.December 2006.
30
Saturday
December 2006
Dizziness.

°°°Soundtrack : Jesus & Mary Chain - Just Like Honey°°°

Depuis trois jours, y'a une sorte de sourire béat scotchée sur mes lèvres, qui contraste avec l'habituelle tristesse de mes yeux et la morosité de mon visage. C'est nouveau tout ça. Je m'y perds un peu, mais ça fait du bien, pour une fois. Je tremble de partout, comme les feuilles avec le vent d'hiver. Je boule de stress.
Angel me sourit. Elle a compris elle. Même sans mots. La tête est ailleurs, sur un quai de gare tout noir.
Ca tourne dans ma tête. Ca tourne tout autour de moi. J'perds pieds dans tout ce qui est si nouveau pour moi.

Le troisième repas de Noël, plus agité. Mais avec de tellement bonne choses dans les assiettes et les verres.
Des attaques, encore, des jugements, encore. Alors remonter là-haut, dans la chambre, respirer, anxyotruc.

Mais bientôt. Cet hiver. Direction la mer. Avec ma copine Mo' et nos petits papiers roses. We can't wait.
Peut être même qu'il y'aura des °halcyon days°, presque °bliss°, pour moi, en 2007. Io lo spero, tanto tanto.

*envies*
De lys blancs. De caramels mous et de berlingots. De la neige éclatante sur les arbres. Des couleurs de l'automne. De l'odeur des sapins. D'écharpes moelleuses autour du cou. De pommes de pains marrons.

*blonditude*
J'ai commandé un guide de voyage sur Londres. Il devait arrivé le 2, juste avant que je ne parte à Londres, justement. Je le track sur le net, et là, je vois, "Livraison à Tours". Quoi ? Non non, c'est normal.
C'est juste moi qui suis ultra-blonde en fait. [Je me suis trompée d'adresse sur Amazon]. Dedieu.

Respirato da Mélisande at 05:16 PM | Comments (6)
28
Thursday
December 2006
Under the moonlight.

sky-fall6.jpg
[10-Novembre 2006 - Sunset @ Paris]

°°°Soundtrack : Ariane Moffatt - Bien dans rien°°°

Si je me souviens bien, mon hotel à Londres donnait sur une rivière, sur Lambeth Road. Et qu'on n'était pas très loin du Parlement, à pieds. Si j'ai une chambre du bon coté, peut être que j'aurais le soleil, sur l'étendue d'eau, et que ça sera juste joli. Comme un Turner, comme un Whistler, comme un Monet. Peut être que. Spero.

*envies*
Macarons Ladurée. De pomme de pains, couleur d'automne. D'encre noir. De Mas Amiel.

Respirato da Mélisande at 11:57 PM
Belle journée.

°°°Soundtrack : Cox - Belle Journée°°°

[27-Dec]. Une belle journée.
Où comment, en un instant, tout s'est bouleversé. Se laisser emporter, voire griser, par le tourbillon de la vie. Les papillons qui volent à l'intérieur de soi, comme une explosion. Perdre le Nord. La tête complètement à l'envers. La petite voix à l'intérieur qui dit "Ne pas avoir peur". Tandis qu'Andrea me dit "Run, Lili, run".

Moi. Descendu au Perray. J'ai attendu 30 minutes dans le froid et la nuit si sombre. Assise sur le quai, jambes pendantes, à lutter contre l'envie de descendre, et celle d'être un corps luminescent dans la nuit.

[J'ai la tête à l'envers, je vis au rythme des pingouins de la banquise même. Je sais plus où j'en suis là...]

Respirato da Mélisande at 08:22 AM | Comments (7)
27
Wednesday
December 2006
[...]

Waaaaaaaaaaw.

Respirato da Mélisande at 10:19 PM | Comments (5)
26
Tuesday
December 2006
Respirare. Soffiare. Respirare. Soffiare. Shhhhh...

On respire. On souffle. On respire. On souffle. Et on se calme. Mais où sont mes anxyotrucs dedieu.
[mercredi soir, si ça continue en rentrant de Versailles, je repars à tours]

Respirato da Mélisande at 08:14 PM | Comments (4)
Wake up, wake up.

tour-eiffel_light.jpg
°°1-Dec 2006 : Chez Francis, place de l'Alma, Paris°°

°°°Soundtrack : Lullatone - Wake up, wake up°°°

On ne crâne pas avec notre Doliprane. C'est les lendemains de fêtes, on a tous une enclume sur la tête.
La Natale, c'est bien. Si si. Les repas de Balthazar, et les vin fins, ça fait oublié les convives désagréables.
Papa qui m'offre des orchidées blanches, parce que c'est une sorte de tradition entre lui et moi.
Et des framboises fraîches, lamponi per il cuore, qui me font tant de bien en hiver.

Le vent glacial qui s'engouffre dans les cheveux mouillés. Au fond de mes poches, je sens les coquillages.
Je ferme les yeux, et j'essaye de me souvenir combien la mer était belle cet hiver, de la sensation du sable fin, couleur camel, qui se meut sous mes pieds nus, et du soleil qui faisaient scintiller l'eau, comme des diamants.
J'aime à les sentir au creux de ma main, lorsque chaque matin, je me sens plus vide que précedemment.

Dehors, je vois les fenêtres des maisons éclairées, et les familles si joyeuses à l'intérieur, le 24-Dec. Et pourtant. Là-bas, sur la digue, dans la pénombre de l'hiver, je laisse couler les larmes. Parce qu'ici, c'est si triste.

*avis d'ouragan*
Je risque de poster chez Mijie, si jamais un ouragan pointe le bout de son nez.

Respirato da Mélisande at 01:01 PM
24
Sunday
December 2006
Contrairement aux apparences, je ne suis pas méchante.

Ce soir, je regarderais l'étoile de Noël, et je ferais un vœu. J'espère que le lendemain, il se sera réalisé.
Que Sehdreek n'arrivera jamais chez Grand Père pour le repas, car il aura eu un accident mortel de moto.
Voilà ce que je souhaite. Etre débarrassée à tout jamais du Maharadjah. Mon seul cadeau, c'est ça.

On est juste le 24 décembre, je suis arrivée hier, et déjà, je m'en prends plein la gueule au déjeuner.
Et bla bla bla, et que je serais là le 31 décembre à la maison "exprès pour te faire chier", et que je t'enfermerais dans tes chambre, et que tout pourra brailler à la fenêtre tant que tu veux, et bla bla bla.
Et le grand sujet autonomie : parce que j'ai envie de voir la Saatchi Gallery avec mes parents, histoire de partager un moment sympa avec eux, je ne suis pas autonome. Pareil pour aller au cinéma avec papa.
Parce qu'il écoute mes conversations téléphoniques aussi. Genre, je suis au téléphone dans le salon, non, au lieu d'attendre que j'ai fini comme l'aurait fait mes parents ou n'importe quelle personne ayant du savoir vivre, le voilà qui rentre, qui s'installe, écoute allégrement, et après rapporte aux parents mes paroles.

Cet ordure qui me sert de frère, j'ai juste envie qu'il disparaisse. Je veux que mes parents ouvrent les yeux, au lieu de me dire "ça suffit Mélisande" alors que c'est lui qui cherche la merde ici. Je veux que ça s'arrête.
Définitivement.

[Parce que si c'est pas lui, c'est moi]

Respirato da Mélisande at 03:11 PM | Comments (4)
22
Friday
December 2006
It's over.

Un nuit où le poignet fait des siennes, qu'on doit le masser à l'Antaren, toutes les deux heures. L'angoisse qui vous prends d'un coup, le réveil en sueur, la douleur transperçant la poitrine, la respiration impossible, le corps raide, les dents qui claquent alors qu'il fait 22°C dans ma chambre, alors les °anxyotrucs°. Le rhume aussi, les trucs qui nous coulent dans la gorge, le mal de tête, de dos, et surtout la fatigue accumulée de la semaine.

Sortir dans le froid, la Place Anatole France qui est encore une patinoire, et moi qui vlouuuup, me retrouve en mode *tortue* sur le dos, les quatres fers en l'air. Dedieu, j'avais l'air fine devant ces gens dans les bus.

La salle d'exa, T36 31, qui n'a plus de lumières, et dont les volets sont bloqués. Alors translation en T221.
Et un sujet. "Inversion in The Importance of Being Earnest". J'ai fait la dissertation en entier. 2h de travail.

Et, ouh merde ! Il semblerait que j'ai fait un Hors-Sujet.

Verdict le 8 janvier.

C'est enfin fini. Et moi, je suis vraiment sur les rotules. Il était temps.

Respirato da Mélisande at 01:50 PM | Comments (11)
21
Thursday
December 2006
"Il y'a 16 ans de cela".

°°°Soundtrack : Joyce, c'est de l'hébreu°°°

C'est vraiment pénible tout ça. Je veux dire, ces crises d'angoisses, de tétanie, de spasmophilie.
J'ai une très mauvaise résistance au stress, à ce genre de stress. Je peux rester calme dans un avion avec des soucis, ou des situations plutôt stressante, quand c'est moi qui ne peux rien y changer, que je ne suis pas en cause. Je sais résister au stress, quand c'est des deadlines, un truc à rendre, un projet à boucler. Mais les exas.

Juste avant le premier exa de littérature (Tess & Stevenson), j'ai commencé à trembler, alors j'ai pris un °anxyotruc°. Je suis dehors, sur le chemin de ronde de l'étage T0. Et puis tout à coup, les torrents de larmes.
De ceux qu'on ne eut pas empêcher. Les jambes en-fourmillés, et engourdis, tout à la fois, la mâchoire que l'on n'arrive pas à contrôler. Et ces larmes, qui coulent encore, et encore, et la respiration impossible.
Il est l'heure déjà, de remonter au T2, amphi Richet, et d'essayer de garder une mine d'enrhumée.
Prendre l'air avec Charlène, sur le bord de la terrasse du T2, et puis recommencer à pleurer, encore.

"Bon, on va aller voir Mr S. et lui parler" "Non, non, je ne veux pas" "Bon, je te descends au bureau là, tu peux pas rester comme ça" "Bon, d'accord…" "On va faire speed alors".

Le bureau, on me tends une chaise,"Oh, vous êtes glacée !" "Tétanie ?" "Spasmophilie ?".
Des tas de questions se bousculent autour de moi, des fragments, des sonorités s'éclatent comme des bulles.
Et un "c'est par ma faute que vous êtes dans cet état là ? qui détonne au milieu de ces voix féminines. [Pile celui que je ne voulais pas voir. Pour ne pas qu'il sache. Pas encore une autre fois].
C'est toujours autant la honte de pleurer. Alors entendre quelque minutes, en reprendre un autre de 0,50, et encore quelques minutes. Et repartir au T2, amphi Richet. 15 minutes de retard, Mr S. qui me sourit et me propose une table, seule collée au radiateur. J'ai mis mon écharpe devant, pris mon temps, pour laisser à mes mains le temps de ne plus trembler. Et répondre aux 2 questions. 7 points sur Tess, 7 points pour parler de la phase 7, la raconter, la détailler, faire attention au temps, à mes prétérits, et à mes points sur les i. Et 13 points pour parler de Stevenson, de comment Mr Utterson perçoit la relation de Dr Jeckyll et de Mr Hyde. J'ai essayé, mais c'était confus, et j'avais envie, envie de dormir, avec les °anxyotrucs°, mais relire encore.
Il m'a laissé quelques minutes de plus, j'étais arrivée en retard. On a un peu discuté, m'a dit de me reposer.

"Il est gentil" on m'dit. Et c'est vrai.

[Et plus qu'un exa demain matin. J'en peux plus, j'en peux plus je disais à Charlène. J'en peux plus. Juste ça.]

Respirato da Mélisande at 03:45 PM | Comments (3)
20
Wednesday
December 2006
L'année des Sébastien.

°°°Soundtrack : Renaud - Mistral Gagnant°°°

C'est l'année des Sébastien moi je dis. (et pas que moi). Y'en a partout partout. Ca mushroom tout le temps.

Y'a Sébastien S. l'un de mes profs à l'uni. Y'a beau Sébastien de L1, le beau voisin de phonétique.
Y'a Sébastien Loeb, champion des rallyes. Y'a Sébastien Bourdais, champion en ChampCar.
Et y'a Sébastien Charpentier, champion en SuperSport moto. Et je suis sûre qu'il y'en a un sixième.

*exa*
Plus que la Linguistique (ouch) et la Littérature (cool) demain. Et encore la Littérature vendredi (ouch-ouch).
[Et tout mes cours valent 3 ECTS chacun, chez moi.]

Respirato da Mélisande at 07:57 PM | Comments (5)
19
Tuesday
December 2006
It just goes *blank*.

Je me souviens avoir pris un °anxyotruc° à 10h30, avant mon premier exa de Langue Orale. I felt bad.
Je me souviens avoir pris un °anxyotruc°, vers 15h, j'étais complètement en train de trembloter.
Je sortais de Littérature Comparée L1, et j'avais croisé mon prof de Traduction L2 devant la salle 51.
Je me souviens être rentrée dans les grands toilettes du couloir rouge, et de m'y être retrouvée allongée.
Etendue au sol, le carrelage sale sous ma joue droite, et des murs carrelés gris-blanc tout autour.
Je crois que je me suis évanouie. Ca a du duré peut être 5-10-15 minutes, et j'ai eu du mal à re-marcher.

Et puis j'ai conduit, et y'a un mec pas futé qui m'a fait un truc pas malin, et y'a la mémé qui m'a attiré mon attention, et puis j'ai réussi à allez jusqu'au parking, j'ai ouvert la porte et je me suis laisser glissé sur le sol.
Mon mono qui me passe mon sac, et hop, un deuxième °anxyotruc°. Arrivée complètement fatiguée.

Et puis là, à l'appart, me servir un peu de Mas Amiel. Je crois que je vais partir pour une nuit de 11h là.

[Je crois que 4 comprimés espacés par jour, c'est un peu trop...]

Respirato da Mélisande at 10:26 PM | Comments (4)
18
Monday
December 2006
Sur ton parallèle.

Ce me stresse un peu ces jours ci, les exas. Il faut bien le dire, je ne vis plus que pour ça. L1 et L2. Je suis plongée dans mes cours, mes dicos, mes bouquins, je fais même des fiches (un peu tard) pour la Littérature.

Ce n'est pas forcément dans mon habitude de psychoter autant, du moins pas à m'en rendre autant malade, mais avec cette idée de partir l'an prochain, j'ai pas le droit à l'erreur, donc, la L3 AJAC, c'est im-possible.
Et il y'a aussi les lettres de recommandations, de mon prof de Trad' L2-Littérature et de ma prof de Trad' L1.
J'ai envie de réussir dans leurs matières, d'abord pour moi, mais aussi pour leur montrer qu'ils ont raison de me faire confiance, de me recommander. Et c'est aussi une histoire de respect que de s'en montrer digne.

Alors forcément. Je prends peur quand je vois que j'ai eu 8 en civilisation et que mon 11 de mid-terms ne risque pas de compter beaucoup. Je sors contente de l'exa de Grammaire, parce que mon prof est le meilleur prof de Grammaire que j'ai jamais eu, en priant pour avoir de nouveau 13,5 comme en L1-S2.

Je peste parce que je n'ai pas eu ma note en Trad' L1 (elle n'a pas eu le temps de corriger), mais j'ai eu la correction, on était 5 à être venu. Ma version semble vraiment pas mal du tout (2-3 fautes de vocabulaire mais bon), mais mon thème est trop nul. J'ai encore beaucoup de difficultés avec la rhétorique en général.

Demain matin, je passe le troisième exa de Compréhension Phonétique. J'ai 4 podcasts (2 de la NPR de 5 minutes chacun et 2 de la BBC de 30 minutes chacun) à préparer, et pour me forcer, j'ai mis ça dans mon baladeur. J'écoute ça depuis 2 semaines, tout le temps, tout le temps, et j'en peux plus. J'ai envie de musique. Je veux des notes quand je marche dans le froid le matin, des rythmes, des ear-candies.
L'après-midi, l'exa d'expression orale "encasquez-vous!", pourvu que je sois connectée avec Claire ou Kevin.
Et la correction du fameux exa de Littérature Comparée L1, avec la note qui va avec. J'en tremble déjà.

On me coupe les cheveux jeudi, juste après l'exa de Littérature sur *Tess* & *Stevenson*.
Et vendredi, je rempile avec deux heures d'exa de littérature, avec celui qui sera mon conseiller quatre étoiles pendant mon année là-bas. Exa sur *Oscar Wilde* ou *Jane Austen*, une dissertation.

J'ai hâte d'être à vendredi midi. Je rentre, et je ne décolle plus de ma couette et de mon oreiller.

Pour Denis, rêver à voix haute, c'est : "to daydream aloud" (on cross to think aloud, and to daydream).

Respirato da Mélisande at 10:09 PM | Comments (4)
Get ready, cause here I come!

°°°Soundtrack : The Temptations - Get Ready°°°

Okay. On est lundi matin. Y'a 7 exas au programme pour 5 journées de travail. C'est, euh, très beaucoup.

Mais ça ira. Il le faut. Je suis passé à la pharmacie, et j'ai de quoi faire face à mes angoisses & insomnies.
Mon poignet droit a juste décidé de me lâcher au très mauvais moment, et la douleur me cisaille atrocement. Mon sang est tellement chargé en Di-Antalvic, que si y'avait des contrôles anti-anti-douleurs, j'serais positive.

Ma lovely tante Sylvie m'a téléphoné, ma demandé comment mon moral allait et m'a rassuré, et remotivé.
J'ai eu un email de Melle L. qui me dit que ça ira, que ma phonétique, je n'aurais pas de soucis. C'est gentil.

J'ai révisé, je fais le mieux que je peux. Je vais au bout, je donne tout. Une histoire de conscience, de miroir.

J'ai presque trouvé mes cadeaux, et ma shoplist de Londres. J'ai fait mes bookings pour Londres, billets de train, chambres d'hôtels, recharger mon Oyster, et rempli le compte de ma Visa. Et j'ai mon passeport.
Maman a juste mal au ventre et j'ai peur qu'elle finisse de nouveau 10 jours en chirurgie comme en 2003.

J'avais presque oublié ça, mais en octobre, pendant que les "camarades" se reposaient et dormaient jusqu'à 12h durant une semaine, moi, j'ai bossé, j'ai passé mon temps dans à Polytech' devant un ordi.
Et si l'an dernier, j'ai eu 16 pour un truc que je ne maitrisais pas particulièrement, là, vu les sujets (sites web), j'aurais forcément une bonne note. Il le faut, il le faut. J'ai envoyé un mail au responsable. J'attends la réponse, mais ça devrait le faire, forcément, alors un 16-17-18 sur mon S3-L2, ça devrait vraiment le faire.

Ce qui me donnerait un peu de marge pour les autres cours, et me laisserait respirer un peu pour la Linguistique et les exas de Littérature Britannique. Parce que j'ai la trouille, très très pour jeudi & vendredi.

Respirato da Mélisande at 07:12 AM | Comments (6)
15
Friday
December 2006
Secret eyes in the sky.

sky-fall5.jpg
[Photo : Sunset @ Paris - 10-Nov '06]

°°°Soundtrack : Muet - Secret Eyes In The Skye°°°

C'est comme lorsqu'on se réveille un matin, et qu'on se rend compte que ce pourquoi on avançait, que ce pourquoi on se battait, que ce pourquoi on vibrait, n'existe plus beaucoup. Non pas qu'on ait cessé de le vouloir, de l'aimer, d'y croire, mais plutôt que la vie a séparé, sans crier gare. Un peu du jour au lendemain.

"Plus d'arte, finito finito ... Ça me fait de la peine pour toi." elle me dit. Moi aussi, j'en ai mal. Très.
Mais pour l'instant la douleur n'est plus criante. Moins qu'avant du moins.

C'était juste comme une étincelle, un moment de paillette. Mais qui n'existe plus.

C'est difficile de se battre. Surtout quand mon prof. m'explique ce qu'il attendra de nous à l'exa de Littérature Britannique. Une dissertation. Je sais les faire, je sais quand on me donne une citation de Picasso, une question de réfléxion sur la place de la nature chez Glenn Murcutt et Frank Lloyd Wright, je sais faire quand on me donne une oeuvre à analyser, ou quand on me donne deux à en comparer. Mais en littérature ?

Je ne regrette pas d'étudier l'anglais, la littérature, la civilisation. Je ne dis pas ça.
J'aime lire, j'aime ce que j'étudie, je trouve souvent des réponses dans la poésie de Leopardi. C'est de la culture qu'on m'enseigne, et ça, c'est pour tout le temps. Mais dès fois, je me demande si c'est vraiment là qu'est ma place. Quand pendant près de 3 ans, les seules choses qui avait de l'importance à mes yeux au collège et au lycée se résumait à : Anglais et Arts-Plastiques, je m'interroge. Quand l'an dernier, j'ai décidé que ça serait transitif l'uni en France, et que finalement, je ne suis pas à Memphis, je ne sais pas. Je ne sais plus vraiment.

C'est comme si j'étais là, immobile, en plein milieu de Châtelet-Les Halles, zone RER-métro, en plein rush du matin ou du soir. Que tout ces gens gravitaient autour de moi, et que j'étais là, désorientée, face à la vie.

Je suis pleine de questions, de doutes, d'incertitudes, de peurs, de méfiance, d'indifférence.

Et pourtant, j'essaye d'y croire, j'essaye de me battre, pour réussir, et aller au bout des choses. Où que ces routes me mènent, j'ai envie d'aller voir au bout malgré tout. Des fois que l'étincelle soit au rendez-vous.

[Pas beaucoup de temps sur la semaine qui s'annonce. Je cours, j'étudie, j'écris, je dors, je cours. A conjuguer au futur, bien sur. Et quand je ne saurais plus quoi réviser, je prendrais ma longue liste de verbes irréguliers, et je vérifierai que je m'en souviens encore. Parce que ça, ça compte, beaucoup beaucoup.]

Respirato da Mélisande at 10:54 PM | Comments (2)
14
Thursday
December 2006
The best class ever.

Je me suis demandé ce qu'il a bien pu ressentir, quand une centaine d'élèves l'a applaudi pour son cours.

C'était à la fin de notre onzième CM de Littérature Britannique, et on l'a applaudi, pour ces 11 semaines.
C'était un beau cours, un très beau cours, que j'ai aimé suivre, où j'ai aimé en apprendre sur la littérature.

Et quand je vois que des élèves applaudissent leur professeur, je me dis que rien que pour un moment comme ça, une seule fois dans la vie, ça doit valoir le coup d'être prof. Le plus beau métier du monde ?

Respirato da Mélisande at 02:59 PM | Comments (9)
13
Wednesday
December 2006
Tentative (désespérée) de remotivation.

Je me dis que malgré tout, j'ai de la chance. J'ai Anne qui m'encourage, Denis qui fait pareil de l'autre coté de la flaque, et puis Bouba qui fait du soutien moral par téléphone. Alors on sèche les larmes, et on bosse.

Du reste, en exa, la bouteille d'eau sur ma table est tellement ultime et unique qu'elle attire les yeux. Tout le monde en est fasciné. Elle ressemble à une fiole de fée-sorcière, à une bulle bleue, un bateau.

Puis je me suis accordée du lait, ce matin. Plus de 6 mois que je ne devais plus en boire. J'ai craqué, et c'était si bon, c'était doux, et frais, et agréable, et légèrement sucré, et enchanteur. Pas comme le jus de banana.
Le médecin ne voulait plus que j'en boive, mais ça me manquait tellement le lait, tellement c'était bon.

Je garde courage pour la semaine prochaine. Parce que finalement, ma version, elle n'est peut être pas si nulle que ça hein ? La semaine prochaine, ça va être dur, dur - Grammar on the Monday, Comprehension on the Tuesday, Literary Analysis on the Wednesday, Literature & Linguistics on the Thursday, and Literature (again) on the Friday. And then, it's over. I would eventually be done with my finals.

Respirato da Mélisande at 10:41 PM | Comments (3)
12
Tuesday
December 2006
Retour dans le caniveau.

C'était une journée qui avait bien commencé pourtant. J'étais venu en CM de linguistique. J'avais envoyer quelques mails pendant la *pause-net*. Melle L. m'avait donné mes notes de Langue Orale L1 : 13,5 en transcription phonétique, et 15 en prononciation. De quoi faire un meilleur bulletin de L1-S1 en fait.
Et puis j'ai été connectée avec Romaric pendant l'exa d'Expression orale, on a joué aux 7 erreurs. J'ai bondi hors du labo pour aller en Littérature Française Comparée L1, et la prof m'a donné un sujet de devoir.
Là, tout s'est écroulé, effondré. La dernière fois que je suis venu à ce cours, l'exa était prévu pour la Sem 12.
On est Sem 11. Je n'ai pas les livres, ni les cours manqués, et je n'ai pas relu les cours pris.

J'ai passé 30 minutes à pleurer sur ma copie. J'étais silencieuse, reniflant, mais pleurante, sanglotante.
Le sujet, je n'étais pas prête. Je ne m'y attendais pas. Et je crois que sans au moins un 8-9-10, je peux dire adieu aux USA l'an prochain. Melle L. m'a rassurée comme elle pouvait (LMD, Compensation d'UE…), mais je sais bien que c'est utopiste. Je ne comprenais même pas le mot subjectivité (c'est idiot hein ?) dans le sujet.

Puis ma Mo' m'a dit de venir la rejoindre, alors un pain au chocolat, et parler d'elle, ça me manquait ma Mo'.
Jouer à "Je vais bien tout va bien" chez Jacklyn. Ne pas parler des USA, ni de cet exa, et se convaincre de.
En sortant, j'aurais presque pu me croire lorsque je disais "Ca va, aujourd'hui, ça va". C'était l'effet anxyotruc.

Respirato da Mélisande at 09:12 PM | Comments (6)
"C'est pour vous que le soleil brille aujourd'hui."

sunset-tours_fall2.jpg
°°Sunrise shot : 30-Nov '06, before going to uni, at 7.49am°°

°°°Soundtrack : The Temptations - Get Ready°°°

Heureusement que mam' a fait une pizza, et qu'il ne pleuvait pas. Et puis on va à Londres en janvier.
J'vais m'en mettre plein les mirettes coté architecture, et art, et puis un diner au Café du Jardin.
Je sens aussi que je vais bien m'amuser dans les toboggans, et que mon Oyster Card et ma Visa vont brûler.

Rien que ça, ça va. And so then. J'ai bien réussi mon exa de Prononciation et mon exa de Traduction L1. je ne savais juste pas comment dire "rêver tout haut", mais c'est pas grave. Je sais que ça ira pour ça. Et que mon L1-S1 est sauvé, quand bien même je n'arriverais pas à dépasser le 6 en littérature française comparée.
Mercredi, l'exa de Traduction L2, et j'ai peur peur peur. Avec l'envie de partir en courant qui nous tenaille.

*le BTP et moi*
Je sais pas si quelqu'un a vu la dernière campagne de pub du groupe Vinci, mais alors là, le viaduc humain, façon castells, j'ai trouvé ça vraiment magnifique et ultra représentatif. Vinci, ça me fait rêver. Sempre.

*envies*
De mes Pepperkakor. De pain d'épices pomme-cannelle Dandoy. D'un verre de Sauternes.
D'étoiles de mer sur le sable. Du bruit des vagues. D'une brise dans le cou.

[Photo : the awakening sky, avec une dédicace à *Sabrina* qui comprendra pourquoi…]

Respirato da Mélisande at 06:57 AM | Comments (9)
11
Monday
December 2006
Mamaaaan ?? Tu peux demander au médecin du Xanax et de l'Antadys steuplait ??

"Y'a des jours, ça vaut pas des nuits" comme je dis souvent. Mais alors "Y'a des nuits, ça vaut pas des jours".

Je n'ai pas dormi de la nuit, j'ai beau eu prendre un anxyotruc en désespoir de cause, j'ai pas trouvé le soleil.
Papa qui est venu me réveillé à 7am, moi, je pensais qu'il était encore 1am. Et j'avais oublié le réveil.
Alors le jus de banana qu'on secoue sans refermer le bouchon, et hop, la table arrosée, les fringues tachés, arriver en exa de civilisation américaine, complètement en vrac, et congelée par ce froid d'hiver.

J'ai encore 2 exa (Trad' L1 et Prononciation L1) aujourd'hui, et je sens que cette journée est trop pourri.

J'ai pris 4 kilos, ce qui fait que mon poids atteint désormais les 42,9 kg et c'est donc trop, beaucoup trop.
Puis c'est pénurie de Tornado ici, et moi, sans chewing gum, c'est comme une journée sans douche-du-matin.

Respirato da Mélisande at 01:23 PM | Comments (3)
9
Saturday
December 2006
Et encore une histoire de garçon.

Par rapport à ce que je disais la semaine dernière, ça tombe à pic, ce lien retrouver dans un coin de mon ordi.
La verité ? [*cliq-cliq*]. En tout cas, en trouvant ça il y'a quelques mois, j'avais vraiment accroché.

Quand à beau Sébastien de L1, c'en est fini des cours de phonétique à coté de lui, j'ai passé mon exa. Snif.

*cedar-style*
Commencer un nouveau design (images + css + templates) à 2 jours du début des finals du premier semestre, c'est nul, ça craint. C'est même plus que nul, ce n'est pas prudent du tout, ni très sérieux non plus.
Mais ce matin, avec ProFTP qui remarchait, et puis Sweet Home Alabama à la télé, j'avais juste envie.
Alors, ça viende, ça viende, mais c'est en standby jusqu'à dans 10 jours au moins. Je dois faire honneur à mes lettres des recommendations (Ah comme il a été élogieux mon prof de traduction...) et tra-va-iller molto.

EDIT - Soundtrack Of The Day : Jewel - Sweet Home Alabama

Respirato da Mélisande at 07:25 PM | Comments (8)
8
Friday
December 2006
I heart Berlin.

Darren a visité Berlin récemment, et a trouvé les mots pour exliquer Berlin.
Pourquoi on s'y sent bien, et pourquoi on a envie d'y être tout le temps.

*drrnwbb.com/blog - berlin*[cliq-cliq]

Berlin, je l'ai aimé cette ville, tellement. Berlin qui vous ensorcèle, qui vous attire, vous fascine, vous séduit, vous enivre, par ses milles et une lumières, son explosion architectural, et sa simplicité. Berlin, même avec la barrière de la langue, je me sentirais prête à y vivre, au moins autant que de l'autre coté de la flaque.

Respirato da Mélisande at 04:52 PM | Comments (2)
Downtown(ista).

°°°Soundtrack : Petula Clark - Downtown°°°

Celle-là, c'est ma chanson qui me rend toute happy-smile. Ma chanson de DownTownista.

Ma maman écoutait ça, quand elle avait 15 ans. Moi, je l'ai découverte à 15 ans aussi. J'en suis addict.
C'est la chanson qu'on met tout le temps en voiture, et même si papa râle, nous deux, on la chante quand même, parce qu'elle est belle, vivante, qu'elle rappelle à maman sa jeunesse parisienne du 17°, et qu'elle me va bien, à moi, et à ma vie. Même Jennifer & Joyce l'ont chanté avec nous l'été 2005 sur le périph.
L'écouter, c'est comme dire à une ville "You shall be mine, you are mine".

Et puis quoi de mieux que Downtown pour une (des) DownTownista comme moi (nous) ?

Respirato da Mélisande at 10:04 AM | Comments (8)
7
Thursday
December 2006
Saperlipopette - Six.

Le MCA, je sais. J'ai su, plutôt. Ou peut être bien je savais finalement. Bygones. C'était en octobre 2005.
J'ai commencé par aller voir ma banquière, j'ai rempli mon application form à 25 USD, je me suis inscrite au TOEFL à la Défense, j'ai préparé mon portfolio aux standard américains (des slides, des fiches, des films en format mov, etc…), je l'ai envoyé, j'ai préparé mon programme de cours là-bas, j'ai réservé ma chambre, j'ai préparé mes transcripts (diplômes bulletins avec leur traduction), j'ai rédigé mon essay (lettre de motivation à l'américaine), j'ai envoyé, et je m'étais préparé aux entretiens, à savoir qu'on pouvait me demander de faire des références artistiques, et que je pouvais très bien me retrouver à expliquer l'importance du bleu dans le travail de Klein et ce en anglais (hin-hin), je me suis préparé à leur démontré que même si mes compétences en dessin étaient un peu limite, j'étais néanmoins un élément intéressant qui pourrait apporter des choses à leur université, et surtout qui voulait apprendre et réussir dans ce beau pays qui me faisait tant rêver depuis petite.
J'avais aussi pris contact avec les gens qui délivraient des bourses "full-tuition" pour les étudiants étrangers.
Tout était en très bonne voie. Je savais que j'avais de bonnes chances d'être prise. Surtout en computer arts.

Et puis dans la voiture, quand j'ai annoncé à papa que j'aimerais qu'il vienne à la banque avec moi pour le virements des frais de scolarité et du reste. On était sur l'A12, et il m'a dit "Non, Mélisande, tu n'iras pas".
Mon monde s'est écroulée ce jour là. Et un an après, j'en ai toujours autant mal, tellement j'y croyais.
Je comprends pas qu'il m'ait laissé espérer si c'était pour me dire non.

Saperlipopette.

Respirato da Mélisande at 02:15 PM | Comments (2)
6
Wednesday
December 2006
Saperlipopette - Five.

Mes 38,9 kg peinent à rester sur la terre ferme quand la tempête se déchaine le long de la cathédrale.
Mon corps se retrouvent littéralement propulsée sur la chaussée, à cause d'un gros gros coup de vent. Mon parapluie, lui, se retourne complètement, et finit carrément par m'échapper des mains. Je le rattrape désespérément quelques mètres plus. Et quelque mètres plus loin encore, la pluie se fait encore plus forte. Je peste contre les voitures rue de la Préfecture qui m'éclaboussent encore un peu plus le bas de pantalon mouillé, et continue mon chemin. Rue Nationale, c'est le déluge. Les gouttes passent à travers le parapluie, les rares passants se plaquent à l'entrée des boutiques, et près des Galeries, et moi, je trace, comme je peux, je suis pressée. L'eau atteint le dessous de mes genoux. Trois caniveaux plus loin, ça a contaminé mon manteau, et ça attaque mes cuisses. Je suis détrempée. Aujourd'hui, j'ai enfin su pourquoi je passais le permis.

Saperlipopette.

Respirato da Mélisande at 10:49 PM | Comments (2)
5
Tuesday
December 2006
Que ça doit être beau quand l'avion survole l'autoroute la nuit.

Les trucs que j'aime le plus photographier c'est le ciel, la route de nuit, la nourriture, et l'architecture.

http://web.respirare.net/blog/entries_archives/liz/highway/highway_s2-1-thumb.jpghttp://web.respirare.net/blog/entries_archives/liz/highway/highway_s2-2-thumb.jpg
°°°cliq-cliq pics to enlarge°°°

°°°Soundtrack : Muet - Secret Eye In The Skye°°°

Alors comme ça fait longtemps que j'ai pas mis des photos de l'A10 de nuit... C'était dimanche soir, au niveau du pont-restaurant, à Orléans-Saran.

Tout ça pour dire qu'avec mon cadeau d'anniversaire, je suis encore plus contente.
Il se déclenche plus vite qu'avant, et puis le mode nuit sur l'autouroute, miam-miam.

Quand à moi, de retour à l'uni, j'étudie, dur dur, je transcris, et je remplie mes dossiers en gagnant l'admiration de Jenni : "I have to give you credit for all the hard work you're doing!!! Figuring out a college schedule can be difficult and many students still go to advisors here each semester for help.". Forcément, vu toute la paperasse avec laquelle je me suis battu l'an dernier, pour étudier au MCA (les workshops qui m'ont tant fait saliver), je commence à sérieusement avoir compris tout les rouages des universités américaines. Je vais juste moins rire quand il faudrait écrire une lettre de motivatio "à la française" en anglais. Je sens que je vais adorer.

*Chez Francis*
J'ai diné là vendredi soir, et y'a pas à dire, la brasserie est jolie, et la vue sur la Tour Eiffel incroyable.
Mais la cuisine, je n'ai pas aimé. Mon foie gras trop gras, pas assez cuit, pas parfumé. (Pareil pour celui de Mam' - comme quoi ce n'est pas moi qui suis tombée sur le mauvais morçeau). Mon dessert, on aurait dit de la soupe, avec des fruits sortis d'une boite de conserve, et noyés dans du jus. A Cannes, c'était bien meilleur. Y'a que Papa a avoir bien mangé ce soir là (huitres impeccables, souris d'agneau nickel chrome, dessert délicieux). Papa voulait qu'on aille là, parce que la vue est belle, qu'on avait pas reservé ailleurs, et que c'est connu quand même, et finalement, j'ai été déçue, mais très. Par contre, pour ceux qui aiment tout ce qui est poisson, fruits de mer, coquillages et crustacés (mais pas sur la plage abandonnée), c'est un très bon endroit où diner, quand bien même la clientèle soit majoritairement composée de touristes américains, ou de Messieurs-Dames aux cheveux blanc.

Respirato da Mélisande at 04:04 PM | Comments (4)
4
Monday
December 2006
Une autre époque.

[Vendredi soir. "Chez Francis" @ Paris]

- (mam') blablabla, ton père il m'appelait le soir, il séchait les cours à Dauphine pour me téléphoner.
- (papa) nan, mais merci Dominique, mais franchement, t'étais obligée de lui raconter ça, hein, je passe pour quoi maintenant hein, pfff, nan mais comment veux tu que je l'oblige à aller en cours, mais tu pouvais pas te taire hein, rhooooo… Mélisande, ne l'écoute pas, t'façons, ta mère, elle dit n'importe quoi !
- (moi) Huhu, le sécheur !!! Ca me fait tout un *laïus* sur l'importance d'aller en cours, et ça courbe.

Ahaha, n'empêche, la tête de papa quand mam' lâché cette information capitale à table, ça valait de l'or.

A contrario, quand mam' affirme qu'elle n'a jamais séché un seul cours de sa vie, elle, c'est crédible, parce que ma mère, elle est bien trop sage pour ça. Ca l'aurait rendu malade de faire un truc comme ça.

Respirato da Mélisande at 11:03 PM | Comments (9)
2
Saturday
December 2006
Premier décembre. [downtownista]

Finalement, je n'ai pas eu mon Transilien de 8.41, ni celui de 9.09. J'ai eu celui de 9.41 en fait. Mais c'était bien mieux. Sur le quai, il y'avait Laura, ma copine d'enfance, ma copine d'école. Alors on a discuté, d'ici, de la famille (elle se souvenait que Sehdreek m'avait traité de pute quand j'avais 12 ans, lorsqu'on discutait dans ma chambre. Et il a récidivé, je lui ai répondu), des cours, des gens avec qui on a grandit, des langues, et tout. Jusqu'à la gare de SQY, vu qu'elle allait en cours à l'UVSQ. Et la revoir et discuter, ça m'a fait très plaisir.

Et continuer jusqu'à Paris. La belle vue de Meudon, les gares qui défilent et que j'égrène avec mes doigts.

Robert Rauschenberg, que j'ai tant aimé. Trois expositions, magiques à chaque fois. La fabuleuse On & Off The Wall à Nice, la salle au Guggenheim à Bonn, et là, les Combines, les premiers que je vois, ici. Et juste waw.
Puis Yves Klein, qui m'a tant fasciné, ces heures de vendredi soir, où je luttais pour rester éveillée et garder mes yeux ouverts, dans la pénombre de la salle de classe. Les pièces où il a utilisé le feu, et celles de Nice.
Je me suis régalée. Ca m'avait tellement manqué, de ne plus errer dans ces grandes salles blanches là.

Et puis Cojean, parce que c'est l'endroit pour moi où e peux enfin finir ce que j'ai acheté. Mini-sandwich, salade de mangue fondante et fraiche, et sièges confortable. Et vue imprenable sur le boulevard agité.

Trouver LE jean à Gap. Moi et les jeans, c'est toute une histoire. Jamais à ma taille, trop long, pas évasée. Et là, miracle. Coupe courte, taille basse, et tout ce que je veux. J'en aurais presque pleurer de joie en cabine.
Le cadeau de Mam' pour Noël, et mon premier nrf de poésie. Un Philippe Jaccottet. Des mots doux.

Filer chez Anne, grimper sur un escabeau, un projecteur dans les yeux, j'ai essayé de sourire, moi qui n'y arrive que quelques fois par an. Et rire et sourire. Et ça se passe bien, et je suis très contente de tout ça.

Un cappuccino pas bon, sur une chaise toute dure à Starbucks. Une moitié de muffin pour rattraper le tout.
Marcher jusqu'à la place Vendôme, y tournoyer avec Cheek to Cheek dans les oreilles sous des regards médusés en imaginant que la neige tombe et qu'Andrea est juste là, avec moi. Ca me fait sourire un peu.
La voiture, à Opéra, et rouler dans Paris, les fenêtres ouvertes, la tête en l'air. Place de l'Alma, un diner Chez Francis (euh, question nourriture, je suis peut être exigeante, mais c'était vraiment pas top) avec vue sur la Tour Eiffel. Regarder la grande dame de fer scintiller. Deux fois. Puis repartir, encore un fois, tête au vent.

DownTownista, c'est ça. Encore une fois. Cette vie, cette frénésie, et cette envie. Surtout, surtout.

[Note 100 % fille : les talons hauts, et super fins, sur le trottoir roulant à 9 km/h (en entrée et sortie), ça bousille les talons. Comme les tapis à trous dans les halls d'entrée et les grilles d'égouts et d'arbres. Aie, aie.]

EDIT : Je viens juste de réaliser. J'ai l'exa de Phonétique L1 mardi après-midi, et elle nous rends les copies de l'exa de Phonétique L2 juste avant. Mais si je me suis plantée, comment je vais y arriver moi ?

Respirato da Mélisande at 11:53 PM | Comments (2)