February 2006
Alegría, come un assolto di gioia. C'est ça que je voudrais dire, un giorno. Légère, comme un sursaut de joie. Spontanée, gracieuse, bulleuse, pétillante, éphémère, comme une douce chrysalide. Mais.
Comme l'orchidée que m'a offerte mon père, dans les deux derniers jours en 2- de décembre.
J'ai du me faner, j'ai vu mes pétales flétrir, j'ai vu mes couleurs s'assombrir, je me suis repliée sur moi-même. Je me suis fanée. Je me suis passée. Avec le temps qui passe. J'ai perdu mon éclat, ma vitalité.
Et. Mon oxygène. Je me sens comme si j'avais presque arrêter de respirer. Juste l'air pour survivre.
De ces années passées, j'ai appris. Un peu. Beaucoup. A la folie. Oui. Enormément.
A souffrir. A avoir mal. A rager, beaucoup. A pleurer. A ne pas me défendre. A me taire.
A me cacher. A essayer d'oublier. A me défendre. A crier. A tout donner. A tout garder.
A avoir ces choses qu'on sent mais qui sont invisibles, mais dont on sait juste qu'elles existent.
A avoir des trucs qui grattent fort fort au cœur. A avoir des choses à cacher, à faire disparaître.
A avoir ces boules au fond de la gorge, ces mains qui se crispent, ces coupures, partout.
Depuis que je me souviens, je ne connais que la tempête. C'est tout ce dont je me souviens.
Toujours être en plein tempête, perdu au milieu de l'océan, au milieu des flots déchainés.
Je ne me souviens pas avoir vu les vagues s'apaiser quelques heures. Ou plutôt si. Une fois.
Mon coeur s'illuminait, y'a presqu'un an. (…). Mais ça n'a pas duré. Ca ne pouvait pas. Impossible.
Depuis, je me perds dans cette grande tempête qu'est ma vie. Ma barque a du mal à résister, face aux murs d'eau, aux lames immenses de cet océan. Je prends l'eau, je me mouille, mais j'essaye de m'accrocher. Juste l'impression que je ne vais plus tenir très longtemps, sans accroches, sur ces vagues, sans phare, parce que même la balise Argos que j'ai sur le cœur, depuis si longtemps, au bout d'un moment, elle se décroche toute seule, comme les baleines qu'on a laissé partir dans l'océan.
Je voudrais pouvoir être dans la vie, comme un dans une toile de Turner, avec ses ciels magnifiques.
Le visage qui rayonnent autant que l'incroyable soleil dans ses toiles fantastiques.
C'est ça que je veux, credo. Compter pour quelqu'un, exister, être tout pour quelqu'un, que quelqu'un n'envisage pas sa vie sans moi. Voir une main qui se tend, et quelqu'un à suivre. Juste ça.
Rentrer à deux dans un pull, comme on est à deux dans une vie. Un peu comme ça. Et aussi.
Pour trouver et goûter. Aux petites bulles pétillantes qui font °pfizz-pfizz° dans le cœur.
Que le temps ait une saveur d'éternité. Qu'il semble, qu'il soit aussi infini que l'immensité.
Ma, io sono perso. Dans le tourbillon de la vie.
Il pleut sur l'oreiller.
Je vis dans l'univers des rêves, des nuages, des bulles, là où les années se confondent, pour n'en garder que la douleur ou la douceur d'un passé troublé, qui me garde en vie. Et respirer. Pour recommencer à oublier, ou, à me souvenir, justement. Et m'envoler, m'évader. A tout jamais.
Là, où j'ai si chaud au cœur. Là où est le bonheur, mon bonheur.
Puisque. Finalement. L'amour n'est il pas que de l'égoïsme à deux.
Si être égoïste fait son propre bonheur, alors autant l'être.
Ever after.
I put my headphones on. I press Play.
Je marche. Seulement. I will not stop walking.
Je suis douloureusement amoureuse. Alora. J'écoute le son des nuages, pour que ça passe.
Ascolto il suono del tempo, anche.
Si le soleil brille, je ne pleurerais pas. Alora. S'il vous plait, dessine-moi un soleil.
Et. Il (ne) pleu(vra)t (pas) sur l'oreiller.
Etre/Avoir.
C'est peut être ça aussi.
Cette difficulté à conjuguer le verbe être et le verbe avoir.
Dans les copies, les exercices, comme dans la vie.
Parce que on sera, on aura, et inversement.
Parce que peut être que les deux sont liés finalement.
Cueillir les étoiles.
Et puis, je crois qu'il me manque.
La boussole au fond du cœur, pour ne jamais me tromper.
J'ai cette petite lumière qui brille au fin fond du cœur.
De celle qui me dit "Non, Lili, il faut y croire."
C'es peut être pour ça que je suis comme je suis.
My Magic Man. Cold late night so long ago. When I was not so strong you know.
A pretty man came to me. Never seen eyes so blue.
*Envies*
Du temps, léger et frais, qui se croque à pleine dent.
De la voix de Paolo Conte. Des Caramels tout mous.
Des Polaroids. De magnifiques ciels sans tempêtes.
De Latte Macchiato saupoudrée de chocolat noir.
Tu vois la petite lumière au loin? Mais si. Regarde plus attentivement, là-bas au fond. Elle t'attend.
***
Et une dose de Paolo Conte pour la demoiselle! Une !
Pour le Latte Macchiato, il faudra attendre un peu. Le barista s'exerce encore un peu dans l'arrière-salle.
***
Bientôt.
On sait tout ce que l'on voudrait, tout ce que l'on désire et ça paraît inatteignable quand on a l'impression de couler, de crouler.
Petit à petit, Mélisande, c'est d'abord le nez qui sort de l'eau, puis la bouche pour souffler et respirer à nouveau ou pour la première fois. Et ensuite, les yeux se sèchent et voient, quelle route il reste à faire. Avec aussi la conscience de tout ce qu'il y a derrière, et qui fait que tu es toi.
Tu parles d'un temps qui serait éternité... Je crois que le temps s'étire dans une infinité d'instants. Ils sont précieux ces instants, car jamais éternels, juste éphémères. Mais ils ont l'avantage d'être nombreux. Comme une multitude de paillettes qui pétillent. Comme tout un tas de petites vies.
[et la luminosité des toiles de Turner est merveilleuse et hypnothique, ça oui...]
- Kowalsky : J'vois pas encore, mais j'imagine un peu, alors c'est déjà ça.
Le Paolo Conte, celui qui sent bon l'Italie, Sotto le stelle del jazz, elle est dolce comme Sienna.
Je crois que je vais me trouver un billet d'avion pour l'Italie, mais presto presto, et puis là-bas, face à la mer, ou face aux coteaux, je dirais "Sempre caro mi fu quest'ermo colle". Je savourerais. Tout.
Oui, bientôt. :-)
- [sarah] : En lisant tes mots, Melle Dolcèzza, c'est comme si la lumière venait de prendre plus d'intensité, de luminosité, de briller un peu plus, tout au fond dans le noir. Tu sais, quand tu racontes, c'est comme si tu me donnais, tu étais un peu la clé qui m'aidait à mieux comprendre tout ça.
Et ces mots-là, ceux que tu me dis, ça (me) rends les choses plus jolies, plus vivantes. Alora.
°Grazie°. [Un si petit mot, pour un si grand merci.]
accroche - toi, le printemps finit toujours par arrriver... en attendant, direction Starbuckes pour un grand viennois, ciné "Pride & Prejudice" et le moral reviendra peut être? pour moi ça a marché. Le chocolat chaud ne soigne pas tout, mais ça aide!
Soffiato da mijie on February 4, 2006 11:47 AMKikou je suis très contente que tu aie reçu ma lettre! ^^ J'espère qu'elle t'a plu!
Et puis ne t'en fais pas... la roue tourne...
- Mijie : Oui, le printemps, et puis les feuilles jolies, les fleurs, les premiers matins au soleil.
Voilà, Starbucks *strongly addicted to Starbucks*, c'est très bien le Starbucks :)
Je sors dehors, je regarde le ciel, et, ça ira.
Il le faut.
(Avec du chocolat à l'orange, c'est bien aussi ;-)
- Thalie : Oui, la lettre, c'était super, merci S. :)




