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Monday
December 2005

Leave the world behind.

°°°Soundtrack : Bing Crosby - White Christmas°°°

En ce moment, ça ressemble à *ça*. Mais heureusement que y'a des choses comme *ça*.
Pour me faire me souvenir la raison pour laquelle j'aime Noel. Noel ne serait rien sans Bing Crosby.
Rien, vraiment rien. Insignifiant, tellement, sans la voix chaude de Bing Crosby.

Du *Bizoubizoucaillouhibouducou* qu'il me dit. Ca ne veut sans doute rien dire, mais c'est le genre de truc qu'il fait et qui réussissent à illuminer mon visage de joie. C'est juste un bisou, mais ça fait tout un bisou.

Do not fear mistakes, there are none. Miles Davis

Je me souviens de cette *sombre histoire de prostitution* dans laquelle j'ai trempé il y'a quelques mois…
C'est fou comme ça passe vite tout ça. Le temps où je ne vivais que par ça. Cette obsession, celle qui m'a conduite à aller au bout, toujours plus loin. Ca me manque ce temps là. Ca me manque tellement…

J'ai du me tromper d'époque, à écouter Ella, Bing, Nat, Sarah et Miles.
J'ai du me tromper d'époque, à aimer les films en noir et blanc.
J'ai du me tromper d'époque, à mettre des robes noires à points blancs.
Mais j'aime bien l'époque de la prohibition, à Chicago, IL.
Mais j'aime ces vieilles chansons, ces traditions de Christmas Song.
C'est l'une des rares choses qui me fasse aimer Noël.
C'est l'une des milliers de choses qui me fasse aimer les Etats-Unis.
Oh the weather outside is frightful, But the fire is so delightful...
And since we've no place to go. Let it snow! Let it snow! Let it snow!

J'ai cette fascination incroyable pour le ciel. Si, ecco. Fascinée, attirée, aimantée, avec le ciel.
Y'a les ciels du matin, du soir, de l'après-midi, de la nuit, avec le soleil, au lever au coucher, et puis les nuageux, et les orageux, et les tout bleus comme une toile de Klein sauf qu'il n'a pas signé derrière le niçois.
Et puis en hiver, en voir de si magnifique, et ici en plus. Alora. *clic-clic-clic*.

Andrea me disait, il y'a peu, que chaque jour passé à attendre, est un jour de bonheur en moins.
Etrangement, Andrea, j'aime bien ses mots. Pour moi, ça prends tout son sens. Enfin ça prenait.
Disons que maintenant, tout a changé. Rien ne sera sans doute plus jamais comme je l'aurais voulu.
Ce qui s'est passé, je n'aurais pas voulu, mais puisque c'était là, autant l'accepter, et tenter de le vivre.
Et puis. Ce qui s'est passé, après, aussi, je n'aurais pas voulu non plus que ça arrive. Juste ça, comme ça.

Alora. J'écoute le son des nuages, pour que ça passe, pour que le *douloureusement* passe.

Un coup de Thalys pour le pain d'épice. De la pomme, de la cannelle, et les papilles s'émerveillent et s'agitent.
Et. Une infinité de gouttes d'air, pour respirer la vie. Ce sera tout doux, et je sourirais. Spero.

Respirato da Mélisande at 04:50 PM

Traces.

Dis dis, tu pourras m'enregistrer le son des nuages ?

Soffiato da borgo on December 21, 2005 02:06 PM

- Borgo : Tu devrais demander au mulet Janis Joplin. Il pourra surement te faire entendre "Clouds".

Sinon, t'ouvres ta fenetre, et t'écoutes.
Puis tu savoures.
Le silence.
C'est ça le son des nuages.

Soffiato da Mélisande. on December 21, 2005 05:32 PM

C'est dur à dire. Mais après on comprend, que sans le *douloureusement* on ne se rend pas compte à quel point le *normal* est doux. Et les choses prennent une valeur différente.

Je vais aller écouter les nuages :)

Soffiato da [sarah] on December 22, 2005 12:02 AM

- [sarah] : Infine.
On va apprendre à aimer la douceur du *normal*.
En attendant, un jour, de goûter au bonheur de la *félicité*.
Juste ça. Mi sento un po' molto bene.

Pour toi, des nuages tout coton-cocoon, avec toutes mes pensées. :-)

Soffiato da Mélisande. on December 22, 2005 02:23 PM