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Monday
December 2005

Life is waiting.

L'an passé, j'ai du, voulu, appris à faire pas mal de choses.
J'ai pris sur moi pour grimper dans ce TGV seule en première (et c'est effrayant, très). J'ai pris sur moi pour aller à la FIAC seule. J'ai pris sur moi pour aller rencontrer un garçon dont je n'avais jamais entendu la voix dans mon natel. J'ai pris sur moi pour continuer à le faire. J'ai pris sur moi dans le metro/RER. J'ai pris sur moi pour aller manger seule dans un restaurant. J'ai pris sur moi pour envoyer un sms à une tite puce.
(Et j'en oublie pas mal). J'ai pris sur moi. Beaucoup. A Paris surtout. Et à Tours, un peu quand même.

Pour beaucoup, ce que j'ai fait peut paraître insignifiant, mais pour moi, c'est énorme.
Voilà. Pour l'espèce de chose ébréchée de partout que je suis, c'est beaucoup.
C'est l'impression d'avoir gravi des montagnes aussi hautes qu'en Asie.

Alors ca me fait mal. De devoir tout recommencer. Parce que j'ai mal au genou. Et puis au cœur aussi.
Là, je me demande encore comment je fais pour pouvoir supporter sans °anxyotrucs° l'uni, et tout le reste.
Ca doit faire près de 3 mois. (Dernier °anxyotruc°, le 4 septembre à l'hôpital dans le Jura.) Et j'ai peur.

J'ai peur, parce qu'il y'a quelques jours, mon genou s'est remis à trembler, que je ne fais que pleurer dès que je peux être seule et "en sécurité" depuis septembre, que je dors de plus en plus mal. Revenir à Paris, ca me fait trop peur, et même si je ne supporte plus Tours, et tout ce qu'il y'a, je ne sais pas si j'en suis capable. Parce que seule, non, je ne crois pas que j'y arriverais. Valli était là, l'an passé, à éponger mes larmes, à serrer ma main quand ca n'allait pas, à me soutenir pour ne pas que je tombe dans les escaliers en allant respirer, pleurer, souffler, dehors ou à l'infirmerie. Et là, elle n'est pas. Elle pleure sa solitude à Lille. Anch'io.

J'écris des choses dans mon agenda comme "Fra: Venir en cours. Bordel de merde !!!", et je pense à la jolie frimousse aux boucles rousses, qui se mettrait à glousser et à rire, là, assise à ma gauche, et qui me dirait, "Ahaha, Méliz, ça, c'est de la motiv'… Bon, tu m'as rapporté de la lecture j'espère ?", avec un grand sourire.

Si j'ai plus personne pour parler un peu italien avec moi, ca n'ira pas.
Ca tenait à si peu, mon fil. A Elle, puis à Valli, et à Andrea aussi.
Oggi, ce n'est que moi. Primo io.

Ma kiné me demandait pourquoi je n'allais pas autant au cinéma, étant donné que j'allais au lycée à Tours.
Parce que je ne connais personne. Tout simplement. Les gens qui pourraient ne sont pas là.
Paris, Lille, Vinton, Montréal, Perpignan. 5 villes qui sont mes points de repères.
Et puis là-bas, NYC, Chicago, Washington DC et Memphis.
Là, c'est mes rêves, ma folie, mon espoir, ma passion.
Ma vie. Et peut être même mon cœur, un jour…

Alora. J'attends, comme Victor. Life is waiting.

Respirato da Mélisande at 12:44 PM

Traces.

3 mois c'est bien.

De toute façon, il faudra bien qu'un jour tu perdes ta peur pour aller a NYC.

Et oublie ton genou, laisse le souffler lui aussi. Tu verras. A force.

Soffiato da kowalsky on December 12, 2005 07:53 PM

Hello Poètesse,

prochaine étape : dormir une nuit dans un aéroport en attendant sa correspondance ...

En fait... c ça grandir, c multiplier les expériences de vie (bonnes et mauvaises en retenant les leçons des mauvaises).

Me voila en train de faire mon confucius moi ! :oD

@+!

Soffiato da AK47 on December 12, 2005 09:53 PM

Hm, ti capisco Mélia, questa sensatione *di merda* di sempre dovere asspetare une cosa, ma di non sempere cosa si aspetta.
Une gorno accadera. Vedrai. Spero.
Penso a te, anche se sono molto lontana in questi tempi.
Ti scrivero tra poco, un po di *Racontage* ne vuoi?


Soffiato da Lixai. on December 13, 2005 02:20 AM

- Kowalsky : Oui, c'est toujours ça e pris 3 mois. Oh non. Je n'ai pas peur d'aller à NYC. Ce n'est pas les mêmes peurs, mais du tout... Le genou, c'est lui qui me laisse pas souffler (je pars en rééduc dans 10 minutes là...)

- AK : Bonsoir. L'aéroport. Je pense justement à prendre une connection à Toronto, si je peux. J'adorerais, une nuit. Même une vie. Grandir, retenir. Je retiens.
Encore.

- Lixai. Si, la sensatione *di merda*.
E continuo a aspettare la freschezza, e la vità. Sempre.
Un giorno, accadera, lo so, e lo sai, perfettamente...

Anch'io, penso a té, tanto molto, anche lontana di té. Ma un giorno, so che sara cui con té, sulla neve.

Si, di *Racontage* voglio. Molto. Sempre, mi fara molto soridere de leggere a té.

Mia Lissa, mio cuore, mie bolle te ringrazie, molto, perché, sei là, cuando ho bisogno di parole italiane, e cuando voglio solo soridere o parlare con té. Mia amica, di lontana, ma mia amica, per tutte la vità.
Grazie, e mille anche. (Per ché...)

Soffiato da Mélisande. on December 13, 2005 09:54 AM