April 2005
°°Fri 2/18-05 - Paris.fr°°
C'est facile. Du moins pour lui. Il suffisait que vers 8.30pm, je l'appelle pour savoir si il va bien.
L'entendre me répondre d'une voix piteuse que "Pas vraiment".
Lui demander si on peut passer le voir dans 20 minutes.
Et là, entendre sa voix changé, l'entendre me répondre "Voui, voui, bien sur" d'une voix enjouée.
Rajouter que ça nous "ferait plaisir à Papa et moi".
Voilà comment l'avoir rendu heureux, lui qui est malade et seul dans son grand appart, pendant un petit moment.
Puis en plus, comme c'est sa petite fille qui l'appelle, c'est encore mieux.
Mon grand père est vieux, il a 90ans.
Mon grand père n'est pas en forme.
D'abord sa patte folle qui le gène un peu quand même.
Ensuite sa flébite, qui l'a affaibli.
Enfin son zona à l'œil qui lui donne d'horrible maux de tête, et le contraint à oublier toute vie sociale au Club des ratatinés comme il se plait à la dire. (Son club de Bridge et de Scrabble, où il est l'un des meilleurs…).
J'ai de la peine pour lui, et mon père commence à me préparer à l'idée qu'il ne va pas vivre longtemps…
Heureusement. Je peux le rendre heureux comme ça. J'le fais sourire.
...
Et un sourire, alors... :)
(...)
Clic : Voui, un sourire alors. Pour lui, pour moi, et pour toi aussi ;-)
Un sourire, ca change tout souvent.
Merci à toi :-)




