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Saturday
February 2008

Le bureau des pleurs.

Je sais que je me plains beaucoup ces derniers temps. De la météo trop négative, d'une prise de sang.
Mais là, j'ai vraiment besoin de me plaindre. (Les autres fois aussi en même temps). Et je me calmerais.

Commençons donc. L'uni, ce deuxième semestre, c'est pas trop mal on va dire. C'est pas aussi bien que le semestre d'automne (même avec la montagne de boulot en littérature enfantine), mais c'est plutôt Fair Enough.

Sauf que. Ce semestre, on m'a dit de prendre 4 cours. Je fais. Parce que je ne suis pas chiante (on ne rit pas, merci), et parce que 4, ce n'est pas la mer à boire, comparée à Cassie, qui en prenait 6 et aux autres qui en prennent 5 (5 par semestre est la norme pendant 4 ans pour avoir les crédits et être diplômé). Mais aux étudiants d'échange, on leur en recommande fortement de n'en prendre que 3. Donc, j'ai choisi 4 cours. 3 des départements qu'il faut (English/Linguistics/History), et un que j'avais le droit de prendre ici, à Calgary.

J'ai donc pris ENGL 237 - Drama, un cours de littérature offrant un panorama du théâtre. LING 203, qui est la suite de mon cours du premier semestre. HTST 213 - Canadian History since 1867, un cours d'histoire canadienne depuis la Confédération, et GEOG 397 - Europe, un cours de géographie européenne.

Je pourrais me plaindre du cours de littérature, où la vieille prof est tout sauf dynamique, tout sauf pertinente, tout sauf passionnée. Je compare à mes expériences plus ou moins positive en France, mais je dois dire qu'en L2, mes profs étaient fantastique (sauf un CM de littérature américaine, bien sûr). Au Canada, Kara et Jean-François se sont révélés êtres des professeurs hors-pair, sachant délivrer leur savoir avec passion, enthousiasme et prêt à nous aider. Mais je ne le fais pas. Parce que c'est plutôt bien ce cours finalement.

Je pourrais dire que la Linguistique, j'ai 4 amis dedans, dont un charmant canadien rencontré à l'Alliance, puis Arthur, et puis une Suisso-Québécoise. Et que le cours n'est pas ennuyeux, et que c'est plutôt intéressant même.

Je pourrais dire que la Géographie Européenne est de loin mon meilleur cours du semestre, avec le prof le plus enthousiaste, le plus sympathique, le plus vivifiant avec un sujet des plus passionnant. Le bonheur à 12h30.

Par contre, je pourrais me plaindre du cours d'histoire canadienne. Et d'ailleurs, je vais m'en plaindre. Parce que cette abomination qu'est son cours, c'est une torture. Sisi. Je vais à son cours à reculons. Ou over-motivée. Et 10 minutes après, je suis à vouloir ramper pour m'échapper de son amphi. Et je ne suis pas la seule, à en lire les commentaires sur ratemyprofessors.com , et à comparer mon expérience avec mes camarades de ce cours et de mes autres cours. Il est horrible, il ne fait que lire son livre, il endormirai n'importe quel enfant qui refuse de dormir, Super Nanny devrait l'embaucher, il endormirait un café serré insomniaque, il est le pire des somnifères, sa voix monotone, sa façon d'enseigner (lire son cours posé sur un pupitre). Dans l'amphi, ça dort devant, ça dort derrière, ça prends son ordi portable et ça va sur Msn ou sur Facebook, ou sur un site de Hockey sur glace, ça part en plein milieu de cours, ou ça arrête de venir, ça tourne les stylos, ça écoute les iPods, ça fait ses devoirs de chimie, ça mange, ça étends ses jambes, ça ronfle, ça souffre. J'ai dépensé plus de 100 dollars dans des livres dont je lis les chapitres, histoire de ne pas être larguée en cours, mais ça ne m'aide pas, les autres étudiants non plus d'ailleurs. Certains ont sans doute droppé la classe. Et moi, je suis très tentée de. Mireille m'expliquait qu'un de ses profs était pareil, et qu'à la fin du trimestre, elle avait le moral dans les chaussettes, tellement le cours était atroce. Les mots qui me viennent à l'esprit sont : "Putain, mais pendez-le !".

Je suis prête à prendre n'importe quel autre cours, un cours de Sciences-Po canadiennes, un cours de géographie, mais pitié, pas celui-là. Le Cipralex commence à bien faire effet sur mon état mentale, je n'ai pas besoin de ça.
Surtout maintenant que ma tête semble enfin être hors de l'eau.

Written by Kensington Girl at 09:47 PM

Traces.

Bon mais tu as le droit de te plaindre, c'est ton blog ! :)
Mais pourquoi n'arrêtes-tu pas simplement d'aller au cours ? Ta présence est surveillée ? Tu ne peux pas simplement te pointer à l'examen en ayant lu les bouquins toute seule ? Ou, selon, rendre un dossier sans être allée aux cours ? Si le sujet t'intéresse ça peut être super de travailler seule, en plus on est plus au collège, on sait que la fac c'est 80% de travail personnel, alors le cours, c'est presque facultatif... Trop de conscience morale peut-être ? Je dois dire que je ne comprends pas trop !

Soffiato da Lola-Valérie on February 3, 2008 01:51 AM

- Lola-Valérie : Oui, mais j'sais que je suis chiante à me plaindre tout le temps aussi ;-)

En fait, je mets un point d'honneur à aller aux cours, même les plus chiants, même quand je suis fatiguée. On a deux exas, et un paper de 8 pages - sujet libre (ce qui est assez light faut le reconnaitre. Mais j'ai besoin d'un cours moi, pour étudier, parce que c'est différent de lire un livre, et d'avoir un prof dont c'est le travail.

Il faut aussi dire que le sujet ne m'intéresse pas des masses, mais que même quand je ne suis pas intèressé, j'attends d'un professeur qu'il m'y intéresse justement.

Ce que je veux, c'est pouvoir quitter ce cours, l'abandonner purement et implement, ou alors l'échanger contre un cours de Sciences Po dedié à l'Etat Canadien, et au fonctionnement des institutions, etc... [Basically ce que je faisais pour le royaume britannique en L2]

Soffiato da Mélis. on February 3, 2008 12:22 PM

Je comprends ça, l'impression que ce que dit le prof a peut-être plus de valeur que ce qu'on lit dans les livres, parce que je ne pouvais pas m'empêcher de penser comme ça au lycée, mais c'est complètement faux. Je crois qu'il faut vraiment devenir indépendant dans l'acquisition de ses connaissances, la prépa m'a au moins aidé à ça, et je trouve que ce serait bien si tu te détachais de cette bonne conscience un peu enfantine qui te dicte d'aller au moindre cours même si c'est pour t'y ennuyer à mourir, parce que la culture et les connaissances, y'a des moyens beaucoup plus intelligents de les acquérir.

Bon de la part d'une absentéiste professionnelle depuis la troisième, forcément, j'ai un peu une opinion radicalement opposée à la tienne. Si tu ne peux pas simplement sécher et te débrouiller sans le prof, alors j'espère que tu parviendras à changer de cours. En attendant courage mamzelle, pour les cours... et pour le froid ! :)

Soffiato da Lola-Valérie on February 4, 2008 02:33 AM

- Lola-Valerie : Disons qu'en France, c'est different, si le CM craint trop, je n'y vais pas, et j'etudie chez moi, c'est mieux. Mais ici, trop different.
Je viens de regarder le cours de Poli Sci, et ca va etre difficile de pouvoir suivre aussi, bien que la prof soit mieux. Alors j'ai decide, je continue en Histoire, j'achete un livre condense pour m'aider, et j'essaye de trouver un sujet pour le term paper.

J'ecris plus bientot, la, j'ai cours....

Soffiato da Melis. a l'uni [clavier anglais sans accents] on February 4, 2008 02:54 PM

Me revoilà à l'appart, après l'opération lactée.

- Lola-Valérie : Disons que j'ai parfois l'impression qu'un prof ne dit pas la même chose que le bouquin. Ou qu'il le dit plus clairement ou simplement.

J'ai essayé ce matin de changer de cours, mais c'était avant le 25-Jan (argh !), et j'ai vu le syllabus du cours de poly, et les premiers exas sont le 14 février. Je ne pourrais pas rattraper mon retard à temps pour le cours de POLI. Quand au cours de GEOG, il tombe pendant mon cours d'anglais.

Ce que je veux maintenant, c'est pouvoir quitter ce cours d'histoire, purement et simplement. (Et ça, je ne peux pas vraiment le faire sans l'accord de mon responsable en France...).

Par contre, si je dois vraiment le continuer, je crois que je vais regarder le programme des lectures avant, voir si ça peut me servir, et surtout, m'acheter une sorte de bouquins qui résument bien et expliquent mon cours.

J'ai eu mon amie canadienne de Montréal au téléphone. Sa réaction quand je lui ai dit que j'avais pris un cours d'histoire canadienne depuis la Confédération a été de me dire : "Mais pourquoi tu as pris ça, c'est terrible... Je compatis, je compatis mia Mélia". Ca veut bien dire ce que ça veut dire.

Au fait, tu restes à Tallinn jusqu'à quand ?

Soffiato da Mélis. on February 4, 2008 06:41 PM

Arf, je te plains alors ! J'espère que si tu dois rester dans ce cours tu pourras te débrouiller avec juste les bouquins. Mais si les autres choisissent que deux cours, y'a moyen que ton responsable en France t'autorise à zapper celui-là.

En Estonie je reste jusque fin mai, a priori jusque là je serai à Tallinn du vendredi soir au mercredi soir, et dans mon village le jeudi et le vendredi. Pourquoi, tu veux venir ? :)

Soffiato da Lola-Valérie on February 5, 2008 02:54 AM

- Lola-Valérie : Merci merci merci. J'ai eu un email de mon responsable, qui me laisse zapper celui-là, et ouh, que je suis soulagée. Désormais, mes semaines sont plus jolies, et me donnent envie d'étudier.

Oui, éventuellement, je serais bien tentée de te rendre visite, si bien sûr, tu n'y vois pas d'inconvénient :)
Moi, je rentre en Europe le 18 mai. Peut être qu'un saut de puce vers le Nord serait envisageable (sauf si j'ai l'examen d'entrée pour Concordia à préparer).

Soffiato da Mélis. on February 5, 2008 08:29 PM