.August 2006.
30
Wednesday
August 2006
Temps-mort.

°°°Melampyre - Milkbox°°°

Trois mectons, des vrais petits cons, m'ont traité de "Pétasse-pétasse" dans la rue.
Un jean, des docs, une veste en velours noir, marcher vite. Ca suffit.

On va dire qu'en ce moment, je n'envoie plus que des 2 coutures.
J'en suis à retenir mes larmes, et mon angoisse, en plein cours de conduite.
Je m'allonge par terre, j'écoute Lazzich/Night Jingle, et j'essaye d'appuyer sur Stop.
I close my eyes, and I see the clouds printed on my eyelids.

A force de trop courir dans tout les sens, on en oublie par savoir qu'elle est réellement son chemin.
A force de. J'en viens à négliger ce qui aurait du compter pour moi.
Cet email du 10 juin qui m'a tellement retournée, et auquel je n'ai toujours pas répondu.
Ces sms et ces emails qui restent en Unread des jours et des jours.
Alors voilà. A force de. Je préfère me taire, et fermer les yeux.

[priorités]
Mon édito-photographique de septembre (la photo seulement, le texte, c'est écrit).
Ma chambre à Paris, à finir de ranger, d'arranger. Ces choses à trier, jeter, donner.
Cet email et cette boite surprise à préparer pour une personne qui compte fort pour moi.

Le temps a filé trop vite. Trop tard pour Monaco, trop tard pour NY, NY et pour NYC tout court.
Trop tard pour voir Paola Pitagora interpréter Leopardi, à Recanati. Tant pis.

C'est juste trop d'un coup. Et trop dur. [energyless]

Respirato da Mélisande at 01:48 PM | Comments (9)
28
Monday
August 2006
Sisterhood & Brotherhood. [2006]

Sans lui, je suis perdu, je ne brille plus. Parce que c'est lui qui fait pétiller mes yeux. Anche lontano.
[Et déjà en 2005]

http://web.respirare.net/blog/entries_archives/liz/sis-bro_06/borgo1-thumb.jpg http://web.respirare.net/blog/entries_archives/liz/sis-bro_06/borgo4-thumb.jpg http://web.respirare.net/blog/entries_archives/liz/sis-bro_06/borgo5-thumb.jpg http://web.respirare.net/blog/entries_archives/liz/sis-bro_06/borgo3-thumb.jpg http://web.respirare.net/blog/entries_archives/liz/sis-bro_06/borgo2-thumb.jpg
Respirato da Mélisande at 07:37 PM | Comments (7)
25
Friday
August 2006
While I was gone.

Pendant ces derniers jours, je me suis battu. Sisi. Corps et ongles même. Et c'était pas de la tarte.
(D'où le silence...)

Le bloc-tiroir tout vert-moche-mais-y'a-pire à repeindre un bleu ciel. 2 couches pour que ce soit parfait.
Les meubles à sortir, les étagères à vider, et à démonter. Les planches qui tombent sur la tête.
La bâche de protection bien trop grande et qui ne veut pas rester fixée aux plinthes.
La moquette murale, et le papier tout fin, collés à la colle extra-forte (j'ai jamais vu une colle comme ça, même quand je travaillais encore mes murs aux pigments Sennelier), tellement qu'on dirait de la S-Glue 3.
La spatule, la décolleuse, l'éponge et le produit magique, perchée sur l'escabeau bancal.
Les vis droites, cruciformes et à-la-con à dévisser, et qui ne tournent pas. Les tournevis qui ne marchent pas.
Les chevilles Moly que j'ai arraché de rage des plaques de Placo-plâtre, parce qu'elle ne s'enlevaient pas.
L'enduit que j'ai badigeonné sur le mur, et aux trous des Moly, pour rattraper le boulot pas-pro du papa-pas-brico d'il y'a 16 ans (mais papa trop-top-brico maintenant) et des ouvriers-pas-doués d'il y'a 30 ans.
Le ponçage (3M power) avec le walkman sur le bras, et le masque parce que ça vole. Les yeux qui piquent.
La peinture des montants de porte, et puis le posage du nouveau papier-peint qui est horrible à mettre.
Les murs pas droit du tout, et le plafond bancal aussi. Les dénivelés de 2,44m à 2,38m trop énervant.
Le mauvais calcul de papa-pourtant-matheux, et le 4° rouleau bain B trouvé in-extremis à Casto.
L'aspirateur, partout, tout le temps, pour garder le lieu propre (je suis ma-nia-que pour ça).
[et dès demain matin]
Le remontage des étagères, leur remplissage, le retour des meubles, et de leur contenant.
Le dévalisage d'Ikea-Plaisir, histoire de voir ce qu'on peut faire pour ce dressing-alcôve de chambre.
Le cadre doré à préparer (ponçage, peinturage, et quoi y mettre dedans : miroir/fil de fer/rien du tout).

Faut voir ce qu'une fillette seule peut faire sans homme(s).
Angel, la douce de Sehdreek, m'a donné un coup de main pour le papier-peint. Heureusement. Papa a sorti sa Visa de son regard bienveillant à chaque fois que, et maman a conseillé/ordonné avec son pinceau d'un air impitoyable. Et Raul Midden a rendu ces heures moins difficile physiquement.

[2 jours plein de vidage-démontage-décollage-ponçage-enduisage, 6 heure de peinture (ça sèche longtemps, donc 1 jour de foutu), 2 jour d'enduisage, 4 journée de tapissage et 2 journée de remontage, remplissage.]

Entre temps (le 16-17-18), j'ai fait la cuisine à papa, ressorti mon bonnet, mangé deux fois dans le même resto, pris deux leçons de conduite à Tours, découvert que mon PC était cassé-disloqué et mailer/téléphoner en 0825 le support technique de Dell. Entre temps (le 21-22-23-24), j'avais pu le net. Entre temps (le 22), j'ai pris un Day/Off d'un après-midi downtown Paris, pour buller, et laisser le temps glisser autour de moi.

*énervement*
Quand Sehdreek décide de faire des travaux dans sa chambre, et m'accuse de vouloir faire les miens exprès pour l'embêter. Han c'te mauvaise foi. Ca fait déjà 3 mois que j'en parle, et lui, ça lui prends comme ça.
Alors non, Sehdreek, tu n'auras pas la décolleuse électrique ni mes spatules ni mon escabeau, non.
Première fois depuis longtemps où je me suis senti soutenu par mes parents face à lui, et, ça fait du bien.

*annoucement*
Je fais les édito-photographique tout les mois depuis juillet sur Luxe-Publishing. Une sorte de calendrier, qui donne la tendance du mois. Et j'vais sans doute faire plus bientôt, comme écrire sur d'autres choses.

Respirato da Mélisande at 10:40 PM | Comments (5)
23
Wednesday
August 2006
Day/Off. [downtown paris]

°°°Soundtrack : Emiliana Torrini - Today has been OK°°°

[mardi 22-Aout]
Une dernière belle journée d'été. Le train climatisé. La vue depuis Meudon. Le parvis de la gare du Nord. La rue de Belzunce. Anne si gentille et terriblement sympathique. Les escaliers rue Fénelon. Place de l'Opéra. Rue de la Paix. Charmant vendeur chez Cristofle. Marcher au soleil avenue de l'Opéra. Un cappuccino à Starbucks. Un muffin. Le bon fauteuil gris si moelleux. La voix d'Ella Fitzgerald. Et. Matilda. Les pages qui se tournent si vite, des éclats de rires, des sourires, tellement Matilda est incroyable. Puis rentrer. Déjà.

Respirato da Mélisande at 12:12 PM
20
Sunday
August 2006
Construction Princess Warrior.

Un p'tit coucou d'entre deux murs.
Juste pour dire que je suis vivante, un peu très beaucoup cassée, mais vivante.
J'fais des choses en ce moment, c'est dur, mais je reviens bientôt.
Promis.

[Je réponds aux comments d'avant et d'ici dès que j'ai plus de 2 minutes de libre] Répondu.

EDIT : (J'ai piqué les codes internet de papa-à-tours pour me connecter 2 sec ici)
On a plus internet ici, jusqu'à ce qu'on reçoive une lettre avec nos nouveaux codes.

Et puis en plus, mon ordi Attila est tout cassé (il attends le docteur qu'est sur répondeur)
Donc. C'est la m**** et je ne pense pas pouvoir revenir tout de suite. :-((((

Respirato da Mélisande at 04:03 PM | Comments (2)
12
Saturday
August 2006
Pour ne plus jamais fuir. [se perdre]

°°°Soundtrack : Bach - Suite pour violoncelle n°1°°°

Sous l'orage, le violoncelle résonne, dans l'immense vide de la maison, puis affronte le torrent de pluie qui se déverse dehors. Une sorte d'étrange sérénité flotte dans l'atmosphère, soir où l'on peut voir la lune s'accrocher dans le ciel, au milieu des étoiles étincelantes, où les lumières des éclairs se perdent parmi elles.

Engluée dans un passé douloureux. Tenter une échappée au travers des vagues.
Et pourtant. Se perdre. Dans une chambre avec vue sur l'éternité.
Et pourtant. Se perdre. Dans le tourbillon de la vie.

Des poussières d'émotions. Douloureuses. A renverser tout intérieurement. Comme un ouragan qui fait tout valser. Ne pas céder à cette explosion, à cette hystérie intérieure, à ce cataclysme interne.
Retenir. Ne rien lâcher. Ne rien laisser. Sortir.

C'est un peu comme être à l'ombre des nuages. Etre inerte. Comme entourée d'une sorte de peau de verre.
Les tortues se cachent [la tête] sous leur carapace (if only. i'd rather be). Ici, sous cette peau de verre, c'est transparent. On [je] peut y voir le monde entier s'illuminer. Mais on [je] ne peux pas l'atteindre. Je me cogne.

Mon corps est un lieu rempli de nœuds. Des nœuds, qui prennent des allures de casse-tête chinois.
Dans ces nœuds, y'a des particules d'espoirs. Parce que, à un nœud, on s'y accroche. Toujours toujours.
Accroche toi là-dessus, Andrea me dit. Hang in there Lili. Mais Hang in there, ça veut dire Courage.

Comme les bonhommes à clé qu'on remonte. On appuie sur [play]. Tout commence. Les pas sur le rythme de la musique. Calés, synchronisés. Je marche. Beaucoup. Je vis. Un peu. My daily dose, en intraveineuse.

*envies*
Dormir. De la douceur d'une écharpe en laine autour du cou. Des bains bien bien chaud. Du soleil brillant.
De Colleen plays. Du chant des cigales. De vers luisants. Des jolies lucioles dont elle me parlait. Sempre.
Des petites bulles du Coca Cola, de celle qui forme la mousse vaporeuse et légère du dessus.

Respirato da Mélisande at 01:11 PM | Comments (5)
5
Saturday
August 2006
Le Sud. [barcelona]

C'est après 2h d'autoroute. C'est l'arrivée en voyant les tribunes du circuit de Catalunya se profiler pas trop loin. Se faufiler sur la Meridiana. La Plaça de les Glories, et surtout, le geyser de verre et d'acier, qui se dresse hors du sol. Les Glories, centro commercial, où j'ai erré des heures, 3 ans auparavant, le NyN hotel, et le Poblenou, mon quartier. Les anciens immeubles, les entrepôts, les Pisos en venda, le 22@ et continuer. Les larges avenues, les taxis jaunes et noirs. La musique des nuits si chaudes, qui gravitent jusqu'aux oreilles, pour bien nous signifier notre arrivée dans la ville de Gaudi, en sortant de l'ascenseur. La Plaça de Catalunya, El Triangle, le bunker d'El Corte Inglès, la Rambla, Escribà, et marcher dans le Barri jusqu'au MacBa, la Carrer del Doctor Dou, chercher le Carmelitas. Salade aux pommes et aux noix, œufs brouillés et pommes de terre frites, et melon vert d'eau. Un décor retro et une vieille balance, du Vichy bleu, dans un ancien couvent. Le MacBa et los vinilos, le bâtiment de Richard Meier. La nouvelle université, juste à coté. Les petites carrer, les parkings rigolos et rouler, jusqu'à la colline de Montjuic. La vue sur la ville, la Torre Agbar et la Sagrada, qu'on voit émergées de la brume de la ville. Le port maritime, faire face à l'infini de la Mediterranée. Le bord de mer, les baigneurs. Le PRBB. Poblenou, encore. Les gens qui disent !Qué Calor!

Et déjà repartir en France.
Alors on se faufile dans les petites rues que Papa connaît si bien, on arrive tant bien que mal sur la Meridiana, et on file à 160 km/h sur l'autoroute, en laissant tous notre cœur dans la ville derrière nous.

BCN, c'est une ville incroyable qui laisse *wordless* à chaque passage.

Respirato da Mélisande at 06:23 PM
4
Friday
August 2006
Le Sud. [Alone in Toulouse]

°°°Soundtrack : Air - Alone in Kyoto°°°

Le Jardin Japonais Compans-Cafarelli à Toulouse. [clic-clic-carnet d'images]

J'aime beaucoup Toulouse. Cette chaleur qui s'en dégage, ces couleurs rassurantes. On s'y sent bien.
Escale entre Paris et la Catalunya. L'hôtel qui regarde l'immense parc, et l'envie de découvrir ce bout de paix.

Quand on y rentre, quand on s'y aventure, on peut y sentir le temps s'arrêter, se figer, tout autour de nous.
On est empli de sérénité, on est entourée d'apaisante verdure. Le clapotis de l'eau, le vent doux. Luxe, calme.
La nuit s'en est allée, le soleil vient de se lever. Il y'a comme une sorte d'osmose reposante qui nous envahie.

Il y'a les arbustes, le jardin Zen, la cascade sèche, le plan d'eau, la maison de thé, les bambous, les cerisiers japonais, le Buddha caché dans un recoin, le pont tout rouge, les pierres sur lesquelles on marche.
Ca sent le Japon lorsqu'on s'y promène, sisi. Ca fait l'effet Alone in Kyoto, comme dans Lost in Translation, sisi.

Une éternité à me perdre dans le jardin japonais me suffirait à tout jamais.

A Toulouse, j'ai laissé un bout de mon cœur… C'est pour ça que c'est si spéciale pour moi, la ville rose.
[Prochaine fois à Toulouse : un match du Stade Toulousain de Baseball. Parce que quand même hein]

Respirato da Mélisande at 11:15 PM | Comments (13)