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Tuesday
January 2006

Que fait la vie ?

[Dimanche 8/Lundi 9]
Une nuit passée à sangloter. Une nuit passée à pleurer. Les larmes ont tant coulés.

"Non è posibile. Ha dimenticatto tutto. Non lo posso credere. Non è posibile."
Se dire ça. Sans discontinuer. Comme si le répéter. Encore et encore. Pouvait tout changer.

Dur est de constater. Que l'on a personne vers qui. Se tourner. Se confier.
Juste pour une présence. Juste pour quelques secondes de chaleur humaine.
Juste ça. (Et pourtant).
Se rendre compte que l'on est bien seule. Seule dans la souffrance et la douleur.

Il aura suffit d'une seule phrase. Quelques mots. Et j'ai sombré. Pour mieux me noyer.
Jamais je n'aurais pensé qu'il fut possible d'oublier ça.
Et pourtant. Si.

Jusqu'au bout, j'aurais souffert. Jusqu'au bout, j'aurais eu mal. Jusqu'au bout.

Pourtant. Je ne peux m'en empêcher.
Toujours. Cet espoir. Cette lueur, aussi brillante qu'une étoile. Au fond de moi.
Toujours. Cette noirceur. Cette tristesse, aussi infinie que l'immensité. Au fond de moi.

Et je pleure. Le soir. Sous une douche glaciale, les larmes coulent.
L'extrême froideur de l'eau (qui) s'efface sous le poids de la douleurs, de la tristesse, et du vide.
Puis les sanglotements se mélangent avec les grelottements chaque seconde de la nuit.

Ca ne s'arrêtera donc jamais ?
Faut il fermer les yeux à tout jamais pour que cela cesse ?

Respirato da Mélisande at 08:06 AM

Traces.

Vaste sujet.

Tu veux savoir ce qui est comique dans ton histoire? C'est que ton cadeau de Nowel répond à ta question. Sans dec.

Mais pour le savoir, il faudra venir le chercher. ;)
Tu repasses quand sur Panam ?

Soffiato da kowalsky on January 17, 2006 12:56 AM

Dans la douleur on est toujours tout seul. Extrêmement seul.
La vie, elle s'en fout royalement...
Et il n'y a qu'au fond qu'on trouve l'essentiel. Pour continuer. Pour "surmonter".
Tout au fond, là où on trouve aussi la tentation de tout abandonner.
La douleur, c'est étrange, provoque à la fois une très grande fragilité et une force étonnante.

Soffiato da [sarah] on January 17, 2006 02:48 AM

Les véritables questions sont :
- "Sur quoi tirent les chasseurs quand ils ont trop bû ?"
- "Combien de jours de deuil à la mort de johnny ?"

A part ça, je ne vois pas ;)

Bisous ma louloute

Soffiato da borgo on January 17, 2006 07:11 PM

bisous, ma puce.

Soffiato da wam on January 18, 2006 09:40 AM

je dirais bien "ça va s'arranger" mais je ne suis même pas capable de me dire ça à moi avec ce qui m'arrive alors! Allez tiens le coup!

Soffiato da Thalie on January 18, 2006 07:39 PM

'Really hope you're ok, sweetie, or at least better, huh.
C'est étrange de tout juste commencer à découvrir quelqu'un et de tout juste commencer à découvrir qu'il souffre...
'Can sound quite strange, i know, but i really feel bad for you even if i've no idea of what hurts you so.
Just, don't be too tough with you, huh? Just be tough with life.

*Lanimiel Lounata Finissel Toniva* (formule magique pour aller mieux, si si)

Soffiato da matilde on January 20, 2006 08:38 PM

- Kowalsky : Si tu réponds à mes questions… Bonne idée, je viendrais. Thé à l'orange tu disais ? ;-)
Paris. A partir du 18 février je crois (on a calculé quand est ce que c'était les prochaines vacances, en voiture à Nantes, genre, on a pas encore repris qu'on veut déjà que ce soit fini haha), avant ou après Lille.
Si je trouve où dormir aussi, parce que rentrer, si mon frère est là, c'est mort, je ne veux plus lui parler.
Mais je mail/téléphone(/sms peut être) dès que j'y suis :)

- [sarah] : Voilà, c'est parfaitement ça. Tu sais, cette immense souffrance. Io sono sola, sempre.
Mais n'est pas mieux parfois, d'être seule, puisque l'on est seule à ressentir les choses aussi intensément ?
Affronter, avec la lumière tout au fond. Essayer, au moins, le plus possible.
Merci, à toi qui a compris ça..

- borgo : Oui, en même temps, y'a plein de choses que tu ne vois pas…
(Bien essayé quand même l'humour *hihi*)
Kissouilles sweetie..
(I'll call you soon)

- Wam : Des bisous, aussi.

- Thalie : J'essaye de, justement.
On a toujours plus de courage pour supporter le malheur d'autrui.".
Ou plutôt : "Nous avons toujours assez de force pour supporter les maux d'autrui.".
Une maxime de La Rochefoucauld. Une des plus vrais que j'ai jamais connu.
En gros, c'est pour ça que je ne te dis pas "Courage" ;-) (Et ce, même si je suis très tentée, le cœur y est…)

- Matilde : Am I alright ? I don't know. Better, maybe… I hope so.
Oh, I really can understand this feeling. Thanks, a lot, for sympathizing with me. Sincerely.
Sometimes, I used to think that life was tough with me. I think that is the reason I'm suffering now…
But what you've said is pretty true too… I had to meditate this…

Soffiato da Mélisande on January 25, 2006 03:20 PM

la vie fout rien ; c'est tout à nous de faire. imagine un peu si la vie devait s'occuper de tout le monde..
sarah a raison, la douleur t'enfonce et te pousse en même temps.
dans mon cas, ce serait surtout : me pousser à écrire / photographier / dessiner pour essayer [ une dernière fois ] de l'impressionner. même si cette putain de douleur me dit en même temps que c'est peine perdue et qu'il s'en fout royalement.
how it's strange..

Soffiato da enaid on January 25, 2006 04:32 PM

Sois rassurée, t'es pas la seule à penser aux vacances ;)

Soffiato da kowalsky on January 26, 2006 12:48 AM

- enaid : On a tellement mal, mais à force, on finit par s'y habituer, à la douleur, puis quand elle est plus là, on s'sent toute bizarre. [sarah] a très très souvent raison...
Yeah, strange, i feel like you sometimes..
C'est bien bien chiant ça.

- Kowalsky : Ah bah toi aussi, héhé.
Ca fait plaisir ça, je me sens moins seule d'un coup, moi, la fille qui aime les vacances ;-)

Soffiato da Mélisande on January 26, 2006 12:29 PM