami très cher, que je ne réponds pas assez vite aux emails, et que je passe trop de temps avec des francophone au lieu de travailler et de rencontrer des canadiens.
Je pourrais dire que le Devonian Gardens est sensationnel, et que Leslie est vraiment trop sympa.
Je pourrais dire qu'ici, au Canada, j'ai 4 cartes de crédits dans mon sac à main, et que je me sens comme ces gamines pourris-gâtés de Beverly Hills, qui claquent tout sur Rodeo Drive, à LA. Sauf qu'ici, j'apprends à payer en liquide, moi qui en France n'en ai jamais, ici, j'ai en plein plein des billets colorés comme des Francs Suisses (les plus beaux billets que j'ai jamais vu, c'était à G'nève), plein plein de billets de 20 (à jeter en l'air).
Je pourrais dire qu'ici, les grilles-pain ont la forme de la tranche de pain de mie, et pas du 1/4 de baguette.
Et que j'ai trouvé du Roquefort Société sans prix, mais que vu le prix du camembert même pas Président (9 CAD et des poussières), j'ai pas osé demander. J'ai eu peur qu'il me dise 12-15 CAD (4 fois plus qu'en France).
Et là, comme toutes mes roommates sont sortis, j'en profite pour mettre Kiss à fond.
La demi-heure de détente, à danser et sauter partout dans l'appart, Andrea pour se marrer avec moi.
Si j'ai fini mon essay ce soir, j'vais nager à la piscine d'à coté. On y croit, on y croit. Très fort.
Et samedi prochain, j'enfille ma robe de Cendrillon, et je vais faire la belle au Sandstone Lounge. Sisi.
°°°Soundtrack : Masters at Work - Like a Butterfly°°°
September 2007
°°°Soundtrack : Tori Amos - Winter°°°
"Once in midwinter when the snowflakes were falling from the sky like feathers".
Il en fallait bien quand même. Le Canada, c'est pas toujours aussi idyllique que La vie en rose, de la Môme.
En vrac, aujourd'hui, à Calgary il neigeait. J'ai eu très froid cette nuit, et ce matin, papa me dit il neige, je remonte le store, et ohh, mais oui, t'as raison, il neige. Des petits flocons qui fondent vite, mais il neige.
Allez hop, le manteau de fille bien chaud, l'écharpe, et le béret rose londonien sur la tête et les oreilles.
Ici, avec mes roommates, c'est One Tree Hill en dose quotidienne et massive. Je connais le générique par cœur, à force de l'entendre 3000 fois par jour. Leslie écrit des cochonneries sur le frigo avec les lettres magnets, c'est un petite coquine. Je trouve des boites de 250 comprimés d'Advil dans les rayons du Safeway.
J'ai acheté une imprimante, des pizzas françaises, j'ai déjà un essai de 2 pages à rendre pour lundi, et beaucoup de travail. Dieu merci, quelqu'un qui en vaut deux vu qu'il est homme averti, m'a conseillé de prendre un cours de linguistique plutôt qu'un deuxième cours de littérature. Et dieu qu'il avait raison. Tellement.
Me voilà reparti avec la Loi de Grimm, l'alphabet phonétique, et les points et modes articulatoires.
Là aussi, un assignment à rendre pour dans 1 semaine, mais c'est de la rigolade, je connais déjà tout.
Et peut être un travail au département de français, pour animer le centre français (15 CAD/heure).
September 2007
Je suis quand même un petit peu larguée pendant mes deux cours en anglais hein.
Kara et Jenny (nos profs) parlent trop vite, on est noté sur notre participation, les profs nous demandent pourquoi on a pris leurs cours, et nous demandent de parler tout le temps. Et moi, j'ai pas le temps de noter.
Ils parlent tout trop bien, on voit qu'ils sont habitués au débat, et moi, j'ose pas. Bouhou.
Pour le troisième cours (oui, parce que les exchange ne sont censés qu'en prendre 3), c'est un cours de français, en français, avec un prof québécois, qui parlent presque sans accent puisque doctorat à Paris 8 et puis ENS Lyon (puis il est marié-une petite fille de 20 mois-aime faire du sport (comme tout canadien)).
September 2007
°°°Soundtrack : Ella Fitzgerald & Louis Armstrong - Summertime°°°
Fall hasn't started officially yet, but winter has almost showed up here.
Alone I stroll around down the pathways, findng my way through the trees.
Taking the C-Train, trying to figure out what this year will be.
I was told to come by 2pm, but no one expected me, and no one was here.
I only met some French, a TA, a Ph. D who should probably know by heart verses of Du Bellay's sonnet.
Facing the coldness and the windy weather, earplugs on, waiting on for life to goes on.
The sky suddenly covered up with dark clouds, the sun had already vanished away.
Are you OK? They asked me. Did they hurt you? They asked me. Don't stay here, he said.
It's hard to face that no one is following you, that no one actually cares for you. It just hurts.
In the bookstore, I found out a Paris guidebook, and cried at it, as Charles Trenet sang in my ears.
Instead, I read Leopardi's poetry, as a way to remember who I was, and who I am. It just hurts.
September 2007
Bon, bah ça va quand même un peu mieux le moral.
L'alimentation ça craint toujours. Le petit déj' français le matin (compote, spécial K fruits rouge, et lait froid écremé), un sandwich salade dégueu le midi, et le soir, 2 tomates cerises, 3 pringles ultra-salé, et beaucoup de Dasani. Des cookies de Chartwells à la journée d'orientation.
L'appart pourri, ça va s'arranger, d'ailleurs, quelqu'un est passé le nettoyer, je connais les 25 français qui sont à l'uni de Calgary, et surtout, mes 3 roommates sont super sympa. Et puis j'ai le téléphone, et je peux parler quand je veux.
Un trip à Ikea pour trouver que vivre bientôt, et un canadien en Sophomore de Kinesiology qui s'est assis à coté de moi au Dining Center, et que j'ai adoré rencontré :-) Ca commence à me plaire tout ça.
[Par contre, y'a beaucoup de vent glacial et des tempêtes de poussières ici. Et il pleut. Dedieu!]
September 2007
Que dire ?
Je ne sais pas vraiment.
J'ai envie de me poser. De dormir, de pleurer.
Ca fait trois jours que je ne mange presque plus.
Ca fait trois jours que je me réveille à 5h du mat'.
Je pourrais aussi vous dire que le Hyatt possède le lit le plus confortable au monde. Et que ma chambre à l'université possède le lit qui me donne le plus mal au corps possible. Qu'on a volé un matelas, même deux.
Je pourrais dire que j'ai rencontré deux français, des canadiens plus ou moins francophone sympas, à commencer par mes roommates, au gentil personnel du Hyatt, je pourrais vous dire que ma poubelle est rempli de mouchoirs, que le McDo au Canada, c'est dégueu, que je suis morte de trouille, et que ça ne va pas du tout.
Je me sens mal. Et le pire c'est qu'au bout du monde, personne ne peut rien faire pour moi.
Là, j'hésite à appeler Europ'Assistance pour qu'il m'envoie de l'Imovane et du Zoloft par UPS/FedEx pour survivre.
Y'a déjà plus de mouchoirs, je prends le PQ offert par l'uni pour éponger mes larmes.
September 2007

[Calgary,AB - The skyline, by night]
D'accord je pars, d'accord j'en prends pour 9 mois d'un coup, une grossesse papa m'dit même.
9 mois, et je m'accouche d'une nouvelle moi.
Mais je vais revenir, et j'aurais grave maigri, et pris du muscle, et j'aurais été accepté à McGill-Concordia-UdeM, et je déchirerais à l'oral de L3, et j'aurais cette fichu licence, et j'vais vous montrer comme vous m'avez manqué les amis, Valli, Stefano, Rey, Julien, Emi, Denis, Mo', Mijie, Cami, Oli, Cha, Marloune, vous tous.
Et je repartirais, à Montréal cette fois-ci, pour deux autres années à vivre pas loin de mia cara Lessia.
Et je serais encore une fois diplômée. Et vous me trouverez rayonnante, épanouie, presque bien.
Et je reviendrais. En Europe. Travailler, et grandir, et vivre. Pour de bon, pour de vrai, pour longtemps.
Quand je vais rentrer, pour l'été, ça sera Vélib avec Cami, des orgies à Cojean et Ladurée, les bons restaurants catalans avec ma tante Sylvie, les jours sur le voilier d'Elie, l'Espagne, champagne.
J'aurais presque envie de vous avoir tous avec moi pour faire la fête, tellement sans vous, c'est triste.
9 mois. Et. J'reviens bientôt à Paris, c'est promis.
(En attendant, vous pouvez toujours prendre un vol pour Vancouver, Toronto, Seattle, Montréal hein)
[Edit : J'ai appelé ma tante Sylvie que j'adore. 20 minutes à discuter avec ma seconde maman, j'adore]
[Edit : Les discussions avec ma belle-sœur, les messages à/de mon Fratellono, l'appel à Grand-Père]
[Edit : Et les câlins avec tout le monde, j'vous adore tous]
August 2007
10 ans. Oui. 10 ans. Ca fait pas loin de 10 ans.
10 ans. Que j'en rêve. De l'Amérique. De là-bas, mon là-bas.
De celle de Joe Dassin, de l'Amérique qu'il "veux l'avoir et je l'aurais".
De celle de West Side Story, dansée sur les toits d'un immeuble des Sharks.
Je l'ai rêvé, je l'ai aimé, adulé, respecté, tellement.
Je me suis battu pour Elle, pour aller au bout de mes rêves.
A 14 ans, je ne rêvais que la Business School de Columbia, et de la School of Law de NYU.
A 16 ans, je ne voulais que la Parsons et le Savannah College of Art and Design.
A 18 ans, je me suis résigné à Memphis à défaut de pouvoir m'offrir Chicago.
Et a 20 ans, j'ai enfin obtenu ce que je voulais. Pas Rutgers, ni Johns Hopkins, mais UofCalgary.
Eleonor Roosevelt once wrote that "Future belongs to those who believe in the beauty of their dreams".
Et c'est ce que je veux croire, moi aussi.
Calgary, here I come.
August 2007
Cette dernière semaine en France, je suis coincée à Tours (encore une fois).
Je profite de mon papa, qui me fait des presque bon petits plats, qui me sert beaucoup à boire, qui m'emmène au cinéma, au restaurant, qui m'achète tout ce que je veux à Carrefour (le foie gras et le Sauternes ce soir).
Mon papa adoré qui va tellement me manquer quand je serais au Canada, ça va me faire un gros vide.
Je profite aussi, et là, c'est moins marrant, pour aller me battre avec une banque de merde, et pour aller encore une fois m'allonger sur le fauteuil de mon dentiste, la bouche grande ouverte, le corps crispé.
Quand à samedi, je dis, Paris, et maman m'réponds : Nan, mais, qui va faire ta valise ? Tu pars dimanche.
Qui va la faire, j'en sais rien. Maman ? Je sais pas. Je dois partir pour CDG à 9h du mat', alors on verra…
Alors : 2 x 23 kg en soute, une valise de fringues, et une valise avec couette, oreiller, serviettes et dicos.
Ensuite : 12 kg divisé par 2, donc, petite valise remplie de médicaments, avec tongs, maillots de bains, nuisette, trousse de toilette format avion, lettre d'admission à l'uni, papier de l'ambassade, et trois livres.
Puis sac à ordi contenant le nécessaire de survie de Melle *wired* : ordi, souris, câbles, chargeurs, webcam.
Et bien sûr, l'inénarrable sac à main monstre de MacGyver contenant tout ou presque mon univers.
Si l'avion décolle avec ça dimanche, on aura de la chance. Et moi, à Calgary, un lit moelleux m'attends.
August 2007
°°°Soundtrack : The Major Boys & Amelia - Sous le soleil°°°
Jeune et beau voisin de Tours vient de m'apporter des chocolats. Pourquoi ?
Parce qu'il est venu dans ma cour pour nettoyer les careaux de son loft, et que je lui ai gentiment proposé de passer par mon appartement plutôt que de faire tout le tour avec son échelle.
(Et dire que j'étais en pyjama quand il est venu ce matin, putain !)
C'est décidement un charmant garçon. (Mais père d'une P1 en médécine...)
[EDIT : Oh mon dieu, c'est des confiseries de La Livre Tournois-Poirault ! Trop rafiné :) ]
Quand à mon week-end à Paris, à la maison, le soleil a brillé, brillé, j'ai bronzé, bronzé, allongée.
August 2007
Pour dire la vérité, j'écrirais bien un peu pour raconter.
Le Canada bientôt, le KickOff°07 bientôt, les cours bientôt.
Mais en fait, je me contenterais de dire que j'ai mis sans dessus dessous (enfin ce qu'il en reste) ma chambre pour retrouver un comprimé de Xanax qui avait sauté de la boite y'a 3 semaines de ça, tellement je suis en shortage de Xanax ces jours-ci. Je me rationne-division par deux, pour ne pas entamer ma réserve canadienne.
Je me contenterais aussi de dire que j'ai plus vu mon dentiste ces derniers jours que ma meilleure amie Valli en 2 ans. Je passe mes après-midi allongée sur son fauteuil, la bouche grande ouverte. Dévitalisation, couronnes.
Oh, et je suis trempée, que je sois à Tours avec Papa ou à Paris avec Maman, je suis trempée jusqu'aux genoux. Oh, et samedi 1er septembre, je crois que je serais à Paris, juste avant de prendre l'avion, moi, mon oreiller, mon ordi et mes énormes valises à roulettes, dimanche 2-Septembre vers midi (AF 344).
August 2007

°°°Soundtrack : Radio Buddha [Passo dopo passo...]°°°
C'est à la nuit tombée, à l'heure où le ciel se teinte, que l'on peut voir combien Frank O. Gehry est un génie. Les milles et uns reflets, lumière(s) de lune, qui jouent, dansent, sur l'acier, le verre, le titane.
Je profite des derniers jours, sans les compter, de Paris, à Tours, puis à Paris.
J'ai les souvenirs de ceux qui comptent, et de ma bubble's roommate à Parigi.
Mes pieds sont rouge-rouge, je me suis joué de la sncf, je m'encanaille, je bataille.
Je vide, je jette, je fais l'adieu, au vieux, à ce qui n'a plus de valeur (de coeur), à mes yeux.
Buona notte, buona giornata.
August 2007
°°°Soundtrack : Arabesque - The Boy From Brazil°°°
Je ne suis pas encore partie au Canada qu'il me tarde déjà de retrouver l'Espagne.
Elie, le fiancé, aura fini de construire son voilier, et on voguera, on volera sur la Méditerranée.
Bronzer sur le pont, les grillades et les escalivades entourée de voile, et l'immensité infinie pour compagnie.
Et donc, jeudi, je mangerais espagnol provençal avec ma Cami, parce que j'ai encore envie de vacances.
Et donc, jeudi, je ferais un petit gôuter cappu-mangue-macaron avec mon ami Denis.
Et donc, samedi, j'ai rendez-vous place Vendôme, où je ne verrais qu'Elle, pour une journée magique.
Mes journées peuvent être pluvieuse, mais l'idée d'être avec amici miei me rends heureuse.
[Puis peut être un week-end à Gravelines, sur la mer du Nord, qui se profile. Oui oui, j'ai bien la bougeotte.]
[EDIT : Oui, le soleil brille aujourd'hui. Mais un email de Carole T. m'annonce que il n'y aucun cours de littérature enfantine offert cette année à l'UofCalgary. Et que les cours que je veux au département d'anglais, je n'arrive pas à m'y inscrire, et que pour le moment, je n'ai que de l'art et des sciences politiques dans mon emploi du temps déjà bien rempli par rapport à la France, et qu'en plus, je finis à 21h30 le soir. Maaaa, non è posibile!]
August 2007
J-20 mine de rien. Je dit au revoir en Bretagne à Grand-Père, ça prends la forme d'adieu.
Les amis que je serre dans mes bras, plus fort que d'habitude, ceux que je quitte, pour longtemps.
Questa settimana, sara da Parigi, incontrare la mia amica, revoir Paris, un petit séjour d'un mois.
Les adieux, c'pas mon truc, j'garde mes larmes pour le métro, le RER, puis pour moi et Andrea.
[Mais quand même, mon Emilie, mon Julien, ma Cha, et puis les Toi, Toi, Toi, et Toi. Ca sera dur.]
[Et cette semaine, faire mes adieux à ma beloved Paris, aussi. Parigi eccomi.]
July 2007
°°°Soundtrack : Emmanuelle Seigner - Suis moi°°°
Il y'a 3 mois, je quittais un garçon, parce que ce n'était pas le bon moment du tout, et pas le bon du tout.
Il y'a 3 semaines, je déclamais haut et fort "Nooon, je ne veux pas de garçons dans ma vie en ce moment".
Et puis [mardi 12 juillet] j'écrivais ceci. Et puis [mercredi 18 juillet], j'écrivais ceci, encore.
Et puis là, finalement, ce garçon sans alliance, il me plait bien.
Vol AF 344, ça me fait très, trop penser au vol AZ 344 [16 juin 2003], et de celui qui était à bord.
July 2007
C'est quoi la meilleure place dans un Boeing 777 ? :-))
Parce que Air France, c'est vraiment top, on peut choisir son siège, mais les hublots, il n'en reste que dans le fond de la cabine, l'allée, ça me tente assez, ou y'a la banquette en solo. Alors, le 34E ou le 47L ?
Oh, oui, malheureusement, je n'ai pas (encore) le droit à la classe princesse. (Cela ne saurait tarder).
[Par contre, Air Canada et moi, on n'est plus amis - mon billet pour Montréal-Calgary a doubl




