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Thursday
June 2006

Hanging up.

[Wed 7-Juin]
Retenir les larmes. Les torrents de. Encore un petit peu. Pour garder un peu de dignité. Malgré tout. Tout ce qui s'est échappé. Hors de moi. Malgré moi. Puis. Sortir. Faire quelques pas. Ascenseur. Pleurer. Des secondes. Des minutes. Qui s'enchainent. Qui paraissent une éternité. Laisser les larmes couler. Laisser le mal se déverser. Jusqu'à ce que quelqu'un. Appuie sur le bouton. Appelle cet ascenseur. Les portes s'ouvrent.

Que tout s'arrête. Brutalement.

Rebelote °anxyotrucs°. Rendez-vous tout les quatre. Mercredi prochain.
Parce que "Monsieur, là, je suis avec Mélisande, et ça ne va pas bien, pas du bien du tout, Mélisande, pas bien du tout".

J'ai des bouffées d'angoisse au bout milieu de la journée, j'ai des crises de larmes en même temps que je n'ai plus d'énergie, j'étouffe, trop, et ces 20 ans, je n'arrive pas à les accepter. Je ne pensais pas être vivante et arriver jusque là. Je suis pas du tout préparer à vivre, et c'est bien ça qui m'effraie. Vivre. J'en ai trop peur.

C'est ça. La vérité. La vérité c'est que j'ai peur. Beaucoup trop peur. Que j'ai peur de me planter. De ne pas réussir. Parce que je ne sais pas. Je ne sais pas ce que je veux. Ou que je veux l'impossible. Que je n'arrive pas à trouver ma voie. Parce que je n'ai jamais été aimé comme je l'aurais voulu. Que j'ai tellement peur peur peur. Que ça me terrorise, ca m'angoisse, me traumatise, me brise, me rends malade. Parce que je n'arrive pas à imaginer. Parce que pendant des années, j'ai toujours pensé que je ne serais plus là avant d'avoir atteint mes 20 ans. Que mes 20 ans se rapproche, et que je ne sais plus quoi faire. Parce qu'avant c'était plus simple. Ou plutôt moins compliquée on va dire. Parce que moi, tellement ça me terrifie, tellement je suis perdue. Je préférerais que tout s'arrête maintenant. Parce qu'au moins, ça sera tellement plus simple.
Je n'aurais pas à. Poser mes questions. Je suis juste une petite fille qui ne veut pas apprendre à marcher, parce que sinon, les voitures l'écraseront.

Je n'ai pas les épaules pour vivre.

Respirato da Mélisande at 07:29 AM