August 2006
°°°Melampyre - Milkbox°°°
Trois mectons, des vrais petits cons, m'ont traité de "Pétasse-pétasse" dans la rue.
Un jean, des docs, une veste en velours noir, marcher vite. Ca suffit.
On va dire qu'en ce moment, je n'envoie plus que des 2 coutures.
J'en suis à retenir mes larmes, et mon angoisse, en plein cours de conduite.
Je m'allonge par terre, j'écoute Lazzich/Night Jingle, et j'essaye d'appuyer sur Stop.
I close my eyes, and I see the clouds printed on my eyelids.
A force de trop courir dans tout les sens, on en oublie par savoir qu'elle est réellement son chemin.
A force de. J'en viens à négliger ce qui aurait du compter pour moi.
Cet email du 10 juin qui m'a tellement retournée, et auquel je n'ai toujours pas répondu.
Ces sms et ces emails qui restent en Unread des jours et des jours.
Alors voilà. A force de. Je préfère me taire, et fermer les yeux.
[priorités]
Mon édito-photographique de septembre (la photo seulement, le texte, c'est écrit).
Ma chambre à Paris, à finir de ranger, d'arranger. Ces choses à trier, jeter, donner.
Cet email et cette boite surprise à préparer pour une personne qui compte fort pour moi.
Le temps a filé trop vite. Trop tard pour Monaco, trop tard pour NY, NY et pour NYC tout court.
Trop tard pour voir Paola Pitagora interpréter Leopardi, à Recanati. Tant pis.
C'est juste trop d'un coup. Et trop dur. [energyless]
August 2006
Sans lui, je suis perdu, je ne brille plus. Parce que c'est lui qui fait pétiller mes yeux. Anche lontano.
[Et déjà en 2005]
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August 2006
Pendant ces derniers jours, je me suis battu. Sisi. Corps et ongles même. Et c'était pas de la tarte.
(D'où le silence...)
Le bloc-tiroir tout vert-moche-mais-y'a-pire à repeindre un bleu ciel. 2 couches pour que ce soit parfait.
Les meubles à sortir, les étagères à vider, et à démonter. Les planches qui tombent sur la tête.
La bâche de protection bien trop grande et qui ne veut pas rester fixée aux plinthes.
La moquette murale, et le papier tout fin, collés à la colle extra-forte (j'ai jamais vu une colle comme ça, même quand je travaillais encore mes murs aux pigments Sennelier), tellement qu'on dirait de la S-Glue 3.
La spatule, la décolleuse, l'éponge et le produit magique, perchée sur l'escabeau bancal.
Les vis droites, cruciformes et à-la-con à dévisser, et qui ne tournent pas. Les tournevis qui ne marchent pas.
Les chevilles Moly que j'ai arraché de rage des plaques de Placo-plâtre, parce qu'elle ne s'enlevaient pas.
L'enduit que j'ai badigeonné sur le mur, et aux trous des Moly, pour rattraper le boulot pas-pro du papa-pas-brico d'il y'a 16 ans (mais papa trop-top-brico maintenant) et des ouvriers-pas-doués d'il y'a 30 ans.
Le ponçage (3M power) avec le walkman sur le bras, et le masque parce que ça vole. Les yeux qui piquent.
La peinture des montants de porte, et puis le posage du nouveau papier-peint qui est horrible à mettre.
Les murs pas droit du tout, et le plafond bancal aussi. Les dénivelés de 2,44m à 2,38m trop énervant.
Le mauvais calcul de papa-pourtant-matheux, et le 4° rouleau bain B trouvé in-extremis à Casto.
L'aspirateur, partout, tout le temps, pour garder le lieu propre (je suis ma-nia-que pour ça).
[et dès demain matin]
Le remontage des étagères, leur remplissage, le retour des meubles, et de leur contenant.
Le dévalisage d'Ikea-Plaisir, histoire de voir ce qu'on peut faire pour ce dressing-alcôve de chambre.
Le cadre doré à préparer (ponçage, peinturage, et quoi y mettre dedans : miroir/fil de fer/rien du tout).
Faut voir ce qu'une fillette seule peut faire sans homme(s).
Angel, la douce de Sehdreek, m'a donné un coup de main pour le papier-peint. Heureusement. Papa a sorti sa Visa de son regard bienveillant à chaque fois que, et maman a conseillé/ordonné avec son pinceau d'un air impitoyable. Et Raul Midden a rendu ces heures moins difficile physiquement.
[2 jours plein de vidage-démontage-décollage-ponçage-enduisage, 6 heure de peinture (ça sèche longtemps, donc 1 jour de foutu), 2 jour d'enduisage, 4 journée de tapissage et 2 journée de remontage, remplissage.]
Entre temps (le 16-17-18), j'ai fait la cuisine à papa, ressorti mon bonnet, mangé deux fois dans le même resto, pris deux leçons de conduite à Tours, découvert que mon PC était cassé-disloqué et mailer/téléphoner en 0825 le support technique de Dell. Entre temps (le 21-22-23-24), j'avais pu le net. Entre temps (le 22), j'ai pris un Day/Off d'un après-midi downtown Paris, pour buller, et laisser le temps glisser autour de moi.
*énervement*
Quand Sehdreek décide de faire des travaux dans sa chambre, et m'accuse de vouloir faire les miens exprès pour l'embêter. Han c'te mauvaise foi. Ca fait déjà 3 mois que j'en parle, et lui, ça lui prends comme ça.
Alors non, Sehdreek, tu n'auras pas la décolleuse électrique ni mes spatules ni mon escabeau, non.
Première fois depuis longtemps où je me suis senti soutenu par mes parents face à lui, et, ça fait du bien.
*annoucement*
Je fais les édito-photographique tout les mois depuis juillet sur Luxe-Publishing. Une sorte de calendrier, qui donne la tendance du mois. Et j'vais sans doute faire plus bientôt, comme écrire sur d'autres choses.




