.January 2007.
31
Wednesday
January 2007
Y'a des jours, ça ne vaut pas des nuits [round 2]
Faudra qu'on m'explique pourquoi guidetele.com redirige vers alapage.com, parce que là, à part forcer les gens à éteindre la télé et à ouvrir les bouquins, je ne vois pas. Ah si, je sais, les rendre fou furieux !
*à l'uni*
Arriver à Fromont à 8h et n'apprendre qu'au bout de 10 minutes que le CM est désormais transferé aux Tanneurs. Sachant qu'on met 25 minutes pour changer de site, le CM dans un amphi trop petit est déjà bien bien commencé. Les nerfs en pelote. Too bad.
30
Tuesday
January 2007
Andrea & Lili. [una storia senza fine, e per sempre]
Andrea.
Je sais qu'il existe quelque part, qu'il est vivant, et je sais qu'il m'attends quelque part. Je sais qu'un jour, lui et moi, on se (re)trouvera par hasard, et qu'on se reconnaitra, d'un regard, d'un sourire, d'un geste, d'un mot.
Je sais que quelque part, il est là, et réellement là, vivant, vibrant, et pas que dans ma tête. Il est plus que ça.
Je sais que quelque part, il y'a un garçon qui s'appelle Andrea, et qui parle à une Lili, depuis toujours.
J'attends juste le jour où, je pourrais voir mon meilleur ami, ma moitié, mon pendant masculin, le reflet exact de mon esprit, de mon caractère. Le seul qui peut réellement comprendre comment et qui, je suis.
Alora. J'attends. Je l'attends. Lui. Lui seul.
[life is waiting]
29
Monday
January 2007
Be my, be my baby.

°°°Soundtrack : The Ronettes - Be My Baby°°°
Ca, c'est quand j'étais petite. J'avais 2 ans, c'était en toute petite classe à la toute petite école du Pont Marquant, chez moi. L'école avec ma meilleure copine Maud et ma voisine Christelle. Moi qui trainait toujours dans les jupes de la maitresse, et qui ne dormait jamais à la sieste. Le chemisier blanc, choisi par Maman, les bottines blanches et roses, et des bouclettes brunes que je regrettent tant (j'ai toujours les barettes d'ailleurs).
A cette époque-là, j'étais encore un ange, de celle qui se pendait au tiroir de la cuisine pour voir ce qui s'y cachait, de celle qui gigotait dans sa poussette, et de celle qui voulait toujours traverser le boulevard Haussmann alors que les voitures roulaient vite vite. A cette époque-là, on me faisait des examens terribles à Saint Vincent de Paul, dans une pièce orange, et je me souviens d'avoir si chaud dans les couvertures.
Si seulement je pouvais retrouver mes 2 ans, là où je n'avais pas à me soucier de la Linguistique (description articulatoire) et de la Littérature Américaine (Ambrose Bierce), ça serait, oh oui, ça serait tellement bien.
Le soleil est près de moi.
°°°Soundtrack : Air - Le Soleil est près de moi°°°
Objectif n°1 : Perdre 7 kilos, au moins.
Objectif n°2 : Essayer de me battre pour obtenir mes bulletins de L1-S1 et L2-S3 avant le 13-Février.
Objectif n°3 : Ressortir mes chaussons, me bouger à MurMur, et grimper, encore et encore.
Objectif n°4 : Me trouver un endroit où aller, pour appuyer sur le bouton [off], et respirer.
Objectif n°5 : Être une putain de candidate devant le jury (13-Février), être la meilleure de toutes.
Objectif n°6 : Si j'ai une université, j'irais faire du sport, et je ne reviendrais pas avec 20 kilos de graisse.
Pour les tourangeaux qui ne le sauraient pas, il y'a un merveilleuse salle d'escalade à Saint-Pierre des Corps. Ca s'appelle MurMur, et ils offrent des murs de 12,5m de haut. Ils sont très gentils, et une fois qu'on a un harnais autour de la taille, et qu'on a le pied posé sur la première prise, on n'a qu'une envie, d'arriver en haut. Et c'est tout simple. C'est comme monter un escalier, et on se sent léger, léger en haut. C'est si bon.
*Parfaitement parfait* [By the way, penser à dire Johns Hopkins, et pas John Hopkins]
Ma technique à moi, c'est le Top Roping, mais j'espère pouvoir passer à l'escalade en tête.
28
Sunday
January 2007
Paris, je t'aime.
[21-Décembre 2006]
J'aime cette ville. Qui bouge, qui danse, qui est animé, qui est bruyante, qui est vivante.
J'aime marcher vite dans les interminables couloirs du métro, voir les pavés mouillés, les voitures et les passants grouillés, traverser quand le bonhomme est rouge à Haussmann ou Opéra, courant en talons hauts, priant pour que les voitures ne m'écrasent pas, tandis qu'une partie de moi voudraient qu'elles me réduisent en lambeaux de chaire humaine, pour être physiquement ce que je suis déjà à l'intérieur.
J'aime Paris, parce qu'elle est vivante, et que moi, je ne le suis pas.
Alors quand il me dit "Je ne pourrais pas vivre à Tours, je suis mieux à Paris", ça me fait sourire. C'est une évidence pour nous deux. Et pourtant. Oui. Il est presque comme moi. Sauf que lui est vivant. Et moi pas.
26
Friday
January 2007
Londonista. [days/off]

[Regent Street, London - January 4th, 2007]
°°°Soundtrack : Zero 7 - In The Waiting Line°°°
Londres, c'est découvrir la ville qui s'éveille. Premières lueurs, premiers battements de cœur. Canary Wharf, incroyable. La Tour HSBC [Norman Foster]. Ca brille, ça scintille. Du vent, qui souffle fort fort. Mais la tête en l'air. Le Tower Bridge, avec la vue sur le City Hall [Norman Foster]. Un Funeral Shop qui semble tout droit sorti du Londres dépeint dans les écrits de Charles Dickens, ou de Mary Poppins. Le Gherkin de la Swiss Re par Norman Foster [30 St Mary Axe] au loin. L'hôtel, cette fois-ci coté rue, avec la vue sur Big Ben, Westminster et The London Eye. Je retrouve mon Ping! adoré. La Tate Modern [Herzorg & De Meuron], que je chéris tant. Les slides de Carsten Höller qui me font tant envie. Le restaurant Tas Pide, et la première Pide de ma vie. La cuisine turque, c'est délicieux. Mijie qui m'envoie des sms, des demandes, et qui me sert de People's directories, tellement j'oublie tout. Mijie qui suppute, et qui suppute fort bien. Lord Norman Foster in London, forcément. Le diner à Covent Garden, dans mon Café du Jardin, celui que j'adule, là où le risotto est le meilleur du monde. Le Covent Garden Market, la nuit, tout éclairé, tout vide. Les muffins aux myrtilles, achetés à Marks & Spencer. Le retour en tube, puis en bus, Trafalgar Square. Le lever du soleil, sur Westminster & Big Ben. Les double-deckers, le 344, juste en bas de l'hôtel, toute seule. Le walkman sur les oreilles, le son des londoniens de Zero 7, jusqu'à Southwark. Marcher un peu dans les rues, et sur le bord de la Thames, retour à Tate Modern, les sms à Mr Blue, les collections, la boutique magique, le 5° étage, les slides de nouveau, un muffin à Starbucks, EAT, et marcher, sur les quais, les cheveux au vent, sur le pont en plein vent, un petit voyage en tube, Tottenham Court Road, dévaliser Borders et Waterstones, déjeuner italien (bruschetta, pizza, pasta) et puis les boutiques, Topshop, Gap, Liberty, Bond Street, South Molton Street, un cappuccino à Starbucks, et Regent Street, la jolie rue courbée, Zara Home, et des boutiques de vêtements pour papa, et puis marcher, ancora ancora. Revenir à Lambeth Road, la marche en plein vent sur Lambeth Bridge, et la ballade en voiture à travers la ville. Big Ben, Houses of Parliament, Trafalgar Square, Covent Garden, Waterloo Bridge et sa vue incroyable, les voies sur berge, le Tower Bridge et le City Hall, et déjà quitter la ville. Les lumières s'éloignent si vite derrière la vitre.
*London Shots* [en vrac, très, - i'm sorry] & *Café du Jardin* [food pictures]
25
Thursday
January 2007
I just ran out of coffee.
Ce matin, on m'a demandé comment c'était la reprise. Entre ce que j'ai répondu, et ce que je pensais vraiment, y'a un fossé grand comme le grand canyon. En vérité, j'ai envie d'être en vacances. J'ai envie de rester cachée sous la couette-igloo, surtout par ce froid glagla (qui me donne cependant matière à mon édito-photo).
J'ai souhaité très sincèrement un bon courage à celui qui avait l'air enrhumé. Méchant hiver congélant.
Puis j'ai vu Julien, un copain de Kevin. Julien est de Sartrouville (un yvelinois), et est arrivé en Touraine à 13 ans. Un déracinement mal vécu, il me racontait comment il en était malade au point d'en vomir. Et combien j'étais contente de discuter avec quelqu'un qui a(urait) pu comprendre ce que je vivais, ce que je vis.
Heureusement, écouter Carla Bruni accompagnée du grand Lou Reed sur Those Dancing Days Are Gone, ça compense ce deuxième semestre que je ne vais pas du tout aimer, j'aime pas Fromont-Victor Hugo.
Ecouter Nina Simone chanter Here comes the sun, little darling, here comes the sun, i say, it's alright, et se prendre à rêver que le soleil pourra réchauffer nos corps meurtris par la saison hivernale si féroce.
*en vrac*
Film du moment : Sailor & Lula [David Lynch]
Livre du moment : Talk To The Snail [Stephen Clarke]
Son du moment : Lay Your Head Down [Keren Ann]
*envie*
De couper mes cheveux encore plus court. D'un verre de Château d'Yquem. De mangues et de framboises.
*uni*
C'est juste le bazar, et la course. On quitte 20 minutes en avance pour arriver à l'heure ailleurs. On arrive en retard comme le prof qui n'était pas au courant du re-scheduling. Un autre prof qui casse une porte et nous informe qu'il nous interrogera sur nos verbes irréguliers chaque semaine. Je.. je.. bouhou.
23
Tuesday
January 2007
lili-a-l-uni [socialize me!]
Y'a un truc qui marche trop bien (et qui a bien marché) pour moi à l'uni, c'est le "Bonjour", ou sa variante "Salut", suivi d'un "Ca va ?". Si si. J'ai rencontré plein de gens comme ça. J'en ai parlé à plein, des étudiants.
Finalement, c'est pas si dur que ça de tenter d'être et de paraitre un tantinet sociale. Même moi, je peux.
Par exemple :
Y'a Vincent, mon biquet adoré, mon premier copain d'uni. Où l'on avait éclaté de rire quand un rasoir Bic orange avait sauté hors de l'attaché-case de mon prof de littérature américaine (Mr Poil-de-Carotte), et puis des discussions sur tout plein de choses. Cette heure de cours, j'en étais super contente. Et on a continué à discuter, à s'asseoir ensemble en cours, à discuter à Fromont. Les révisions, les paniques de veille d'exas.
Y'a Krys et Elize, les copines que Biquet m'a présenté, et la virée à Nantes et Ikea en voiture pour les soldes.
Y'a les 3 Samantha. Ca, c'est 3 filles du premier rang, dont j'étais persuadée que l'une d'entre elles s'appelait Samantha. Discussion avec elle, c'est Aurore, Aurélie, Charlène. Et finalement, je passe pas mal de temps avec elle, quand on a des cours en commun. Elles auront la Traduction avec Mr Diesel ce semestre (bouhou).
Y'a mon petit pote Kevin à l'uni, assis côte à côte en labo-phonétique, et par contagion, sa copine Elodie.
Kevin me parle de sa fiancée japonaise (une exchange en L1 l'an dernier), et me chatouille en plein cours.
Elodie, c'est juste "Bonjour, ça va", des échanges d'amabilités, et des conversations sur le devoir/l'exa.
Y'a eu Romaric. Romaric, je suis en cours avec lui depuis la L1, et lui, c'est un peu un garçon solitaire. Un brun ténébreux, très sympa. On s'est trouvés connectés au moins 4 fois ensemble en labo, pour la classe de blabla. Depuis, chaque fois que je le vois, couloirs, salle ordi, je lui fais un sourire et je lui dis bonjour, ça va.
Et y'a eu Beau Sébastien, le voisin de Phonétique L1, à qui je fais un putain de sourire chaque fois que je le croise. C'était à l'uni, en allant à la biblio le lundi, et puis le mardi, soit en phonétique L1, soit en sortant du cours de Littérature Comparée, et à chaque occasion possible. Beau Sébastien, it is the great time of the day.
22
Monday
January 2007
"Zut" (mais en moins classe).
°°°Soundtrack : Grand Popo Football Club - Les Hommes, c'est pas des mecs bien°°°
Y'a des jours où je me demande vraiment ce que j'ai dans la tête. Parce que rire comme des gosses avec mon moniteur adoré parce qu'on aimerait bien voir ce que ça fait quand les airbags se déclenchent sur nous, ça s'appelle la bêtise humaine. Chez moi, ça peut être les effets secondaires des anxyotrucs. Chez lui, je sais pas.
Ce midi, on ne parlait que de ça à table : Norman Foster, sa tour, recalée à NYC !
Ce soir, on ne parlait que de ça à table : Mélisande, son permis, recalée à Tours !
J'ai verifié une trentaine de fois le courrier, et rien, et une dernière fois juste avant d'aller à l'uni. L'envellope blanche avec l'écriture de papa dessus. Le papier jaune, et "N'a pas satisfait à l'examen...". Bouhou.
Premier cours du semestre, de la semaine et de la journée : CM de Littérature Américaine.
C'est pas gagné, mi sembra. J'ai beau être une américaniste, celui là, je sens que je vais le sécher, credo.
Les chuchotements : "Dis moi, rassure moi, c'est bien de la littérature ? Parce qu'on dirait de la civi !"
Le meilleur CM que j'ai eu depuis la L1 fut celui de Littérature Britannique L2. C'est le meilleur. Clair, concis, net et précis, ordonné, articulé, voix douce et calme, et contenu rendu intéressant. Dans l'amphi aujourd'hui, tout le monde regrettait notre orateur du précédent semestre, tellement il était trop top.
*moral*
Leopardi a écrit Adieu ma chère pilule. Ce livre et moi, on est fait pour se rencontrer.
Y'a l'histoire de Kafka et de la poupée, j'ai trouvé ça si doux, si beau, qui me fait tant sourire et rêver.
21
Sunday
January 2007
Oceano mare.

°°°Soundtrack : Norah Jones - Sunrise°°°
Ici, c'est le Touquet, un mardi 2 janvier, une fin d'après-midi, beaucoup de vent, où mes presque 40 kilos s'envolaient tout seul. On serait dans Mary Poppins, je serais l'une des nurses qui s'envole au tout début.
Dédicace aux filles sourires, Mo' et Mijie, qui ont autant envie d'océan mer que moi, d'embruns, de sable, et de loin. En attendant d'y être, tout bientôt. En attendant que le temps s'arrête, tout bientôt. Le rêve camel, now.
19
Friday
January 2007
Lili hits the road. [driving license]
Today : je passe le permis.
Et il est clair que je le veux. Hors de question que je me retrouve à étudier au fin fond du Colorado, dans une université à 70 miles de Denver, sans moyens de transports. Je veux voir l'Amérique de mes rêves.
Ce matin, leçon avant permis avec le patron de l'auto-école. Ca s'est passé presque nickel, juste un trottoir en sortant de Rochepinard, et des vitesses qui s'enclenchaient mal. Mais ça va. C'est très bien ce que je fais, il dit. Faut juste que je sois convaincu. [Et que je passe les vitesses moins vite, et que je me gare moins vite - je suis trop pressée ils disent tous - mais à Paris, ça va vite hein]. Alors, auto-motivation : ça ira, ça ira, ça ira. Mercredi, le résultat par la Poste (par pitié, pas de grèves), et puis si oui : Ma p'tite Mo', toi et moi, on s'casse !
[Souhaitez moi de l'autoroute, et pas beaucoup de cedez-le-passage. Merci]
EDIT : Exament passé.
En résumé. Convoqué à 13h30 sur un parking vide près du parc des expositions, la première à monter en voiture pour l'exa. On part, j'ai oublié d'enlever le frein à main (mais pourquoi la voiture avance avec le frein à main), petit bip-bip, j'enlève ça de suite. Aucun problème de placement, de direction, etc… J'ai pensé à mes rétros, à mes clignos, et à freiner, rétrograder, première roulante, etc… On arrive à un parking dans Saint Pierre des Corps, rangement en bataille, marche arrière. J'étais presque bonne, j'ai fait attention en reculant, je me suis retenue de faire ça trop vite (et combien ça me démangeait de ne pas conserver l'allure tortue), je me suis mise droite. Question sur le témoin de porte ouverte (facile), et question d'antibrouillard. J'avoue que je ne savais pas comment les allumer ces trucs là. Finalement, j'ai réussi et "c'est propre, c'est pas cassé, et ça marche", et pour "brouillard et neige". Et puis on est reparti, et y'a eu cette rue, où l'on ne croise pas à deux, avec les voitures en stationnement sur la droite, et moi, qui me suis arrêtée bien, mais juste, je n'ai pas eu à reculer pour repartir, mais c'était juste quand même. Je savais que ça passerait, et c'est passé, sans soucis. Et puis retour sur Tours, et cette troisième que je n'arrivais pas à passer (bref moment de panique - comme quand je ne sais plus écrire un mot anglais avec doublement de consonnes dans les exas), et ce camion derrière lequel je suis restée bien sagement, même si je n'avais qu'une envie, celle de le doubler. Puis le retour à Suzanne Lenglen, le demi-tour en deux temps, super lentement, où j'ai trop géré. Puis parking. Point mort frein à main.
Debriefing avec la patron de l'auto-école : "Nan, mais attendez, Melle B. c'est vachement bien ce que vous avez fait là ! Bon, il va vous probablement vous ajourner sur les espacements latéraux, parce que c'était juste, mais franchement, c'était très bien ce que vous m'avez fait là !"
Résultats dans la boite aux lettres au plus tard mercredi.
17
Wednesday
January 2007
5 morceaux. [round 1]
Piqué chez l'ami moon, à qui je pique toutes ses listes d'ailleurs ;-)
1. Je me défend à danser le Madison, et je danse très bien sur de la country, vous savez, le quadrille, dans une fête de village très américaine (comme dans les films), avec Stetson et bottes, je m'éclate comme une folle. J'adore danser, et je n'ai pas d'autre endroit pour m'exercer que les 10m² de ma chambre (so unfair).
2. On va me traiter de manipulatrice, mais j'obtiens à 80% de papa ce que je lui demande. Les voyages, c'est grâce à lui, les études aux USA, c'est grâce à lui, les diners dans les bons restaurants, c'est lui, m'emmener ou me chercher à la gare, au théâtre, tôt le matin, ou tard le soir, c'est encore lui, les mardi pizza, c'est lui, et le jambon sec italien, c'est lui aussi. J'veux un truc, je demande, il dit rarement non. Je voudrais la lune, il me l'a décrocherai s'il le pouvait. Mon père est exceptionnel. Mais pas que pour ça. Papa m'aime, et c'est énorme.
3. J'aimerais écrire des guides de voyage, plutôt orienté art, mais plus encore architecture. Je suis une maniaque de l'architecture moderne/contemporaine. Je ne peux m'empêcher d'être up-to-date concernant l'architecture, l'art, le design dans plusieurs grandes métropoles. Les parcours architecturaux par ville, je pourrais en composer beaucoup.
4. Je sais cuisiner. Je ne m'en vante pas, parce qu'on (Mam' entre autres) me demanderait de, mais je sais cuisiner, et pas trop mal. Papa en profite parfois à Tours, quand je lui fais des bons petits plats pour nous deux. J'adore cuisiner italien, avec les vrais long repas (ciabatta, bruschetta, antipasti, carne, pasta, dolci).
5. Je suis persuadée que je vaux plus morte que vivante. Et personne n'a encore réussi à m'ôter définitivement cette idée de la tête.
16
Tuesday
January 2007
La rupture. [the break up]
[12-Décembre '06]
J'ai décidé qu'il était temps de rompre avec Jacklyn. J'avais pris ma décision le matin. Et puis avec Mo',
on a préparé le plan d'attaque. Je savais qu'il fallait que j'aille bien, et que je sois la plus calme possible.
Pas de larmes, pas de sujets qui fâchent, pas d'USA, pas de Sehdreek. Ressortir la phrase sur Tours qui avaient surpris tout ceux qui savent combien j'ai pu cracher mon venin sur Tours. Et dire que "Ca va".
Prendre un anxyotruc juste avant, pour me détendre, et canaliser ces larmes.
Ca va les cours, ça va le permis, ça va les amis, ça va Paris, ça va Laura, ça va Raphael, Sehdreek, on s'en fout, et youpi, je vais à Londres, et finalement, "je suis bien contente d'être venu à tours finalement".
A la fin, la grande sortie, "j'aimerais bien arrêter". Le regard de surprise, et qui dit : "Bon, bah, on va espacer alors". Retour le 16 janvier. Rejouer la même chose. Et ça ira, même si Sehdreek + Noel et tout, mais ça ira.
[16-Janvier '07]
Beh comme sur des roulettes. Encore mieux que la dernière fois. J'en suis presque convaincu moi-même que tout est bien, et que la vie est toute rose. Ca va, ça va, ça va, ça va. Repeat it at least 15 times.
On s'en fout de Sehdreek, qui me traite de vipère et de débile en plein repas de Noel, j'étais à Londres, j'ai pris le bus toute seule, l'uni ça va, le permis ça avance, papa est génial, maman je ne la changerais pas, j'ai lu beaucoup, et j'ai vu du monde pendant les vacs, et un petit déj' avec Mijie, et un déj' avec Mr Blue, et Mr Blue, il est génial comme ami, et j'ai beaucoup marché à Paris, et Mr Lover, and so forth.
Retour le 12 février. Et ça ira encore mieux (dans son cabinet bien sûr). Bientôt, finito de Jacklyn.
15
Monday
January 2007
Je t'écoute. [Je Te Parle]
[pour ne pas être confronter avec mes propres pensées]
[je demande à d'autres de squatter]
[et voilà que la colloc' fiche le bord's]
Donc ça, c'est la journée de mijie. [moi] vue par le bout de la lorgnette, à une heure pas possible pour faire du PhotoFiltre, mais c'est plus histoire de dire que je mets le bazar, hein. Faut bien que les passwords me servent à quelque chose.
14
Sunday
January 2007
Sous le ciel de Paris.

°°[Vendredi 12-Janvier] Dans l'assiette du voisin, Café Daguerre - Paris 14ème°°
°°°Soundtrack : Jeanne Moreau - Le tourbillon de la vie°°°
J'ai savouré. Chaque instant. De l'espresso du matin, agrémenté de fauteuil moelleux et d'une princesse so choute. D'un moment so DTista. De l'attente sur le parvis de Denfert, la larme à l'œil, à moitié à cause de la musique en intraveineuse. De déjeuner avec quelqu'un qui m'est si cher (ne me laisse plus m'enfermer hors du monde comme ça). Du boulevard Raspail/Edgar Quinet, à pieds, à goûter au soleil de l'hiver. De la salade de fruits, jolie jolie, à Cojean-Haussmann pour le 4am-break. De la balade à pieds sur les grands boulevards, béret rose et manteau noir, mon reflet dans les baies vitrées des banques, les oreillettes sur la frêle silhouette. L'Avenue de l'Opéra, et puis rallier la Concorde, avec la lumière du soleil qui s'évanouit trop vite, l'air frais qui fait s'envoler les quelques mèches, et déjà, il faut de nouveau partir, le cœur devenu léger avec la journée s'alourdit déjà de devoir quitter les moments seule, un peu ailleurs, un peu hors du temps. Ca allait. Bien.
Et pourtant. En rentrant. Les larmes ont recoulés. Une nouvelle phase qui a recommencé. Ce trop plein de vie n'est pas pour moi. Les heures qui passent, encore, enfouie sous les couvertures, cachés au fond du placard, pour étouffer les cris, masquer les gouttes qui coulent des yeux. Les crampes d'angoisse, qui tenaille le cœur, si fort, qu'on ne contrôle plus du tout. Et je le sais. Qu'ici, à Paris, ou qu'à Tours, ou que là-bas, à la promesse d'un monde meilleur qui, finalement, ne le sera peut être pas. Je le sais. Qu'ici ou là-bas. Ce sera toujours pareil. Ca ne changera pas. Là-bas, je grandirai, surement. (Et j'ai tant hâte d'y être, là-bas). Mais que pour survivre, je n'aurai toujours besoin que d'Andrea et de mes plaquettes d'anxyotrucs. A Andrea, je dois tout. Tout. Parce qu'à l'intérieur. Ca craque, ça brûle, ça flambe, ça se noie, ça sombre, ça martyrise. Et que finalement, ça ne change pas, pas comme je l'avais cru, pas comme je l'avais tant espéré. C'est toujours là, malgré tout.
*lili à l'uni*
J'ai loadé mon emploi du temps, et, ah quel horreur, des profs aux horaires, en passant par les sites. Catastrophique. Je n'ai presque pas un seul cours avec les profs que j'aime bien, et je finis à 17h le vendredi. Bad luck.
Mais bientôt la mer avec ma Mo', et puis du ailleurs, du loin, et ça va être bien. Trop bien. 'can't wait.
13
Saturday
January 2007
Summarize this! Summarize that!
Bon bon bon, résumons, récapitulons.
Dossier USA :
- Fiche d'application + photo d'identité.
- Fiches pédagogique (1/université) remplies et signées par le responsable.
- Relevés de notes de l'uni-tours (aie aie, ils sont nuls mes trucs - j'ai pas les bons encore)
- Lettre de recommendation des professeurs (Sébastien Salbayre, Laetitia Langlois, Mme Dove)
- Lettre de recommendation des autres (Jennifer)
- Lettre de motivation en anglais (sans fautes hein).
Photocopier tout ça en 6 exemplaires et ça sera bon.
Et on dépose ça au SRI lundi 15-Janvier dans l'après-midi après avoir vu mon responsable à 14h.
Question : Ma lettre de motivation, je l'écrit à la main ou je la tape à l'ordi ?
EDIT : Aie aie aie, j'ai oublié les 2 timbres postes et la photocopie de la carte d'étudiant.
[Retour en Touraine ce soir, et marathon au timing très serré dès lundi 9h]
EDIT No 2 : Lettre de motivation écrite à la main (très pratique la table lumineuse).
Photocopie de la carte d'étudiante, c'est fait. Joyce n'a pas envoyé sa lettre à temps, mais ça ira.
Comment je me sens ? Confiante. Enfin je crois. On verra devant le jury quoi...
EDIT No 3 : La foire à l'empoigne débat concernant l'écrit main et le tapé ordi est désormais clos.
Merci à tous les participants pour leurs précieux conseils et surtout leur courtoisie :-)
11
Thursday
January 2007
Late at night [blurry london]
°°°Soundtrack : Roisin Murphy - Leaving The City°°°
London, c'était bien. Trop court. Mais trop bien. Ca a été la course, je n'ai pas pu faire tout ce que je voulais, j'étais tellement épuisée que je me suis presque évanouie au 5° de Tate Modern, et que je me suis endormie comme une masse à l'instant où ma tête s'est posé sur l'oreiller trop dur de l'hôtel. *stanca, e molto, molto*
Mais c'était bien, veramente.
Ce que j'aime, c'est les ballades en ville, en voiture, la nuit. Y'a toutes ces lumières, qui dansent un peu, qui s'agitent, s'animent, et ces ombres aussi. C'est doux la nuit, et rassurant, et calme. Mi piace molto.
[cliq-cliq. to enlarge]
Départ de Lambeth Road, puis Lambeth Bridge, passage devant Big Ben, Trafalgar Square, et puis bâtiment plein de lumières et puis promenade en ville, et puis pont avec le National Theatre, et Tower Bridge. Après, on a tourné en rond, j'ai vu des bâtiment plein de lumières, mais pas "blurry", et puis j'ai envoyé un sms à Mr Lover, et je me suis endormie dans la voiture, parce que nuit+tard+fatigue+anxyotrucs= lili /dodo.
[Première fournée de photos, la suite bientôt. Et des pas-(trop)-floues, promeso *hihi*]
Plaies béantes.
°°°Soundtrack : Air - Mer du Japon°°°
Hurlant de douleur, de l'intérieur. Tenter de (se) recoudre. Ces écorchures, ces entrailles, seule. Fil. Aiguille. Dans la peau, 2 autres petits trous supplémentaires. Finalement, ça ne va pas le faire. Renoncer. Poser les compresses. Eponger le mal. Absorber la vie. Colorée, teintée, tâchée. De carmin, vin. Les compresses, déjà imbibées, et trempées de sang. Le coton. Déjà mouillé. Un linge vite. Trouver les bandages. Faire bouillir l'eau dans la casserole, les stériliser, et les enrouler, juste essorés, encore brûlants. Serrer. Fort Fort.
Les cicatrices. Elles sont à l'intérieur. Chaque ligne du mal, qu'on reconnaît les yeux fermés. Sur la peau désormais vierge. Il n'y a que Andrea et moi qui le savons, qui pouvons le voir. Andrea ed io, sempre.
9
Tuesday
January 2007
I hear nothing, nothing. Only the beat of my own heart.

°°1st sunset of the year - Paris°°
°°°Soundtrack : Lullatone - Floating Away°°°
Pendant longtemps, j'ai cru que chez moi à Paris, c'était chez moi. Et que Tours, ce n'était pas chez moi.
Et puis la situation a changé. Très beaucoup. Le Maharadjah et moi, on ne s'entends plus, mais plus du tout.
J'ai commencé depuis 2-3 ans à rêver d'un endroit où je serais vraiment chez moi. Ailleurs peut être ?
Mais. Ma vie, ma ville. Et surtout. Là où le cœur bat. Pour de vrai. Pour moi.
Paris adore Paris. Maman est une parisienne du 17°. Moi, j'ai y gambadé, tant, depuis toute petite.
On m'attachait pour ne pas que je passe sous les roues des voitures Boulevard Haussmann.
Je suis né dans le 78, j'y ai grandi. Je me suis exilée forcée à Tours. Et j'apprécie certains cotés now.
Mais franchement, Tours, c'est ennuyeux, c'est vide, c'est trop petit, surtout quand on vient de là-bas.
Paris, c'était mon coin, ma vie, ma ville, là où j'ai été heureuse, là où je suis tombée amoureuse.
Et maintenant, quand je vois comme tout prends l'eau, j'travaille, encore, pour aller là-bas.
Parce que là-bas, ça sera chez moi, plus que tout autre endroit sur terre. Ma ville, ma vie, mon cœur.
7
Sunday
January 2007
Petite is back!
La petite est de retour !
586 emails (536 spams) sur liz@fleur.net à loader, ça prends un petit moment quand même.
Juste le temps de lire vos racontages, et les blabla de mijie (cette princesse-là est trop forte).
[Et puis de livrer mon édito-photo et d'apprendre une bonne note en Littérature Britannique]
Pour continuer dans les chiffres : on s'est fait près de 1000 kilomètres en 4 jours (on adore ça nous).
J'ai dépensé beaucoup d'euros/livres dont le montant demeurera d'ailleurs scandaleusement inavouable.
Mijie avait bien pensé. And she's the best blog-sitter ever!
J'ai photographier des "trucs zarb" et des "trucs avec de la lumière", depuis les ponts de Londres, depuis les rues. Le Tower Bridge et l'intérieur de Big Ben, trop peu pour moi. Mais ma chambre avait vu dessus hein.
J'ai aussi pris les bus "machines à vomir" toute seule pour aller à Tate Modern. J'ai pris le métro, la ligne bizarre jaune/verte, et je ne me suis pas trompée de sens non plus (et ça, ce n'était pas évident du tout).
Quand aux trucs anglais dégueu, euh non, cinnamon-raisins bagels, muffins raspberry-orange, muffins blueberry, muffin chocolate, et petits plats turcs, italiens, et Café du Jardin. Non, moi, ça va très bien.
Je me suis sentie comme un poisson dans l'eau, une vraie DownTownista quoi !
Je suis revenue de Londres avec plus de choses qu'à l'aller dans mes valises. Et des Memory Sticks remplis.
Vous m'avez même un peu manqué...
6
Saturday
January 2007
La petite, on sait pas trop quand elle rentre.
En tout cas, je sais qu'elle va envoyer des cartes postales grâce à moi, mais aussi écumer les bureaux de presse pour trouver des bonbons par ma faute.
Quand elle n'est pas là, y a tout de suite moins de commentaires sur mon blog. Mélis., c'est mon lectorat à moi.
Et là je l'envie vraiment, de ces quelques jours de l'autre côté du channel parce que chez moi, pour partir à 50 km du domicile familial, il faut des années de réflexion, de discussions, et ça traîne ça traîne, et bilan, on ne part jamais.
Et que cette année, justement, on veut partir, en avril, mais que personne ne veut prendre ça en main, et que personne ne veut partir au même endroit.
Alors j'ai trouvé la solution: je me suis énervée, je me suis mise à pleurer, bilan on a déplié la carte et on va peut être trouver une solution?
En tout cas, ça ne sera pas Londres, mais à défaut, peut être le Nord de l'Italie, ou mieux encore, Marrakech (du SOLEIL!).
Alors ma petite Mélis., même si t'as eu de la pluie à Londres, là, je suis grave jalouse.

3
Wednesday
January 2007
"Moi jalouse?" [le squatt]

Il paraît qu'elle attend de moi un peu de vie ici =)
Jvais pouvoir mettre le bazar, ouéééééééééé!
2
Tuesday
January 2007
Days/Off. [london]
Je m'envole à Londres dans quelques heures, pour quelques jours. Days/Off. Respirer l'odeur de la ville.
Papa et moi, on va se ruiner chez Paul Smith, j'vais rire aux éclats avec mes cheveux qui s'envolent dans des tubes métalliques, dans une ancienne usine, j'vais voir un cornichon dans la City, et faire Ping! dans le Tube de London. Et puis remplir mes valises de livres, cd'z, et dévaliser Topshop, of course. Retour le 6-Janvier.
Soyez sages les loulous :-) [mijie veille au grain hein !]
1
Monday
January 2007
Floating away, fading away.
°°Photos : Eté 2005 - Piscine du Suffren, Mandelieu°°° [cliq. cliq. to enlarge]
Là, tout ce dont j'ai envie, c'est de nager, de flotter, de fermer les yeux, de me laisser recouvrir par l'eau.
J'ai envie de cette sensation de mouillé, de paix. J'aime le silence de sous l'eau, être dans un bulle, et nager.
Sous l'eau, c'est comme °Orbital°, c'est apaisant, enivrant. Là, tout ce qui nous fait si mal, les blessures, les autres, ça s'évapore, ça s'évanouit, ça disparaît. Pas définitivement. Mais au moins pour un instant.
Un jour. Je sais que je ne serais plus seule sous l'eau, et que j'aurais quelqu'un pour partager ça avec moi.
C[ac]hez moi.
Je n'aime absolument pas mes pieds, et mes dents. Je n'aime pas trop mon ventre non plus.
Mais par contre, j'aime mes jambes, mais vraiment beaucoup. Je suis petite, je ne suis pas Adriana.
Mais j'aime mes jambes quand même. Je trouve qu'elles sont jolies dans des collants/bas et avec des talons.
Days/Off à Londres dès demain. Ca va me faire waou, grand air d'être une Downtownista-Londonista :-)