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Saturday
January 2006

Build you. Choose life.

[Dimanche 8-Jan | Lundi 9-Jan]
Pendant des heures, j'ai continué à avoir mal.
Pendant des heures, j'ai continué à souffrir.

Je lui en ai parlé, à Elle, pendant des heures aussi.
C'était beaucoup de nos conversations quand elle était là.
Oui. Elle a trouvé le chemin, elle a suivi les rails, ses rails.
Jusqu'à cette ville que je déteste tant cordialement.

Et. Il y'a ce que je ne lui ai pas dit.
Par solitude peut être. Mais aussi.
Parce que. (Par pudeur peut être).
Et. Parce que. Je ne voulais pas.
La déranger avec ça. Avec tout ça.
(…)

Parce que j'avais si mal.
Parce que je souffrait si fort.
Au cœur. Nel cuore. Deep in my heart.
Et. Parce que je n'avais pas les mots.
Les mots me manquaient. Vide. Creux.

La nuit venue. (Ou plutôt). Les nuits venus.
Je me posais la question. Après son email de mardi.

Je me suis demandé. Entre autres. Ce qu'il se passerait.
Sans ça. Sans ici.
Si j'existerais encore un tout petit peu.
Après être partie sans laisser d'adresse.
Comme une voleuse. Une Melle Arsène L.

Je me suis demandé. Et. J'ai presque trouvé.
La réponse. Celle que je cherchais.
(Du moins l'une des réponses).

Ici. C'est bien trop facile.
Mais au moins. J'ai une infime sensation. Celle de.
(Un peu). Exister. Etre vivante. Vivre.

*Ca*, tout seul, ce n'est pas pour tout de suite.
Je continue juste ma dualité individuelle.

Mais. Un jour. "Someday we [i] will foresee obstacles".
Là. Je me retournerais à ma plume et à mon encrier.
Je raccrocherais mon clavier, et mon oneNote.
Et je commencerais. Ce nouveau carnet ensoleillée.
Celui qui vient de *son* cœur de bisounours parfum mangue/pêche.

Respirato da Mélisande at 07:21 PM