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Monday
February 2006

Des gouttes d'air.

°°°Soundtrack : Lisa Ekdhal - Daybreak°°°

Parce que mon nom serait Valentino, et que mon mari de 31 ans s'appelle Jacques, je souris. Juste un peu.
Juste de quoi montrer mes quenottes, qu'elles se reflètent sur la vitre en face. Guardo all'invierno. Mais.

De l'envie de *rouge-rouge* le jour où, avec les collants qui font que.
Il m'a dit : "Comme un ange". Alors je repense à "Mon ange". En noir.
Un ange, qui a fait du ciel sa demeure. Perchée dans les arbres, ma cabane.

J'ai renoncé à moi-même, il y'a bien longtemps. Quoiqu'on fasse, le passé est toujours là, malgré tout.
Un jour, Andrea m'a chuchoté, "Il faut tout vivre Lili, tout vivre comme si on n'avait rien à perdre".
Seulement, chaque fois qu'il me dit ce genre de truc, les petites phrases bien curieuse, comme "A force d'être raisonnable, on finit par passer à coté du bonheur et oublier d'être heureux". Je réfléchis. Dans tout les sens. Pendant des heures. Et alors. Impossible de sombrer dans le sommeil. Trop de "trop". Et les jours passent.

On n'oublie pas. Oublier est devenu de plus en plus impossible, au fur et à mesure que le temps file, et s'écoule. [Lundi 21-Feb/Mardi 22-Feb 05]. L'équilibre sur le fil, le grand saut dans l'inconnu. 8 jours après, la chute, la douleur. Celle qui ne s'en va pas, même avec le temps. Celle qu'on a du mal à digérer, à accepter. A la Natale 2004, j'ai reçu du Canada une paire d'aiguilles dorés "pour bien percer, quand il le faudra", elle m'a dit.
Je sais qu'elle est là, et même, dans le silence, l'adversité, elle est là. Et c'est pour ça que *preciosa, molto*

Comment peut on avoir envie de vivre lorsque l'on se sent si mal ?

L'évocation des souvenirs douloureux. Puis je me remets à trembler, à sentir cette boule d'angoisse monter au fond de moi, à exploser, tellement ça coince. J'avale : °anxyotrucs°. Comme si j'allais m'envoler avec la tempête, tellement je ne pèse plus rien. Seuls les cailloux au fond de mon cœur, de mon corps, me retiennent encore.

Le métropolitain, et le train, ça m'a rendu complètement folle. Je ne peux pas. Trop dur. Je renonce, j'ai mal.
Avant. Je veux dire, l'an passé. Je pensais que c'était du à tout ce stress que j'avais, de tout ce qui grattait fort fort. Et aujourd'hui, je me rends compte que je n'arrive plus à respirer. Surtout quand y'a tellement de monde que je peine à voir le plafond, et le dehors, à travers les vitres. Tout ça, le cœur qui s'accélère si vite, le souffle qui devient pus court, l'air qui se raréfie, la vision qui se trouble, les ongles qui blessent mes mains jusqu'au sang, le genou qui tremble, comme les mains, les fourmis qui commencent à envahir tout le visage. L'angoisse.

Je ne respire plus que des gouttes d'air. [Insuffisance].

*Envies*
De lire Modiano ou Jean-Philippe Toussaint. D'écouter Benjamin Costello.
De Caramel Apple Cider. De Kèkenglè. De l'odeur de lessive, et du pain grillée.
Du chant des cigales. De jambon Serano, de risotto aux quatre fromages, et de tapas.

[stop/stop]
Que papa arrête de jouer du violon. Parce que la Petite Musique de Nuit, ça suffit.

Respirato da Mélisande at 07:11 AM

Traces.

pour avoir envie de vivre, il faut s'accrocher au soleil sorti ce matin de sa cachette, à la voix et au swing de Lisa Ekdahl **moi elle me remonte si souvent le moral, Lisa**
Aller voir Fauteuils d'orchestre, c'est une gorgée d'air pour qui ne respire plus. Assouvis tes envies. Marche dans la capitale à en avoir les pieds usés. Faire des listes de tous les gens qui nous ont envoyé un sourire aujourd'hui, même si on ne les connaissait pas. Et surtout, évacuer tout ce qui pourrait rendre triste. Même si c'est dur. Ne penser qu'aux belles choses, et à force, ça rejaillit un peu sur le reste...

Soffiato da mijie on February 27, 2006 04:52 PM

- Mijie : Quand le ciel est cousu d'or, à l'Aurore..
*moi aussi, Lisa, elle m'fait du bien, tellement elle est toute douce*

Les envies, certaines sont faciles. Je me plonge dans le linge fraichement lavé. Je sors le toaster. Je cuisine.
On m'a dit d'allumer une bougie, quand les larmes sont là. J'illumine mon cocoon. Tout devient plus léger.

Marcher, je le ferais, y revenir, parce que même si je tremble, j'etouffe, je respire, malgré tout, et j'ai l'impression de ne plus (SUR)vivre, et y'a temps de pépites pour faire briller les yeux, là-bas. Là-bas, y'a même un bout de bonheur sur pattes, alora.

Merci jolie Mijie ;-)

Soffiato da Mélisande on February 28, 2006 03:06 PM

Très belle nouvelle décoration! =)

Soffiato da Thalie on March 1, 2006 04:42 PM

- Thalie : Merci miss :)

Soffiato da Mélisande on March 1, 2006 04:49 PM