February 2009
J'avais besoin de rentrer, de quitter tout et Montréal, pour aller retrouver la France . Finalement, je suis restée.
Et on m'a proposé un "contrat", de la traduction juridico-commerciale pour la résidence dans laquelle je vis. Le client me dit : "Oh, c'est un petit document, ça sera pas long, c'est pour vendredi, parce que l'OLF veut que ça soit fait rapidement". Le client est comme le garçon de café : le petit café, le petit verre, la petite addition, le petit supplément. Le client, c'est toujours urgent. Alors j'ai traduit son truc, ça m'a pris une très longue journée de travail, avec le Termium tout de même. Mes tarifs, d'après mes profs, c'est 22 centimes du mot. Et moi, je n'ai pas parlé d'argent avec le client. J'ai traduit 3000 mots, du juridique, et je n'ai pas parlé d'argent. 660 dollars viennent de me passer sous le nez, et je n'ai même pas la lettre de décharge de responsabilité signée.
Avec 660 dollars, c'est deux allers-retours à Calgary, un aller-retour en France, un sac Vuitton en cuir épi, une paire de Louboutin, une robe Michael Kors, la moitié d'un sac Balenciaga et un sacré festin dans un 3* Michelin.
C'est le métier qui rentre, je me dis, mais à 660 dollars, j'ai l'impression d'être très très conne.
Il va en falloir beaucoup des centimètres de talons hauts pour me redonner confiance en moi.
J'ai eu 60 dollars, dix fois moins. I'm so pissed...
Soffiato da Mélis. on February 10, 2009 11:15 AM



