January 2008
°°°Soundtrack : Emilie Simon - The Storm°°°
Les odeurs de lavande qui se mêlent à celles du sapin tout décoré. Je redécouvre ma maison, me plait à y errer, je me fais des journées cosy, dans la chaleur rassurante du radiateur, de la cheminée, le tête enfouie dans ma capuche. Je prends l'apéro avec ma tante Sylvie, restée à Perpignan, je joue de mes gambettes avec Mam' et tante Maryse. Je lis, en français, des classiques, de la chick-lit de notre adolescence, je vois Rambouillet s'embourgeoiser grandement. Je fais les yeux doux à ce charmant opticien, qui me le rends bien. Et je fais des projets avec Maman pour New York. Je remplis la To-Do-List, et efficacement, je barre les choses une fois faites.
Je redoute d'affronter Paris, moi qui suis si tranquille dans ma bulle de la forêt. J'ai tellement couru, à en perdre haleine, à ne plus savoir où j'en suis, que maintenant, je n'ai qu'envie de m'enfermer et de laisser le temps couler.Pas envie de RER, de métro, de Transilien. Même pas envie de passer les douanes, les fouilles, à JFK.
Mais Papa a dit : "On va à Paris, on ira voir les lumières, et Richard Rogers et Arcimboldo, ça va être chouette". Alors je me réjouis d'être une fille à Papa, la fille de Papa, qui comprends tout si bien, qui me fait des câlins, et m'embête.
J'y vais, et je les remercie. Un déjeuner sympathique dans la galerie Véro-Dodat, l'exposition sur Richard Rogers, fantastique, les Champs-Elysées, tout illuminés, et Citroën, où l'on voit la DS grise se déplier en robot géant.
Un pèlerinage 237 boulevard Pereire, et un diner arrosé au Grand Marnier porte Maillot tous ensemble.
Le dimanche, c'est une journée avec Denis, promenade en forêt sous la pluie et Monopoly. Il m'a battu à plates coutures, il m'a plumé, j'ai du lui céder la Rue de la Paix et l'Avenue des Champs Elysées, j'ai tout perdu.
La nouvelle semaine commence avec Emi-chérie au téléphone, qui veut étudier à Calgary, et avec les dossiers d'inscriptions en Master à préparer. Les ennuis de travail de Papa, le téléfilm sur l'histoire de Joe Spring.
C'est dur, je galère, mais je rêve de Montréal. Mais il me manque une lettre de recommandation. Bordel.
Et ma jolie Mo'., s'il te plait, s'il te plait, donne moi to numéro de téléphone qu'on puisse se parler de toi.
Des bisous tout plein.
Bon, je veux bien te faire une lettre. Mais je te préviens: elle servira à rien, malheureusement!
Soffiato da mijie. on January 8, 2008 01:10 PM- mijie. : Ca aurait été bien cool, mais je crois que c'est plus des profs (professors) ou des pros (professionnals) qui doivent en écrire. Ils avaient dit 2, j'ai, et là, maintenant, c'est 3, grrrr.
[Mais euh, genre, si tu veux m'écrire un long mail de racontage - putassage - blablatage, je suis preneuse]
Soffiato da Mélis. on January 8, 2008 01:34 PM



