April 2005
Ça faisait quelques jours que tout semblait à peu près bien aller.
Ce qui est énervant. Avec les bonnes et jolies choses. C'est qu'on s'y habitue vite.
Et du coup, quand elles s'en vont, ça fait mal. Ça fait pleurer (llorar) aussi.
Parce que rien ne reste jamais longtemps. Juste bien. Pas heureux, mais juste bien.
J'écris Llorar, parce que pour une fois qu'il y'a un mot d'espagnol que j'aime, et qui est joli.
En italien, c'est Gridare. Mais ça me fait penser à un chat. Cherchez pas, j'suis tordu.
Parfois, j'en viens à regretter le temps où je n'allais pas, où je n'étais pas.
Comme ça. J'étais habituée à avoir mal. J'étais habituée.
Et avec l'habitude, tout faisait moins mal.
Et j'en regrette le temps où le soulagement n'avait pas encore laissé place à la douleur.
*Avant*. C'était dur. Mais. Ça ne me faisait pas (autant) mal.
Alors forcément, quand on tombe du nuage, on se fait bien mal.
Sans s'abîmer, c'est bien dur.
Il me disait, il y'a très peu, que tout prenait des proportions énormes.
Il avait une gastro… - Il me dit oui à moi et lui dit non à elle… - Il ne me dit jamais les choses, se cache derrière tout… - Suivre les liens, c'est fatiguant, ça multiplie par 10…
Io sempre saporo il silenzio.
Et oui. Je suis en train de m'embuller. Il sort ses *ralantes* dans mon natel.
Seulement, je voudrais qu'il soit là, pour me coller la baffe que je mérite, puis qu'il me fasse un calin juste après… J'ai vraiment besoin de bras et de tenerezza en ce moment…




