.September 2005.
30
Friday
September 2005
[Menton]

*Un'estate sulla Costa Azzura*

°°°Soundtrack : Gino Paoli - Senza Fine°°°

Pour moi, c'était un peu une évidence d'aller à Menton, dans le "Vieux".
D'abord parce que l'Oncle Paul, celui de l'Amérique, il vivait à Menton.
Petite. Aller à son enterrement, là-haut sur la colline.
(Moins) petite. Penser à tout ce qu'il a pu faire, pour me donner de l'espoir.

Et puis. A se promener dans le vieux Menton. Ca grimpe. Très beaucoup.
Mentone, en italien. Forcément. Et Menton a des airs d'un Naples que j'imagine.
Le linge en haut des murs, les couleurs, les églises avec des gens tout en noir.
Et une Gelateria, avec de jolies sièges, et des Gelati Fresche très appetissante.
Ca parle italien partout. Et c'est juste à coté de l'Italie. L'Italie proche de Ventimille.

Mentone, là où il fait bon d'être, là où l'on parle (un po') la langue de mon coeur.
Mentone, là où les mots, les voix d'Adriano C., de Renato C., de Mina M., et de Gino P. résonnent.
Mentone, là où les couleurs sentent bon la chaleur de l'ailleurs, comme les couleurs à l'huile de Sennelier.
Mentone, là où je me perdrais bien toute l'année, dans ces vieilles rues vides au soleil de l'Azzura.

Mentone, dove non hai ieri, non hai domani, e tutto è ormai nelle tue mani, mani grandi, mani senza fine.
Mentone, mia bella cità. Mentone, dove la dolcezza fa la freschezza del'estate.

Respirato da Mélisande at 09:43 PM
... and i'll call you back, as soon as possible, thanks.

°°°Soundtrack : Jill Scott - Getting in the way°°°

Oh, au fait, grand frère, tu sais, tout à l'heure, dans le natel, j'ai oublié de te dire que j'ai rêvé que Lisa était ma prof de civilisation américaine, à l'uni. Et on (Lui) (Pourquoi Lui ?!) m'empêchait même de sortir de l'amphi.
I think it was a nightmare, because i woke up totally *boum boum* in the middle of the night.

Et puis je vais devoir apprendre à me tenir droite et à aller vite en roller dans la rue.
Si, pour aller à l'uni, les rares fois où j'ai cours. Parce que je ne marche pas assez vite malgré tout.

Respirato da Mélisande at 09:14 PM
2 years before.

-(lui) J'aime dans ces séries, c'est que les flics posent une question, et les gens se souviennent ce qu'il faisait 2 ans avant. Do', qu'est ce que tu faisais toi le 14 juin 2003 à 16h ?

-(moi) Pour ma part, moi, j'étais en Grèce, à Athènes. J'étais dans Plaka, ou plutôt près de la place Monastiraki, à la terrasse d'un café dans une jolie rue piétonne près de la nouvelle ligne de métro. J'étais en train de pleurer boire un coca avec Damien et Julie sous un parasol blanc.

-(lui) Aeuh !

Respirato da Mélisande at 09:09 PM
(To) Go. Went. Gone.

°°°Soundtrack : Gone°°°

Et j'ai fini par errer. D'un couloir à un autre.
Et j'ai fini par marcher. D'un coin à un autre.

J'ai repris ma vitesse de (sur)vie.
Les pieds qui avancent tout seuls.
Sans un point de coté.
J'ai retrouvé mes jambes.

L'automne me redonne mon allure citadine.
Encore plus rapide que d'habitude.

Malgré tout.
Avec le casque sur les oreilles. Play.

Et j'ai fini par. … . D'une vie à une autre.

Respirato da Mélisande at 02:38 PM
29
Thursday
September 2005
Lili-a-l-uni (3)

Après les journées administratives, y'a eu quelques heures de cours.

J'ai la "chance" de quitter les Tanneurs (15 minutes à pieds de l'appart), pour me retrouver au site Fromont (25 minutes à pieds). Enfin, presque quitter, puisque j'ai encore quelques cours (labos) aux Tanneurs.
Mais bon, c'est la contrepartie après tout.

So. Wednesday, on the afternoon, avec mon plan mappy dans les mains, je suis partie découvrir un nouveau quartier, en prenant de l'avance, des fois que je me perde, qu'on me kidnappe, que mon talon casse…

Un premier cours de grammaire. J'aime pas la grammaire. J'aime pas devoir mes poser des questions de savoir pourquoi je fais ça, et comment je dois le faire alors que mon crayon, dans ma main, sur ma feuille s'en charge très bien tout seul. C'est instinctif chez moi. Et c'est (presque) toujours juste. (sisisisisi).

Ensuite, un cours de traduction. C'est là que ca devient marrant. Enfin sauf pour moi.
Comme je suis nouvelle. Et arrivée après tout le monde, à cause du transfert.
Mon nom n'est donc pas du tout sur les listes. Et il y'a l'appel. Toute une histoire.

La prof fait son truc, et tiens, je suis dans les B. (Mélisande B.) elle ne m'a pas appelée.
Ah vui, c'est vrai je sais. Elle demande si elle a nommé tout le monde. Non, pas moi.
Mais c'est parce que avant j'étais en LEA et que là je suis en Anglais j'explique. *regard fixe*.

-(moi) Je viens de LEA, et je suis en Anglais maintenant.
-(elle) Et au nom de quoi ?
-(moi) De B. (*mon nom de famille*)
-(la classe) *rires*
-(la prof) *sourire très léger*
-(moi) *rouge quasi limite tomate*
-(la prof) Non, mais pourquoi ?
-(moi) Bien, avant j'étais en LEA, mais j'ai demandé mon transfert en anglais.
-(elle) Changement de cursus donc. Votre nom ?
-(moi) B. *épèle* Mélisande *épèle*.

Hum. C'était la honte devant 50 étudiants.
Et ce n'était pas évident pour moi sa question.

Respirato da Mélisande at 09:20 PM | Comments (4)
Lili-a-l-uni (2)

Mercredi encore, la suite de la journée administration.

Le matin, arrivée à 9am, heure d'ouverture des bureaux.
Pas de trop de monde en principe. Et ça devrait aller vite.

Armée de mes papiers, je file en scolarité 107. J'attends.
Et voilà la femme d'hier qui me donne mes nouveaux papiers.
Je dois en envoyer un à la sécu. Gnéé ?

102. La carte d'étudiant. J'attends. 15 minutes.
Un bureau se libère, personne n'y va, je me lance.
"Ohhh, mais allez direct à la cabine photo vu que vous avez les papiers bleus."

48. Secrétariat d'anglais. Le bureau qui était fermé hier.
J'entre. Elle décroche le téléphone qui sonne et commence une conversation.
Elle finit, et me demande enfin ce que je veux.
Je dois attendre un peu, il faut qu'elle aille faire quelque chose.
Elle me vire de son bureau, et les deux autre d'hier soir vont boire un café.
J'attends 10 minutes. Elle revient, et me prépare les papiers.
Livret, emploi du temps, fiche d'inscription, etc...
J'apprends ensuite que je dois aller faire le tour des départements pour avoir les horaires des Cultures et Civilisations, et que je dois en choisir un cours, en fonction des horaires et des emplois du temps.
Français, Espagnol, Allemand, Italien, tout y passe.

Allemande. Ca ne va pas elles me disent. *Tant mieux, j'ai pas envie de culture allemande*.
Italien. 23. Ca ne colle pas non plus. *Ahhh, maieuh, pourquoi ? J'aime l'(es) italien(s) moi*.
Espagnol. 8. Ca ne colle pas non plus. *Je suis maudite. Mais vraiment*.
Ni en culture Amérindiennes, ni en civilisations hispano-américaines.
Français. 106. Littérature comparée. Le seul truc qui reste et qui rentre.
Y'a plus de place en Arts du Spectacle. Alors voilà. L'approche comparatiste.

Je sors de l'uni, il est 11h15. J'ai passé près de deux heures à ça.
Et j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps.
Si tout était plus simple dans les uni…

Chose sérieuse. Ahem. Je n'ai que deux journées de cours complètes. Le mardi et le mercredi.
1h le jeudi. Lundi, vendredi, et samedi, rien du tout. Trop bien mon semestre.

Par contre, les temps libres seront occupés à l'autre cursus, et au training du TOEFL.
Et surtout, à des *Day/Off* dans le TGV et à Paris. Miam miam. I need a break.

Respirato da Mélisande at 09:06 PM
28
Wednesday
September 2005
Lili-a-l-uni (1)

°°°Soundtrack : The Cardigans - Lovefool°°°

Mardi, c'était la journée administratif à l'uni, pour moi comme pour Valli.
Je l'attends devant l'uni, à 4am, en ayant séché tous mes cours de la journée (que de l'espagnol).

Objectif : transfert. D'une uni à une autre, et d'une filière à une autre.
L'une va en anglais, l'autre à Lille 3.

Renseignements pris, on doit aller au premier étage. On grimpe 2 étages (faudra m'expliquer pourquoi).
Je dois aller en 107 - Scolarité Lettres & Langues, et elle en 138 - Scolarité Arts & Sciences Humaines. On se divise histoire de gagner du temps. Ca va, c'est à peu près facile à trouver.

Le bureau est ouvert (Miracle !). J'arrive devant une femme, au bureau de la scolarité.

"Bonjour, je dois changer de filière, je suis en LEA, et je voudrais aller en anglais."
La femme me demande si j'ai mon bac, (Oui), si je l'ai eu en 2005, (Ouiii), si je suis déjà inscrite, (Mais j'ai dit quoi en arrivant ?), et si je suis sûre de moi, parce qu'il ne vont pas accepter 40 changements, et que c'est très littéraire. Le tout d'un ton très *tu-me-fais-perdre-mon-temps-si-précieux, t'avais-qu'à-savoir-ce-que-tu-voulais-avant*. Oui, parce que à l'uni, les gens sont très intolérants avec les gens perdus/nouveaux.

Sur ce, elle me sort mon dossier, m'appelle "B. Mélissa" me dit de remplacer tout les LEA, par le nouveau truc.
Je marque en entier, elle me voit, et me dit : "Nan, mais c'est pas la peine de marquer ça, j'en ai rien à faire".(Ben, excuse moi connasse, je savais pas moi, je suis nouvelle, et c'est pas forcément évident).
Elle me demande les papiers. Mais quels papiers, de quoi elle parle, j'ai que la carte d'étudiante moi.
Elle veut que je ramène ces papiers, et qu'elle me donnera les nouveaux quand je lui aurais donné les autres.

Soit. - "Et, hum, comment ca se passe maintenant, je vais chercher l'emploi du temps à quel endroit ?"
- "Alors, allez au bureau 48 ou 48 bis, au rez-de-chaussée". (Qui est en fait le premier étage, logique).

J'appelle Valli, qui me fait vibrer avec frénésie. Elle est au RDC, je descends deux étages, je ne la trouve pas, et puis je la rappelle, elle part chez elle, je remonte au RDC, je la croise dans le couloir. Bon, c'est part où.
Je check le plan d'évacuation-incendie (ma méthode pour trouver salles, toilettes, dans n'importe quel endroit).

J'arrive dans le bon couloir. 56, 54, 52, 50. Ah, voilà. Bureau 48bis. La porte est ouverte. J'entre, personne, je toc la porte, j'attends, je re-toc la porte plus fort. Personne. 10 minutes après mon arrivée. Une femme.
- "Oui ? C'est pourquoi ?".
- "Bonjour, j'étais en LEA, et je viens d'être transférée en anglais.
Est-ce que je pourrais avoir l'emploi du temps s'il vous plait ?"

-"Vous êtes en quel année ?"
- "En L1."
-"C'est le bureau d'à coté."
- "Celui qui est fermé."
- "Oui." me réponds t'elle avec un large sourire en me refermant la porte sur la face.

*West Side Story - America powaaaaaa - A lots of door slamming on our face*

Hum. Là, j'attends 5 minutes. Des gens rentrent et sortent. J'ose un s'il vous plait à une femme sortant.
"Je suis pas du département" me réponds t'elle avec une voix pas aimable.

Les heures d'ouvertures. 9h-11h et 14h-16h, sauf le vendredi après midi. Ils bossent moins que les assistantes de mon père. Les bureaux ne sont jamais ouvert quand les étudiants n'ont pas cours.
Les administratifs sont intolérants, pour eux tout est évident, et si tu sais pas, tu es idiot.
Comparé au doyen de l'UFR d'Arts-Plastiques à Paris que j'avais vu, qui était sur le départ, il nous a donnée plein de conseils, et expliqué plein de choses. Le genre de personne qui se soucie de l'accueil, mais vraiment.

J'ai déjà raté 2 jours de cours, et je vais encore en rater ce matin. Je sais bien que c'est une année tranquille, que l'on s'en fout si j'ai mes exams ou pas, ou que je me plante partout, mais quand même.
Qu'il va falloir que je demande aux gens qui font anglais de m'expliquer ce que j'ai pu rater.

Ah oui, tiens dans le genre *Connasse d'université sans neurones*. A l'uni de Versailles (UVSQ).
Sur le site Avenue des Etats-Unis. Quand mon frère était étudiant (Y'a très très longtemps).
Un soir, il était allé avec notre père chercher ses notes, ou un truc comme ça. Y'a du monde qui fait la queue devant un bureau. Tout le monde est fatigué, et veut que ca aille vite. La bonne femme prends ses papiers, et dit à sa collègue, "Ohh, je vais faire des photocopies". L'autre la regarde et lui dit que il y'a du monde devant son bureau. Et celle là de répondre, "Ahhh, c'est pour moi, tu crois ? Bon bah je vais voir".
Et après, des gens qui se regardaient tous en disant : Mais, elle est conne ou quoi celle là ?.
Ben oui, y'a des gens comme ça dans la vie, et spécialement dans les administrations, et on est toujours comme du papier tue-mouches avec eux, on les attire.

Quand à Valli, elle a attendu un peu, et elle a chopé ses papiers de transferts avec toutes les infos/délais.
Sans aucun problèmes. Reste plus qu'à ce que sa mère accepte le transfert, ce qui est l'étape la plus dure.

Allez, allez, mode *Administration Princess Warrior*, et hop, on se bat contre les méchants bureaucrates.

Respirato da Mélisande at 06:45 AM | Comments (3)
27
Tuesday
September 2005
lili-a-la-fnac (1)

Questo martedi, a mezzogiorno, io ho tempo bianco.
Un break entre deux choses pour aller faire un tour à la Fnac.
En fait, je cherchais de la musique, et entre autres, les disques d'Annie, et de VHS or Beta.

Je demande au vendeur, Anthony, qui ne connaît pas. Il cherche dans son ordinateur.
Et finit par me trouver le Annie Dj Kicks. Et non, je veux Anniemal.
Je demande VHS or Beta, et là, grand sourire.

"Ca oui, je l'ai. C'est même le coup de cœur du disquaire, c'est-à-dire moi".
Tout fier, et ça se comprend, tellement ca pulse VHS or Beta.

Sauf que c'était pas celui là que je voulais. Je voulais celui avec Solid Gold, Disco paradise.
Lui, me dit que non, celui là, c'est le seul en Europe. Ben oui, mais moi, j'écoute ça au Canada.

Deux choses s'imposent. Et de un. Il faut cultiver les oreilles de Anthony le disquaire, et ca tombe bien, il aime VHS or Beta aussi. Et de deux. Il faut que je me trouve ma musique.

Prochain défi, Anthony devra me trouver au moins un album d'Ariane Moffat.
On va voir si il sont aussi fort que pour le disque de Gino Paoli qu'ils m'ont trouvé.
Parce que je leur demande que des chanteurs introuvable à chaque fois.

Respirato da Mélisande at 10:44 PM
Spiders.

J'sais pas pourquoi, mais depuis quelques jours, les araignées de tailles monstrueuses pullulent dans le salon, et la chambre de mes parents. D'abord celle du plan silence, ensuite une dans leur chambre, puis une sur ma tête, quand je mangeait dehors, et puis une sur la fenêtre, et là, deux sur le mur. Tout les soirs, à la même heure, y'a une espace de truc énorme de 10cm de diamètre qui se ballade sur le mur. A chaque fois la même terreur, les petits cris aigus, et on sort l'artillerie. Bombes spéciales de chez Castorama, et balai swiffer pour les écraser. Hier, dans la rue, une grosse, par terre. J'me dis que je l'épargne, que c'est qu'une bestiole, et qu'elle survivra pas longtemps en milieu hostile qu'est la rue. En rentrant, mon père me dit que donc, ses copines me laisseront tranquille, étant donné que j'ai laissé la chose noire en vie. J'espère. Vraiment.

Donc, dès que le week-end arrive, après avoir pris un verre avec Morgane, et avant de fignoler DTista.com, je vais vider ma chambre. Ranger les fringues, jeter des trucs, et mettre les éléments en hauteur. Même si elles ont tendance à grimper au mur et au plafond. Les araignées ont du prendre des cours d'escalade en tête sans baudrier et sans cordage. Sinon, je vais pas comment elle font pour tenir sur un mur aussi lisse. J'espère juste qu'elle ne grimperont pas sur la couette, et qu'elle ne viendront pas m'attaquer dans mon sommeil.

J'aime pas les araignées.

Respirato da Mélisande at 10:28 PM
Una serra sotto la luna

aix-funny2.jpg
°°Dimanche 3 septembre 2005 - Aix en Provence°°

Le luci che danzan con l'aire, al chiaro di luna, è molto bello. C'è al gusto del'estate.
Près du Cours Mirabeau, en face de la fontaine.

*La Rotonde* .
C'est pas que joli et doux. C'est aussi bon, quand on y mange.
D'ailleurs. Ce que j'ai mangé. C'est sur *Nicéphore*.
Je fond littéralement devant leur tarte fine à la mozzarella.

En écoutant Round Around Midnight de Chet Baker (with Gotan Project), c'est encore mieux.

Respirato da Mélisande at 10:26 AM | Comments (4)
26
Monday
September 2005
F5

Parfois, j'aimerais pouvoir appuyer sur Refresh-F5 et m'apercevoir que tout a changé.
Mais ça marche pas dans la vrai vie en fait.

So, Annie, VHS or Beta, Styrofoam and !!! dans le *mptrois* this morning.

Respirato da Mélisande at 08:15 AM | Comments (6)
To laugh.

L'un des rares trucs qui me fassent mourir de rire en ce moment.

It's jeust di apéritif, tounight, togetheur coffee at de Sacré Coeur and afteur, Eiffeil Toweur !....
And to finish, de Fly-boat !

Respirato da Mélisande at 07:45 AM
25
Sunday
September 2005
He said, she said. He blames, she blames.

Je ne suis qu'une sale utopiste qui n'a que ce qu'elle mérite.
C'est tout de ma faute, et j'aurais du faire si et ça.
Et LEA, c'est très bien. Et je n'ai qu'a me débrouiller toute seule.
"Et de toutes façons, on fera toujours quelque chose qu'on ne veut pas faire.
Et ton TOEFL alors. Et pourquoi t'as demandé pour La Sorbonne.
Et pourquoi t'as pas ci et pourquoi t'as pas ça…
Et tu n'avais qu'a te mettre sérieusement au dessin…"

Ca fait vachement plaisir de s'entendre dire ça quand même.

(*pleure, pleure, pleure... depuis qu'elle est reveillée*)

Quand à moi, j'en ai assez de leur ré-expliquer des heures et des heures pourquoi question art en France, ce n'est pas possible pour moi. Et que si Clémentine M. a raté ses concours d'entrées en MANAA aux grandes écoles parisiennes et à Sèvres,, alors qu'elle a un niveau bien meilleur que le mien en dessin, moi, j'ai une chance équivalent à 0% dans le public et à 0,5-1 % dans le privé. Quand au concours des écoles privées, en France/Suisse/Belgique/Monaco, c'est la même chose.

Je ne veux ni Histoire de l'Art, ni Architecture, ni Beaux-Arts.
Ce que je veux, c'est ça. Ce *BFA - DA -CA*. En France, pourquoi pas, mais exactement ça.
Avec l'admission sur portfolio qui prends en compte mes films, mes maquettes, et mes images.
Parce que le dessin, c'est mort. J'ai qu'un tube de peinture, qu'une paire de ciseaux, et un échafaudage.

Suis-je si mauvaise foi que ça, à réfuter et refuser les solutions, si on peut dire, qu'on me propose ?

C'est si compliqué que ça d'avoir envie d'un diplôme, au moins un seul, et surtout de vouloir créer ?
Parce que doppo tutto, je veux créer, j'ai envie de créer, j'ai besoin de créer. Créer. Solo.

Respirato da Mélisande at 08:39 PM | Comments (2)
Tieless man.

°°°Saturday night - Tours.fr°°°

-(elle) Qu'est qui se passe ?
-(moi) Oh rien, juste papa qui entretient ses relations de business.
-(lui) haha.

Le ministre de la culture, le préfet, le chef de cabinet du préfet, le maire, l'ancien maire, le président du conseil général, le chef de cabinet du président du conseil général, et le monsieur qui réalise les éclairages de la tour Eiffel. Tout ce monde réunit dans le cloitre de la cathédrale, avec des lumières partout. Oubah.

Respirato da Mélisande at 06:07 PM
Quota limits exceeded.

Dans le genre " J'ai plus gout à rien, j'suis déprimée, j'ai envie de rien, je chiale", la limite acceptable est dépassée. Ca ne me ressemble pas. Alors j'voudrais bien me sortir de là.

Qui a des remèdes, des idées, des propositions. Je suis preneuse.

Respirato da Mélisande at 12:29 PM
24
Saturday
September 2005
Giovedi, alla notte.

aix-funny1.jpg

°°°Soundtrack : Remember that summer°°°

J'ai noyé les larmes à coup de Rinquinquin à la pêche dans des verres colorés, de bons moments dans une piscine à deux la nuit, en Provence, près de Forcalquier, avec le champ des grillons, des cigales et l'odeur des champs de lavande. Tartiner le tout sur un crostini à la tapenade. Ca fait du bien de rêver en même temps.
Les flammes lumineuses des bougies qui dansent au vent, sotto questa luna piena. Una bella serra di estate.

*Envies*
Memphis, TN. De ne plus pleurer. Des mouettes. Un 'grand mokacinno decaf' Starbucks sur le (route) 66.
De créer. D'un diner en terrasse, chez A contrarluz, dans Sarrià, à BCN. D'une coca avec des fruits confis, de celle de la Festa de Sant Joan, de la Nits del focs, à partager sur la Plaça Reial avec ceux que j'aime, à BCN.
De mel i mato, et des jolies toiles de Joàn Miro. De carnets de croquis comme *Je suis le cahier* de Picasso.

Respirato da Mélisande at 04:58 PM
23
Friday
September 2005
Optimistic note of the day.

Je rêve aussi à Memphis, country of the blues, barbecues, and Elvis. Là-bas, ils ont de l'humour. Sur une page du carnet de croquis, il peut bien avoir une liste de course, no matter, puisque Picasso l'a fait aussi.
C'est pas très grand, mais ca a l'air accueillant. Et il y'a des bourses pour les étudiants étrangers qui couvrirait jusqu'à full tuition. J'aurais même la possibilité de faire un semestre à NYC. Ca serait super.

Le Borgo est un grand frère merveilleux. Je suis la plus chanceuse de toute d'avoir un garçon comme lui dans ma vie.

Ca c'était la note optimiste du jour.

Congeler du raisin tout petit, histoire d'avoir ces grains dans ma bouche quand dehors il neige en hiver.
La raisin. Les touts petits grains. J'aime tellement ça. C'est refresh, doux, et fruité. J'en mangerais toute ma vie. Mais les saisons, c'est compliqué avec les fruits. Alors j'ai trouvé comment faire pour grignoter de l'été dans ma bouche en plein hiver neigeux. Ca s'appelle le congelo. Et c'est tout simplement la plus belle chose inventée.

Je viens de finir la maquette de *DTista.com*. Depuis le temps que j'aurais du m'en occuper. Ca prends forme. Me reste plus qu'a écrire ma css, a faire les trucs, et mettre les tags où il faut.

Respirato da Mélisande at 07:31 PM
22
Thursday
September 2005
Comme la vache.

Moi, je vis ça comme ça. Pas très bien.
Au risque de. J'vais sortir un truc aussi gros que ça : "Je me sens incomprise".

Je culpabilise.
Parce que je fait Arts-Plastiques, sans objectifs.
Parce que je ne veux pas faire Commerce *LEA* International.
Parce que je ne sais pas quoi faire d'autre.
Parce que je ne sais pas dessiner.

Ils me reprochent les deux premiers.
C'est facile de me dire : "Quelque soit ce que tu feras, ca ne compte pas.
C'est pas les diplômes qui comptent. T'as le bac, c'est déjà ça.
Puis la fac, c'est de la culture général."

Même pas en rêve que je pense. Parce que si c'est comme ça :
Alors à quoi ca sert le bac ? Pourquoi y'a autant d'étudiants ?
Pourquoi je me serais pris la tête depuis toute petite.
Pourquoi j'ai tenu, pourquoi je me suis battu jusque là ?

Et là, aussi. Je m'en veux. Je remue le passé.
Je me dit que si je n'avais pas été aussi butée à l'époque, à refuser tout ce qu'il y avait à Tours.
Je me dit que j'aurais du accepter la place qu'on m'offrait, en Arts-Appliqués.

Ils ont de l'optimisme. Tu t'y feras, il me dit.

Ben, non. C'est facile à dire. Mais non. Je ne m'y ferais pas.
Y'a presque pas de cours d'anglais. Moi, j'étais d'accord pour faire de l'anglais.
Eventuellement de l'espagnol, mais surement pas du Droit-Gestion-Eco-Marketing.
Personne ne m'avait prévenu. C'est là le problème. Le gros problème.
Finalement, je me dis que j'aurais du écouter mon ancienne prof d'histoire géo. Elle ne savait peut être pas que la Suisse était dans l'ONU. Mais elle avait raison sur un point, lorsqu'un jour elle m'a dit : "Ne va pas en LEA, surtout pas en LEA". Today, je m'en mords les doigts.

"On doit bien pouvoir te trouver quelque chose comme filière, quelque qui te conviennent bien".

Ben, oui, moi, j'ai trouvé. C'est de l'autre coté de l'Atlantique. Ca te couterais au minimum 20.000 USD/an, et là, j'aurais un diplôme d'art comme je veux, et je parlerais trop bien anglais en 4 ans à Memphis, ou 3 ans à NYC.
Quand je serais là-bas, que tu m'appelleras, je pourrais te dire au début : "Vous me manquez, c'est pas facile, j'ai eu du mal à trouver ma salle et à suivre ce cours de digital Imaging, mais je suis contente d'être là".
Puis quelques mois après, je lui dirais "Papa, j'ai passé une bonne journée, je me sens bien là-bas, je vais bien, vraiment, et ca faisait longtemps".

Et là. J'ai du mal à me dire qu'il faudrait que je fasses quelque chose qui ne plaisent pas, en sachant pertinemment que dans un an, ils n'auront toujours pas changé d'idée pour les Etats-Unis.
Oui, ca me motive pas des masses de préparer mon TOEFL sachant que si je le faisais, c'était uniquement pour être admise là-bas.

J'ai pas de chance me dit Camille. I'm a poor lonesome (cow)girl, on aurait dit, cet été.

Les larmes vont être noyés sous des verres de rinquinquin à la santé du Borgo, ca va pas un faire un pli.

Respirato da Mélisande at 06:03 PM
La boite à musique.

°°°Soundtrack : Emilie Simon - To the dancers on the ice°°°

Petite. J'avais cette boite à musique. De celle qu'on ouvre, et dont la petite ballerine se met à tourner avec la musique. De celle qui font berceuse, le soir, pour quand on n'arrive pas à s'endormir. Elle me faisait rêver.

Et mardi. En rentrant. Après avoir finalement vu Valli, dans un café avec des lustres à pampilles.
La seule chose à laquelle je pensait. La seule chose que je veux vraiment.
C'est partir là-bas. Là, où tout ira mieux, demain.
Parce que là-bas, c'est… Tellement pour moi. Toujours ce que j'ai voulu si fort.
Là-bas, y'a ce que je veux. Là-bas. C'est parce que je n'ai pas peur.

Que là-bas, personne ne sait qui j'étais avant, qui j'ai été. Que seule la réussite compte là-bas.
Que je n'ai qu'une envie. C'est de monter dans l'AF 001, et de ne plus revenir en France.

Et là-bas. Ce n'est pas de vaccanza dont j'ai envie. C'est d'une vie.
Et c'est plus qu'une envie. Ce n'est pas du *Sans plus*.
C'est juste. Bien plus fort. C'est juste, nella pelle, nel cuore
C'è in mé. C'est inné. C'è innato.

Parce que petite. A cause de la danseuse de ma boite à musique.
Parce que petite. A cause de l'Oncle Paul. Anche.
Parce que, oggi, je sais que c'est là-bas. Et pas ici. Et pas ailleurs.
Parce que, oggi, si je reste, je ne serais que la moitié de moi-même.

Et je ne veux pas finir comme ça. Jamais jamais.

Quitte à être en vie, autant l'être entièrement. It's obvious.
Sinon, je ne vois pas pourquoi je me serrais battu contre moi si longtemps.

(Et ca pleure, et ca pleure… même si… )

Respirato da Mélisande at 08:43 AM | Comments (5)
It wasn't expected.

J'ai passé ma nuit à pleurer, avec une °phase Grèce° en couvage.
Avec Andrea, qui "E gnia gnia gnia, *hai pianto, hai tremato, hai afflito* …" toute la nuit.
J'ai fini par m'endormir d'épuisement comme à chaque fois. Mais avec ce pressentiment.
Au réveil. En quasi-limite °phase Grèce°. Il suffit de se lever, le matin, après avoir pleuré pas mal.
On a finit par s'endormir. D'épuisement. Et. On se réveille, et tout resurgit. D'un coup. Comme ça.
Sans qu'on puisse rien n'y changer. Ecco. Tout recommence.
Je me calme. Je prends sur moi. Je ne pleurerais pas ce matin, et même pas du tout.
Puis je ne me perdrais pas, je sais ou c'est. Et puis si ca se trouve, ca va être pile ce qu'il me faut.
J'ai vraiment essayé, contrairement à ce que mes parents pensent.
Je m'attendais à tout, sauf à ça. "L'objectif : commerce International. Si ce n'est pas ce que vous voulez, changer de filière". I didn't expect that. Tout sauf ça. Personne m'avait prévenu. Mais pas du tout.

Alors oui, je pleure. Encore. En sortant de l'Uni. Au téléphone. En marchant. A l'appart. Sempre.

Je me suis complètement planté. Ca ne va pas du tout. C'est même pas du *Sans plus*.
Et on dirait que personne, à l'appart, ne semble s'en rendre compte. C'est aussi le problème.
Alors je pleure. Je n'ai plus que ça de toutes façons.

Qu'est ce que je vais faire. Je ne sais pas.

J'attends la réponse du Cned/Sorbonne. Si c'est bon, ils m'envoient les cours, et je dois bosser par moi-même. Mais ca va relever de l'exploit, parce que l'Arts-Plastiques par la poste, on m'en a parlé, et c'est dur et compliqué. J'aurais de la "Pratique bi dimensionnelle" (entre autres), c'est-à-dire du dessin, et je n'ai jamais appris à dessiner. Normalement, ce genre de cours, ca se fait avec un prof, en workshop, qui explique. Et là, non. Le prof ne va pas sortir de l'enveloppe et se déplier. Donc, si je suis admise, si j'ai mes deux semestres, là, j'aurais peut être la chance de continuer l'année suivante par correspondance, et c'est même pas sûr.

C'est beaucoup de si. Beaucoup trop. Beaucoup trop de si dans l'équation.

La chose que m'a dit mon grand frère ce matin, dans le natel, quand je lui ai dit que je m'étais trompée, c'était juste "Ah merdeuh". C'est exactement ça.

Je fais un pas en avant. Tout s'effondre sous moi.

Respirato da Mélisande at 12:09 AM
21
Wednesday
September 2005
Hai pianto. Hai tremato. Hai afflitto.

Depuis que te connais, je te vois pleurer. Quasiment chaque année. De toutes façons, depuis que tu es à Tours, tu n'as pas passé une année sans larmes. Déjà qu'avant Tours, et avant *Avant*, c'était pas la joie, mais alors maintenant. Je t'ai vu arriver, en quatrième, hésitant à entrer, et avaler un quart de pilule de la boite verte. Je t'ai vu, pleurer, pleurer le soir dans ton lit. Trembler. Supplier. T'endormir d'épuisement dans tes larmes. Avaler encore ces foutus comprimés. Augmenter la dose à chaque fois. Je t'ai vu vouloir t'en aller. Errer, pour ne pas les voir. Gagner du temps avant l'admission à l'hôpital. Avaler. Encore. Ensuite, t'as survécu. Avec Louis, et Martin, et tout les autres à te faire pleurer. T'as chanté, Lili, même. T'as saigné, pleuré, tremblé. Puis l'été. Et avec ton frère. Et le retour. T'as survécu. Encore seule. Tu as pleuré, tu as tremblé, angoissé, saigné. T'as réussi. T'as travaillé. Mais à la fin de la troisième, tu ne voulais pas. Aller en Arts-Appliqués, et surtout rester à Tours. Tu as pleuré. Des heures des jours. Tu as tremblé. Encore. Avec l'angoisse. Tu t'es fait à l'idée. Puis l'été. Et la seconde. Tu as pleuré, tu as tremblé, tu as eu mal, tu as été à l'hôpital. Encore. T'as essayé. T'as encore pleuré, tu as été seule, puis moins. Ton frère. Tu as pleuré, tremblé. Puis la Grèce. Avec la °phase Grèce°. Tu as tremblé. Tu as pleuré. Tu as angoisser. Puis dans Athènes. Tu as pleuré. Et tremblé. Et Julie t'as consolé. Et tu a pris l'avion. Tu as tremblé. Tu as angoisser. Tu as pleuré. Tu as rencontré Paolo. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu as pleuré. Ensuite °l'effet Grèce°. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu t'es résigné à. Aller en L. Faire Arts-Plastiques. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. L'été. Avignon. Puis ton frère. Puis la première. L'hôpital. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu as pleuré. Ton père qui fait ce qu'il peut. Tu vas voir les avions décollée. Tu as roulé en voiture. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu as essayé. Tu as tenu. Tu t'es dit que même si. Tu as pleuré. L'été. Ton frère. La terminale. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Pas pour les mêmes raisons mais. Tu as été jusqu'au bout. Parce que c'était logique. Parce que ca devait se passer comme ça. Tu as pleuré. Tu as tremblé. Tu as angoissé. Tu as survécu. Tu as réussi.
Mais là. C'est différent.

Andrea a toujours su. Andrea a toujours tout compris.

Respirato da Mélisande at 05:16 PM
Never, never.

Et la certitude de s'être complètement plantée.

Et pas parce que je suis partie perdante.
J'ai essayé ce matin. J'ai vraiment essayé de.
J'ai gardé mes larmes jusqu'à ce que j'entende sa voix.
J'ai pas pleuré à l'uni, je suis grande, quand même.

Mais en rentrant. Ma mère. Des questions. Des reproches.
Et ça y'est, je recommence à pleurer.

Du commerce international.

Et hop. Je pleure.

Respirato da Mélisande at 12:11 PM | Comments (2)
To accumulate in NYC.

The *Accumultation Project*.

Et dans le genre Accumulations. Là, c'est les humains.
I wanna take part in this piece, yeah.
*Spencer Tunick*


Respirato da Mélisande at 07:55 AM | Comments (2)
20
Tuesday
September 2005
Les vacances, c'est loin loin loin.

C'est moi, dans la flotte, là.

°°Au rayon maillot de bain d'un Décathlon à Nice.°°

-(papa) Mais pourquoi tu prends pas un deux pièces ?
-(moi) Ben parce que j'ai froid.

L'autre version. L'autre raison. Celle que je ne dis pas vraiment.
C'est parce que je ne veux pas qu'on voit mon nombril.
Y'a que mes parents, et mes frères qui peuvent.
Maieuh pourquoi gnia gnia gnia.

Les vacances sont déjà bien loin. Le temps de l'énorme piscine bleu turquoise en bas que je voyais au réveil, est révolu. Le temps du soleil étincelant comme un diamant aussi. J'étais bien dans l'eau quand même. Malgré le froid. Le goût du Melon qu'on mange à longueur de journée s'est envolé, ainsi que celui du Limoncello fresco.
Le soleil chatouillait encore dessous les pieds le matin. Avant.
Les vacances, c'est loin loin loin.

Et la Soundtrack. J'oubliais. Turquoise Hexagon Sun des Boards of Canada.
[Dans la Radio Bulle sur le coté gauche même.]

Respirato da Mélisande at 06:49 PM | Comments (6)
Lesson #2.

Parce que. Mia bubble's roomate m'a donné une leçon.
Ou plutôt. On a constaté ensemble que.

Tout casser, ça fait grandir.

Quand y'a deux choses qui s'assemblent, ici, il faut une boite spéciale.
La nouvelle boite s'appelle *Life Lessons*.

Respirato da Mélisande at 06:16 PM
614 - Service Client.

-"Pour changer votre forfait, taper 1"
-"Pour souscrire à un service, taper 2"

- 2

[…]
-"Pour souscrire à un forfait de 30 sms/mois, taper 3"
[…]
-"Pour souscrire à un forfait de 540 sms/mois, taper 9"
-"Pour souscrire à un autre service, taper #"

- #

-"Pour changer votre forfait, taper 1"
-"Pour souscrire à un service, taper 2"

/end call.

Chez Bouygtel, ils sont NAC en service client, mais vraiment trop NAC. ( NAC = Nulle A Chier).
Je veux activer un service, celui pour les MMS, et changer le nom sur la facture aussi.
You had to dial up 614, they've told me in the shop. Okay.

Mais comment on fait pour parler à une vraie voix ?
Quand au truc qui m'a fait halluciner, c'est de voir des personnes qui envoient 540 sms/mois.
200, je savais que ça existait. (J'en connais hein même).
Mais alors 540, ce n'est plus de l'addiction, là, c'est devenu une obsession.
(La frontière entre l'addiction et l'obsession est elle véritablement large ?)

Ca, c'était le lundi 29 août, à Cannes.
Et après, on s'étonne que j'ai des envies de balancer le cell contre un mur.
La Valli a investit dans le natel Nokia dernier cri, mais solide à en croire les airbags sur le cotés.
Je ferais bien de l'imiter si je veux éviter de me défouler sur les bras moi.

Respirato da Mélisande at 02:29 PM
19
Monday
September 2005
La vie. C'est la vie. [Buldozer]

°°°Soundtrack : Dimitri from Paris & Helena Noguerra - La vie (from Cruising Attitude).mp3°°°

Dans la vie. On a tous besoin d'une pelle, d'un bulldozer, d'un tractopel, d'un cat'.
Pour détruire. De fond en comble. Faire table rase de l'avant. Et ainsi, mieux reconstruire.
Sur des fondations nouvelles, qu'on espère, sempre, plus solide que les précédentes.
Plus résistantes aux tempêtes, aux ouragans, et aux vents qui font trembler les phares.

Pour gratter, racler, écorcher, crever, laisser sortir le mauvais, et laisser saigner, une bonne fois pour toute, histoire d'enfin se débarrasser de ce qui gratouille de trop à l'intérieur, et qui empêche d'avancer.

Nella mia testa. Je crois que j'ai encore compris une autre chose. Ancora. Lesson #2.
Des questions se bousculent, toutes plus nombreuses les unes que les autres.
Mais certaines de ces questions. Lo so perfettamente. Resteront sans réponses.
On ne saurait jamais vraiment ce qu'on veut savoir. Les réponses peuvent détruire.
Plus qu'elles ne pourront jamais reconstruire.

La Finlande ne serait que sérénité pour moi. Celle que je cherche depuis toujours.
Et que je pourrais bien trouver dans le pays d'Alvar Aalto, qui touche le cercle polaire.

Parce que finalement, moi aussi, j'ai une sorte de *burger* dans ma vie, et j'attends.
C'est comme si parfois, y'avait une immense colère à l'intérieur de moi.
Que tout me rongeait, se heurtaient de l'intérieur. Fracas.

Pour gratter, racler écorcher, crever, laisser sortir le mauvais, et laisser saigner, une bonne fois pour toute, histoire d'enfin se débarrasser de ce qui gratouille trop de l'intérieur, et qui empêche d'avancer.

Ca fait (pas) de mal, et c'est toujours ça de pris. Pour moi. Histoire que je.

*Lilisme*
Blonditude, quand tu nous tiens. C'est de ma faute.
J'avais pas vu qu'il fallait cliquer sur Ajouter un commentaire.

*Nina S.*
Y'a cette image. Celle qui tourne dans ma tête. Des les premiers accords de Here comes the sun au piano.
C'est dans le style vieux films de vacances, des années 60-70, très américain. Très soleil, très doux.
Je suis dans cette Cadillac, et y'a quelqu'un, avec moi. Une fille je crois. On sourit, on rit, et la camera nous filme, dans ce vieux cabriolet à la couleur délavée d'un vieux hochet glacé. Une image qui sent bon l'été.

*Fragile, the stamp*
Des fois, sur les caisses en bois contenant des verres en cristal, des pièces d'arts, y'a un tampon, un pochoir, avec marqué, en gros, en rouge, FRAGILE.
On devrait me mettre une pancarte avec ce fragile autour du cou, ou alors me le tatouer sur le cœur.
Je m'étais pas aperçu de ça, qu'il était fragile, mon cœur, qu'il y'a que 6-7 mois je crois.

On m'a pas appris à être heureuse, ni à aimer de *rouge-rouge* quelqu'un.
Mais ca ne s'apprends pas j'ai appris y'a pas si longtemps.

Respirato da Mélisande at 11:08 AM
18
Sunday
September 2005
Lesson #1.

On va dire qu'apprendre, c'est grandir.
C'est toujours ça de pris.

Respirato da Mélisande at 11:19 PM | Comments (3)
Il mio autunno è dolcezza.

°°°Soundtrack : Vincenzo Bellini - Opera : Norma - Aria della Casta Diva°°°

Avant de partir in vaccanzza, j'ai joué à la *Construction Princess Warrior*.
J'ai tout cassé mon site. Mais partout. J'ai effacé des mois de vies. Pas fait exprès.
Aujourd'hui, grâce à mon Cuckoos.net, j'ai pu tout retrouver. Et tout remettre.

Questa settimana, La Sorbonne examine mon dossier CNED pour la L1 d'Arts-Plastiques.
Je croise les doigts. Mercredi. Je devrais aller à la fac, à Tours, mais j'imagine pas.
Valli ne décroche plus son cell, impossible de lui demander, comment c'est, là-dedans.

Andrea. Décidément trop là. En ce moment. Mais il emplit.
Le manque, l'absence, le vide. En moi. Et c'est déjà bien.
Parce que. Juste que.
Je cherche quelque chose. Sans jamais le trouver.
Un peu comme une quête infinie.
Un voyage entre la vie. Tra le mie mille vitè.

Plus d'une semaine que j'ai quitté cet *hôpital*.
Les traces, les trous, sur mon bras commencent à disparaître.
Enfin, je peux espérer oublier.

Je regarde des photos d'un peu plus au Nord, de là où y'a des aurores boréales, de la Finlande.
J'aimerais aller là-bas. J'imagine comme un endroit où l'on se sent bien, où il ferait bon vivre.
Les lacs, la forêt, le bois, le ciel, le pontons. Le coucher de soleil rouge et jaune sur le lac.
Et hop. Je clique. Et hop. Je m'envole pour le pays où Juin se dit Kesäkuu.

Toujours tout casser. Sempre. Pour mieux reconstruire. Je devrais faire comme ça.
J'ai compris. En brulant les bribes d'un temps qu'on voudrait vraiment effacer.
On finit par oublier, mais à moitié. On croit. Mais en fait, c'est caché dans un coin.
On a juste mis une couverture par-dessus, on a juste tirer le rideau. Pour occulter.

J'ai ressorti les docs noires et la veste de velours. Le casque glué sur les oreilles, j'ai repris mon allure de croisière. Veloce. Sempre. Je marche. J'évite, j'esquive. Les obstacles, les difficultés, les gens. Jusqu'à ce que.

Il fait froid. Beaucoup trop froid. A Berlin, sur les bords de Spree, il fait soleil. Ca donne envie.
L'automne. C'est ma saison de prédilection. Ces odeurs, ces sons, ces couleurs, ces moments.
Les feuilles qui tombent, et qui craquent. Le temps des bouquets de crayons fraichement taillés.
Avec le parfum de pêche du Rinquinquin (moi et mes 6 bouteilles), mon automne est douceur.

Ca tombe bien. J'aime la douceur. Comme celle du coton blanc.
Comme celle des nuages. Si loin là-haut. Si beau là-haut.

Respiro, e soffio. Respiro, e soffio. Verso al cielo. Sempre.

Respirato da Mélisande at 11:06 PM | Comments (6)
Au goût de pêche.

La terre peut bien s'arrêter de tourner, je m'en fous.
J'ai mes 6 bouteilles pleines de Rinquiquin avec moi.

Respirato da Mélisande at 01:04 PM
17
Saturday
September 2005
Contes & Incollables.

Je repense à ces contes qu'on lisait, quand on était petit.
Quand j'étais petite. J'adorais. C'était toujours mignon.

Y'a que Alice au pays des merveilles que j'aimais pas.
A cause du coté traumatisant et angoissant.
Le conte d'Alice n'a que le nom de jolie et doux.

Je repense à toutes ces histoires qui m'ont permis de m'endormir apaisée.
Avant. Puisque maintenant. Une histoire ne me suffirait plus.

Les contes. J'ai toujours aimé. Des classiques de Grimm, Andersen, Perrault.
Ceux de la rue Broca, avec la sorcière de la rue Mouffetard, et le gentil petit diable.

Et. Ceux de mon livre, celui gagné au concours de la bibliothèque avec Florian, petite.
Florian, mon pote des *Incollables*. On rigolait bien ensemble. A être les meilleurs à deux.
Chacun son tour. Chacun son heure de réussite. Nos notes, les mêmes, aux entrainements.

Petite. Aux Platanes. Ca n'a pas toujours été facile. Mais, les bons moments, j'en ai eu.
Des rires, pas mal, en CM. Des "Action ou vérité ?" où j'assurais pas mal. Des batailles d'eau avec Florian Cartouche, sa sœur Cylia, et Laura dans la rue du Moulin, en face de chez Ferrari. Des exclusions de classe.

Forcément, je cherche. Sur Copains d'avant. Sur Trombi. Mais je me souviens plus de son nom à Florian.
Et puis ça revient. Sans crier garde. Flo Compagné ou quelque chose comme ça. Je crois.

Respirato da Mélisande at 09:08 PM
16
Friday
September 2005
Le geyser de verre.

Et hop. La *Torre Agbar* est inaugurée aujourd'hui.

Jean Nouvel a fait jailllir un geyser de verre des terres de BCN, et c'est tout simplement magnifique.
C'était beau. Nouvel sur le terrain de Boffil. Dans la ville de Gaudi. *wordless*.

Eté 2003, chaque jour. Grâce aux Dragados Workers. Elle grimpait de plus en plus.
J'ai vu ça. Pendant mes 10 jours en terre catalane. *souvenirs*.
Tu prends la Diagonal, et hop, elle est sur le rondpoint, là, Plaça de les Gloriès Catalanes.

Et les comparaisons. La Swiss RE de Norman Foster à Londres.
L'architecture BioClimatic. Un peu à l'idée de Glenn Murcutt.

J'ai ça dans le sang je crois. C'était au berceau. Addict à l'art de la construction, credo.

Respirato da Mélisande at 12:11 PM | Comments (2)
Mode *Lapin Duracell* On.

°°°Soundtrack : Osunlade - Blackman°°°

Quand je vois Dakota Fanning, la petite fille de Sam, dans *I am Sam*, et aussi la même qui joue dans le film avec Tom Cruise, celui dont on m'a parlé, de truc futuriste. Quand je vois Dakota Fanning. A chaque fois.
Je ne peux m'empêcher de penser à la fille de. A sa fille en fait. Les fins cheveux blonds, la douceur du visage.
J'y peux rien, je vois la petite soleil qui illumine sa vie, et qui me fait sourire, à chaque fois.

Le truc qui me fait danser et sauter dans tout les sens, c'est bien New Order, et particulièrement Crystal.
C'est le °grand frère°, en mode postal, qui m'a fait découvrir leur (RE)nouveau.

J'avais complètement été addict, et je le suis toujours, à Blue Monday. Mais Crystal, c'est trop différent, et °pshhhit°, c'est comme si je me vaporisais dans l'air comme de l'eau-pour-quand-il-fait-trop-chaud.

Du coup, ça me donne des idées de pour le graphisme de DTista.com
Et ce qui est encore mieux, c'est que mon FTP marche une fois sur deux.
Ca me met complètement de bonne humeur. Et mieux. Ca m'inspire.

La musique, le °pshhhit-water-drop°, mon FTP, et puis le *plan silence* de deux jours.
Mi sento molto bene, ma molto molto.

Et avec ça. Ca fait depuis mon séjour à l'hôpital que je n'ai pas pris un °anxyotrucs°.
Plus que quelques jours avant de, avant que.

Et tout recommence. Ecco.

*Yurk*
Ce matin. Au réveil. J'ouvre les volets intérieurs. Une araignée énorme sur le rideau. Cris.
Natel : papa. "Mais tu prends la bombe, et tu l'écrases. Non, mais papa, elle est vraiment très grosse".
(Le corps fait 2cm de long, et la superficie général, c'est de l'ordre de 10cm). "J'vais attendre que vous rentriez, je la surveille". 2h après. La mamma dans le natel. "Bon, allez, écrase là, qu'on en finisse.
Mais je peux pas. Si je la vaporise, elle va tomber, et se mettre à cavaler, et j'veux pas m'en approcher".
L'inconvénient d'un *Plan silence*, c'est que y'a personne pour tuer les araignées pour moi.

Respirato da Mélisande at 10:45 AM | Comments (5)
15
Thursday
September 2005
4. *Plan silence*.

Définition de l'expression *Plan Silence*.

C'est.
Quand les parents s'en vont, et qu'ils se taisent enfin.
Quand ils ne sont pas à l'appart pour quelques jours.

Et.
Je savoure et je me délecte de cette quiétude.
Rien n'est plus beau que ça. Le silence.

Respirato da Mélisande at 11:24 PM
[Mandelieu - Parking]

A Mandelieu. Sur le parking d'un centre commercial. Le soir.

Oui, parfois, on s'occupe comme on peut en attendant.
Y'avait cette ambiance particulière. Tellement pesante.
Et du silence. Le ciel, les lumières. Et les premières goutes de pluie.
Pas de doutes. On était bien sur la Côte d'Azur.
C'est dommage. Si j'avais été pas trop mauvaise en photo, j'aurais peut être réussi à rendre l'atmosphère et le lieu, tout ce qu'on ressentait là-bas, mais sur la pellicule.

Respirato da Mélisande at 06:48 PM
I hope that i don't fall in love with you.

°°°Emiliana Torrini - I hope that I don't fall in love with you°°°

Puis pendant que le chat dort, la souris danse.
Io sono la topisa, chi danza. Je danse.
Ou.

J'en profite pour dire que. Ce que je pense. Et encore je me retiens.
Et *Io dico tutto* avec ça, même aussi. Depuis le temps. Magic drafts.

Comme dans cette chanson-là, de Tom Waits. Mais.
Avec la voix d'Emiliana Torrini. Parce que c'est plus *deep*.

I hope that I don't fall in love with you.

C'est tout simple. Finalement. J'aurais voulu que ca ne soit pas Lui.
Je le veux Lui, et pas un autre. J'voulais vraiment que ce soit Lui, et pas un autre.
Mais je regrette aussi, que c'eut été (ça se dit comme ça ?) Lui, parce que *Non*.
Mais on ne choisit pas, je le sais bien. Et rien que ça, c'est trop douloureux.

C'est tellement °Messy° nella mia testa. Sono un po molto perso. Bygones. Reprenons.
Je ne voulais pas que ce soit Lui. Mais maintenant que c'est Lui, je ne veux que Lui.
C'est plus ordonné comme ça, credo.

C'est à moi que j'en veux. A moi. A mois seule.
Parce que je me suis laissé fall in love de Lui.
Qu'avant, jamais je ne me serais laissée.
Qu'avant, jamais ça ne me serais arrivé.
Qu'avant, jamais je n'aurais pu.
Qu'avant. Finalement. C'était peut être mieux.

Pour m'éviter de souffrir. Pour rester dans ma bulle à moi.
Si j'avais un jour la force, je crois que je dirais enfin tout.
Plutôt que de me ronger de l'intérieur, toute éponge que je suis.
Le coté éponge a du bon quand même. Maintenant, je le sais bien.

En attendant. Comme Victor Navorsky. Toujours. Je me dit juste ça. Ces assemblages de mots.
Alors pour me consoler. J'me dit que chaque fois que la vie me met une claque dans la face, une claque dans le cœur, une claque tellement forte à ne pas m'en relever, et bien en fait, c'est la vie qui me dit que je suis vivante, c'est la vie qui me dit que je dois continuer, à avancer, sempre, et c'est un leçon pour le futur.

Je ne tendrais plus ma main. De peur qu'on me la lâche encore une fois. De peur que.

C'est la vie Lily, me dit Andrea, en empruntant les mo(men)ts musicaux de Joe Dassin.

Respirato da Mélisande at 02:00 PM
*5 hours spent in an hospital*

Did you ever heard about the city of Champagnole, Jura ?

Even if you are a train modelist, i don't think so.
Since Wednesday 7, I wouldn't have paid attention to this small town we had to cross in order to grab the highway A39. But now, it's different.

In Champagnole, you could find a famous train station, for the train modelist, but you could also find a small and welcome, warm & cosy hospital.

L'hôpital de la Franche Comté. Et surtout le service des Urgences.
Non, non, je ne le fait pas exprès hein. Mais là, c'était pas possible.

Je me suis réveillée à l'hôtel près de Genève à 7h du mat'.
Enfin, je dit je me suis réveillée, mais c'est plutôt, la douleur m'a réveillé.

Un mal de ventre, d'estomac, de dos, de je-ne-sais-pas-trop-quoi abominable.
Je me retourne, en me disant que j'ai du faire un faux mouvement, je me change de position, et j'ai toujours mal. Douleurs intercostales. Non non. Courbatures. Non non.

Spasfon, ça passe un peu. Je ne mange pas. Pas faim du tout.
On s'arrête faire le plein, et on demande conseil à la pharmacienne.
Prenez deux Spasfon d'un coup, jusqu'à 6 par jour.
Vous n'avez pas mangé une bonne raclette bien tassée (huhu). Ben non, justement.

Pliée en deux dans la voiture, on roule. Frontière de MoilleSulaz, passage dans Genève.
On prend la route de Lausanne, on longe le lac en voiture. La campagne suisse (je me serais cru près de Saint Emilion à un moment). Saint Cergue, et le frontière de La Cure (c'est bizarre les douaniers).
On roule encore. On passe deux trois villages. On commence à se dire que là, vu que ca se calme pas, j'vais avoir du mal à rentrer à Paris dans cette état-là. Puis sur la route, un panneau, Hôpital de Franche Comté.
On y va, à Champagnole. L'hôpital ressemble à un gros chalet. Mais y'a des urgences quand même.

En moins de 5 minutes, un docteur qui avait fait ses études à Tours s'est occupé de moi.
"Ouiiille, j'ai mal là, là, aieeeuh, ça fait mal."
Et j'ai jamais eu l'appendicite (ça, c'est ma grande trouille)

Le docteur dit : "On va faire une analyse d'urine".
Christian, le gentil infirmier, m'apporte un bocal riquiqui. Les toilettes sont par là.
Je reviens, avec un liquide jaune enfermé dans du plastique.
Une gentille infirmière vient voir le contenu du bocal. "C'est trouble, y'a du sang, de l'acétone".

Le docteur dit : "On va faire une radio, pour voir un peu ce qu'à votre ventre".
"Pas de risques de grossesse ?" "Non, non." "Vous êtes sure, hein ? …"
Et la gentille infirmière, avec le gentil infirmier "Les mamans ne savent pas toujours tout", "Si vous saviez ce qu'on apprend quand on fait sortir les mamans…". Beaucoup de rires. Malgré tout.

Une température très basse, peu de tension, ca inquiète beaucoup.
Le moniteur qui s'affole. Mon cœur bat trop vite.

"Je mange pas beaucoup, j'ai pas très faim, donc là, j'ai du mal avec mon ventre…".
"Boh, tu nous ferais pas un peu d'anorexie là ?". "Non (plus maintenant)".

"Bon, on va faire un bilan…". Là, c'est la phrase à pas dire. Ca veut dire prise de sang.
Et si pour l'instant, j'étais pas encore trop paniquée, là, ca va de pire en pire.

Ma maman doit s'en aller. Je dois mettre une blouse (ohoh, pas bon signe ça).
Christian, le gentil infirmier vient me tenir la main, pendant que la gentille infirmière se prépare.
Ils me font parler, de pourquoi j'ai peur de l'hôpital, de pourquoi j'angoisse.
Crise de tétanie… La prise de sang. Et elle en a profiter pour me perfuser sans me le dire.
(Ohh, c'est pas bon signe ça… ils veulent me garder là…).

"Il faut que tu manges, quand même". "Mais je mange hein, si si, pas beaucoup, mais j'ai diné et déjeuner aussi, en Suisse. C'est juste que j'ai l'impression que y'a toujours trop à manger."

Je tremble, je ne sens plus rien. Christian, le gentil infirmier, me sert fort la main, pendant que la gentille infirmière m'envoie une bonne dose de tranquillisant par intraveineuse, histoire de me calmer.

Rentre un monsieur dans ma salle, qui vient chercher quelque chose, et qui dit : "On se prépare pour l'ablation". Là, mon visage se décompose, puisque j'ai cru qu'on voulait m'ablationner quelque chose.
"Non, t'inquiètes pas, c'est pas pour toi".

Du glucose, du Perfalgan, et du Tranxen plus tard, mes deux gentils ont du m'abandonner.
Ils ne pouvaient pas rester. Un accouchement à faire.

Pendant le moment où je suis restée seule, j'ai crisé à nouveau. Des tremblements, de la tétanie, toutes les lèvres et les dents qui claquent. J'arrive pas à me calmer, et je ne comprends pas pourquoi.

La gentille infirmière revient, et s'inquiète de me voir angoissée seule. Elle me ramène mes parents.

A coté, une femme pousse des cris horribles. Et puis tout à coup, un cri de bébé. Celui du nouveau né.
C'est impressionnant, très impressionnant. Je n'oublierais jamais ce cri.
Dans Urgences, ça fait pitié à coté de ce que j'ai entendu. Christian repasse. Oui oui, ça va.

Une autre infirmière vient, et m'enlève ma perfusion. Je dois aller faire un bilan hépatique.
Incapable de rester debout. Tête qui tourne, et trop mal au ventre. Je change de salle après le remplissage du second bocal riquiqui. (J'croyais qu'il allait me prélever un bout de foie pour ce bilan hépatique moi).

Un médicament génial pour l'estomac, du Mopral, et waaw, dedieu, ça fait de l'effet au moins.
Test de bandelettes. Du sang, et des protéines. Oups, pas bon signe. Ca part au labo.
Tentative de sieste, en attendant le retour du médecin. La gentille infirmière qui avait fini son service passe me voir pour prendre de mes nouvelles : "Ca m'embêtait de la laisser toute seule avec son angoisse, mais je pouvais pas faire autrement, le bébé arrivait…". Si c'est pas de la gentillesse ça, je ne suis plus Mélisande.
Couverture, pull, j'ai froid. Comatage. Le médecin arrive : "C'est bon, vous n'avez rien de grave".

Je ressort, après 5h passée à l'hôpital de Champagnole, dans le Jura. Là où les médecins et les infirmiers sont vraiment gentils, et prennent le temps de s'occuper des patients, avec gentillesse et humanité.

Et la route, puis l'autoroute, et le comatage dans la voiture avec mes deux couvertures et mes trois oreillers.
Avec comme réconpense, un coucher de soleil magnifique sur l'autoroute.

Respirato da Mélisande at 10:05 AM
14
Wednesday
September 2005
Tempo.

Le temps.

Si vous saviez comme j'en ai assez qu'on me répète ça. Encore et toujours.
Tout le temps, tout le temps. On m'dit de laisser du temps au temps, de laisser faire le temps.

Mais j'en ai juste assez là.

J'ai passé mon temps à le fuir. j'ai passé mon temps à vouloir être en dehors.
J'ai passé mon temps à courir après lui, et là, justement, j'aimerais entendre un peu autre chose que le temps est la solution à tout.

Respirato da Mélisande at 09:39 PM
13
Tuesday
September 2005
The more I see you, the more I want you.

°°°Soundtrack : Cole Porter & Chet Baker - The more I see you°°°

Cela pourrait simplement se résumer à ça. Juste ces mots-là.
Ceux de Cole & Chet. Avec la voix d'Ella la diva. Forcément.
Ou peut être que non. Peut être qu'il ne faudrait pas.
Ou que si, tellement, au contraire. Who knows ?

The more I see you, the more I want you.

La vérité, c'est que je ne sais pas trop. Quels sont les *ressentis* pour Lui.
Tout se mélange. Sempre. Et puis c'est beaucoup d'inconnu.

Y'a quelques mois, je pensais avoir trouvé quelqu'un pour peindre ma vie en *NéoColors*.
Pour me faire danser dans la vie, et la saisir à pleine mains. Du bonheur. Une histoire à deux.
Ou une tentative du moins. J'ai imaginé. Je m'y suis laissé prendre. J'y ai cru. J'en ai rêver. Tellement fort.
Je pensais à tout les frissons, dans tout le corps, et le cœur. Que tout se mette à sautiller et pétiller de partout, comme les bulles dans son Perrier. Que ce soit moi. Pour une fois. Au moins. Une fois, nella mia vità.
Comme ça, comme être *In L.*, comme ce que je n'avais jamais ressenti, et que j'espérais ressentir.
Ca aurait pu l'être. Si seulement. Mais. (Mais il y'a toujours un mais). Forcément. (C'est écrit). Non.
Sauf que, Lui, il n'en était pas encore là. (J'ai encore ses mots qui résonnent…). Il ne devait pas avoir envie de la peindre de cette manière, ou peut être même pas du tout, credo. Et ça m'a fait mal, et ça me fait mal.
Ca me fait toujours mal. Incrédiblement. Not so easy… to tell him. It was hard, so hard to tell him…

Deux semaines avant, avant de lui dire. Juste après m'être rendu compte. Juste avant de me conforter dans ce que je croyais être vrai, que je croyais que ça pouvait réellement arriver. J'étais littéralement dans ma bulle, je me sentais juste bien, juste heureuse, juste extrêmement proche de Lui, je me sentais juste sur la même longueur d'onde, et j'étais juste sincèrement sûre que c'était la même chose pour Lui. J'ai juste cru que ce serait °Shhhpouf-Shhhpouf-Happy-Smile-Waaw°, et puis non. Juste un °Boum-Aie° après une semaine de *digestion/indigestion* des deux cotés. C'était trop de juste apparemment. Le juste, le giusto, ça ne suffit pas finalement. Il faut mieux que ça on dirait. Now, it's obvious. Forcément. Et évidemment, j'avais voulu jouer à la funambule, à la fée heureuse, mais sans filet en dessous ni harnais. J'avais oublier que *Les ailes*, as he said.
Je me suis écrasée par terre, j'étais la bulle de savon aux couleurs douce qui a fait °Splashh°, mais aussi dans la bulle de savon. A ce jeu-là, j'ai cassé mon cœur en morceaux. Le Borgo a tenté d'être une super glue 4, mais, il a pas trop réussi. Ma °bubble's roomate° m'a fait imaginer les framboises, pour que ça aille mieux, et c'est vrai que ça m'a aider, me dire que finalement, Lui, ce n'était pas (encore) (ou non) la °°Freschezza°°.

Oggi, je ne sais plus trop où j'en suis vraiment. Ca ne change pas réellement, una regazza un po'molto perso. Non so piu niente. Si ce n'est que le ciel est tout simplement le plus bel endroit de la terre quand même.

Je sais juste, ou plutôt seulement, que j'ai envie d'être avec Lui.
D'être hors du temps d'être ailleurs pour ne serait-ce qu'un moment.
Un moment heureux. Qui pourrait sincèrement être sans fin.

Parce que comme dans la chanson de Stan Getz, I'll never be the same, tout ça parce que je l'ai rencontré.
Que ca m'a fait du bien, puis du mal, puis du bien, puis du mal, and on and on… mais que juste.
Il m'a changé. Mi ha cambiatto, molto.

La vérité. Sur moi. Sur Lui. Sur tout. Doppo tutto è che. Che non ho apprendatto.
Que je ne sais sans doute pas aimer. Que je ne sais sans doute pas être heureuse.
Mais on ne m'a juste pas appris. Et je veux bien apprendre. Si seulement.
Si pour une fois, apprendre permet d'avancer, et de gagner sur la vie, alors je suis prête.

Il faut juste me montrer. Qu'on peut aimer. Qu'on peut être heureux à deux. Que c'est possible.
Un bout de chemin, à deux, même si n'en connaît pas la destination, même s'il est court.
Histoire que moi, aussi, je goute à tout cet inconnu. Et que ça ne reste pas un rêve, une utopie pour la vie.
Histoire d'être en vie, d'avoir la vie en moi, et de continuer à avoir envie de.

Solo voglio essere la regazza alla gonna, volare con le mie nuove ali, e gustare ai lamponi.
Le lamponi, del cuore. Per la freschezza dell'amore o l'amore della freschezza. Sempre.

[C'est une nouvelle catégorie qui nait. *Les morceaux de coeur*.]

Respirato da Mélisande at 10:47 AM | Comments (6)
11
Sunday
September 2005
My so-called richness.

Ma surprise en arrivant à Tours, ça a été de me sentir très, voir extrêmement riche, mais d'un coup, comme ça, sans prévenir, ni avoir gagné au loto.

Je pouvais acheter deux à trois fois plus de choses que les autres. C'est ça le pouvoir d'achat non ?

Oui, forcément. Il suffit de voir dans la vie courante. Au cinéma pour commencer. (Même si j'y vais jamais).
A Rambouillet, on paye sa place de cinéma près de 8-9 EUR, alors qu'à Tours, j'ai jamais payé plus de 3 EUR.

Dans un des nombreux bars cafés qui pullulent Place Jean Jaurès, ou Place Plumereau (je déteste la Place Plum', je déteste cette endroit de la ville, et je m'y perds trop facilement), avec 3 EUR, je peux m'offrir 2 cafés, au moins. Même au Palace, si si, pourtant, on dit que le palais, c'est cher. Ben non, j'trouve pas.

Après réflexions, c'est tout simplement parce qu'à Tours (et encore plus à Bordeaux), tout est vraiment, mais vraiment moins cher qu'en IDF (et à Paris surtout).

Respirato da Mélisande at 09:40 PM
10
Saturday
September 2005
New man in town

°°°Soundtrak : Mighty Sam McLain - There's a new man in town°°°

*Santiago Calatrava*, c'est l'homme de l'année architectural 2005-2006, c'est moi qui le dit.

Déjà qu'il fait la plus haute tour des Etats Unis, à Chicago, la *Fordham Spire*.
Il récidive, et nous en pond la plus haute d'Europe, en Suède, à Malmö, la *Turning Torso*.
Cette année, il a même le droit à son exposition au MET à NYC, *Sculpture into Architecture*.

L'espagnol est l'auteur de la gare du *PATH* à NYC. Et du Ponte Piazzale Roma à Venise.
Et puis avant encore, le toit du Stade Olympique d'Athènes, et la Gare/Aéroport Lyon St Exupéry, la Gare TGV de Liège en Belgique, la tour de télévicommunications à BCN, ou encore à Séville, un pont et des lampadaires/candélabres pour l'exposition universelle. Puis encore d'autres réalisations un peu partout.

Du coup, je l'imagine bien obtenir Pritzker Prize 2006. On sait jamais hein. Mais il mériterait je crois.

Et de même que cette année, c'est l'art d'Afrique qui est trendy.
A Paris, à Naque, à Aix en Provence, y'a que ça partout.

*reviens sur la pointe des pieds, et reprend des forces*

Respirato da Mélisande at 09:50 PM | Comments (4)
7
Wednesday
September 2005
Reviendu

°°°Soundtrack : le silence et le ronronnement d'Attila°°°

Après d'interminable heures de voitures. Je viens de rentrer. Infine.
*Stanca*, mais alors très très très molto.
Vous m'excuserez encore, mais là, je sors de l'hopital, et mon bras ressemble à une passoire.

J'vais dormir beaucoup, et puis tout oublier.
L'amour, la vie, l'été, le soleil, la mer. Dimenticare tutto la mia vità.

(Et puis je rangerais ici quand j'aurais le coeur à ça ...)
(Mais j'ai quand même plein de choses à raconter...)

*Lixai. anch'io.
*Else : c'est trop bien chez toi
*Jarod : oui, mais j'ai une excuse, j'étais pressé par le temps, et c'était petit.

*Grazie*
Merci merci merci merci merci encore à Kewl, Ziga, et mon frère Sehdreek pour mes datas.
Z'êtes vraiment génial les garçons.

Respirato da Mélisande at 11:32 PM | Comments (11)