joulukuu 26, 2005

Lundi/Mardi

C'est ça. La première chose qu'il a fait, lundi matin, en se levant.
Je ne l'avais pas encore croisé, j'étais juste terrée dans ma chambre.
Dès qu'il était en état de le faire, I was denied access to our wireless network.

Oui, en fait. Je suis extrêmement en colère.

On va donc passer du langage "Yves, cette chemise bleue te sied à merveille, quel élégance" au langage "Espèce d'enculé, bordel de merde, va chier connard".
C'est pas parce que je suis une fille que j'ai pas le droit de parler comme ça.

Quand mon frère à décidé de me faire chier/déguerpir de chez moi, il coupe l'accès au net (wifi, permissions, login/password…). Et ça m'emmerde carrément. De ce coup là, il a bien réussi.

Je préférerais nettement qu'il s'en aille. Quitte à ne plus avoir internet, au moins, je n'aurais plus à supporter sa face de rat tout les jours.

Y'a cette histoire de salle de bains. Cette histoire de coussin (le mien) qu'il s'est approprié.
Et puis y'a eu sa provocation à propos du 31-Dec, pour au final dire qu'il n'était pas là, puisqu'il va à une soirée pute-maquereau (alors, là, je le prends extrêmement mal, le coup pute, c'est très mal-venu).
Et puis y'a moi qui lui gueule dessus pour ma chaine, quitte à me venger en l'énervant.
Le foie-gras, les yaourts au citron (mes yaourts), le Monbazillac.

Tout ça pour en revenir au débat de fond. Qui est chez lui à la maison.

Parce que voilà. Non, il n'est pas chez lui plus que nous, malgré le fait qu'il y passe plus de temps.
Nan, il n'a pas à décidé de quand est ce qu'on doit être là ou non.
Et ça, si il n'est pas content, je lui ai dit des milliers de fois, mais Casse toi, vas faire ta vie ailleurs.

Puis y'a sa copine (une fille géniale que j'apprécie beaucoup), qui est venu vivre ici avec lui cet été.
Est-ce qu'il nous a demandé ? Naaaaan. Pourtant c'est chez mes parents, et il aurait du leur demander.
Par respect. Parce que ca se fait. Surtout quand on vit encore chez eux à 27 ans (hein monsieur l'autonome).

Et puis ca me retombe sur moi. Pourquoi tu passes pas ton permis, pourquoi tu te trouves pas du travail, pourquoi tu profites pas que les parents soient à la maison, pour rester à Tours avec des potes.
T'as pas de permis, donc t'es pas autonome. Gnia gnia gnia gnia gnia.
Pourquoi tu restes devant ton ordi toute la journée. Pourquoi tu t'installes dans la cuisine et pas dans ta chambre. Pourquoi tu te brosses pas les cheveux ailleurs que dans la salle de bain. Gnia gnia gnia gnia.

Et moi en larmes.

C'est pas parce que j'ai pas de vie sociale ni de permis que je ne sais pas être autonome.
Il ne me connaît pas, il ne connaît pas les raisons qui font que je suis comme ça.
Et quand bien même. J'ai peu d'amis, mais des qui comptent. Et ceux là, ils sont plutôt du genre loin.
L'un des plus important, il vit à 900 km, donc c'est pas tout les jours qu'on peut se faire des guilis-guilis tout les deux sur son canapé jaune, en écoutant le son d'un magicien-musicien, qui fait un zik de bulle.
Il ne sait pas ce que sait d'être moi. Il ne sait pas ce que c'est de devoir prendre sur soi pour pas avaler des °anxyotrucs° chaque jour, en plus ou moins grande quantité. Il ne sait pas ce que c'est, pendant 2 ans, d'avoir pour seuls contacts humains (hors parents) qu'un duo machiavélique se nommant Martin & Louis. Qui veulent être gentil, pour mieux vous poignarder dans la dos après. Oh nan, ça il ne sait pas, il ne connaît pas ma vie, il ne sait pas ce que c'est lui, de porter des manches longues en été, alors qu'on crève sous 40°C.

Je me permet pas de lui donner des conseils concernant sa voiture, son taff, ses potes, son alimentation, sa vie. Alors j'en attends autant de sa part. Je ne demande rien. Rien. Je ne veux rien de lui.

Le pire c'est que c'est la Natale, et que j'aurais voulu plus de la joie, du bonheur, plutôt que des cris et des larmes.

Dimanche soir, mon père a du repartir à Tours pour travailler. Il m'a laissé en train de pleurer sous le porche. Il avait le cœur serré. Je l'ai bien senti quand il m'a pris dans ses bras pour me dire au revoir.
Et moi, j'voulais pas qu'il parte, et qu'il me laisse là, (presque) seule avec Lui. J'voulais pas pleurer plus.
Mais je n'ai pas eu le choix. No matter. I hope I will survive enough for a long time.

Lundi, je me suis terrée dans mon lit. Regarder les quelques DVD qui me reste, écrire un peu.
Tenter de déchiffrer l'article de Lettere Italiane.

Je me dit que j'aimerais bien trouver un endroit où me cacher, quand ça va pas, là où il n'y a pas de questions et de pleurs. Un endroit où je serais un petit peu en paix.

Et jusque là, la seule personne qui a réussie à m'apporter quelque chose comme ça, jusqu'à maintenant, c'est Andrea. Juste Andrea.

Puis le soir. Même quand sa copine est là. Les provocations continuent.
-(lui) "Tu prends la dose en beurre, dis donc !"
-(lui) "Tiens, sans ordinateur, c'était bien ta journée ?"
Ma mère qui me défend, "Elle n'a pas pu faire son travail de classe, c'est malin…"
-(lui) "Elle n'a qu'à rentrer à Tours."
-(moi) "T'as qu'à te casser, j'aurais peut être plus le net, mais au moins, j'aurais plus à voir ta sale face toute la journée."
(un fond de verre d'eau, j'envoie sur son pull)
-(lui) "Tin, mon pull. T'as de la chance, je finis mon repas, mais après tu vas voir, je vais me venger.
Tu préfères quoi ? Le verre d'eau en pleine face ou la douche froide ?"
-(moi) "Tu fais ça, je te taillade la gueule, et j'déconne pas."

-(Do') Tu veux manger quoi ?
-(lui) J'sais pas. Un truc qui emmerde bien mélisande.

Apparemment, sa copine supporte mal l'ambiance de merde.
Les dinners, c'est chacun la tête dans son assiette en ce moment.

Et je peux dire que je me retiens. Lorsqu'il parle de détecteur à nerfs et gras dans la viande, qui bip dès qu'il y'en a, j'avais envie de dire, moi, ça serait un détecteur à connerie humaine, et avec toi, il biperait tout le temps. Mais je me suis retenue. Je ne provoque pas, moi, je me défends. C'est ça la nuance.

J'aurais du me méfier, la première semaine, quand il commençait à nous prendre la tête avec cette histoire de pot de confiture devant/derrière/au fond, dans le frigo. Limite c'est la fin du monde de devoir farfouillé le matin pour trouver sa confiture. Pfff. Et alors, ça n'a jamais tué personne d'aller chercher au fond.
Est-ce que je lui prends la tête moi, quand je peux plus rien mettre dans le frigo parce qu'il a voulu faire Brasserie de Munich (bières, bières et bières, sur 3 étagères au moins) dans notre frigo ? Nooooon.

L'an dernier, j'arrivais à Paris, à Denfert, et à table, je lui expliquais que mon frère m'avait réveillé à 6h du mat' quand il s'était lever pour aller pisser. A 6am, il m'a dit, en ouvrant la porte "Maintenant tu peux prendre ta douche". Pourquoi ? Parce que la veille, j'en avais eu marre de ne pas pouvoir me servir de ma salle de bain. Il m'avait dit "Entre 8am et 10am, tu prends pas ta douche". Parce que lui, il est susceptible de se lever entre 8am et 10am pour aller bosser. Et moi, c'est avant ou après qu'il me reste. Parce que je ne dois pas aller travailler, ca ne compte pas. Peu importe qu'on m'attende quelque part, ce n'est pas du taff, ca ne compte pas, vu que je suis une feignasse. A 6am. Et personne lui a rien dit. Et ça, j'en souffre toujours…

Puis tant qu'à faire, ca se fait de dire Bonjour le matin. Un mot, en arrivant dans une pièce où il y'a quelqu'un. Mais non. C'est trop demander à celui qui se lève toujours de mauvaise humeur.

Respirato da Mélisande at 26.12.05 19:38