April 2009
°°°Soundtrack : Imogen Heap - The Walk°°°
Mardi matin, 8h, Hey Ocean! commence les premières de notes Turn On The Stars.
J'ai pas envie, je suis fatiguée, mais j'ai une grosse journée qui m'attends devant moi.
5 minutes sous la douche, picking up some clothes, il pleut déjà ce matin.
Petit déjeuner en vitesse, ne pas se tromper de nouveau dans mes médicaments.
8h45, le téléphone sonne, je décroche. C'était l'homme avec qui j'ai passé un entretien d'embauche et un test de localisation-traduction pour ce stage de traduction à Paris, cet été. Je ne suis pas prise. La journée commence bien.
9h20, j'arrive à Concordia, sous la pluie, 6eme étage, département de français, responsable de mon diplôme.
But de la visite : s'inscrire à mes cours pour la rentrée, à l'automne et à l'hiver. Patatras. Saperlipopette. Tout les cours sont soit plein, soit je les ai déjà pris. On réussi à me trouver un cours de traductologie-épistémologie (3 crédits), et peut être un tutorat de localisation (3 crédits - à condition que le prof soit prêt à me prendre en tutorat et qu'il valide mon projet plus ou moins en rapport avec la localisation). Problème : mon permis d'études me demande 3 cours, 9 crédits pour être inscrite à plein temps et pour donc, pouvoir résider au Canada. Alternative : me trouver un stage de traduction à 3-6-9 crédits pour l'automne. Problème : le contexte économique peu favorable, beaucoup de traduction, les cabinets ou les entreprises n'ont pas le temps de former le stagiaire, et n'ont pas les moyens non plus, et ils veulent des pointures, des finissants, des tout juste diplômés, et que quand ils en ont besoin. Problème : si je n'ai pas assez de crédits, je ne suis pas inscrite à plein temps, je dois donc rendre mon permis d'études, ainsi que pour mon permis de travail hors-campus tout juste obtenu et pour lequel j'ai payé 150 dollars, et je dois repartir en France puisque je demeure de manière illégale au Canada. Problème additionnel : Quand est-ce que je serais diplômée ? Qu'est ce que je fais en France ? Comment je fais avec mon bail à Montréal qui est incassable et qui court jusqu'au 30 mai 2010 ?
En attendant, je cherche du travail. J'ai trouvé une offre d'emploi, traductrice de contenu sensible pour une société privée, à destination d'une immeuble à 5 faces dans la capital fédéral américaine, clause de confidentialité, casier judiciaire vierge, temps de congés avantageux, assurance de santé très très très avantageuse. Lieu de travail : Irak.
Le gilet pare-balles est inclus avec l'ordinateur et le dictionnaire ?
Plus sérieusement, je cherche du coté de Luxembourg, la Suisse, l'Irlande, le Royaume-Uni, le Canada, la France, et tout autre paradis fiscaux cherchant une traductrice spécialisée en économie, finance, marchés boursiers, et juridique.
Shopping ? J'ai même pas envie. Dormir ? Not a chance either.
Et avec ça, les paradis fiscaux n'ont plus guère le vent en poupe. Foutue crise...
Je ne comprend pas comment il se fait qu'on soit obliger de déménager tous les 1er juillet, alors qu'on a un bail qui court jusqu'en 2010.
Chuis un bête français, moi...
- Designland : Détrompez-vous, avec la crise, les traducteurs économiques et financiers sont ultra-débordés de travail. Le problème, c'est qu'ils n'ont pas les moyens d'embaucher quelqu'un, donc ils font appel aux pigistes ou aux heures-sup'. Je tiens ça de la bouche des services linguistiques de l'Institut Canadien des Comptables Agrées, d'une traductrice et d'une coordinatrice du service de traduction de KPMG, cabinet d'audit qui a sa tour juste à coté de chez moi (littéralement, par ma fenêtre).
Quand aux bails (oui oui), ici, ils durent un an, généralement du 1er juillet au 30 juin. Et pour casser un bail, c'est quasiment impossible...
Soffiato da Mélis. on April 25, 2009 09:41 PMje crois que tu peux accumulé des crédits dans de différents universités non??? (il y a les cours a distance qui sont donnés dans certaines universités, dont l'UQAM).... ca peut permettre d'obtenir le nombre de crédits manquants.
Soffiato da on April 27, 2009 11:04 PM- Utamaro : Si les choses étaient aussi simple... Mais c'était bien pensé. Mais les universités du réseau UQ, on va dire qu'à part à l'UQO, il n'aime pas trop l'anglais, et encore moins la traduction.
Quoiqu'il en soit, j'ai résolu mon problème.
J'ai été sonné à la porte de la bonne personne qui a tout arrangé. Bénit soit-il.




