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Saturday
April 2007

Beauty mark.

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°°°Soundtrack : Charlotte Gainsbourg - Beauty Mark°°°

Les heures passées. A errer. A marcher. Pieds nus. Sur le parquet. Réchauffé par le soleil printanier.

Se sentir comme la fille de l'air. Et ne pas pouvoir s'en empêcher. Pourtant. Ca fait tellement mal en-dedans.
Etre la fille de l'air, c'est. Des moments où l'on se sent si faible, si défaillante, qu'on est sur le point de tout laisser tomber, de tout abandonner, d'arrêter de se battre, parce que ça suffit. Je suis la fille de l'air. Celle qui vit dans les sphères. Mais un jour. Je l'espère. Je l'attends. Je redeviendrais. Je le sais. La fille sur terre.

C'est comme si parfois, y'avait une immense colère à l'intérieur de moi, et que tout me rongeait de l'intérieur. Les blessures jalousement gardées secrètes, le souvenir d'instants bien trop heureux, la douleur.
Forcément. Après, tout finit par. S'écrouler. Mon écorce est en train de craquer, de me détacher de cet vie.

J'ai toujours choisi. Extrêmement scrupuleusement. Où faire couler le sang. Où laisser filer la douleur dans ce mince filet carmin-violacée. Pas éviter d'avoir aussi à supporter le regard des autres, en plus de moi.
Je redoute les maillots de bain, les manches courtes, les regards sur ce corps longtemps blessé, martyrisé.

J'ai fait ce grand rangement, ce grand chambardement. Trier, jeter, donner, hésiter. Se sentir soulagée, un po.

Je n'ai rien oublié. Rien, niente. Tout est encore gravé, encré, imprimé, ancré à l'intérieur de moi.
Je peux me souvenir de chaque son, chaque odeur, chaque sensation.
De chaque geste, chaque parole, chaque sourire. Chaque souvenir.

J'ai cru que les tourments de mes années premières avaient fui a jamais dans la fleur des années : les suaves tourments, les doux élans du cœur, toute chose en ce monde qui rend beau d'être ému.
[Le renouveau - Giacomo Leopardi]

*envies*
De framboises fraiches qui réchauffent le cœur [lamponi per il cuore] et de mangues douces et fondantes.
De jouer avec les draps de coton blanc, de me cacher sous la couette blanche, de me lover dans ce nuage.
De la lumière du soleil, qui perce à travers les persiennes, et joue à cache-cache avec l'organza bleu ciel.
De lys blancs, d'orchidées pourpres. De pain polaire et de figues succulentes. De chaussons de danse.

Respirato da Mélisande at 07:02 AM

Traces.

C'est une photo de toi?

Soffiato da William on April 23, 2007 11:13 PM

C'est pas une photo de toi?

Soffiato da William on April 23, 2007 11:13 PM

- William : Que la photo soit de moi ou pas, là n'est certainement pas la question ici.

Soffiato da Mélis. on April 24, 2007 12:33 PM